Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

Angleterre : un chauffeur Uber expulse deux passagers juifs en pleine nuit après une discussion sur Israël

Angleterre : un chauffeur Uber expulse deux passagers juifs en pleine nuit après une discussion sur Israël

Un chauffeur Uber contraint deux Juifs de descendre sur une route en Angleterre après une conversation sur Israël

Un incident inhabituel survenu dans le comté de Staffordshire, en Angleterre, a déclenché une enquête policière et une réaction de la plateforme Uber. Dans la nuit de vendredi, un chauffeur de VTC aurait fait descendre de son véhicule un éducateur et un adolescent de confession juive en raison d’une discussion portant sur la religion et Israël, a rapporté la police locale et des représentants de la communauté juive. 

L’incident et les circonstances

Peu après 3 h du matin, sur une route rurale près d’Ashbourne, dans la petite ville de Cheadle, un chauffeur Uber transportait un guide de scoutisme de la mouvement Bnei Akiva et un jeune participant revenant d’un hôpital. Selon la police de Staffordshire, le conducteur a engagé une conversation sur des sujets liés à la religion puis à Israël. Face à la poursuite de l’échange, l’homme aurait demandé aux deux passagers de quitter le véhicule, ce qu’ils ont fait sur le bord de la chaussée en pleine nuit. 

Les deux personnes ont heureusement pu regagner leur camp sans dommage, aidées par d’autres membres du personnel présents sur place. Les circonstances exactes font toujours l’objet d’investigations. 

Réactions de la communauté et enquête ouverte

Le mouvement Bnei Akiva a exprimé sa profonde préoccupation suite à cet épisode, qualifié de gravité exceptionnelle. Dans un courriel adressé aux familles des participants, l’organisation a indiqué coopérer étroitement avec les autorités compétentes et avec le Community Security Trust (CST), une ONG spécialisée dans la sécurité des communautés juives, pour éclaircir les faits et renforcer les mesures de protection des camps. 

Du côté de la police, un porte-parole a confirmé qu’une enquête était en cours après réception du signalement. « Le chauffeur aurait demandé à un homme et à un enfant de quitter le véhicule à cause d’une conversation sur la religion », a-t-il déclaré, ajoutant que les vérifications se poursuivaient. La police n’a pas encore précisé si des accusations seraient retenues. 

Uber saisie du dossier

De son côté, la plateforme Uber a annoncé l’ouverture d’une enquête interne urgente. Dans un communiqué, la société a indiqué être « consciente des allégations et traiter l’affaire avec la plus grande sévérité », ajoutant que la situation décrite était « inacceptable » et faisait l’objet d’un examen approfondi par une équipe dédiée. 

Israël : L’enquête Qatar-gate transmise au parquet

Israël : L’enquête Qatar-gate transmise au parquet

L’enquête Qatar-gate transmise au parquet

La police israélienne a transmis dimanche matin au parquet les dossiers d’enquête de l’affaire dite du Qatar-gate, mettant ainsi fin à la phase d’investigation policière. L’objectif est désormais que le parquet détermine s’il doit engager des poursuites pénales contre les principaux suspects. 

Demande de prolongation de l’éloignement d’un conseiller

Dans le cadre de cette transmission, la police a demandé au tribunal de prolonger de 60 jours supplémentaires la mesure visant à interdire à Yonatan Urich, un proche conseiller du Premier ministre, de retourner travailler au bureau de ce dernier. Cette restriction était en vigueur depuis plusieurs mois et doit être examinée juridiquement. 

Le cœur des soupçons : liens avec le Qatar

L’enquête tourne autour de l’existence de liens financiers et d’influences entre le gouvernement du Qatar et plusieurs collaborateurs proches du Premier ministre israélien.

Selon les éléments rassemblés par la police, des fonds importants, évalués à plusieurs centaines de milliers de dollars, auraient été transférés de l’émirat qatari à des conseillers de Netanyahu pendant les mois de guerre. 

Les enquêteurs ont établi un schéma selon lequel l’argent qatari aurait transité par un lobbyiste américain, Jay Potlik, mandaté par Doha, puis vers une société israélienne détenue par un homme d’affaires local, Gil Birger : cette société aurait versé le salaire d’Eli Feldstein, alors employé au bureau du Premier ministre. 

Examen d’un nouveau chef d’accusation

Les enquêteurs ont également l’intention de proposer un nouveau chef d’accusation, selon lequel les actions imputées aux suspects pourraient avoir porté atteinte aux relations entre Israël et un pays ami, l’Égypte. Des communications internes dévoilées récemment, où des conseillers critiquent la position égyptienne et minimisent son rôle de médiateur, seraient au cœur de cette piste. 

