Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

Bamba 2,50 nis : l’économie sucrée des ultra orthodoxes en Israël

Bamba 2,50 nis : l’économie sucrée des ultra orthodoxes en Israël

Dans le monde ultra orthodoxe, les sucreries ne relèvent ni du superflu ni de la gourmandise anodine.
Elles sont un langage social, un outil de transmission et un lien discret entre les générations. Distribuées à la synagogue, offertes lors des fêtes, glissées dans une poche après une mitsva accomplie, elles incarnent une forme de joie permise, accessible et immédiatement partageable. À travers un simple bonbon se joue bien plus qu’un plaisir sucré : une pédagogie douce, une solidarité silencieuse et une économie pensée pour rassembler sans exclure.

L’économie à double vitesse d’Israël - Les sucreries de la rue haredi

Bamba à 2,5 shekels : immersion dans le monde discret des bonbons haredi

Quand les en-cas les plus populaires arrivent en grands sachets pour quelques shekels à peine, on comprend immédiatement qu’un autre système économique est à l’œuvre.
Dans la rue haredi, dans le quartier de Mea Sharim,  on ne paie pas pour une marque mais pour une conformité, une conformité halachique.
La communauté privilégie des usines produisant des snacks proches de ceux que tout Israélien connaît, mais sous une supervision halakhique stricte. Nous sommes allés observer et goûter cette industrie parallèle, discrète et étonnamment structurée.

Yambo, Bugsy, Boli, Tzipla, Dingim. Ces noms sont inconnus du grand public. Dans les quartiers haredim, ils sont pourtant l’équivalent direct des Bisli et des Bamba.

Une industrie cachée mais florissante

Derrière les vitrines modestes des épiceries de quartier et des supermarchés communautaires, s’étend tout un univers de snacks et de confiseries décliné en versions parallèles, souvent ignorées en dehors de ces quartiers.
Les produits affichent des certifications casher exigeantes, proposent des saveurs inédites, surprennent par leurs prix bas et jouent parfois avec des noms qui font un clin d’œil assumé aux originaux. Cette culture est vivante, colorée et parfois plus populaire encore que les marques nationales.

Ce n’est pas de l’imitation, c’est de la halakha

L’industrie des en-cas du monde ultra orthodoxe ne repose ni sur la nostalgie ni sur la copie opportuniste, mais sur la loi religieuse.
Si la majorité des produits vendus en Israël disposent d’une certification casher standard, la population ultra-orthodoxe exige le plus souvent des niveaux de contrôle plus stricts comme Badatz Eda Haredit, Badatz Beit Yosef, She’erit Yisrael ou Mahfoud.

Ces certifications impliquent une surveillance continue des usines, un contrôle rigoureux des matières premières et une réglementation précise concernant les arômes, les colorants, la gélatine et les ingrédients auxiliaires. Il ne s’agit pas d’un simple débat sur le caractère casher d’un produit, mais d’une norme halakhique différente, à laquelle une partie de la communauté refuse tout compromis.

Pour les grands groupes industriels, ces exigences sont rarement rentables.
Elles nécessitent des chaînes de production spécifiques, des coûts supplémentaires et une logistique lourde. Ce vide est comblé par des petites et moyennes usines travaillant presque exclusivement pour le public religieux.
Un marché parallèle se structure alors, avec des produits familiers dans leur apparence et leur goût, mais fabriqués selon d’autres règles, distribués par des circuits internes et proposés à des prix plus bas, faute de publicité, de marketing et d’ambitions nationales.

La sucrerie comme culture du quotidien

Dans la société ultra-orthodoxe,les sucreries ne sont pas un plaisir marginal.
Elles font partie intégrante de la vie quotidienne.
À chaque événement heureux, du Shabbat aux fêtes, des Bar Mitzvah aux fiançailles, des bonbons sont distribués.
Dans un mode de vie où les divertissements profanes sont absents, la sucrerie devient un plaisir autorisé, accessible et conforme aux règles.
Son coût modéré permet de réjouir un grand nombre de personnes sans grever le budget familial. Cette combinaison de joie, de conformité religieuse et de rationalité économique a fait des sucreries un élément permanent du paysage communautaire.

Le Bamba de Mea Shearim

Pour saisir cette réalité concrètement, direction Jérusalem et plus précisément Mea Shearim, quartier emblématique du monde ultra orthodoxe.
Dans les ruelles animées, les étals débordent de confiseries et d’en-cas revisités localement.
Les supermarchés de quartier proposent une multitude de marques inconnues ailleurs, tandis que des boutiques spécialisées vendent des bonbons dans des emballages sobres mais conformes aux exigences religieuses.

Ici, l’achat en gros est la norme. Les produits sont vendus en grands conditionnements, pensés pour les familles nombreuses et les événements collectifs. Chocolats, biscuits salés, bonbons gélifiés, pop corn en sachets géants, tout est proposé à des prix étonnamment bas.

Nous avons acheté plusieurs produits pour les goûter. Les barres Bugsy, version locale des Bisli, étaient vendues 11,90 shekels, avec une texture et un goût presque identiques à l’original.
Le Bamba Boli, paquet de 80 grammes, coûtait seulement 2,5 shekels.
Des offres groupées permettent d’acheter trois paquets de Bugsy de 200 grammes pour 10 shekels ou cinq unités de Bamba Boli pour le même prix.
Le Tzipla, proche du Teddy Bear, était proposé nature ou grillé à 4,90 shekels les 50 grammes. On trouve aussi une version locale de la poudre de chocolat ou un paquet de vingt Carambo pour 25 shekels. Autant d’exemples d’une économie capable de proposer des alternatives bon marché aux produits des grandes surfaces.

Le fils du marchand de bonbons

Shaul Levin, 31 ans, a grandi à Beitar Illit et à Jérusalem dans une famille hassidique du mouvement Chabad. Son témoignage éclaire la dimension affective et sociale de ces confiseries.

Comment était la culture des bonbons dans la maison où vous avez grandi ?

« Mon père venait d’une famille de survivants de l’Holocauste, très frugale, et ma mère du Canada, où la culture des bonbons est très présente. Dès leur mariage, ils ont reconstitué une forme d’abondance. Nous avions un tiroir rempli de bonbons à la maison. On ne manquait de rien, des bonbons de toutes sortes, des Bambatos, des Bissli. On pouvait se servir librement. Il n’a jamais été question d’interdire les sucreries ou de les diaboliser. Aujourd’hui encore, j’en mange beaucoup, cela me ramène à mon enfance et c’est incroyablement délicieux. »

Quel est le rôle des bonbons dans la communauté ?

« Mon père était le marchand de bonbons de la synagogue. Chaque Shabbat, il arrivait avec les poches pleines et les enfants accouraient. Je me suis toujours senti comme le fils du marchand de bonbons, puis je le suis devenu à mon tour. J’avais toujours des bonbons sur moi. C’est un rôle important et assumé. »

Les bonbons ont-ils aussi une fonction éducative ou sociale ?

