Interview exclusive avec Bernard Benyamin et Yohan Perez, Le code d'Esther et Le secret de la menorah

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rencontre avec Bernard Benyamin et Yohan Perez -vidéo-

Bonjour Yohan, bonjour Bernard, je suis ravie et honorée de vous voir quasiment en vrai même si la distance nous sépare pour cet entretien dédié à Alliance. Nous allons parler de vos deux livres.

Le premier que j’ai découvert sur Audible.fr oui parce que je ne les ai toujours pas eus physiquement, je tiens à vous le dire,( sourire)  donc le Code d’Esther et le Secret de la Menorah.

Je voudrais pour vous présenter à mes lecteurs, lire un petit texte écrit à votre intention, pour  présenter vos deux œuvres. Je me permets de dire vos deux œuvres, ce ne sont pas des romans, ce n’est pas de la science-fiction, ce sont deux enquêtes .

Ensuite on va  rebondir très vite sur vous avec toutes les questions préparées et puis si certaines ne vous conviennent pas, vous pourrez les éviter.  (sourire)

"Ce sont deux livres qui vous emmènent loin, très loin. Le Code d'Esther et le Secret de la Menorah. Ils ont la faculté de lier les événements, les plus distancés et les plus paradoxaux.

En effet, quel lien peut-il y avoir entre un dignitaire nazi, prêt à être pendu, haut et court, et la fête juive de Pourim?

Un voyage à travers le temps, où justement l’espace-temps est aboli, où l’essentiel rejoint l’existentiel, à la vitesse de la lumière dès que la clé nous est offerte.

Et c’est exactement ce que propose ce livre, Le code d’Esther, pour peu que l’on devine le sens de cette enquête, qui se mue en quête, il devient un outil de vie. Un code de vie.

Nous devons absolument féliciter la pugnacité cartésienne de Bernard Benyamin.
Quelle force pour ne pas succomber aux premières explications brillantes des rabbins, d’avoir su résister avec toutes les armes qu’a un cerveau humain bien constitué (et il semble que ce soit le cas)

Une rigueur, qui parfois, je l’avoue pour ma part, me semblait un peu rabat joie, devant mon impatience à donner ma bénédiction à cette révélation.

Mais, cette méticulosité est tellement nécessaire, tellement indispensable, elle convertit le croyant en sachant, elle offre une perspective pour un lectorat plus vaste.
En d'autres termes, que serait devenu le code d’Esther sans cette rigueur quasi-obsessionnelle de Bernard Benyamin ?

On serait presque tenté de vous demander, Bernard, et ça on vous posera tout à l’heure comme question, mais que peut-on ressentir quand les murs de la résistance, finalement, s’effondrent, à bout de questionnements, alors, que vous étiez prêt à démolir toutes les espérances, même si au fond, je vous soupçonne aussi de les avoir espérées.
Le sceptique n'est il pas un optimiste déçu ? Comment gère-t-on ce qui nous dépasse ?

Et vous, Yohan Perez, sans votre impulsion, sans votre intuition quasi-mystique, sans cette insistance à vouloir expliquer au monde, ce que vous saviez déjà, mais qu'il vous fallait prouver, à vous déjà et aux autres, ensuite, ce Code d'Esther aurait pu rester au fond d'un tiroir, une histoire réservée seulement aux initiés.

Vous, nous avez délivré un secret, vous avez réussi l'exploit, de mettre de la lumière sur la partie la plus noire de l'histoire du peuple juif : la Shoah. Pour cela, merci.

Puis, à peine remis de nos émotions, de nos questionnements, nous revoilà partis pour une aventure lumineuse, Le Secret de la Menorah, les caves du Vatican.

Une nouvelle aventure audacieuse quête/enquête : la Menorah du second Temple est-elle vraiment cachée dans les caves du Vatican ?

Pas moins de 7 hypothèses que vous allez devoir décortiquer, une par une, vous allez les éprouver.

De Rome à Jérusalem et de Jérusalem à Rome en passant par Zurich, vous avez fait ce parcours initiatique à votre tour, vous allez nous faire découvrir les messages secrets laissés, intentionnellement par Michel Ange sur le plafond de la chapelle Sixtine...

Mais, à l'ultime épreuve, vous nous passerez aussi un message "Renoncer c'est gagner".