Messages controversés et diplomatie affectée

Parmi les correspondances examinées, certaines publiées en tant que preuves potentiellement significatives montrent des échanges entre Feldstein et un autre conseiller, Yisrael Einhorn. Ces messages incluent des attaques verbales contre l’Égypte, telles que « on ne peut pas faire confiance aux Égyptiens » ou des insinuations selon lesquelles « des officiers militaires israéliens profiteraient des trafics d’armes vers le Hamas ». 

Un responsable impliqué dans les négociations a déclaré aux enquêteurs que ces messages avaient manifestement nui aux efforts égyptiens pour faire progresser l’un des volets de libération d’otages, et que cela avait fragilisé la médiation menée notamment par Le Caire. 

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Quand l’IA déshabille des filles et alimente la haine d’Israël : les dérives incontrôlées de Grok sur X

nouvelles À la demande des utilisateurs : Grok « déshabille » les femmes et les habille en bikinis.

 

À la demande des utilisateurs : Grok « déshabille » les femmes et les habille en bikinis.

Une nouvelle forme d’abus numérique : l’IA transforme des images en nus et bikini

Un phénomène troublant s’est récemment répandu sur la plateforme X (anciennement Twitter). Des utilisateurs exploitent Grok, le chatbot à intelligence artificielle développé par xAI sous l’égide d’Elon Musk, pour altérer des photos de femmes, les « dépouillant » virtuellement de leurs vêtements ou les habillant de maillots de bain. Ce qui n’était qu’une dérive marginale de l’IA est devenu un abus accessible en quelques clics. 

Des requêtes choquantes et l’absence de filtres

Sur X, il suffit désormais d’envoyer à Grok une demande du type « mets-la en bikini » pour que l’outil génère immédiatement une image retouchée selon cette demande. Cette fonctionnalité a mis en lumière l’absence presque totale de garde-fous dans l’outil, qui répond à des requêtes sans discernement moral ou éthique, y compris lorsque celles-ci concernent des personnes réelles. 

Une prise de conscience tardive de personnalités publiques

La musicienne brésilienne Julie Yokari, 31 ans, en a fait l’expérience. Après avoir posté une photo personnelle, des utilisateurs ont sollicité Grok pour la transformer en image en bikini. Contre toute attente, l’outil a répondu à ces commandes, générant des images manipulées de façon explicite. Elle a partagé son indignation sur X, s’interrogeant sur la légalité et l’éthique de telles modifications. 

Des cas similaires ont été signalés à l’étranger : Samantha Smith, journaliste britannique, a constaté que des images modifiées par Grok la montrant en tenues provocantes circulaient en ligne, provoquant une vague d’indignation. 

Un outil sans limites apparentes

Des technologies similaires à celles de Grok, parfois appelées « nudifiers », existaient déjà dans des cercles plus restreints ou sur des plateformes spécialisées. Mais l’intégration directe dans un chatbot grand public a démocratisé la pratique, la rendant accessible à tous sans compétences techniques ou contourner des contraintes. 

Des experts en réglementation de l’IA ont alerté depuis longtemps sur les risques de tels outils. Selon eux, sans modération stricte ou mécanismes de filtrage robustes, ces systèmes peuvent devenir des « armes » de manipulation de l’image, avec des conséquences sociales graves. 

Silence et réactions officielles

Au début, la réaction d’Elon Musk a été embarrassée : un simple emoji riant face au problème a suivi des déclarations indiquant que l’usage inapproprié de Grok serait considéré comme illégal et que la responsabilité incombait aux utilisateurs plutôt qu’à l’outil. Cette prise de position a été critiquée comme insuffisante par des observateurs, qui estiment que la plateforme n’a pas mis en place les mesures nécessaires pour empêcher la création et la diffusion de contenus choquants. 

Une IA aussi perméable à la haine idéologique

Au-delà des dérives sexuelles et de l’atteinte à la dignité des femmes, l’article souligne que Grok est également utilisé comme vecteur de discours idéologiques hostiles, notamment dans le contexte israélien.

Des utilisateurs ont sollicité l’IA pour produire ou détourner des images de responsables politiques liés à Israël, dans une logique de caricature, de dénigrement ou de provocation. Le cas de Benjamin Netanyahu est cité parmi d’autres figures publiques, non comme une analyse politique en soi, mais comme illustration d’un phénomène plus large : l’absence de filtres permettant à l’IA de distinguer critique légitime, manipulation visuelle et propagande hostile.
Cette porosité transforme l’outil en amplificateur de discours biaisés, révélant combien l’intelligence artificielle, livrée sans garde-fous, peut nourrir des formes contemporaines de haine politique, y compris à l’encontre d’Israël.