« C’est une solution économique pour nourrir une famille et lui faire plaisir. Dans la communauté haredi, tout tourne autour de la nourriture, il faut qu’il y en ait en abondance. Dans certains lieux, cela devient même un marqueur social.
Les enfants pauvres apportaient des en-cas bon marché, les plus riches des produits plus raffinés, chacun voulait montrer qu’il avait le plus gros paquet. Il y a aussi l’idée de la récompense douce. Quand un enfant accomplit une mitsva, on lui donne un bonbon ou on lui dit : “Récite une bénédiction, remercie le Créateur du monde.” »

Dans les coulisses d’une confiserie de Mea Shearim

Après avoir recueilli ce regard d’enfant devenu adulte, nous avons rencontré David, propriétaire d’une confiserie à Mea Shearim depuis de nombreuses années, pour comprendre la logique économique de ce marché.

Quelle est la différence avec un supermarché classique ?

« Tous les supermarchés proposent du casher, mais ici tout le magasin est dédié aux haredim. C’est ce que recherchent mes clients, pour les biscuits, les bonbons, le chocolat, tout. »

Comment les prix restent-ils si bas ?

« Nos clients sont des familles nombreuses qui achètent en quantité. Nous achetons et vendons en gros. La concurrence est forte, il y a beaucoup de confiseries dans le quartier. Le fabricant, une fois certifié casher ultra orthodoxe, sait qu’il s’adresse à un public très attentif, alors il fixe dès le départ des prix plus bas. C’est gagnant pour tout le monde. »

Qu’est-ce qui se vend le plus ?

« Le chewing gum et le chocolat. La nourriture est centrale ici. Les gens ne vont pas au cinéma ni dans des lieux de divertissement profanes. Ils connaissent la nourriture et savent acheter. »

Sur le mur du magasin, une note intrigue avec des chiffres inscrits. David en explique l’origine.

« Un client américain très riche est entré un jour et a vu qu’un enfant n’avait pas assez d’argent. Il m’a laissé 100 dollars en disant : “À chaque fois qu’un enfant ou quelqu’un dans le besoin vient ici, donnez-lui de quoi acheter et déduisez-le de cette somme.” Depuis, je tiens les comptes sur cette note. »

Pourquoi vendre le pop corn en si grands sachets ?

« Le pop corn est un produit joyeux, très apprécié pour les événements. Nous vendons un sachet pour trente ou quarante enfants à 20 shekels, ou un sachet géant à 8 shekels. C’est plus logique que d’acheter de petits paquets. »

Dans les ruelles de Mea Shearim, il apparaît clairement qu’il n’est pas nécessaire d’acheter une grande marque internationale pour offrir une friandise. Pour l’enfant qui reçoit un sachet de bonbons colorés, payé par ses parents ou offert grâce à la générosité d’un bienfaiteur, le nom importe peu. Ce qui compte, c’est le goût sucré et la joie du moment.

Israël fournisseur de paix : quand le gaz vaut mieux qu’un traité

Israël fournisseur de paix : quand le gaz vaut mieux qu’un traité

Le gaz israélien, pilier silencieux de la stabilité égyptienne

Pourquoi l’Égypte d’al-Sissi garde réellement le silence

Au Moyen-Orient, il n’existe ni certitudes durables ni paix idéologique. Il n’y a que des intérêts. Lire aujourd’hui la relation entre Israël et l’Égypte uniquement à travers le prisme des accords de paix des années 1970 revient à ignorer un basculement profond.
La stabilité observée à la frontière sud d’Israël ne repose plus sur les engagements historiques de accords de Camp David, mais sur une dépendance économique devenue vitale pour Le Caire : le gaz israélien.

Cette dépendance n’a rien de symbolique. Elle est structurelle. Pour le régime du président Abdel Fattah al-Sissi, le gaz en provenance d’Israël est désormais un élément de survie.

Il alimente le secteur énergétique national, soutient les exportations vers l’Europe et permet l’entrée de devises étrangères indispensables dans un pays miné par l’inflation, le chômage et l’épuisement des réserves financières.
Une interruption de cet approvisionnement aurait des conséquences immédiates sur l’économie égyptienne et, par ricochet, sur la stabilité politique interne.

Dans ce contexte, toute violation de l’accord de paix ne serait pas seulement un acte diplomatique hostile. Elle ouvrirait la voie à une crise intérieure majeure, susceptible de raviver une colère populaire latente.
Or cette colère représente un danger existentiel pour le régime en place, face à des acteurs politiques qui n’ont jamais disparu du paysage égyptien. Les Frères musulmans restent en embuscade, prêts à exploiter la moindre dégradation économique pour regagner la rue et contester la légitimité du pouvoir.

Le gaz comme levier de contrôle sécuritaire

Le gaz israélien est ainsi devenu un mécanisme de stabilisation politique. Il contraint l’Égypte à maintenir un calme sécuritaire strict, en particulier dans le Sinaï. Une escalade incontrôlée dans cette région, ou une atteinte aux infrastructures énergétiques, ne menacerait pas seulement Israël, mais toucherait directement le cœur du système égyptien.

Cette réalité est parfaitement intégrée par les acteurs régionaux, y compris les plus hostiles à Israël. Le Hamas comme le Hezbollah savent qu’un sabotage des infrastructures gazières provoquerait une onde de choc économique en Égypte, mettant en péril l’équilibre interne du pays. Le coût politique d’une telle déstabilisation est jugé trop élevé. Il en résulte une forme de dissuasion silencieuse, fondée non sur des menaces publiques, mais sur la peur partagée d’un effondrement incontrôlable.

Le Sinaï, longtemps perçu comme une zone de non-droit et de tensions permanentes, est désormais considéré par Le Caire comme un espace où toute perte de contrôle constituerait un danger national immédiat. La sécurité y est devenue indissociable de la continuité énergétique.

Un nouvel équilibre régional par l’énergie

Sur le plan international, cette configuration renforce la position d’Israël. L’État hébreu s’impose comme un acteur énergétique central face à une Europe en quête de nouvelles sources d’approvisionnement, tout en consolidant un axe régional face aux tentatives de déstabilisation menées par la Turquie. L’accord gazier ne promet ni paix idéalisée ni alliance idéologique. Il remplace des engagements théoriques par des intérêts concrets, mesurables, immédiats.

Dans ce nouveau Moyen-Orient, la stabilité ne se signe plus uniquement autour d’une table de négociation. Elle circule dans les tuyaux d’un gazoduc, devenue la ligne de vie d’un régime, et, de fait, l’un des garants les plus tangibles de l’équilibre sécuritaire régional.

Plateformes gazières visées : comment Tsahal a fait tomber l’arme maritime du Hezbollah

Plateformes gazières visées : comment Tsahal a fait tomber l’arme maritime du Hezbollah

Nos forces ont détruit le projet phare de Nasrallah visant les plateformes gazières.

Pendant des années, le Hezbollah a préparé en silence une capacité d’attaque maritime destinée à frapper les plateformes gazières et les intérêts israéliens en mer.
Sous la direction directe de Hassan Nasrallah et avec un financement massif iranien, ce projet stratégique s’appuyait sur des infrastructures civiles libanaises pour masquer une organisation terroriste sophistiquée.

