Archives de novembre 2014

Pourquoi les élèves israéliens osent, quand les élèves français craignent l’échec

Pourquoi les élèves israéliens osent, quand les élèves français craignent l’échec

🇮🇱 Israël vs 🇫🇷 France : deux visions opposées de l’éducation

Deux systèmes scolaires à l’image de leurs sociétés : centralisé contre communautaire

En France, l’éducation a longtemps été le domaine réservé d’une élite républicaine fondée sur le mérite, la compétition et la conformité. L’enseignement y est massivement centralisé, structuré par des programmes stricts, des évaluations normées et des classements. L’enfant est un élève avant d’être un individu.

En Israël, à l’inverse, le système est éclaté, diversifié, souvent localisé, avec une forte autonomie accordée aux écoles. Le pays compte quatre grands réseaux éducatifs : public laïc, religieux sioniste, haredi (ultra-orthodoxe) et arabe. Cela génère de profondes disparités, mais permet aussi des approches pédagogiques souvent plus humaines et adaptables.

En France : la peur comme moteur d’apprentissage ?

Longtemps, l’enseignement français s’est appuyé sur une pédagogie autoritaire.
La réussite scolaire était le fruit d’une sélection impitoyable, d’un langage de la sanction, du redoublement et du classement.
Il fallait “tenir sa classe”, “faire ses preuves”, “rentrer dans le moule”.
L’erreur y était stigmatisée, rarement perçue comme une étape nécessaire de l’apprentissage.

Cette logique a contribué à une atmosphère anxiogène pour les élèves les plus fragiles. Comme le résume la sociologue Marie Duru-Bellat : « En France, l’école aime l’excellence, mais pas la diversité. » Des phrases telles que « vous n’y arriverez jamais », ou « vous êtes trop lents », ont été le lot quotidien de nombreuses générations.

 En Israël : encourager plutôt que punir

Le système éducatif israélien, bien que très exigeant sur les résultats en mathématiques, en sciences ou en hébreu, repose sur un discours profondément valorisant envers les élèves. Ici, l’encouragement est culturellement ancré, inspiré par les valeurs communautaires et le sionisme éducatif des débuts.

Il est fréquent d’entendre un enseignant dire à un élève en difficulté : « Tu n’es peut-être pas encore au niveau, mais tu vas y arriver. Ce qui compte, c’est de ne pas abandonner. »
On célèbre la participation avant la réussite : « Tu n’es pas arrivé premier ? L’important, c’est que tu as couru. L’année prochaine, tu courras plus vite. »

L’approche israélienne est donc moins rigide, parfois même désordonnée dans son organisation, mais elle repose sur une vision optimiste et bienveillante du potentiel de l’enfant.

La place de l’individu dans le groupe

En France, l’individu est évalué par rapport aux autres. Il doit faire mieux que ses camarades. L’éducation est compétitive, parfois élitiste. Même les outils numériques récents, comme Parcoursup ou la notation continue, perpétuent cette logique.

En Israël, l’enfant est vu comme un être en devenir, unique et perfectible. L’inclusion des enfants à besoins particuliers y est plus systématique. Un élève ayant des troubles d’apprentissage pourra bénéficier de l’aide d’un “méthapelet”, un assistant spécialisé financé par l’État ou par l’école.

L’implication parentale et l’éducation émotionnelle : un pilier israélien

En Israël, l’implication des parents dans la scolarité des enfants est souvent bien plus marquée qu’en France. Dans les écoles primaires, notamment dans les villes moyennes et les kibboutz, il n’est pas rare de voir les parents participer activement à la vie de l’établissement : accompagnement aux sorties, projets pédagogiques, rencontres fréquentes avec les enseignants.
Cette proximité crée une forme de cocon éducatif où l’enfant est vu comme un sujet global, et non comme un simple réceptacle de savoirs
Par ailleurs, de nombreuses écoles intègrent des modules d’éducation émotionnelle et sociale dès les petites classes, afin de favoriser la gestion des conflits et le développement de l’estime de soi.