 

Guerre judiciaire contre Israël : plainte déposée contre un soldat en séjour à Prague

Guerre judiciaire contre Israël : plainte déposée contre un soldat en séjour à Prague

Une ONG belge dépose une plainte pénale contre un soldat israélien en République tchèque

La Fondation Hind Rajab a annoncé, vendredi 2 janvier 2026, avoir saisi les autorités judiciaires tchèques d’une plainte pénale visant un soldat des Forces de défense israéliennes (Tsahal). La plainte, déposée auprès du bureau du procureur général de Prague, l’accuse d’actes constitutifs de crimes de guerre, de persécution et de génocide, allégués avoir été commis lors de l’offensive israélienne à Gaza. 

Identification du soldat et contexte de la plainte

La plainte vise Hagay Monsonego, soldat de l’armée israélienne, actuellement en visite privée à Prague. Selon la HRF, il aurait été déployé à Gaza entre décembre 2023 et novembre 2025, période durant laquelle l’armée israélienne a mené des opérations intensives dans l’enclave palestinienne après l’attaque du Hamas le 7 octobre 2023. 

La plainte affirme que Monsonego, en tant que membre du 424e bataillon « Shaked » de la brigade Guivati, aurait participé à des opérations liées notamment au siège et à la démolition du complexe médical Al-Shifa, le plus grand hôpital de Gaza, utilisé par les autorités israéliennes comme cible stratégique contre des infrastructures supposées servir de bases à des combattants du Hamas. 

Accusations précises portées par la plainte

La HRF prétend que les actions reprochées à Monsonego s’inscrivent dans une série d’actes graves commis à Gaza :

Attaques contre des installations médicales protégées ;

Siège de civils, patients et personnel soignant ;

Détentions massives et mauvais traitements de civils palestiniens ;

Utilisation de tactiques humiliantes et dégradantes lors d’arrestations. 

La plainte invoque à cet égard la compétence universelle du droit tchèque, selon laquelle les autorités judiciaires sont tenues, en vertu du droit international et du code pénal national, d’enquêter lorsque des crimes graves tels que génocide et crimes de guerre sont suspectés sur leur territoire. 

Un tournant dans la stratégie judiciaire de la HRF

Pour la Hind Rajab Foundation, cette plainte est la troisième déposée en République tchèque contre des soldats israéliens depuis plusieurs mois. L’organisation affirme qu’elle marque un passage d’un test de théorie juridique à un test de mise en pratique par les États des obligations découlant du droit international. 

Dyab Abou Jahjah, directeur général de la HRF, a insisté : « Les États qui prétendent être gouvernés par l’état de droit doivent le prouver en pratique. S’engager sérieusement dans ces dossiers n’est pas un choix politique mais une obligation juridique et morale. » 

Origine, objectifs et antécédents de la Fondation Hind Rajab

La Fondation Hind Rajab (HRF), établie à Bruxelles en 2024, est une organisation non gouvernementale qui se donne pour mission de mettre fin à ce qu’elle qualifie d’impunité israélienne pour des crimes commis contre des civils palestiniens, en particulier dans la bande de Gaza. Elle porte le nom de Hind Rajab, une fillette gazaouie de cinq ou six ans tuée lors d’une offensive israélienne en janvier 2024, dont la mort est devenue un symbole pour les mouvements pro-palestiniens internationaux. 

Depuis sa création, la HRF a multiplié les actions judiciaires dans le monde : à l’International Criminal Court (CPI), où elle a déposé des plaintes contre des responsables militaires et politiques israéliens, et dans plusieurs pays en Europe, en Amérique latine et ailleurs, déposant plaintes et demandes d’arrestation contre des soldats israéliens pour génocide, crimes de guerre ou crimes contre l’humanité présumés. 

Réaction de l’État israélien et précédents similaires

Israël, qui nie catégoriquement avoir commis des crimes de guerre ou un génocide à Gaza, considère ces démarches comme politiques et potentiellement dangereuses pour la sécurité de ses citoyens. Des cas antérieurs montrent que des soldats israéliens ont dû abandonner des voyages à l’étranger après des plaintes de la HRF, notamment au Brésil en janvier 2025, où un militaire en vacances a quitté le pays pour éviter une éventuelle arrestation sur la base d’accusations similaires. 

Jusqu’à présent, malgré ces dépôts de plainte et parfois des arrestations temporaires de soldats en Europe, aucune des actions initiées par la HRF n’a abouti à une condamnation pour crimes de guerre ou génocide. 

Défis juridiques et contexte international

Ce type de plainte engage des débats sensibles autour de la compétence universelle et de l’application du droit international aux membres des forces armées étrangères en visite dans un pays tiers. Les États qui reconnaissent cette compétence font face à un dilemme : soit ouvrir des enquêtes judiciaires complexes, soit risquer des critiques pour protéger de fait des individus potentiellement impliqués dans des violations graves. 

