Bombes guidées : le Royaume-Uni et la France frappent un site de l’État islamique en Syrie

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Bombes guidées : le Royaume-Uni et la France frappent un site de l’État islamique en Syrie

Bombes guidées : le Royaume-Uni et la France frappent un site de l’État islamique en Syrie

Les aviations militaires britanniques et françaises ont mené une opération conjointe rare au-delà des frontières, bombardant un entrepôt d’armements suspecté d’appartenir à l’organisation terroriste État islamique (EI) en Syrie.

Le ministère britannique de la Défense a annoncé que cette frappe, menée tard dans la nuit de samedi, a utilisé des bombes guidées Paveway 4 pour détruire plusieurs tunnels menant à l’installation. Une évaluation détaillée est en cours, mais les indications initiales suggèrent un succès.

Hausse des attaques et persistance des terroristes dans la région

Selon la chaîne saoudienne Al-Hadath, depuis la chute du régime de Bachar el-Assad le 8 décembre 2024, les attaques de l’EI en Syrie ont bondi, passant de 121 en 2023 à 294 en 2024. L’organisation emploie diverses tactiques : embuscades, engins explosifs improvisés, assassinats et attentats-suicides.

Les estimations américaines évaluaient, jusqu’en 2025, entre 2 500 et 7 000 combattants actifs de l’EI en Syrie et en Irak, avec des milliers d’autres détenus dans des prisons et camps du nord-est syrien.

Le 13 décembre, l’EI a perpétré un attentat complexe à Palmyre (Tadmur), tuant deux soldats américains et un interprète civil contractuel – premières pertes américaines sur sol syrien depuis la chute d’Assad.

La riposte américaine a été immédiate. Le 19 décembre, le Centcom, en coopération avec l’aviation jordanienne, a lancé l’opération « Œil du Faucon » : plus de 70 cibles de l’EI bombardées, avec avions, hélicoptères et drones tirant plus de 100 munitions sur quartiers généraux, dépôts d’armes et sites d’entraînement. « Notre message est clair : toute atteinte à nos forces entraînera un prix insupportable », a déclaré le Pentagone.

Du 20 au 29 décembre, des forces spéciales américaines et partenaires locaux ont conduit 11 raids au sol, éliminant sept terroristes, en capturant 17 et détruisant quatre dépôts stratégiques dans le désert syrien.

Une coopération inédite qui inquiète Israël

Des sources américaines révèlent que ces opérations terrestres s’effectuent en coordination avec les forces de sécurité du nouveau gouvernement syrien. Cette collaboration sans précédent reflète la vision du régime d’Ahmed al-Sharaa, qui voit désormais les États-Unis comme un allié dans l’éradication des éléments jihadistes, et non comme une force d’occupation.

À Jérusalem, cette rapprochement est perçu avec méfiance : un renforcement des liens Washington-Damas risque de restreindre la liberté d’action de Tsahal en Syrie.

Malgré ces succès, les services de renseignement alertent sur les tentatives de l’EI d’exploiter le vide pouvoir post-Assad pour se réorganiser dans le désert syrien. « Notre objectif est de lui interdire toute planification d’attentats contre les Américains et nos partenaires régionaux », affirme le Centcom.

Au-delà de la dégradation des capacités de l’EI, cette campagne américaine adresse un signal plus large aux acteurs régionaux, milices pro-iraniennes incluses : Washington entend rester un acteur influent et déterminé à défendre ses intérêts en Syrie.

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