Alors oui nous attendons une autre aventure tout aussi riche d'enseignements, en tous cas j’espère qu’il y en aura une nouvelle.

interview exclusive des auteurs du Code d'Esther et du Secret de la Ménorah livres juifs

interview exclusive des auteurs du Code d'Esther et du Secret de la Ménorah livres juifs

Bernard qu’avez-vous pensé lorsque vous avez compris que vous ne pouviez plus remettre en question les faits, à savoir que la Shoah était déjà inscrite dans le rouleau d'Esther ?

Réponse de Bernard Benyamin : Je crois que je l’ai écrit dans le secret de la Menorah et dans la postface du livre le Code d’Esther, j’étais comme un boxeur groggy, qui vient de faire 15 rounds et qui vient d’encaisser je ne sais combien d’uppercuts et qui lutte encore, qui refuse de mettre le genou à terre. J’ai eu du mal à accepter ce que l’on peut voir comme des espèces d’évidences, surtout dans le code d’Esther.

Mais mon ami ici présent, Yohan m’a beaucoup aidé dans ma connaissance, m’a beaucoup aidé pour que j’accepte l’inéluctable, c’est-à-dire le lien qui pourrait exister entre un texte vieux de 4000 ans et la Shoah. C’est très difficile à comprendre, surtout pour un esprit cartésien mais il a réussi et j’ai réussi je crois à effleurer la vérité de très près.

Claudine Douillet : Bravo. Alors je ne vous poserai pas la question* que tout le monde vous a déjà posée. Je ne veux pas de votre réponse parce que j’estime que d’abord, c’est une question intime, intrusive et je pense que quand on a franchi un tel parcours, il faut rester en questionnement, rien n’est acquis mais c’est déjà merveilleux, vous avez fait une techouva incroyable

Bernard : Je crois que vous avez déjà la réponse à votre question

Claudine Douillet : Yohan quel a été votre sentiment quand Bernard a rejoint votre raisonnement ?

Yohan  Perez: Ce qui était intéressant, c’est que moi ce parcours, je l’avais fait et j'ai piétiné un peu pendant plus de 7 ans. J’ai parcouru pratiquement la moitié de la planète, j’ai rencontré beaucoup de gens etc.
Mais c’était vrai que pour moi, ce qui était une conviction pouvait peut-être être influencé par mon mode de vie, par ma façon de faire et par les gens que j’avais rencontrés.
D’avoir quelqu’un de si cartésien que Bernard qui est un journaliste éprouvé et qui est un fondement du journalisme, là je me suis dit cela va prendre une autre dimension.
Soit, comme un limier, un détective privé, il va trouver la faille et dans ce cas-là cela va être intéressant pour moi parce qu’il va falloir que je réponde à cette faille

Bernard : Et j’ai tout essayé pour trouver la faille ! (éclats de rire)

Yohan : Voilà, soit il trouvait la faille et à ce moment-là soit il apportait des éléments supplémentaires ou il confirmait des choses du parcours que j’avais fait.
Et le deal avec Bernard quand on a commencé à écrire le Code d’Esther, c’est que je lui ai dit :
Je ne te dis rien, tu vas revivre le parcours initiatique que j’ai vécu pour que je ne puisse pas te fausser quoi que ce soit et que toi-même tu marches sur les traces de ce que j’ai fait et peut être que tu vas y voir des choses différentes, ou peut être que l’on verra les mêmes choses et on pourra en parler. Et c’est comme cela qu’il s’est retrouvé, le pauvre malheureux…

Bernard : A Nuremberg, un soir glacé d’hiver, ne parlant pas un mot d’allemand, en me disant : mais qu’est-ce que je fous là. Merci Yohan

Claudine : Quel courage, mais quel courage !

Alors la question suivante s’adresse à vous deux. Alors là par contre attention, c’est quand même assez pointu parce que cela m’a réellement interpellé. Nous faisons une interview pour aussi dépasser le cadre du livre.

Comment expliquez-vous que Julius Streicher ait pu prononcer ces deux mots, "Pourim 1946", même si on le soupçonne d’avoir étudié le Talmud ?

Nous savons que ces 3 lettres du rouleau d’Esther ne sont pas mentionnées, celles qui donnent une valeur numérique de 1946 dans le Talmud, leur décodage, déchiffrage étant relativement récent. Quelle est votre théorie, puisque j’imagine que l’on ne peut pas avoir de réponse.