Une opération secrète de la marine israélienne menée au cœur du Liban a permis d’en révéler l’ampleur, d’en neutraliser les acteurs clés et de faire tomber ce qui devait devenir l’arme maritime phare du Hezbollah.

Un porte-parole de Tsahal, s’exprimant en arabe, a révélé les contours d’une opération secrète et audacieuse menée en profondeur au Liban par des combattants de la marine israélienne.

Cette action ciblée a permis la capture d’une figure centrale du « dossier naval secret » du Hezbollah, un projet stratégique placé sous la direction directe de Hassan Nasrallah et de Fuad Shukar. L’opération a mis au jour une infrastructure terroriste sophistiquée opérant sous couverture civile, intégrée à des instituts navals libanais et soutenue par un financement iranien massif.

Une infrastructure clandestine révélée après une année de secret

Le colonel Avichai Adraee, porte-parole de Tsahal en arabe, a détaillé vendredi cette opération navale menée il y a environ un an contre le « dossier naval secret » du Hezbollah. Selon lui, cette infrastructure terroriste, dissimulée derrière des façades civiles, relevait directement de la chaîne de commandement la plus élevée de l’organisation.

Sous le sceau du secret, le Hezbollah avait tenté ces dernières années de bâtir un réseau maritime terroriste destiné à mener des attaques contre des cibles israéliennes et internationales. Ce projet, qualifié de prioritaire par la direction de l’organisation, a fini par s’effondrer à un moment critique à la suite d’une opération complexe conduite par la flottille d’élite Shayetet 13 au cœur même du Liban.

Le raid de Batroun et la capture d’Imad Amhaz

Le tournant décisif est intervenu lors de l’opération baptisée « Dans les coulisses ». Des commandos de la marine ont mené un raid dans la ville de Batroun, située à environ 140 kilomètres au nord de la frontière israélienne. Au cours de cette action, les forces israéliennes ont capturé Imad Amhaz, membre clé de l’unité de missiles côtiers du Hezbollah, connue sous le nom d’Unité 7900, avant de le transférer en Israël pour interrogatoire.

L’enquête menée conjointement par le Shin Bet et l’Unité 504 a fourni aux services de sécurité une véritable feuille de route du projet. Il est apparu qu’Amhaz, expert naval formé militairement en Iran, était chargé de développer des capacités d’attaque maritime sous une fausse identité civile.

Des instituts civils utilisés comme couverture

La révélation la plus troublante concerne le mode opératoire du Hezbollah. L’organisation utilisait l’institut naval civil libanais « Marsati » pour former ses agents. Amhaz et d’autres membres de l’institut y suivaient des études complètes, tout en détournant les savoirs et les équipements civils afin de planifier des attaques navales. « Il s’agit d’un nouvel exemple de l’instrumentalisation cynique des institutions étatiques libanaises par le Hezbollah pour dissimuler ses activités terroristes », a déclaré l’armée israélienne.

Le « dossier naval secret » ne relevait pas d’une initiative marginale. Il était géré directement par les plus hauts responsables de l’organisation. Outre Nasrallah et Fuad Shukar, Ali Abdul Hassan Nur al-Din en assurait la supervision. La combinaison des renseignements obtenus lors de l’interrogatoire d’Amhaz et de la neutralisation de la chaîne de commandement a provoqué une profonde frustration au sein de la direction du Hezbollah et a considérablement retardé la mise en œuvre de cette unité.

Des déclarations officielles sur l’ampleur de la menace

« Sous la direction précise du service de renseignement de la Marine, des chasseurs de l’escadron 13 ont mené une opération spéciale dans la ville de Batroun, au nord du Liban. Au cours de cette opération, ils ont appréhendé Imad Amaz, un agent clé du fichier naval secret de l’organisation terroriste Hezbollah, pour interrogatoire. »

Le général de brigade A. Masfent, chef du renseignement naval, a précisé pour sa part : « Au cours de son enquête, il est apparu que le Hezbollah projetait de mettre en place une infrastructure terroriste en milieu maritime et, par son intermédiaire, de nuire aux intérêts maritimes israéliens et internationaux. Nous poursuivrons nos opérations sur tous les fronts afin de contrer toute menace pesant sur les citoyens de l’État d’Israël. »

Un projet financé par l’Iran au détriment du Liban

L’armée israélienne souligne enfin que ce programme reposait sur un soutien financier et technologique considérable de la part de l’Iran. Au lieu d’être consacrées à la reconstruction d’une économie libanaise en ruine, ces ressources ont été investies, à hauteur de centaines de millions de dollars, dans la construction de navires suicides et d’infrastructures terroristes maritimes.
« Nous poursuivrons nos opérations sur tous les fronts et par divers moyens afin de garantir la sécurité des citoyens israéliens et de leurs avoirs en mer », a encore affirmé l’armée.

Une Israélienne violée en réunion par huit Arabes à Jéricho sous la menace d’une arme

Une Israélienne violée en réunion par huit Arabes à Jéricho sous la menace d’une arme

Une Israélienne secourue à Jéricho dénonce un viol collectif sous la menace d’une arme

Ce que l’enquête révèle après l’opération de sauvetage

Ce qui avait d’abord été présenté comme une crainte d’enlèvement s’est transformé en un dossier d’une extrême gravité.
Une Israélienne, résidente de Nof HaGalil, affirme avoir été violée en réunion à Jéricho par plusieurs hommes, sous la menace directe d’une arme.
Les faits, survenus au cours du week-end, jettent une lumière crue sur un drame d’une violence exceptionnelle.

Dans un premier temps, un porte-parole de Tsahal avait fait état d’une opération de sauvetage menée après le signalement de la possible disparition d’une civile israélienne.
Mais les éléments recueillis par la suite révèlent une réalité bien plus sombre : des soupçons d’agression sexuelle grave et de viol collectif, sur fond possiblement nationaliste, selon l’armée.

Un rendez-vous qui se transforme en piège

Selon les informations rapportées par le correspondant militaire Hillel Biton Rosen, la victime, une femme d’une quarantaine d’années, mère d’un soldat de Tsahal et domiciliée à Nof HaGalil, s’était rendue à Jéricho pour rencontrer un homme arabe dans une villa de la ville. D’après son témoignage, elle a compris dès son arrivée qu’il s’agissait d’un piège soigneusement organisé.

Toujours selon son récit, au moins huit hommes l’attendaient sur place. Elle affirme avoir été menacée de mort, notamment par la présentation d’une arme, avant d’être violemment agressée et violée en réunion par les suspects présents.

L’intervention des forces israéliennes

Dès que le signalement de la situation critique a été reçu, les forces de Tsahal ont lancé des recherches intensives. Parallèlement, les équipes de l’Administration civile sont parvenues à établir un contact avec la victime, à la localiser, puis à la faire sortir de la ville palestinienne. Elle a été secourue saine et sauve et prise en charge par les forces de sécurité israéliennes.