Pour l’heure, les autorités tchèques n’ont pas encore réagi publiquement à la plainte déposée à Prague. Les prochains jours pourraient être déterminants pour savoir si le dossier sera suivi d’une enquête officielle ou classé sans suite. 

Des Iraniens affirment : Israël et les Etats-Unis peuvent renverser le régime

Des Iraniens affirment : Israël et les Etats-Unis peuvent renverser le régime

« Le peuple est arrivé à bout, il n’a plus peur » : Témoignages au cœur de la contestation en Iran

Une semaine après le début des manifestations en Iran, des opposants au régime des ayatollahs se sont confiés à la chaîne israélienne Channel 12, exprimant l’espoir d’une intervention des États-Unis et d’Israël en faveur des protestataires. « Je demande aux États-Unis, et à Israël en particulier, d’aider le peuple iranien à restaurer la paix », a déclaré Dariush, habitant de Téhéran. Hossein, originaire de Karaj, a adressé un message aux forces de sécurité : « Si ce régime abhorré tombe, vous devrez rendre des comptes. »

Témoignages d’habitants iraniens

Trois Iraniens opposés au régime ont décrit, lors d’une interview diffusée samedi soir, les journées décisives que traverse leur pays, marquées par des manifestations massives depuis une semaine. Ils ont partagé leur vision d’un avenir nouveau et d’une possible paix avec Israël.

Hossein, 48 ans, résidant à Karaj, a affirmé : « Le peuple a atteint ses limites et est déterminé à renverser le régime. À mesure que les protestations se poursuivent, la pression populaire s’intensifie, tout comme la répression. Mon message aux forces de sécurité, et particulièrement à la police : sachez ce que vous faites. Demain, si la République islamique abhorrée s’effondre, vous devrez répondre de vos actes. »

Dariush, 50 ans, de Téhéran, a ajouté : « Cette fois, les gens n’ont plus peur de descendre dans la rue. Cette absence de crainte provient du soutien du gouvernement israélien. Je demande au gouvernement américain, et à Israël en particulier, d’aider le peuple iranien. Si la République islamique tombe, la paix reviendra et le monde connaîtra la sérénité. »

Arash, 30 ans, de Téhéran, a estimé : « Une solution consisterait à impliquer les États-Unis aux côtés du peuple, sous l’administration Trump, pour frapper les usines de missiles et les détruire complètement. Parallèlement, sur le terrain, Israël a besoin d’une série d’opérations de renseignement ciblées et limitées pour aider le peuple iranien à triompher. »

« Ce n’est plus la même Iran » : Le changement induit par la guerre avec Israël dans les contestations

L’Iran a connu plusieurs vagues de protestations ces dernières années, rendant prématuré tout pronostic sur une menace existentielle pour le régime des ayatollahs.
Néanmoins, une impression prévaut que cette fois pourrait être différente. Rani Amrani, directeur de Radio Ran en persan et expert des affaires iraniennes, a analysé l’impact de la guerre avec Israël : « Après la guerre de douze jours, l’Iran n’est plus le même, ni le Moyen-Orient. Le peuple iranien fait preuve d’une plus grande audace dans les rues, d’un courage accru. »

L’intervention américaine au Venezuela a accentué l’inquiétude à Téhéran, qui s’est empressée de la condamner. Cette anxiété était déjà vive après le tweet menaçant du président américain Donald Trump, affirmant que « si le régime iranien tue des manifestants pacifiques, les États-Unis viendront à leur aide ». Amrani a expliqué : « Cette déclaration de Trump offre un soutien majeur au peuple iranien et incite davantage de citoyens à manifester. »

Bien que les protestations touchent de nombreux foyers à travers l’Iran, leur ampleur reste limitée. Les opposants au régime savent pertinemment que, pour menacer sa stabilité, une aide extérieure des États-Unis et d’Israël s’avère indispensable.

Bombes guidées : le Royaume-Uni et la France frappent un site de l’État islamique en Syrie

Bombes guidées : le Royaume-Uni et la France frappent un site de l’État islamique en Syrie

Bombes guidées : le Royaume-Uni et la France frappent un site de l’État islamique en Syrie

Les aviations militaires britanniques et françaises ont mené une opération conjointe rare au-delà des frontières, bombardant un entrepôt d’armements suspecté d’appartenir à l’organisation terroriste État islamique (EI) en Syrie.

Le ministère britannique de la Défense a annoncé que cette frappe, menée tard dans la nuit de samedi, a utilisé des bombes guidées Paveway 4 pour détruire plusieurs tunnels menant à l’installation. Une évaluation détaillée est en cours, mais les indications initiales suggèrent un succès.