Le poids des examens et les inégalités structurelles en France

En France, si l’Éducation nationale a tenté d’introduire des pédagogies alternatives et des dispositifs comme les conseils de vie collégienne ou les classes inclusives, l’ampleur du système freine les réformes profondes.
Le poids des concours, comme le baccalauréat ou les épreuves du Brevet, maintient une logique de performance très académique.
Pourtant, les récentes enquêtes PISA ont souligné une autre faiblesse française : le fossé grandissant entre les élèves issus de milieux favorisés et ceux issus de familles modestes.

En Israël aussi les écarts sociaux existent, mais la diversité culturelle du pays pousse les écoles à expérimenter des approches différenciées selon les publics, avec davantage de souplesse et d’ajustement local.

Mais tout n’est pas rose : le fléau du harcèlement scolaire en Israël aussi

Si le discours éducatif israélien est plus chaleureux, le harcèlement scolaire y est également un phénomène préoccupant. Selon une étude du ministère israélien de l’Éducation en 2022, près d’un élève sur trois affirme avoir été victime de harcèlement verbal, physique ou numérique.

Dans certains établissements, notamment dans les écoles haredies ou dans des zones en difficulté, les violences entre élèves sont parfois mal encadrées. Le manque de formation spécifique des enseignants à la gestion des conflits et du harcèlement est une faille notable.

Les réseaux sociaux aggravent ce phénomène. WhatsApp, Instagram ou TikTok sont devenus des vecteurs de moqueries, d’exclusions virtuelles et de campagnes de harcèlement. Les adolescents israéliens, tout comme les français, vivent sous pression : sociale, scolaire, identitaire.

Une relation différente à l’erreur et à la créativité

En Israël, on dit souvent que l’échec est une étape du succès. Cette philosophie imprègne les salles de classe : les élèves sont invités à prendre la parole, à débattre, à remettre en question. La parole est libre, parfois même au détriment de la discipline, mais toujours au service de l’apprentissage.

En France, l’école est encore largement perçue comme un lieu de savoir descendant, où l’on écoute plus qu’on ne parle, et où l’on apprend à réciter plus qu’à innover. Des efforts récents tentent d’inverser cette tendance, mais les freins culturels et institutionnels sont encore nombreux.

L’exemple de la Start-Up Nation : échec, innovation, résilience

Le modèle éducatif israélien reflète la culture entrepreneuriale du pays. À l’école comme dans les incubateurs, on valorise l’audace, l’essai, le droit à l’erreur. Cela donne des élèves qui, une fois adultes, osent créer, échouer, recommencer.

En France, l’échec reste un stigmate. Il est souvent perçu comme un défaut personnel plus que comme une étape d’apprentissage. C’est un poids qui bride l’innovation et l’expression de soi.

Deux modèles à confronter pour mieux apprendre ?

L’école française gagnerait à s’inspirer de la chaleur, de la flexibilité et de la foi en l’enfant qui caractérisent nombre d’écoles israéliennes. De leur côté, les établissements israéliens gagneraient à institutionnaliser davantage la lutte contre le harcèlement scolaire, à former les enseignants, et à structurer davantage certaines filières.

Un avenir éducatif plus harmonieux pourrait naître de la rencontre entre l’exigence française et la bienveillance israélienne, entre la rigueur républicaine et la souplesse communautaire. Apprendre à mieux éduquer, c’est peut-être aussi apprendre à écouter les enfants – au-delà des frontières.