La plaignante a ensuite été conduite pour subir des examens médicaux. À l’issue de ces procédures, elle a demandé à rentrer à son domicile afin de se reposer. Elle doit déposer une plainte officielle et livrer un témoignage détaillé sur les violences qu’elle déclare avoir subies.

Une enquête entravée par la situation sécuritaire

Dans la nuit qui a suivi le sauvetage, la police israélienne du district concerné a pénétré dans la villa où les faits se seraient déroulés. Des éléments matériels et des preuves médico-légales ont été collectés afin de faire avancer l’enquête.

Toutefois, le dossier se heurte à un obstacle majeur. Cinq des suspects arabes impliqués dans le viol présumé ont été arrêtés non pas par Israël, mais par les forces de sécurité palestiniennes, et se trouvent actuellement détenus par celles-ci. Cette situation pose de sérieuses difficultés juridiques et sécuritaires quant à la suite de la procédure et à la capacité d’Israël à faire pleinement la lumière sur ce crime.

Tandis qu’Israël regarde l’Iran, le Hamas rebâtit son pouvoir à Gaza

Tandis qu’Israël regarde l’Iran, le Hamas rebâtit son pouvoir à Gaza

Le Hamas se réorganise à l’abri des regards

Alors que l’attention israélienne et internationale se concentre sur une possible escalade face à Téhéran, un processus parallèle, discret mais structurant, se déroule dans la bande de Gaza.

Tandis que la menace iranienne occupe le devant de la scène politique et sécuritaire, les terroristes du Hamas ayant survécu à la guerre prolongée contre Tsahal ont entamé une réorganisation méthodique.

Cette dynamique se développe au-delà de la « ligne jaune », dans des zones où la pression militaire s’est atténuée, et repose sur une dispersion calculée des forces, des communications difficiles à localiser et l’absence volontaire de tout quartier général centralisable et donc bombardable.

Dans le même temps, les mécanismes gouvernementaux du Hamas ont repris leurs activités, tandis que les clans locaux évitent toute contestation face à un régime de terreur toujours en place. Le signal d’alarme se situe à proximité immédiate d’Israël.

Une reconstruction silencieuse pendant que l’attention se porte ailleurs

Alors que tous les regards sont tournés vers une éventuelle attaque contre les sites nucléaires et balistiques iraniens, le Hamas poursuit la reconstruction de ses capacités militaires et civiles dans la bande de Gaza.
Pendant que les responsables politiques et sécuritaires israéliens se concentrent sur la planification de possibles frappes au Liban et sur l’élaboration d’une riposte stratégique face à Téhéran, un processus inquiétant progresse à l’arrière-plan. L’opinion publique est, elle, détournée vers le nord et l’est par une succession de fuites et de briefings sécuritaires.

Le Hamas exploite le calme relatif qui règne dans certaines zones de Gaza pour rebâtir ses capacités, tant militaires que gouvernementales, et faire comprendre qu’il est loin d’avoir renoncé à ses ambitions ou pris une décision définitive quant à l’issue du conflit.

Le bastion du noyau dur du Hamas

Le renforcement des effectifs se concentre principalement dans la zone des camps centraux et périphériques situés à l’ouest de la « ligne jaune ».
Selon les estimations, plusieurs milliers de terroristes actifs opèrent dans ces secteurs.
Parmi eux figure un échelon de commandement expérimenté, composé d’hommes aguerris disposant de nombreuses années d’expérience opérationnelle.

Il ne s’agit pas seulement de nouvelles recrues, mais d’un noyau dur ayant survécu aux phases les plus violentes du conflit et conservant une hiérarchie de commandement fonctionnelle.

Après l’élimination par Tsahal de hauts responsables du Hamas dans les camps centraux de Noussirat, al Bureij et al Maghazi, les échelons opérationnels intermédiaires sont restés relativement intacts.
Les commandants de compagnie et de section, forts de dix à quinze ans d’expérience, connaissent chaque ruelle et chaque tunnel. Leur structure de commandement est volontairement décentralisée. Il n’existe pas de centre névralgique unique pouvant être ciblé, mais un maillage de cellules terroristes autonomes communiquant par des moyens traditionnels, difficiles à détecter.

Dans cette zone, à l’ouest de la ligne jaune et principalement au centre de la bande de Gaza, l’infrastructure terroriste comprend apparemment des dizaines de kilomètres de tunnels, dont certains sont considérés comme stratégiques.
Ils permettent la circulation et l’hébergement de hauts responsables, ainsi que le déplacement de cellules armées. De nombreuses armes y sont stockées, essentiellement des armes légères telles que fusils, mitrailleuses et lance roquettes antichars de type RPG, qui constituent l’arsenal le plus efficace du Hamas pour la guérilla en milieu urbain.

La production artisanale d’armes et les poches de terreur persistantes

Le Hamas a perdu sa capacité de production industrielle telle qu’elle existait avant le 7 octobre. Toutefois, après plus de deux ans de guerre, l’organisation fait preuve d’une grande adaptabilité. Dans des ateliers de fortune installés dans des bâtiments civils et dans des tunnels situés à l’ouest de la ligne jaune, elle parvient à fabriquer des lance roquettes RPG et des engins explosifs improvisés. Même si cette production reste très inférieure à celle d’avant-guerre, elle suffit à fournir aux combattants les moyens de poursuivre le combat et de continuer à attaquer les forces de Tsahal sur le terrain en cas de reprise des hostilités.

Les évaluations indiquent également que, même à l’intérieur de ce qui est défini comme la ligne jaune, zones placées sous contrôle sécuritaire israélien, subsistent des poches de terrorisme. Des tunnels non localisés ni détruits abriteraient encore des stocks d’armes et des réserves de vivres permettant à des cellules de survivre sur de longues périodes.

Le retour du pouvoir civil et le contrôle de la population

L’élément le plus préoccupant concerne la capacité du Hamas à gouverner. À l’ouest de la ligne jaune, l’organisation est parvenue à rétablir presque intégralement son pouvoir civil. Les mécanismes de maintien de l’ordre, de contrôle des prix et de distribution de l’aide humanitaire ont repris leurs activités sous son autorité.

Les tentatives israéliennes de mettre en place un « gouvernement alternatif », reposant sur des milices locales ou des clans perçus comme favorables à Israël, se heurtent à de lourds obstacles. La plupart de ces groupes opèrent à l’intérieur de la ligne jaune et n’osent pas défier le Hamas dans les zones où son influence demeure dominante. Toute coopération locale avec Israël est systématiquement réprimée par l’appareil de sécurité intérieure du Hamas, qui continue d’exercer une emprise sévère sur la population.

 Une force toujours structurante dans la bande de Gaza

Le Hamas ne se limite pas à une organisation terroriste armée. Malgré la pression militaire intense, il est loin d’avoir été éliminé en tant que force dirigeante de la bande de Gaza et détenteur de capacités militaires significatives. Alors que, selon des publications étrangères, Israël s’interroge sur l’opportunité d’étendre sa campagne face à l’Iran, le Hamas poursuit sa reconstruction en tant que force de guérilla structurée et comme entité gouvernementale dominante à Gaza.