Bernard : Il n’y a pas d’explication…

Claudine : Il est fort, très fort mais pas avec moi, c’est ça qu’il faut chercher maintenant

Bernard : La première des explications, vous l’avez donnée tout à l’heure. C’était un grand lettré qui avait fait main basse sur tous les trésors ramassés chez les Juifs envoyés en camp de concentration

Yohan : Il avait la plus grande bibliothèque de livres du Talmud

Bernard : Il a étudié tous ces textes et on pense qu’il a vu qu’il y avait quelque chose de bizarre dans le récit de la méguila. De la même manière, on peut expliquer les choses aussi dans cette direction. Lorsque Eichmann a été arrêté à Buenos Aires, vous savez quelle était la langue qu’il parlait ? C’était l’hébreu mais l’hébreu ancien. C’était l’un des plus fameux connaisseurs des textes hébraïques. De la même façon, les allemands se sont pris au sérieux dans la Shoah, ils n’ont rien laissé au hasard.  Et pour pouvoir tuer autant de gens, autant de Juifs, il fallait qu’ils connaissent parfaitement les rites, coutumes et croyances du peuple juif.

Claudine : Bon, je vais accepter...mais il n’en reste pas moins que ces trois lettres ont été découvertes et décortiquées relativement récemment et il y a peu de chances que ce dignitaire nazi ait pu les trouver avant nous. Ou alors il y a véritablement une autre histoire derrière la Shoah.

Yohan : Il y a deux choses que l’on peut imaginer et qui à mon avis se rapprochent de la réalité. Le fait que Julius Streicher ait étudié avec des Juifs des camps de concentration qu’il faisait sortir pour étudier et pour comprendre les textes, c’est une chose. Donc s’il a étudié, il a forcément étudié le calendrier juif, c’est-à-dire le principe des fêtes juives pour les comprendre.

A partir du moment où il a étudié le calendrier des fêtes juives, il y a une chose qui est sûre et certaine, c’est qu’il savait que le 16 Octobre 1946, c’était Hochana Raba. C’est clair et net.

Et quand il voit le mode d’exécution qui est la pendaison… Rappelons qu’on est en 1946, c’est un tribunal militaire qui juge les dignitaires nazis. Dans n’importe quel pays au monde cela s’appelle une cour martiale, et quand vous passez à la cour martiale et que vous êtes sanctionné, vous vous retrouvez devant un peloton d’exécution et on vous abat. C’est clair net et précis.

Comment peut-on sortir en plein procès de Nuremberg, où il y a plusieurs nations que le mode d’exécution ne va pas être le peloton d’exécution, ce que l’on réserve aux militaires mais que l’on va revenir à quelque chose qui s’appelle la pendaison, en sachant que l’on est sur un procès qui est quand même très sur le registre du droit anglais. A cette époque, si on est américain c’est la chaise électrique, si on est anglais c’est plutôt la guillotine. Donc la pendaison n’a aucune justification par rapport au pays qui sont représentants à Nuremberg

Bernard : Et la hache si l’on se réfère aux pratiques allemandes

Yohan : Très bien, donc d’un côté on a chaise électrique, on a peloton d’exécution, on a hache mais en aucun cas, on peut dire qu’il y a une jurisprudence dans le droit militaire où l’on pend des gens

Claudine : Alors en vous écoutant, j’ai peut-être une idée,. Je me dis, il a peut-être tout simplement étudié la méguila d’Esther, il l’a vue,  et il a vu cette pendaison des 10 personnes, puisque le dessin y figure.

Et au moment où il est emmené pour être exécuté, où il s’est fait traîner à la potence, alors que lui-même n’avait tué personne ce qui était aussi une jurisprudence puis qu’on sait bien que ceux qui n’ont pas tué concrètement ne pouvaient pas être exécutés à leur tour.

Il a peut-être eu une réminiscence, il s’est souvenu de cette image, des 10 fils d'Aman pendus dessinés la Meguilah d'Esther.
Il a pris conscience à ce moment-là, à l’ultime moment, qu'il était le dixième à être lui aussi pendu.
Ce qu'il voyait, vivait, était équivalent à l’image de la méguila d’Esther.
En du coup sans le savoir, il a révélé quelque chose qu’il ignorait. On va dire que c’est la théorie la plus plausible dans un moment aussi effroyable que la mort, et mourir de cette façon-là en tous cas. Etes-vous d’accord ?