 

La vérité sur le Hamas : 600 jours de guerre et toujours 20 000 terroristes actifs

La vérité sur le Hamas : 600 jours de guerre et toujours 20 000 terroristes actifs

Hamas : 20 000 terroristes retranchés, une guerre sans règles face à une armée éthique

Une guerre asymétrique dans l’enfer de Gaza

Depuis plus de 600 jours, Israël mène une guerre existentielle contre une organisation terroriste sans visage ni honneur : le Hamas. Dans les tunnels de Gaza, à l’ombre des ruines qu’ils ont eux-mêmes provoquées, se terrent encore environ 20 000 terroristes armés, endoctrinés, et prêts à mourir pour un fanatisme religieux qui érige la haine d’Israël comme ultime programme politique.

Malgré plus de 19 mois de guerre, le Hamas conserve une capacité militaire significative dans la bande de Gaza. Les estimations israéliennes actuelles évaluent à environ 40 000 le nombre de combattants actifs, un chiffre équivalent à celui d’avant le 7 octobre 2023 . Cette résilience s’explique en partie par le recrutement de 10 000 à 15 000 nouveaux membres, souvent jeunes et sans formation militaire, compensant les pertes subies depuis le début du conflit .

Malgré les pertes colossales qu’ils ont subies, les chefs historiques du Hamas – Muhammad Deif, Yahya Sinwar, Ismail Haniyeh , Mohamed Sinwar– ont été éliminés. Mais leur vision nihiliste, celle du 7 octobre, continue d’empoisonner les ruelles et les souterrains de Gaza. L’organisation, qui a perdu ses centres de production d’armes, ses usines, ses bases stratégiques, continue néanmoins à se battre grâce à une tactique d’éparpillement et de déshumanisation absolue de sa propre population.

« Le Hamas n’a plus de structure ordonnée », confirme un haut responsable de Tsahal, « mais il conserve une capacité de nuisance très élevée. »

La structure militaire du Hamas, notamment les Brigades Izz al-Din al-Qassam, repose sur une organisation en cinq brigades régionales, comprenant environ 24 bataillons et 140 compagnies. Chaque brigade dispose de capacités spécialisées, telles que le lancement de roquettes, les missiles antichars, la défense aérienne, les tireurs d’élite et les unités d’ingénierie

Un arsenal toujours dangereux, mais incontrôlé

L’armée israélienne estime que le Hamas dispose encore de plusieurs dizaines de roquettes à longue portée, et de centaines, voire de milliers de roquettes à courte portée ainsi que de mortiers. Ces chiffres restent volontairement flous : ils traduisent surtout l’ampleur de l’opacité dans laquelle le Hamas a plongé Gaza depuis des années.

La menace ne réside pas seulement dans la quantité, mais dans la méthode : chaque tir de roquette est déclenché depuis une école, une mosquée, ou une clinique. Chaque engin explosif est placé à proximité d’enfants. Tsahal opère donc dans un champ de mines humain, où chaque tir israélien est instrumentalisé pour nourrir la propagande mensongère d’une prétendue “occupation”, alors qu’il s’agit d’une réponse à un massacre.

Un réseau de tunnels et une stratégie de lâcheté

Le Hamas a survécu grâce à son réseau de tunnels : un “métro” souterrain tentaculaire, non détectable depuis les airs, et truffé de pièges, d’engins explosifs, de réserves d’armes, et de caméras miniatures. Les combattants de Tsahal y avancent mètre par mètre, au prix de leur vie, pour libérer les otages et éradiquer la menace. C’est une guerre souterraine, dans laquelle le Hamas, en l’absence d’armes de haute technologie, se sert du terrain pour compenser son dénuement.

« Ils n’ont plus de soutien logistique structuré », explique un officier du renseignement, « mais leur réseau de tunnels leur permet encore de coordonner des embuscades, de poser des bombes, et de se déplacer sans visibilité. »

Des ressources économiques en chute libre

Le Hamas connaît une crise financière sévère. Les aides iraniennes s’essoufflent, les transferts en provenance du Qatar sont surveillés, et les fonds transitant par le Liban ou la Turquie sont de plus en plus difficiles à dissimuler. Le salaire moyen d’un combattant du Hamas est désormais de 900 shekels par mois, contre 1 200 auparavant. Le pillage de l’aide humanitaire reste leur seule planche de salut.