Si cette dynamique se poursuit, Israël pourrait se retrouver, à l’issue des opérations dans le nord, contraint de mener une nouvelle campagne de grande ampleur à l’intérieur de la bande de Gaza, face à un adversaire qui aura tiré les leçons du conflit, reconstitué ses forces et réaffirmé son contrôle territorial.

Criminels parmi les plus dangereux au monde : des tueurs tchétchènes infiltrés en Israël sèment la panique

Criminels parmi les plus dangereux au monde : des tueurs tchétchènes infiltrés en Israël sèment la panique

Des assassins tchétchènes infiltrés en Israël : la pègre locale sous alerte maximale

Les milieux criminels opérant en Israël vivent depuis plusieurs jours sous une tension extrême. Deux tueurs tchétchènes, considérés comme des criminels de tout premier plan et recherchés pour des faits graves en Russie, se sont infiltrés sur le territoire israélien en utilisant de faux passeports et des identités falsifiées.

Leur présence, révélée en premier par le site Mako, a provoqué un état de panique inédit dans les réseaux criminels des régions de Hadera et du Sharon.

Selon une source proche du dossier, « ce ne sont pas des criminels ordinaires. On parle d’individus extrêmement dangereux, capables d’éliminer leurs cibles et de disparaître sans laisser de traces. Ils figurent parmi les criminels les plus redoutés au monde, un niveau que l’on n’avait pas vu en Israël depuis des années ».
Cette source décrit une atmosphère de peur généralisée, certains criminels locaux choisissant désormais de ne plus quitter leur domicile.

Des tueurs anonymes, préparés et lourdement équipés

D’après les informations recueillies, les deux hommes ont eu recours à la chirurgie esthétique afin de compliquer toute tentative d’identification. « Ils sont cruels, méthodiques, et leur principal avantage est que personne ne connaît leur véritable apparence. Leurs noms sont connus, mais leurs visages ne correspondent plus à rien de répertorié », confie une source issue du milieu criminel.

Invités en Israël pour mener des assassinats ciblés, ils auraient été armés sur place de pistolets équipés de silencieux par les organisations criminelles qui les ont mandatés.

« Ils patrouillent dans les zones d’Hadera et du Sharon à la recherche des cibles qui leur ont été désignées. Leur expertise est large : armes légères, engins explosifs, assassinats discrets. Ce sont des professionnels de la mort », précise la même source.

La crainte d’une fuite par la frontière jordanienne

Les autorités et les acteurs du crime organisé redoutent que les deux tueurs ne quittent le pays une fois leurs missions accomplies, non pas par l’aéroport international, mais par un point de passage terrestre. « Il est clair qu’ils n’essaieront pas de sortir par l’aéroport Ben Gourion, car ils savent que les autorités russes les recherchent également ici », explique une source criminelle. Le scénario privilégié serait une fuite par le poste-frontière d’Allenby, jugé plus discret et plus difficile à contrôler dans ce type de situation.

Des contrats à prix d’or et une traque internationale

Les milieux criminels israéliens craignent par ailleurs que d’autres commandos tchétchènes ne soient envoyés pour exécuter des contrats similaires.
« Ces tueurs à gages reçoivent environ 150 000 dollars pour éliminer un criminel de haut rang », révèle une source parfaitement informée. « S’ils sont aussi recherchés en Russie, ce n’est pas un hasard. Ils sont impliqués dans des assassinats, des extorsions violentes et des crimes majeurs contre des hommes d’affaires. »

En Russie, des mandats d’arrêt ont été émis contre eux et une récompense de 100 000 dollars aurait été promise pour toute information menant à leur arrestation. Leur infiltration en Israël, sous de fausses identités soigneusement construites, souligne le niveau d’organisation et de sophistication de la mafia russo-caucasienne qui les emploie, et explique l’inquiétude grandissante, aussi bien chez les criminels locaux que dans les cercles sécuritaires.

Une Israélienne enlevée à Jéricho : une civile secourue, une affaire criminelle sous haute discrétion

Une Israélienne enlevée à Jéricho : une civile secourue, une affaire criminelle sous haute discrétion

Une Israélienne secourue à Jéricho après un enlèvement signalé pendant le Shabbat

Une citoyenne israélienne a été secourue pendant le Shabbat à Jéricho après un enlèvement signalé aux services de sécurité. Localisée grâce à un contact établi par les forces israéliennes, elle a été protégée puis extraite de la ville palestinienne sans être blessée. Selon les autorités, l’affaire est traitée comme un acte criminel et non terroriste.
À ce stade, aucun groupe n’est désigné, aucune motivation idéologique n’est confirmée, et l’enquête de la police se poursuit sous étroite discrétion, avec l’appui de Tsahal et de l’Administration civile.

Pendant le Shabbat, les forces de sécurité israéliennes ont secouru une citoyenne israélienne qui avait été enlevée à Jéricho. L’opération s’est déroulée sans blessés, après un signalement des services de sécurité faisant état d’une possible tentative d’enlèvement dans cette ville palestinienne.

Selon un communiqué officiel, les forces ont été déployées au cours de la semaine écoulée dans le secteur de Jéricho.
Dès la réception de l’alerte, les unités sur le terrain ont lancé des recherches intensives dans la zone, tandis que les forces de l’Administration civile tentaient en parallèle d’établir un contact direct avec la victime.

Un porte-parole de Tsahal a précisé que le contact avec la civile avait finalement pu être établi. Elle a été localisée, puis protégée jusqu’à ce qu’elle rejoigne les forces de sécurité israéliennes. La femme a été extraite de la ville palestinienne indemne et transférée vers un centre médical pour des examens de routine.

Après ces examens, la victime a demandé à rentrer chez elle afin de se reposer. Il a été indiqué qu’elle devrait déposer plainte auprès de la police dans le cadre de l’enquête en cours.

Enquête policière et rappel sécuritaire

Dans la nuit suivant l’incident, la police du district a pénétré dans la villa où la femme séjournait au moment des faits afin de recueillir des éléments de preuve. Selon la police, il s’agit d’un acte de nature criminelle, et l’enquête se poursuit pour déterminer les circonstances exactes de l’enlèvement et identifier les responsables.

Le bureau du porte-parole de Tsahal a, par ailleurs, rappelé publiquement que l’entrée de citoyens israéliens en zone A est strictement interdite par la loi et constitue un danger réel pour leur sécurité.

Et si Israël n’avait pas riposté après le 7 octobre : la fiction morale qui aurait tout détruit

Et si Israël n’avait pas riposté après le 7 octobre : la fiction morale qui aurait tout détruit

Et si la pire erreur d’Israël n’avait pas été de riposter, mais d’imaginer un instant qu’il pouvait ne pas le faire ?