Bernard et Yohan de concert :  C’est une hypothèse

Bernard Benyamin, qu'est-ce qui vous a le plus surpris lors de votre odyssée dans le monde religieux ?

Bernard : Alors de manière très spontanée je vais dire les hommes en noir. J’avais une image d’eux assez négative. Ils me paraissaient être des gens tout le temps ensemble, très rétrogrades, pas bienveillants, qui vivaient pour eux, par eux et à travers eux et qui étaient, en gros, contre la terre entière.

Et oh, surprise j’ai découvert des gens intéressants, drôles, qui maniaient l’esprit, qui étaient extrêmement cultivés et qui m’ont accueilli en tous cas chez eux, le Rav Bloch par exemple, qui m’ont accueilli moi, un peu mécréant, mais Juif tout de même, les bras ouverts. J’avoue que c’est ça qui m’a le plus surpris dans toute l’enquête.

Claudine : Oui je peux comprendre, je comprends que dans de telles circonstances, deux mondes en apparence différence peuvent se rejoindre. Vous n’étiez pas un mécréant, vous découvrez et ils vous ont accueilli parce qu’ils savaient que vous n'étiez pas  là par hasard.

Une petite question  pour Bernard, elle n’est pas inscrite dans ma liste, mais elle me revient. Il me semble avoir vu dans une interview sur les vidéos  de YouTube que vous aviez dit, ou bien c’était Yohan, que le second prénom de votre maman était Esther. Vrai ou faux ?

Bernard : Non, c’est faux, elle s’appelle Mireille Myriam, pas Esther.

Claudine : Ah bon c’est intéressant mais ce n’est pas grave. Je vous assure que cela ne remet pas en rien en cause la beauté de vos deux livres. (éclats de rire)

Bernard : Ça remet en cause tout ce qu’on a écrit ! (éclats de rire)

Claudine : Evidemment.:-)  éclats de rire.

Bernard, qu'est-ce qui vous a fait accepter cette nouvelle aventure avec le Secret de la Ménorah ? Qu'espériez-vous dans cette nouvelle enquête ?

Bernard : Je vais vous dire, j’avais goûté à un certain parfum dans le Code d’Esther, j’avais envie de retrouver cette odeur de mysticisme et toute cette palette d’émotion que j’avais eue avec le Code d’Esther. Et je trouve que mon ami Yohan lui-aussi avait envie de faire un autre livre.
Et évidemment, après le Code d’Esther, c’est la Ménorah qui s’imposait uniquement le fait qu’elle se cachait, qu’elle puisse reposer dans les caves du Vatican, cela m’a terriblement excité et je me suis lancé dans l’aventure avec Yohan.

Claudine : Alors je vous la poserai à la fin une autre question concernant cette Ménorah.

Yohan, et vous qu'est-ce qui vous a poussé à découvrir le secret de la Menorah ? Et en particulier "les secrets de la Chapelle Sixtine", livre que vous citez dans le vôtre ?

Yohan : Quoi qu’il arrive, on regardait beaucoup de choses et on a un peu été aidés. C’est-à-dire que quand on a reçu ce message aussi, on a ressorti à la minute le chapeau d’Indiana Jones, nos vestes…

Claudine : Attendez, quel message ? Vous êtes en train de me dire que c’était vraiment vrai l’histoire de la photo coupée en deux ? Non ?

Yohan : Oui, oui bien sûr, je peux vous la montrer, on l’a gardée.

Bernard : Oui évidemment

Claudine : Incroyable, je croyais que c’était une manière de présenter la chose

Bernard : on a été complètement manipulés

Yohan :  A la base, on avait envie de retravailler ensemble sur quelque chose, on avait des thématiques sur lesquelles on faisait quelques recherches et à force de parler, on a dû créer cette espèce d’appel et quand on est revenus du cimetière et qu’il y a eu ça, on s’est dit mais c’est quoi ce truc ? C’est incroyable.

Bernard :  c’est écrit

Claudine : je croyais que c’était non pas une blague mais une manière d’introduire le sujet.

Yohan : Bernard a failli déposer une main courante au commissariat rue Victor Hugo. Il a trouvé ça devant sa porte et il était prêt à aller au commissariat pour déposer une main courante en disant qu’il faut nous protéger.