Hausse des attaques et persistance des terroristes dans la région

Selon la chaîne saoudienne Al-Hadath, depuis la chute du régime de Bachar el-Assad le 8 décembre 2024, les attaques de l’EI en Syrie ont bondi, passant de 121 en 2023 à 294 en 2024. L’organisation emploie diverses tactiques : embuscades, engins explosifs improvisés, assassinats et attentats-suicides.

Les estimations américaines évaluaient, jusqu’en 2025, entre 2 500 et 7 000 combattants actifs de l’EI en Syrie et en Irak, avec des milliers d’autres détenus dans des prisons et camps du nord-est syrien.

Le 13 décembre, l’EI a perpétré un attentat complexe à Palmyre (Tadmur), tuant deux soldats américains et un interprète civil contractuel – premières pertes américaines sur sol syrien depuis la chute d’Assad.

La riposte américaine a été immédiate. Le 19 décembre, le Centcom, en coopération avec l’aviation jordanienne, a lancé l’opération « Œil du Faucon » : plus de 70 cibles de l’EI bombardées, avec avions, hélicoptères et drones tirant plus de 100 munitions sur quartiers généraux, dépôts d’armes et sites d’entraînement. « Notre message est clair : toute atteinte à nos forces entraînera un prix insupportable », a déclaré le Pentagone.

Du 20 au 29 décembre, des forces spéciales américaines et partenaires locaux ont conduit 11 raids au sol, éliminant sept terroristes, en capturant 17 et détruisant quatre dépôts stratégiques dans le désert syrien.

Une coopération inédite qui inquiète Israël

Des sources américaines révèlent que ces opérations terrestres s’effectuent en coordination avec les forces de sécurité du nouveau gouvernement syrien. Cette collaboration sans précédent reflète la vision du régime d’Ahmed al-Sharaa, qui voit désormais les États-Unis comme un allié dans l’éradication des éléments jihadistes, et non comme une force d’occupation.

À Jérusalem, cette rapprochement est perçu avec méfiance : un renforcement des liens Washington-Damas risque de restreindre la liberté d’action de Tsahal en Syrie.

Malgré ces succès, les services de renseignement alertent sur les tentatives de l’EI d’exploiter le vide pouvoir post-Assad pour se réorganiser dans le désert syrien. « Notre objectif est de lui interdire toute planification d’attentats contre les Américains et nos partenaires régionaux », affirme le Centcom.

Au-delà de la dégradation des capacités de l’EI, cette campagne américaine adresse un signal plus large aux acteurs régionaux, milices pro-iraniennes incluses : Washington entend rester un acteur influent et déterminé à défendre ses intérêts en Syrie.

Plongée au cœur du clan le plus dangereux d’Israël : Tarabin al-Sana la perle du crime

Plongée au cœur du clan le plus dangereux d’Israël : Tarabin al-Sana la perle du crime

La loi n’est qu’une recommandation : plongée au cœur du clan le plus dangereux d’Israël

Ils trafiquent de la drogue par drones, gèrent des réseaux de protection à l’échelle nationale et servent de mercenaires aux organisations criminelles juives.
Une descente de 600 policiers ne les a pas intimidés, et tandis que le ministre de la Sécurité nationale posait sur le terrain, ils préparaient déjà leur « vengeance ». Découvrez le clan Tarabin al-Sana – cet endroit où la loi israélienne n’est que sur le papier.

Au cœur d’une opération policière exceptionnelle dans le Néguev, où 600 agents – incluant unités d’infiltration, Garde nationale et police aux frontières – ont investi le clan Tarabin al-Sana, la riposte n’a pas tardé.
Mardi à l’aube, un individu masqué a pénétré un parking de voitures dans la commune huppée de Lahavim, lancé des cocktails Molotov et incendié cinq véhicules.
Les pompiers ont évité de justesse des dommages plus graves, mais le message est passé : la police reste impuissante face aux membres du clan.

Les enquêteurs soupçonnent une « revanche » en réponse à cette vaste descente, mais l’embarras est total : l’incendie a eu lieu sous le nez des forces massivement déployées.
C’est la deuxième fois en quelques mois que ce parking de Lahavim est visé, soulignant l’audace des criminels.

« Les membres du clan sont très hermétiques et ne se laissent pas facilement intimider », confie une source haut placée dans la police israélienne.
« La loyauté y prime sur tout. Il est difficile de les infiltrer, de les briser. Impossible d’y introduire un informateur pour documenter leurs agissements. Ils ont failli tuer des agents doubles placés dans leurs cellules. Ils sont méfiants et extrêmement rusés. »

Selon cette source, certains membres agissent comme mercenaires pour des organisations criminelles juives du centre du pays, exécutant les tâches les plus sales.
« Ils se moquent de la loi. C’est le clan le plus dangereux du Néguev, et sans doute d’Israël. Il n’a pas fallu 600 policiers par hasard pour investir un groupe de moins de deux mille personnes. La plupart obéissent au “haq al-arab” – la loi bédouine – et n’hésiteraient pas à tuer des policiers en représailles. »