Après le pogrom du 7 octobre, certains ont voulu croire qu’un silence digne, une retenue stratégique, auraient sauvé des vies, libéré les otages et préservé la supériorité morale d’Israël. Cette fiction séduisante se heurte pourtant à une réalité implacable : celle d’un ennemi qui ne raisonne ni en compassion ni en proportion, mais en cycles de domination et en pièges moraux.
En posant la question interdite — et si Israël n’avait pas riposté ? — cet article démonte, pièce par pièce, l’illusion dangereuse d’une sainteté exigée d’un seul État au monde.

Et si Israël n’avait pas riposté après le 7 octobre ?

C’est une question que l’on n’ose presque plus poser tant elle semble sacrilège. Et pourtant, elle circule. Pas dans les cercles pacifistes naïfs, mais parfois chez des Israéliens pratiquants, ancrés à droite, anciens soldats, pères de famille. Des gens qui connaissent la guerre. Justement.

Le 7 octobre 2023, Israël est frappé au cœur. Un massacre méthodique, filmé, revendiqué, glorifié. Des familles exterminées. Des femmes violées. Des enfants brûlés. Des vieillards exécutés. Des otages emmenés comme trophées. Le pays est sidéré, traumatisé, déchiré.

Israël riposte. Massivement. Comme tout État souverain l’aurait fait. Comme nous l’avons répété à juste titre : aucun pays au monde ne serait resté les bras croisés.

Mais posons la question interdite.

Et si, après avoir stoppé l’avancée des terroristes, Israël s’était arrêté là ?

Le scénario du silence

Dans cette fiction, Israël ne rase pas Gaza. Il sécurise ses frontières, élimine les commandos infiltrés, enterre ses morts, fait son deuil. Un deuil national, silencieux, digne, glaçant.

Pas de frappes massives.

Pas d’offensive terrestre.

Pas d’images de ruines.

Pas de comptabilité macabre jour après jour.

Les otages ? Israël négocie, sous pression internationale maximale. Le Hamas, privé de victoire militaire mais exposé comme auteur d’un pogrom filmé, devient soudain un fardeau diplomatique pour ses soutiens. Le Qatar s’agace. L’Égypte s’inquiète. L’Iran observe, mais hésite.

Le monde, choqué par les images du 7 octobre encore fraîches, ne peut pas se réfugier derrière le mot magique de « proportionnalité ». Il n’y a rien à comparer. Rien à relativiser. Rien à renvoyer dos à dos.

L’étau moral se resserre sur Gaza, non par les bombes, mais par le regard du monde.

Le jeu de Go, pas celui des échecs

Cette hypothèse n’est pas celle de la faiblesse. Elle relève d’une autre grammaire stratégique. Non pas les échecs, où l’on sacrifie des pièces, mais le jeu de Go, où l’on encercle lentement jusqu’à rendre tout mouvement impossible.

Dans ce scénario, Israël ne perd pas la guerre de l’image. Il ne la joue même pas. Il oblige l’ennemi à porter seul la charge de l’horreur qu’il a déclenchée.

Pas de campus en feu.

Pas de drapeaux palestiniens sur les cercueils israéliens.

Pas de hashtags retournés contre les victimes.

Le Hamas reste ce qu’il est : une organisation génocidaire, sans écran de fumée humanitaire pour dissimuler son projet.

La réaction de Bondi, symptôme tardif

C’est là que la réflexion rejoint Bondi. Quand un attentat antisémite frappe ailleurs dans le monde, les réactions sont immédiates, nettes, sans débat sur la « riposte proportionnée ».
On ne demande pas aux morts s’ils ont trop souffert. On ne demande pas aux survivants de prouver leur innocence morale.

Pourquoi cette clarté disparaît-elle quand Israël se défend ?

Parce qu’Israël agit. Parce qu’Israël survit. Parce qu’Israël refuse le rôle confortable de la victime passive.

Dans cette fiction, Israël aurait peut-être conservé ce statut, au prix d’une chose inacceptable : laisser l’ennemi intact.

Et après ?

C’est ici que la fiction se fissure.

Car après le silence, il y aurait eu un autre 7 octobre. Ou un 12 novembre. Ou un 3 mars.
Le Hamas n’aurait pas disparu sous la pression morale. Il se serait renforcé dans sa lecture théologique de l’histoire : le Juif pleure, mais n’ose pas frapper.

Et les otages ? Rien ne garantit qu’ils auraient tous été rendus. Le Hamas ne rend pas par bonté. Il marchande la souffrance.

Le piège de cette tentation

Cette hypothèse est séduisante intellectuellement. Elle flatte l’idée d’une supériorité morale absolue. Elle permet de dire : nous aurions été irréprochables.

Mais elle cache un danger immense : confondre retenue et dissuasion.

Israël ne combat pas pour convaincre. Il combat pour survivre.

Et pourtant, cette fiction mérite d’être écrite. Non pour regretter la riposte. Mais pour comprendre le prix exorbitant que paie toujours Israël : quoi qu’il fasse.

S’il frappe, il est criminel.

S’il se tait, il est faible.

S’il meurt, il est coupable d’exister.

Une fiction dangereuse, donc nécessaire

Cet article imaginaire ferait la une. Il scandaliserait. Il serait immédiatement récupéré par la gauche morale qui rêve d’un Israël qui se laisse frapper en silence pour rester fréquentable.

Mais il obligerait à une question dérangeante, essentielle :

Israël a-t-il encore le droit d’être un État normal dans un monde qui exige de lui une sainteté suicidaire ?

Les otages, l’aveu de faiblesse et l’erreur fatale de lecture d’Israël

La prise d’otages du 7 octobre n’est ni un détail ni un excès. Elle est la clé de lecture centrale de l’attaque. Elle révèle à la fois ce que le Hamas est incapable de faire et ce qu’il a tragiquement mal compris d’Israël.

Contrairement à une idée répandue, les otages n’ont jamais été pensés comme une simple monnaie d’échange. Ils sont d’abord le symptôme d’une impuissance stratégique.

Un mouvement capable de gagner une guerre n’enlève pas des civils au hasard.
Il conquiert, il tient, il impose.
Le Hamas sait depuis longtemps qu’il ne peut pas vaincre militairement Tsahal.
Il ne peut ni affronter une armée régulière dans la durée, ni survivre à une confrontation frontale prolongée.
Les otages deviennent alors une arme de substitution, un raccourci cynique destiné à compenser ce qu’il ne peut obtenir par la force.

Dans sa matrice idéologique islamiste et sacrificielle, l’otage n’est pas d’abord une vie à préserver. Il est un butin, un trophée, une scène de domination.
La mise en scène compte plus que l’issue. Humilier Israël publiquement, inscrire l’attaque dans un récit de revanche, nourrir un imaginaire de victoire symbolique : voilà le cœur du geste. La vie humaine, qu’elle soit israélienne ou gazaouie, n’est qu’un matériau narratif.

Mais cette logique repose sur une hypothèse centrale : Israël resterait fidèle à une lecture routinière de sa propre dissuasion. Une attaque, une riposte limitée, une indignation internationale, des négociations, des échanges, puis le retour à un statu quo instable mais exploitable. Jusqu’au 7 octobre, cette mécanique avait fonctionné. Elle avait forgé chez le Hamas une certitude dangereuse : Israël ne franchira jamais un certain seuil. Un plafond de verre invisible, mais solidement ancré dans la perception de ses ennemis.