Bernard : Non mais ça fout la trouille de se retrouver avec ce message déchiré

Claudine : C’est incroyable !

Bernard : Si je peux me permettre, il faut nous croire, dans tout ce que l’on dit, on n’écrit pas des bêtises, ni des mensonges.

Claudine : je n’ai pas votre esprit Bernard, donc je ne vais pas forcément chercher dans les choses auxquelles je crois spontanément mais j’ai quand même un doute sur les choses qui sont écrites. C’est normal, c’est mon métier.

Mais vous, je vous crois sur parole. Yohan, c’est un petit peu différent, il y a une intuition puissante.

Bernard : Il faut se méfier de lui, oh la la, si vous saviez comme je le connais (éclats de rire)

Claudine : Bon, ça a l’air de bien marcher quand même votre binôme.Bon je continue. Question pour vous deux :

A propos du Secret de la Menorah, sans vouloir dévoiler la fin du livre puisque de nombreux lecteurs ne l’ont pas encore lu, est-ce que vous avez trouvé une réponse ou la réponse ?
J’essaye en fait de vous demander si vous êtes persuadés de l’existence de ce que vous avez renoncé à voir.

Bernard : la réponse est non. Nous avons de fortes présomptions et si nous vous dévoilions le fond de notre pensée, vous seriez très surprise. Il y a de fortes chances pour que la Ménorah se trouve dans les caves du Vatican mais il y a peut-être encore plus de chance pour qu’elle se trouve sous les ruines du second Temple

Claudine Douillet : Bon alors on ne va pas dire où exactement parce que ce n’est pas vraiment le moment, si vous voyez ce que je veux dire mais je vous rejoins .

Alors maintenant, dites-moi, ces deux livres, je sais que vous souhaitez certainement les relier, pour pouvoir en faire un collector. Est-ce que c’est toujours d’actualité ?

Yohan Perez: on avait cette volonté de relier les deux livres si on allait en Israël et que l’on faisait une série de conférences pour les francophones. On trouvait que les deux histoires, même s’il y a 5 ou 6 ans d’écart, sont jumelles.

Le deuxième fait des allusions au premier. Et on s’était dit dans ce cas-là on sortira une édition des deux livres car je pense que le public francophone serait très intéressé de pouvoir nous rencontrer et de découvrir ce livre.

Maintenant, le code d’Esther existe en anglais donc je pense qu’il y a même une autre ouverture à faire bientôt et comme aujourd’hui on ne parle pas de livre si on ne parle pas de série, on espère toujours avec toutes les touches qu’on a eues et toutes les histoires qu’on a eues que l’un de nos deux ouvrages ou les deux se transforme en série, en documentaire ou en film. Voilà nos souhaits.

Claudine Douillet  : Est ce que vous allez continuer ? Avez-vous une autre aventure à réaliser et à écrire. Avez-vous déjà quelque chose en tête et pouvez-vous nous en dire quelques mots ? Moi franchement je suis partante, je prends ma valise, je viens, je vous suis. Mais dites-moi où !

Yohan Perez : C’est assez drôle ce que vous dites parce qu’il y a au moins 3 ou 4 personnes qui disent : lors de la prochaine enquête, je veux bien prendre mon billet d’avion et mon hôtel et faire l’enquête avec vous. On va créer une agence de voyages

Bernard Benyamin : j’allais vous dire que lorsque le trafic aérien sera rétabli dans le monde, on pourra réfléchir à une nouvelle enquête

Claudine Douillet : d’accord, je crois comprendre ce que vous voulez dire. Retrouver un certain  calme,  la paix peut être pas .
La vie reprend ici ses droits, la mixité de certaines villes a repris donc je pense que l’on va vers une trêve comme on dit .

Bernard  Benyamin : il faut l’espérer

Claudine Douillet  : on ne peut que l’espérer.  On a beau dire, on est vraiment mélangés, il ne faut pas rêver. L’apartheid n’existe pas, non, on vit vraiment les uns avec les autres. Je parle des arabes israéliens. Ce que je sais, c’est ce que je vois en bas de ma rue, dans les restaurants et dans les magasins. Donc on est obligés de vivre ensemble sinon c’est compliqué.