Contrebande par drones et milices à Gaza

Le clan Tarabin possède une longue histoire de criminalité transfrontalière.
Avant son installation en Israël il y a plusieurs décennies, il séjournait dans l’est du Sinaï, où la police égyptienne fermait les yeux sur ses activités.
Dans les années 1980 et 1990, ses membres ont organisé d’immenses trafics de haschich, de marijuana, de milliers de Kalachnikovs et de marchandises depuis le Sinaï, profitant de l’absence de barrière. Ils ont aussi été impliqués dans le trafic de femmes d’Europe de l’Est vers la prostitution, avec de graves maltraitances.

Aujourd’hui, le clan est implanté à des points stratégiques : du Néguev à Hébron, en Jordanie et en Arabie saoudite.
À Gaza, des centaines de ses membres ont formé des milices armées que même le Hamas redoute.
En Israël, ils ont modernisé leurs méthodes : trafic d’héroïne par drones, extorsion de fonds auprès d’entrepreneurs et commerçants du sud et du centre, vols de matériel lourd de chantier. Leur audace a culminé lorsqu’un délinquant du clan, libéré du tribunal, a volé une voiture dans le parking même du palais de justice pour rentrer chez lui.

Le clan a fait la une cette semaine après une attaque violente contre la localité de Givot Bar. Des individus masqués ont sectionné la clôture, incendié des véhicules et brisé des vitres. Les habitants ont exprimé leur colère : « Si la police savait qu’ils viendraient se venger, pourquoi n’y avait-il pas de patrouilles ? C’est un fiasco. Ils auraient tout aussi bien pu commettre un massacre. »

Au sein même de la police, les critiques fusent contre la gestion de l’opération, accompagnée d’une couverture médiatique intense par le ministre de la Sécurité nationale, Itamar Ben-Gvir.
« Au lieu d’une descente surprise de qualité, le ministre donnait des interviews avant même le début », déplore un agent.
« Nous avons perdu l’effet de surprise. Nous avons distribué des contraventions et des ordres de démolition comme de simples policiers de la route, alors qu’ils étaient préparés et immunisés. Je ne serais pas surpris qu’ils disposent de tunnels souterrains et de caches secrètes. »

Pini Badash, ancien maire d’Omer, connaît le clan de près depuis les années 2000, époque où il a supervisé son déplacement de la zone d’Omer vers son emplacement actuel
. « Ils n’agissent pas par motivations nationalistes », explique-t-il.
« Ils vivent du crime organisé. Le problème est l’absence de dissuasion. Les tribunaux les libèrent rapidement et ils retournent sur le terrain. C’est une perle du crime sur laquelle tout le monde s’est endormi. »

Badash appelle à des peines plus sévères, avec de longues années de prison pour les délits contre les biens : « La police fait ce qu’elle peut, mais la justice est trop clémente. Seule une répression dure stoppera le crime qu’ils exportent à l’extérieur. »

Un ancien officier du renseignement conclut sur une note pessimiste :
« Un siège ne résoudra rien. La police ne peut maintenir des centaines d’agents sur place indéfiniment. La solution réside dans des descentes surprises quotidiennes par des unités d’élite comme le Yamam et les infiltrés, sans relations publiques ni effets d’annonce. C’est la seule façon de démanteler ce nid de frelons. »

La communauté juive de Caracas terrée dans la peur face au chaos au Venezuela

La communauté juive de Caracas terrée dans la peur face au chaos au Venezuela

Peur au sein de la communauté : les familles juives de Caracas se terrent en attendant la suite

« On cherche des boucs émissaires, nous ne voulons surtout pas que la colère se retourne contre les Juifs »

Caracas, le 4 janvier 2026 – Alors que les États-Unis ont mené, ce week-end, une opération d’envergure dans la capitale vénézuélienne aboutissant à l’arrestation du président Nicolás Maduro, transféré dans la foulée à New York, la communauté juive du pays retient son souffle. Entre appréhension et incertitude, ses membres osent à peine exprimer leurs sentiments : « Personne ne fait la fête. Nous avons très peur. »

L’arrestation de Nicolás Maduro, survenue samedi, a été menée par une unité Delta des forces spéciales américaines. Des images montrent le président déchu, menotté, escorté par des agents américains. Il lance en anglais : « Bonne nuit, bonne année et joyeuses fêtes. »

Selon des sources proches du dossier, cette opération constitue la plus risquée depuis l’élimination d’Oussama ben Laden au Pakistan en 2011. Elle se serait déroulée avec une quasi-perfection.