C’est là que s’est produite l’erreur fatale.

Le Hamas a cru qu’Israël réagirait comme avant. Il n’a pas compris que le 7 octobre ne serait pas perçu comme une attaque terroriste de plus, mais comme une rupture absolue.
Pas une escalade, une cassure.
Ce jour-là, ce ne sont pas seulement des civils qui ont été massacrés. C’est la croyance israélienne dans la possibilité de contenir la barbarie par la retenue qui a été détruite. Le massacre a été vécu comme un pogrom à l’échelle d’un État, réactivant une peur existentielle enfouie : celle de redevenir un peuple traqué, sans refuge, sans réponse.

Dans ce contexte, les otages ont été conçus comme un bouclier moral anticipé. Le Hamas savait qu’Israël réagirait, mais il croyait que cette réaction serait bridée par la crainte d’être accusé de sacrifier les siens.
Chaque frappe devait devenir, dans le récit mondial, une frappe « sur des otages potentiels ». Le calcul était cynique, mais fondé sur l’expérience passée. Il supposait cependant une chose essentielle : qu’Israël resterait prisonnier de son propre cadre.

Or ce cadre a volé en éclats.

En internationalisant la prise d’otages, en capturant des binationaux, des étrangers, des Français, des Thaïlandais, le Hamas a cherché à fragmenter la réponse occidentale, à créer des pressions croisées, à transformer les otages en levier diplomatique mondial.
Mais ce faisant, il a aussi révélé son absence totale de projet politique viable. Un pouvoir qui se projette protège son peuple. Un pouvoir qui croit en l’avenir de son territoire ne l’expose pas délibérément à la destruction. La prise d’otages dit, en creux, que Gaza n’est pas pensée comme un lieu à gouverner, mais comme une scène à exploiter.

Le Hamas a raisonné en cycles. Israël a répondu par une rupture.

Le Hamas a cru tester une limite. Il a brisé un plafond de verre.

Le Hamas a pris des otages parce qu’il ne pouvait pas gagner la guerre.

Mais en le faisant, il a déclenché une réaction qu’il n’avait pas imaginée : celle d’un État prêt à payer le prix d’être haï pour ne plus être vulnérable.

C’est là que l’aveu de faiblesse devient tragédie stratégique.

Dans le scénario du silence, les otages n’auraient pas été une solution, mais un piège

C’est ici que l’hypothèse « Israël ne riposte pas » se heurte à la réalité la plus crue.

Si Israël avait choisi le silence, le deuil, la retenue prolongée, les otages n’auraient pas été libérés plus vite. Ils seraient devenus, au contraire, le cœur d’un chantage sans fin.

Pourquoi les rendre, quand ils maintiennent la pression ?

Pourquoi les libérer tous, quand une libération partielle permet de durer ?

Pourquoi clore un levier aussi puissant, quand il garantit au Hamas une centralité mondiale qu’il était en train de perdre avant le 7 octobre ?

Les otages ne sont pas une monnaie rationnelle.

Ils sont une assurance-vie politique pour un mouvement acculé.

Ce que les otages révèlent, en creux

En vérité, la prise d’otages révèle ce que le Hamas ne dit jamais clairement : il ne se bat pas pour gagner un État, mais pour empêcher Israël d’en être un normalement.

Un État qui se défend est coupable.

Un État qui se tait est faible.

Un État qui pleure sans frapper est méprisé.

Les otages sont le dispositif central de cette stratégie du piège.

Ils ne sont pas le signe d’une confiance dans la victoire.

Ils sont le signe d’une peur de la défaite totale.

La conclusion que cette fiction éclaire brutalement

La question n’est donc pas :

Israël aurait-il été plus moral en ne ripostant pas ?

La vraie question est :

quel message aurait-il envoyé à ceux qui savent déjà qu’ils ne peuvent pas le vaincre ?

La prise d’otages n’était pas conçue pour être résolue par la compassion.

Elle était conçue pour tester une chose précise : la capacité d’Israël à accepter l’insupportable pour rester fréquentable.

La fiction s’arrête là.

La réalité, elle, ne laisse pas ce luxe.

 

Rumeur interdite en Iran : Ali Khamenei accusé de préférer les hommes, le doute qui ébranle le pouvoir

Rumeur interdite en Iran : Ali Khamenei accusé de préférer les hommes, le doute qui ébranle le pouvoir

Rumeur explosive sur Ali Khamenei : quand une accusation intime fissure l’image du Guide suprême

Depuis plusieurs jours, une rumeur circule sur les réseaux sociaux iraniens et internationaux, d’une violence symbolique extrême dans une République islamique obsédée par la morale sexuelle.
Selon cette rumeur, Ali Khamenei ne serait pas attiré par les femmes mais par les hommes. L’affirmation est attribuée à Catherine Perez-Shakdam, une femme dont le parcours, réel et documenté, rend l’accusation d’autant plus troublante qu’elle reste, à ce stade, impossible à vérifier formellement.

L’information n’est étayée par aucun enregistrement, aucune interview publiée intégralement, aucune citation datée. Elle relève donc du registre de la rumeur. Mais en Iran, la rumeur n’est jamais neutre. Elle est une arme.

 Catherine Perez-Shakdam, une femme pas comme les autres dans le système iranien

Catherine Perez-Shakdam n’est ni une militante anonyme ni une simple internaute. Journaliste et analyste franco-britannique, d’origine juive, elle parle le persan et a longtemps travaillé sur le monde chiite et la géopolitique iranienne. C’est un fait vérifié. Elle a publié pendant plusieurs années dans des médias iraniens ou proches de la sphère idéologique du régime, y compris des plateformes liées au bureau du Guide suprême.

Elle a surtout interviewé l’ancien président iranien Ebrahim Raïssi avant son accession au pouvoir, et raconté avoir approché les plus hautes sphères de Téhéran. En 2022, son nom éclate à la une des médias iraniens lorsqu’elle est accusée, sans preuve judiciaire, d’avoir infiltré l’appareil médiatique du régime et d’avoir servi de couverture à des opérations hostiles. Elle nie toute activité d’espionnage, mais le mal est fait : son profil devient explosif.

C’est précisément parce qu’elle a été admise là où presque aucun Occidental ne l’est, parce qu’elle maîtrisait la langue et les codes, que ses paroles, même non sourcées, produisent un effet de déflagration.

Une accusation sexuelle au cœur du pouvoir religieux

Accuser le Guide suprême d’Iran d’une orientation sexuelle incompatible avec la morale qu’il impose au pays n’est pas une anecdote. Dans un État où l’homosexualité masculine est pénalement réprimée, parfois jusqu’à la peine capitale, une telle rumeur vise directement la légitimité religieuse, morale et politique du dirigeant.

Qu’elle soit vraie ou fausse, cette accusation agit comme un poison lent. Elle ne dit peut-être rien de la vie intime réelle d’Ali Khamenei, mais elle révèle la fragilité d’un système qui a fait de la sexualité un instrument de contrôle absolu. Ici, le doute suffit. La preuve devient secondaire.