Ils volent, affament, et manipulent leur propre population. Et pourtant, ils osent encore accuser Israël d’être responsable du sort des Gazaouis.

Une population civile en otage du Hamas

C’est là tout le drame. Le Hamas ne combat pas seulement Israël : il combat la vérité. Il cache ses munitions sous les écoles, empêche les civils de fuir, interdit les évacuations, et abat ceux qui tentent de fuir les zones de guerre. À Rafah, à Khan Younès, à Beit Lahia, les scènes se répètent : Tsahal ouvre des corridors humanitaires, le Hamas les ferme avec des balles dans le dos.

Mais les lignes bougent. De plus en plus de Gazaouis osent défier le Hamas, bloquant ses tirs de roquettes, fuyant les zones qu’ils contrôlent. La peur recule lentement, mais le prix à payer est effroyable.

« Quand le désespoir l’emportera sur la peur, le peuple se dressera contre le Hamas », espère un général israélien. « Mais cela prendra du temps. »

Tsahal avance, mais le combat est total

L’armée israélienne contrôle aujourd’hui 75 % de la bande de Gaza. Les forces spéciales et les brigades blindées y opèrent sans relâche. À chaque conquête d’un quartier, l’armée détruit les ruines pour éviter qu’elles ne servent de nouveau repaire aux terroristes. Cette méthode est stratégique, pas punitive : elle vise à éradiquer la terreur jusque dans ses racines.

« Nous n’avons pas le luxe de nous tromper », affirme un officier supérieur. « Chaque tunnel ignoré, chaque roquette non repérée peut coûter des vies israéliennes. »

L’objectif de Tsahal est triple : désintégrer les capacités militaires du Hamas, libérer les otages, et empêcher que Gaza ne redevienne une base terroriste. Mais sans solution politique claire, l’armée sait que sa victoire militaire, aussi totale soit-elle, devra être relayée par une vision diplomatique cohérente.

La guerre n’est pas finie, mais Israël n’a pas le choix

Israël ne mène pas une guerre d’occupation, ni une guerre de vengeance. Il mène une guerre de survie. Face à un ennemi qui rêve de sa disparition, Israël ne peut se permettre la faiblesse. Le 7 octobre l’a prouvé : le Hamas ne veut ni paix, ni État, ni avenir. Il veut seulement tuer, mutiler, enlever, terroriser.

Et pourtant, Tsahal reste fidèle à son éthique. Elle avertit, évacue, ouvre des couloirs humanitaires. Elle respecte le droit international, quand bien même l’ennemi ne respecte rien. Cette guerre asymétrique n’a rien de conventionnel. C’est un combat pour la lumière dans les tunnels de l’obscurité.

 

Israël face à une crise invisible : Plus de 500 000 Israéliens en détresse mentale depuis le début de la guerre

Israël face à une crise invisible : Plus de 500 000 Israéliens en détresse mentale depuis le début de la guerre

Plus de 500 000 Israéliens ont demandé une aide psychologique depuis le début de la guerre (c’est-à-dire depuis l’attaque du 7 octobre 2023).

Ce chiffre inclut non seulement les soldats et réservistes, mais aussi les civils, les familles des soldats, les victimes d’attaques terroristes, les habitants du sud et du nord d’Israël sous le feu, et plus largement toute personne affectée psychologiquement par la guerre.

Cette donnée provient d’un rapport national agrégé qui compile les chiffres des grandes ONG comme ERAN, NATAL, Sahar, l’Association pour la santé mentale d’Israël (Enosh), ainsi que les services publics comme les centres médicaux, l’armée et les HMO (organismes de santé).

