Plateformes gazières visées : comment Tsahal a fait tomber l’arme maritime du Hezbollah

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Plateformes gazières visées : comment Tsahal a fait tomber l’arme maritime du Hezbollah

Nos forces ont détruit le projet phare de Nasrallah visant les plateformes gazières.

Pendant des années, le Hezbollah a préparé en silence une capacité d’attaque maritime destinée à frapper les plateformes gazières et les intérêts israéliens en mer.
Sous la direction directe de Hassan Nasrallah et avec un financement massif iranien, ce projet stratégique s’appuyait sur des infrastructures civiles libanaises pour masquer une organisation terroriste sophistiquée.

Une opération secrète de la marine israélienne menée au cœur du Liban a permis d’en révéler l’ampleur, d’en neutraliser les acteurs clés et de faire tomber ce qui devait devenir l’arme maritime phare du Hezbollah.

Un porte-parole de Tsahal, s’exprimant en arabe, a révélé les contours d’une opération secrète et audacieuse menée en profondeur au Liban par des combattants de la marine israélienne.

Cette action ciblée a permis la capture d’une figure centrale du « dossier naval secret » du Hezbollah, un projet stratégique placé sous la direction directe de Hassan Nasrallah et de Fuad Shukar. L’opération a mis au jour une infrastructure terroriste sophistiquée opérant sous couverture civile, intégrée à des instituts navals libanais et soutenue par un financement iranien massif.

Une infrastructure clandestine révélée après une année de secret

Le colonel Avichai Adraee, porte-parole de Tsahal en arabe, a détaillé vendredi cette opération navale menée il y a environ un an contre le « dossier naval secret » du Hezbollah. Selon lui, cette infrastructure terroriste, dissimulée derrière des façades civiles, relevait directement de la chaîne de commandement la plus élevée de l’organisation.

Sous le sceau du secret, le Hezbollah avait tenté ces dernières années de bâtir un réseau maritime terroriste destiné à mener des attaques contre des cibles israéliennes et internationales. Ce projet, qualifié de prioritaire par la direction de l’organisation, a fini par s’effondrer à un moment critique à la suite d’une opération complexe conduite par la flottille d’élite Shayetet 13 au cœur même du Liban.

Le raid de Batroun et la capture d’Imad Amhaz

Le tournant décisif est intervenu lors de l’opération baptisée « Dans les coulisses ». Des commandos de la marine ont mené un raid dans la ville de Batroun, située à environ 140 kilomètres au nord de la frontière israélienne. Au cours de cette action, les forces israéliennes ont capturé Imad Amhaz, membre clé de l’unité de missiles côtiers du Hezbollah, connue sous le nom d’Unité 7900, avant de le transférer en Israël pour interrogatoire.

L’enquête menée conjointement par le Shin Bet et l’Unité 504 a fourni aux services de sécurité une véritable feuille de route du projet. Il est apparu qu’Amhaz, expert naval formé militairement en Iran, était chargé de développer des capacités d’attaque maritime sous une fausse identité civile.

Des instituts civils utilisés comme couverture

La révélation la plus troublante concerne le mode opératoire du Hezbollah. L’organisation utilisait l’institut naval civil libanais « Marsati » pour former ses agents. Amhaz et d’autres membres de l’institut y suivaient des études complètes, tout en détournant les savoirs et les équipements civils afin de planifier des attaques navales. « Il s’agit d’un nouvel exemple de l’instrumentalisation cynique des institutions étatiques libanaises par le Hezbollah pour dissimuler ses activités terroristes », a déclaré l’armée israélienne.

Le « dossier naval secret » ne relevait pas d’une initiative marginale. Il était géré directement par les plus hauts responsables de l’organisation. Outre Nasrallah et Fuad Shukar, Ali Abdul Hassan Nur al-Din en assurait la supervision. La combinaison des renseignements obtenus lors de l’interrogatoire d’Amhaz et de la neutralisation de la chaîne de commandement a provoqué une profonde frustration au sein de la direction du Hezbollah et a considérablement retardé la mise en œuvre de cette unité.

Des déclarations officielles sur l’ampleur de la menace

« Sous la direction précise du service de renseignement de la Marine, des chasseurs de l’escadron 13 ont mené une opération spéciale dans la ville de Batroun, au nord du Liban. Au cours de cette opération, ils ont appréhendé Imad Amaz, un agent clé du fichier naval secret de l’organisation terroriste Hezbollah, pour interrogatoire. »

Le général de brigade A. Masfent, chef du renseignement naval, a précisé pour sa part : « Au cours de son enquête, il est apparu que le Hezbollah projetait de mettre en place une infrastructure terroriste en milieu maritime et, par son intermédiaire, de nuire aux intérêts maritimes israéliens et internationaux. Nous poursuivrons nos opérations sur tous les fronts afin de contrer toute menace pesant sur les citoyens de l’État d’Israël. »

Un projet financé par l’Iran au détriment du Liban

L’armée israélienne souligne enfin que ce programme reposait sur un soutien financier et technologique considérable de la part de l’Iran. Au lieu d’être consacrées à la reconstruction d’une économie libanaise en ruine, ces ressources ont été investies, à hauteur de centaines de millions de dollars, dans la construction de navires suicides et d’infrastructures terroristes maritimes.
« Nous poursuivrons nos opérations sur tous les fronts et par divers moyens afin de garantir la sécurité des citoyens israéliens et de leurs avoirs en mer », a encore affirmé l’armée.

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