Une accumulation de faits vérifiés qui nourrit le soupçon

Sans jamais pouvoir être traitée comme un fait, la rumeur visant Ali Khamenei prospère sur un terrain déjà fragilisé par une série d’éléments objectifs et documentés.

Le premier est le silence total entourant sa vie conjugale : son épouse n’apparaît jamais en public, ne joue aucun rôle symbolique visible et ne fait l’objet d’aucun récit officiel, alors même que le régime érige la famille et la relation homme-femme en piliers idéologiques.

À cela s’ajoute l’absence complète, chez le Guide suprême, de toute mise en scène personnelle du couple ou de la vie familiale, contraste saisissant avec la morale qu’il impose à la société iranienne.

Parallèlement, les enquêtes internationales ont mis en lumière le fossé entre l’austérité prêchée et la réalité vécue par son entourage : plusieurs de ses enfants évoluent dans des cercles de pouvoir et de privilèges économiques, très éloignés de l’idéologie officielle, le cas de Mojtaba Khamenei étant le plus souvent cité pour son influence informelle et son insertion dans des réseaux opaques.

Enfin, la rupture publique de membres de la famille élargie du Guide, notamment une sœur et une nièce ayant dénoncé la répression du régime en 2022, a achevé de fissurer l’image d’un bloc idéologique homogène.
Pris isolément, aucun de ces faits ne dit quoi que ce soit de la vie intime du Guide suprême ; mis bout à bout, ils créent un climat de dissonance et d’hypocrisie perçue dans lequel la rumeur trouve naturellement un écho, révélant moins une vérité cachée qu’une fragilité structurelle du pouvoir théocratique iranien.

 Ali Khamenei, un père de famille modèle en apparence

Officiellement, Ali Khamenei est marié depuis les années 1960 à Mansoureh Khojasteh Bagherzadeh. Il est le père de six enfants, quatre fils et deux filles. Les prénoms sont connus et documentés : Mojtaba, Mostafa, Masoud et Meysam pour les fils, Hoda et Boshra pour les filles.

Cette image familiale est centrale dans la construction de son autorité. Le Guide suprême incarne publiquement une austérité morale rigoureuse, un islam rigoriste, une vie simple, presque ascétique, présentée comme l’exact opposé de l’Occident décadent.

Mais cette façade commence à se fissurer dès que l’on observe le destin réel de son entourage.

 Les enfants du Guide et le grand écart idéologique

Les informations disponibles, recoupées par des enquêtes économiques et politiques internationales, montrent que plusieurs membres de la famille Khamenei évoluent dans des cercles de pouvoir, de richesse et d’influence très éloignés de l’idéologie de sobriété imposée au peuple iranien.

Le cas le plus documenté est celui de Mojtaba Khamenei, souvent décrit comme un homme-clé du régime, influent en coulisses, disposant d’un pouvoir considérable sans aucun mandat électif. Autour de la famille gravite un empire économique opaque, structuré notamment autour de fondations religieuses et de conglomérats échappant à tout contrôle parlementaire.

Ce système a permis à l’entourage du Guide de bénéficier de privilèges matériels, de réseaux financiers et d’un mode de vie que de nombreux Iraniens perçoivent comme une trahison de l’idéologie officielle. Les enfants ne vivent pas comme le peuple à qui l’on impose pénuries, répression et morale coercitive. Ce décalage est réel, documenté, et nourrit une colère sourde au sein de la société iranienne.

À cela s’ajoute un fait vérifié et rarement rappelé : des membres proches de la famille élargie de Khamenei, notamment une sœur et une nièce, ont publiquement dénoncé la violence du régime et appelé à rompre avec cette théocratie. Ce n’est pas anodin. Cela montre que même au cœur du clan, le vernis idéologique ne tient plus.

Rumeur, vérité et peur du dévoilement

La rumeur lancée ou relayée au nom de Catherine Perez-Shakdam ne peut être traitée comme un fait. Mais elle ne peut pas non plus être balayée comme une simple provocation. Elle s’inscrit dans un contexte où l’image morale du Guide suprême est déjà fragilisée par les contradictions entre son discours et la réalité vécue par son entourage.

Dans un régime fondé sur la pureté affichée, le soupçon intime devient une arme politique redoutable. Et en Iran, parfois, le doute suffit à fissurer une statue.

Bat Yam : il poignarde sa mère de 70 ans puis se suicide

Bat Yam : il poignarde sa mère de 70 ans puis se suicide

Bat Yam : une femme de 70 ans poignardée à mort, son fils présumé décède après une tentative de suicide

Un meurtre suivi d’un suicide présumé au cœur d’un immeuble résidentiel

Un drame familial d’une extrême gravité s’est déroulé ce dimanche matin à Bat Yam. Une femme âgée de 70 ans a été retrouvée morte dans son appartement, poignardée à de multiples reprises. Devant l’immeuble, un homme d’une quarantaine d’années, grièvement blessé, gisait sur le trottoir, un couteau ensanglanté à ses côtés. Transporté d’urgence à l’hôpital Wolfson de Holon, il est décédé peu après. La police soupçonne qu’il s’agissait de son fils, auteur présumé du meurtre avant de tenter de se suicider.

La découverte de l’homme blessé devant l’immeuble

Les forces de l’ordre, arrivées les premières sur les lieux, ont découvert l’homme allongé sur la chaussée, devant l’immeuble où résidait la victime. À ses côtés se trouvait un couteau couvert de sang. Les policiers ont immédiatement fait appel aux secours et ont ensuite pénétré de force dans l’appartement situé à proximité, craignant qu’une autre personne ne soit en danger.

L’intervention des secours et le constat du décès

Les ambulanciers du MDA, Ron Abizov, Ariel Wasserstein et Michael Mankov, ont décrit la scène :
« Nous avons trouvé un homme d’une quarantaine d’années, inconscient, allongé sur le trottoir, sans pouls ni respiration. Nous lui avons prodigué les premiers soins et l’avons transporté à l’hôpital dans un état critique. »

Après cette première intervention, les secours ont été conduits par les policiers à l’intérieur de l’immeuble. Les ambulanciers ont poursuivi :

« Les policiers nous ont ensuite conduits à un appartement dans un immeuble proche du lieu de l’incident. Une femme septuagénaire gisait inconsciente, sans pouls ni respiration, le corps criblé de coups de couteau. Nous avons procédé à un examen médical et avons dû constater son décès sur place. »

Décès du suspect présumé à l’hôpital

L’homme blessé a été admis en urgence à l’hôpital Wolfson de Holon, où il a succombé à ses blessures. Selon les premiers éléments de l’enquête, il est soupçonné d’avoir assassiné sa mère avant de se jeter à l’extérieur de l’immeuble, dans ce qui est considéré comme une tentative de suicide.

L’enquête de la police se poursuit afin d’établir précisément le déroulement des faits et les circonstances exactes de ce drame survenu à Bat Yam.