C’est un indicateur massif du traumatisme collectif que traverse actuellement la société israélienne.La guerre invisible : la détresse mentale des soldats israéliens après 600 jours de conflit

Une fracture silencieuse au sein de la société israélienne

Alors qu’Israël entre dans le 600e jour de guerre contre le Hamas à Gaza, une autre bataille, plus insidieuse, se joue loin du front. Elle ronge les esprits, fragilise les familles, mine les fondations morales du pays. Il s’agit de la crise de santé mentale que traversent des milliers de soldats et réservistes de Tsahal, une hémorragie psychologique que certains décrivent déjà comme une “catastrophe nationale”.

Un rapport inédit de l’ONG israélienne ERAN (Secours Émotionnel), dévoilé à l’approche de ce sinistre anniversaire, met en lumière l’ampleur alarmante du phénomène. L’organisation, spécialisée dans l’assistance psychologique, a enregistré plus de 66 000 appels depuis le 7 octobre — date de l’attaque sans précédent du Hamas — émanant de soldats, de réservistes et de leurs proches. Mais les responsables estiment que les chiffres réels sont bien plus élevés, nombre de militaires choisissant de rester anonymes par honte ou peur de l’étiquette.

“J’aurais préféré mourir à Gaza”

Le témoignage glaçant rapporté par la Dre Shiri Daniels, directrice clinique nationale d’ERAN, illustre avec force la profondeur du malaise : « Un réserviste nous a dit qu’il aurait préféré mourir à Gaza. Il ressent une culpabilité non seulement de ne pas être tombé au combat, mais aussi d’avoir osé demander de l’aide. » Ce sentiment de “culpabilité du survivant” s’est banalisé parmi ceux qui sont revenus du front. La violence des combats, les pertes humaines, et la dissonance entre l’univers militaire et la vie familiale ont laissé des séquelles lourdes.

La Dre Daniels insiste : « Certains nous confient que leur entreprise a fait faillite ou qu’ils ne trouvent plus d’emploi. Mais au-delà de ces difficultés économiques, c’est l’impact sur la cellule familiale qui les ronge. Ils passent de l’état d’alerte permanent à celui de père ou de conjoint, sans transition. Beaucoup s’en veulent de perdre patience avec leurs enfants ou de ne pas réussir à être présents pour leur partenaire. »

Du traumatisme à la dépression : un glissement inquiétant

Selon les experts d’ERAN, une évolution notable est en cours. Alors que les premiers mois de la guerre étaient marqués par des traumatismes aigus, des crises d’angoisse et des troubles de stress post-traumatique, les appels récents révèlent un autre fléau : la dépression chronique. Ce passage du choc à la lente descente dans la douleur psychique est le signe d’une fatigue morale profonde, d’une usure prolongée que l’armée comme la société peinent à contenir.

Le phénomène n’épargne personne : ni les jeunes appelés, ni les vétérans, ni leurs familles qui, souvent, ne comprennent pas comment soutenir leurs proches revenus méconnaissables. Les conséquences sont dramatiques. Selon les données transmises par d’autres organisations de soutien psychologique, les tentatives de suicide parmi les soldats ont connu une hausse significative depuis le début de la guerre. Des unités entières rapportent des besoins croissants d’interventions psychologiques sur le terrain.

Une guerre qui ne dit pas son nom

Alors que les regards sont tournés vers les combats au nord et au sud du pays, une hémorragie se répand en silence dans les foyers israéliens. Les retours de missions s’accompagnent de nuits blanches, de colères rentrées, de larmes refoulées. Ce que le pays ne dit pas assez haut, c’est que la guerre ne finit pas avec le cessez-le-feu. Elle s’infiltre dans les têtes, dans les chambres d’enfants, dans les silences d’un père qui ne trouve plus les mots.

La société israélienne est familière des longues périodes de mobilisation. Mais la durée et l’intensité de ce conflit, couplées à la violence du 7 octobre et à la perception d’un danger existentiel, ont creusé un abîme. « C’est un niveau de détresse mentale que nous n’avions jamais vu jusqu’ici, même après les guerres du Liban ou l’opération Bordure protectrice », affirme un psychologue militaire sous couvert d’anonymat.