Marcelo Roitman, ancien émissaire du Keren Hayesod au Venezuela et marié à une Vénézuélienne, a témoigné ce matin dans une interview accordée à Niv Raskin. Il décrit l’état d’esprit de la communauté juive locale : « Nous sommes en arrêt sur image total. »

Saviez-vous que cela allait arriver ?

« Oui, à cause du blocus aérien et de tous les préparatifs américains. On pariait sur le fait qu’il monterait seul dans un avion et disparaîtrait dans l’un des pays de “l’axe du mal”. Nous sommes restés éveillés, rivés à nos téléphones, pour suivre la situation et soutenir les familles. »

Quel est l’atmosphère dans le pays ?

« Un mélange de paralysie et d’euphorie contenue, très différente de ce qu’on observe dans le reste du monde. Sortir dans la rue est terrifiant en ce moment. Le régime a mobilisé des milliers de partisans qui défilent en scandant des slogans officiels : “Ramenez Maduro !”, “À bas l’impérialisme américain !”. Pendant ce temps, ceux qui espèrent vraiment un changement restent cloîtrés chez eux, dans l’attente d’un scénario favorable. »

Quels scénarios sont envisagés ?

Marcelo Roitman détaille les perspectives possibles : « La Cour suprême avait évoqué la possibilité que la vice-présidente Delcy Rodríguez prenne le pouvoir. On sait désormais qu’elle ne coopère probablement pas avec les Américains. Il y a aussi la dirigeante de l’opposition et le président élu, qui ne se trouvent même pas au Venezuela. Les véritables vainqueurs des élections ne sont pas sur le territoire. Le pire scénario serait une simple continuité : un changement cosmétique sans véritable rupture avec la ligne actuelle. »

Une inquiétude particulière pour la communauté juive ?

« Nous craignons énormément des débordements dans les rues, même si nous espérons que cela n’arrivera pas. Nous veillons sur les communautés juives partout dans le monde et savons comment les exfiltrer en cas de besoin. Pour l’instant, je préfère ne pas trop parler de notre communauté. En ces jours de colère et de chaos, on cherche toujours des boucs émissaires. Nous sommes les derniers à vouloir que cette fureur se retourne contre nous. »

Les touristes israéliens qui visitent le Somaliland : « Une expérience hors du commun »

Les touristes israéliens qui visitent le Somaliland : « Une expérience hors du commun »

 

Les touristes israéliens qui visitent le Somaliland : « Une expérience hors du commun »

Dans une région du monde souvent associée à l'instabilité, le Somaliland, territoire autoproclamé indépendant depuis 1991, attire un nombre croissant de visiteurs israéliens en quête d'aventure authentiques.

Une destination inattendue pour les Israéliens

Ces derniers mois, plusieurs groupes de touristes originaires d'Israël ont foulé le sol du Somaliland, État non reconnu internationalement mais stable mais reconnu par Israël depuis le 26 décembre 2025 et pacifique comparé à la Somalie voisine. Ils décrivent un accueil chaleureux, des paysages préservés et une culture riche, loin des circuits touristiques classiques.

« Une expérience pas normale »

L'un des visiteurs, interrogé par les journalistes, qualifie son séjour de « expérience hors du commun  » – une expérience pas ordinaire. Parmi les highlights : les peintures rupestres de Laas Geel, datant de plusieurs millénaires, les plages immaculées de Berbera et les marchés animés de Hargeisa, la capitale.

Les voyageurs soulignent la sécurité relative du territoire, patrouillé par une police efficace, et l'hospitalité des habitants, souvent curieux de rencontrer des Israéliens.

Des liens discrets entre Israël et le Somaliland

Bien que sans relations diplomatiques officielles, des échanges informels existent. Des délégations israéliennes ont visité le pays par le passé, et certains observateurs y voient un intérêt stratégique partagé face à des menaces régionales communes.

Ces touristes pionniers contribuent à faire connaître cette destination méconnue, tout en soulignant les défis : infrastructures limitées et absence de reconnaissance internationale qui complique les voyages.

Depuis le 26 décembre  date à laquelle Israël a reconnu le Somaliland comme État souverain établit désormais des liens diplomatiques formels entre les deux pays.

Un tourisme aventure qui séduit

Pour ces Israéliens, le Somaliland représente l'ultime aventure : un territoire hors des sentiers battus, où l'on vit des moments intenses et authentiques. « C'est un endroit qui change votre perspective sur le monde », confie l'un d'eux.

Alors que le tourisme mondial reprend, cette petite nation de la Corne de l'Afrique pourrait bien devenir une perle rare pour les explorateurs avertis.