Maintenant je suis,  sincère dans ma demande, si jamais vous avez une nouvelle aventure, je prends mon sac à dos, mon appareil photo, mon ordinateur et je vous fais votre journal de bord. Vous n’aurez plus qu’à rédiger après, rendez-vous compte du temps que vous allez gagner! (éclats de rire)

Bernard  Benyamin : on va monter le nouveau Club des 5

Claudine Douillet : C’est incroyable ce que vous avez fait avec le code d’Esther. Rendez-vous compte, j’étais à la recherche du procès d’Hitler parce que j’avais vu un avocat sur Youtube, Marc Bonnant, qui affirmé que rien n’était indéfendable et qu’on pouvait faire des procès post-mortem et je me suis dit tiens pourquoi on ne ferait pas le procès d’Hitler après tout.

Alors évidemment qui dit procès dit défense et ce monsieur a décliné mon offre malgré le fait qu'il ait dit : je suis fortement tenté, mais je ne céderai pas.

Et de recherches en recherches e, je suis arrivée aux dignitaires nazis qui ont été pendus et à votre histoire. La Shoah est une tragédie sans nom et sans réponse, et vous, vous avez justement soulevé un petit peu le voile, pas complètement, on ne sait pas tout, on ne sait pas pourquoi mais il y a quelque chose qui était inscrit.

Ce n’est pas le fruit du hasard et ce n’est peut-être pas, j’ai encore un doute, le fruit d’une volonté du mal absolu, les nazis. Il y avait quelque chose derrière et vous, vous nous avez permis d’espérer à travers cette tragédie.

Bernard Benyamin  : L’histoire, on l’a découverte en rencontrant des gens. Moi je n’avais pas d’idée préconçue et au départ, j’avais envie de savoir et d’apporter un brin d’investigation, de cartésianisme c’est vrai, dans une histoire qui était totalement mystique et qui échappait à tous les angles que l’on pouvait imaginer dans le journalisme. C’est comme cela que l’histoire est arrivée. C’est-à-dire que c’était même à mon encontre, contre ce que je pensais. C’est pour cela, à mon avis qu’elle est importante et qu’elle est si extraordinaire.

Claudine Douillet : Mais justement, maintenant, comment vous définissez-vous alors ? Journaliste oui, mais pas journaliste de l’extrême tout de même ? (rires)

Bernard Benyamin  : je commence à me laisser pousser les papillotes

Claudine Douillet : Restez comme vous êtes (rires)  vous validez ce qui peut être discutable. Comme je le disais, vous rendez les croyants sachants. Vous donnez corps à une intuition, elle devient réalité. J'ai fait le tour de la liste des questions que l'on m'a transmises.

Je vais relancer les livres à ma façon, avec cette interview. Avez-vous d’autres réponses à nous donner sans questions ?

Bernard Benyamin  : en général, on a toutes les réponses du monde sans les questions. Non, je rigole

Claudine Douillet : peut-être qu’on vous verra en Israël alors ?

Bernard Benyamin : je pense qu’on doit laisser passer quelques semaines à mon avis pour voir où l’on va exactement

Claudine  Douillet : tenez-nous au courant, on tiendra compte de votre actualité pour la transmettre à vos lecteurs, également sur les réseaux sociaux où nous sommes relativement présents et si vous avez besoin d’autre chose, n’hésitez pas. En tous cas je viendrai à vos conférences si vous en faites, je serai ravie de participer

Yohan Perez : d’accord, j’espère qu’on le fera ensemble

Claudine Douillet : mi kol halev, de tout mon cœur, vraiment avec plaisir.

Bernard  Benyamin : Je vous vois bien comme modératrice d’un débat que vous pourriez animer

Claudine Douillet  : cette interview est terminée, je vous remercie infiniment. J’ai passé un moment extraordinaire lorsque j’ai lu le code d’Esther au point que je ne voulais plus lire un autre livre. Et c’est une lectrice qui m’a dit : mais non Claudine, il faut que tu lises le secret de la Ménorah. J’ai dit non, je préfère rester sur le code d’Esther. J’ai finalement lu les deux et j’ai été ravie. Donc encore merci, c’est vraiment un bonheur de vous avoir rencontrés.

Interview du 25 mai 2021 avec Bernard Benyamin et Yohan Perez pour Alliance le premier magazine juif sur le net .

* la question indiscrète : Etes vous devenu croyant après le Code d'Esther ?

Retranscription intégrale de l'entretien en Zoom de Judith Douillet.

 

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