Vers une mobilisation nationale de la santé mentale ?

Le ministère de la Défense a reconnu l’ampleur du problème et renforcé les équipes de soutien psychologique dans les bases et les centres de mobilisation. Mais les associations en première ligne, comme ERAN ou NATAL, appellent à un plan d’urgence national, à la hauteur de l’enjeu. Elles réclament plus de moyens, plus de personnel formé, mais aussi une reconnaissance publique et décomplexée de ce combat intérieur.

« Si nous ne soutenons pas nos soldats après la guerre, alors nous en perdons le sens », tranche la Dre Daniels. Ce n’est pas seulement la santé de quelques individus en jeu, mais l’équilibre de tout un peuple.

Maagan Michael : la plage sauvage la plus secrète d’Israël à découvrir absolument -photos-

Maagan Michael : la plage sauvage la plus secrète d’Israël à découvrir absolument

Maagan Michael : un trésor caché entre ciel, mer et nature sauvage

Un écrin naturel aux portes du kibboutz

À une époque où chaque parcelle de littoral gratuit devient une denrée rare en Israël, la plage de Maagan Michael se dresse comme une promesse intacte. Située entre la réserve de Dor Beach et celle de Nahal HaTanimin, non loin de Hadera, elle offre un cadre d’une beauté brute, encore épargnée par les foules.

C'est un joyau préservé que peu de visiteurs connaissent : la plage de Maagan Michael. Lovée entre la réserve naturelle de Dor HaBonim et celle de Nahal HaTaninim, cette étendue sauvage, entourée d'étangs à poissons, de palmiers, d’oiseaux rares et de silence, semble surgir d’un rêve. Un lieu qui n’a rien à envier aux plus belles plages du monde, mais qui se mérite.

Située au nord de Jisr a-Zarqa et au sud de Haïfa, cette plage était autrefois considérée comme la « plage privée .

Maagan Michael : la plage sauvage la plus secrète d’Israël à découvrir absolument

Maagan Michael : la plage sauvage la plus secrète d’Israël à découvrir absolument

Ce lieu magique est niché au sein du kibboutz Maagan Michael, dont l’accès, autrefois restreint, s’est récemment ouvert au public, dans une atmosphère plus accueillante. Pour y parvenir, il faut pénétrer dans le kibboutz, longer des chemins de terre et traverser des étangs à poissons, jusqu’à ce que la mer apparaisse, limpide et discrète.

Une plage qui ne se donne qu’aux curieux

Ce qui frappe en arrivant, c’est le silence. Pas de parasols serrés, pas de vendeurs ambulants ni de musique tonitruante. Juste la mer, le sable fin, et la nature dans toute sa souveraineté. La plage n’est pas surveillée, ce qui la rend moins adaptée aux familles avec jeunes enfants, mais elle ravira les amoureux d’espaces préservés, de calme et d’authenticité.

L’entrée dans le kibboutz peut parfois surprendre : pas de panneaux, quelques portails, des avertissements de stationnement, et puis soudain, un agent de sécurité bienveillant qui vous guide vers un parking à l’ombre des palmiers. Dix minutes de marche plus tard, en longeant des étangs peuplés d’oiseaux, apparaît une sculpture monumentale en forme de cœur, perchée sur une colline sablonneuse. Œuvre de Moshe Zorea, artiste du kibboutz, elle est devenue un lieu prisé des photographes et un décor romantique pour les demandes en mariage.