Isri Halpern triomphe aux Prix du Cinéma Israélien avec son documentaire "Un fier garçon juif "

Isri Halpern triomphe aux Prix du Cinéma Israélien avec son documentaire "Garçon juif fier"

Isri Halpern triomphe aux Prix du Cinéma Israélien avec Un fier garçon juif 

Paris, 7 novembre 1938. Un adolescent juif de dix-sept ans tire dans le hall d’une ambassade. Son geste, solitaire et désespéré, sera instrumentalisé par le régime nazi pour déclencher la Nuit de Cristal et ouvrir l’ère des pogroms systématiques.
Près de neuf décennies plus tard, ce nom — Herschel Grynszpan — revient à l’écran, arraché à la caricature propagandiste pour être replacé dans sa vérité humaine. Un fier garçon juif ne réécrit pas l’Histoire : il la regarde enfin en face.

Jérusalem, 3 janvier 2026. Aux Bâtiments de la Nation, la toute première édition des Prix du Cinéma Israélien, organisée par le Ministère de la Culture et des Sports, a consacré  un fier garçon juif  (Proud Jewish Boy) Meilleur Documentaire. Une soirée inaugurale, dense, grave, où le cinéma a rappelé sa mission première : donner chair au passé pour éclairer le présent.

Un prix inaugural, une œuvre qui s’impose

Cette première cérémonie marque un jalon culturel. Elle ne récompense pas seulement des talents ; elle affirme une ligne : celle d’un cinéma qui ose la profondeur, l’exigence et la mémoire. Un fier garçon juif s’est distingué par sa capacité rare à transformer l’archive en récit vivant, sans simplifier ni absoudre. Le jury a salué une narration qui tient ensemble rigueur historique et émotion juste, et qui redonne au documentaire sa puissance de questionnement.

Isri Halpern, une vision totale

Réalisateur, producteur, directeur de la photographie et monteur, Isri Halpern signe une œuvre totale. Né en Israël, il s’est imposé par un regard précis sur l’identité juive, la Shoah et la Seconde Guerre mondiale.

D’une durée d’environ 87 minutes, le film est soutenu par le New Fund for Cinema and Television et diffusé par Kan 11. Halpern ne commente pas : il enquête, assemble, confronte.

1938, Paris : le geste et son détournement

Au cœur du film, l’histoire de Herschel Grynszpan. Le 7 novembre 1938, à Paris, rue de Lille dans le 7ᵉ arrondissement, le jeune réfugié juif abat le diplomate allemand Ernst vom Rath.

La machine nazie s’empare aussitôt de l’événement : Joseph Goebbels transforme l’acte individuel en prétexte d’État. Les vitrines volent en éclats, les synagogues brûlent : la Nuit de Cristal scelle le passage à la persécution de masse.
Halpern déconstruit cette instrumentalisation, questionne la responsabilité individuelle face à l’oppression collective et restitue la complexité d’un adolescent broyé par l’Histoire.

Une écriture visuelle au service de la vérité

Archives rares, entretiens familiaux et travaux de chercheurs s’entrelacent à des séquences d’animation audacieuses signées David Polonsky et Michael Faust.
La bande-son immersive, composée par Halpern avec Sagiv Ohana, ne surligne jamais : elle accompagne. Le film refuse l’effet facile et préfère la tension morale, celle qui oblige le spectateur à penser.

Isri Halpern triomphe auPrix du Cinéma Israélien avec son documentaire "Garçon juif fier"

Isri Halpern triomphe auPrix du Cinéma Israélien avec son documentaire "Un fier garçon juif "

 

Ce film ne surgit pas du néant : il s’inscrit dans une mémoire bien plus ancienne, portée notamment par le travail de Franck d’Almeida (Zolty) qui, dès 2013, avait entrepris de reconstituer l’histoire familiale et intime d’Herschel Grynszpan, bien au-delà du symbole figé par la propagande nazie.

L’hommage du jury

Le jury a résumé l’impact de l’œuvre en des termes clairs : « Une expérience cinématographique élargie, qui confère à une histoire importante et significative une profondeur émotionnelle et une nouvelle perspective, et met en lumière le pouvoir du documentaire d’exposer, de bouleverser et de résonner dans le temps. » Une reconnaissance qui dit l’essentiel : ce film traverse les époques parce qu’il parle à la nôtre.

Une œuvre pour aujourd’hui

Présenté au Festival du Film de Haïfa en 2025, Un fier garçon juif  s’impose comme une méditation sur la résilience et la fierté juive, sans pathos ni simplisme. Il éclaire les racines de la Shoah et rappelle, avec une lucidité implacable, comment un récit peut être tordu pour justifier l’innommable.

En recevant ce prix, Isri Halpern et son équipe — dont Shlomi Amsalem, pour les images de la cérémonie — rappellent que le cinéma est un acte de mémoire. Pas un monument figé : un geste vivant. Dans un monde où l’histoire est sans cesse disputée, Un fier garçon juif s’élève comme une œuvre nécessaire, ferme, et profondément humaine.