Maagan Michael : la plage sauvage la plus secrète d’Israël à découvrir absolument

Maagan Michael : la plage sauvage la plus secrète d’Israël à découvrir absolument

Un sanctuaire pour les oiseaux migrateurs

C’est ici qu’Eden Levy et Naomi Kalfon, deux jeunes Shinshinim de la Société pour la protection de la nature, accueillent les visiteurs. « C’est une plage magnifique », explique Eden. « L’accès est pratique, il y a des palmiers, une faune abondante, et une mer aux couleurs profondes. »

Naomi ajoute : « D’un côté, la mer et la sculpture en cœur, de l’autre, les usines de Hadera au loin et la plateforme gazière au large. Les étangs à poissons tout autour donnent à l’endroit une atmosphère vraiment unique. »

Mais ce qui rend Maagan Michael réellement exceptionnelle, c’est sa fonction de halte pour les oiseaux migrateurs. La plage et ses alentours sont situés sur une route migratoire majeure, et les oiseaux viennent s’y nourrir, parfois à quelques mètres seulement des visiteurs. Goélands, sternes, mouettes et cormorans offrent un ballet aérien époustouflant. « On peut même les photographier avec un simple téléphone », s’émerveille Naomi.

Un fragile équilibre entre agriculture et écologie

Les étangs sont aussi une source de conflits silencieux. « Personne n’aime voir son gagne-pain mangé », admet Eden. Mais un système de compensation a été mis en place : en collaboration avec le kibboutz et la Société pour la protection de la nature, un parc ornithologique a vu le jour. Les oiseaux peuvent s’y nourrir, les agriculteurs y trouvent un compromis. « C’est une victoire pour la biodiversité », conclut Eden avec fierté.

Naomi montre du doigt une volée d’oiseaux au bec recourbé :

« Ce sont des Magellan, comme l’unité militaire qui porte leur nom. Pourquoi ? Peut-être pour leur précision dans la chasse… mais c’est peut-être un secret. »

Une mer indomptée, des îles mystérieuses

À l’ouest, la mer appelle. La plage déserte s’étend, immaculée. Pas une trace humaine sur le sable. Mais à l’horizon, la silhouette de la plateforme gazière rappelle la fragilité du lieu. Une catastrophe écologique pourrait tout faire basculer.

Avant de plonger, les jeunes guides recommandent un détour vers le sud, jusqu’à une palmeraie et une enfilade d’îlots. « La grande île s’appelle Pigeon Island », explique Eden. « C’est une réserve naturelle, un sanctuaire de mouettes en voie de disparition. On n’y met pas les pieds. C’est leur royaume. »

Naomi complète : « Cette île, c’est comme un conte. Des crabes, des pigeons, des oiseaux de mer. Elle appartient aux animaux. Nous sommes ici comme des invités silencieux. »

Un bonheur simple et inoubliable

La visite se conclut par une baignade prudente, à l’abri des rochers, dans une mer sans surveillance mais enveloppante. Une fraîcheur pure, presque sacrée. En regardant autour de moi, j’ai ressenti une paix rare. Des arbres bordant l’eau, des îlots perdus dans l’horizon, et ce silence, ce luxe oublié.

Maagan Michael n’est pas une plage comme les autres. Elle est un poème. Un lieu où le temps suspend sa course. Un endroit pour respirer, observer, se reconnecter. Si le paradis existe quelque part en Israël, il pourrait bien ressembler à cette crique sauvage, aux confins du kibboutz, gardée par des oiseaux et des artistes.

Israël : Battue en classe sous les yeux de tous, il fait ce que personne n’a osé faire

Israël : Battue en classe sous les yeux de tous, il fait ce que personne n’a osé faire

Une agression filmée, un pays choqué, un homme debout : quand Israël refuse de détourner le regard

Une violence insoutenable devenue virale

C’est une séquence qui glace le sang. Une jeune fille, fraîchement arrivée dans sa classe, encerclée, bousculée, frappée, humiliée par un groupe de camarades. La scène est d’une brutalité inouïe. La vidéo, captée par un téléphone portable et relayée sur les réseaux sociaux israéliens, a rapidement fait le tour du pays. L’indignation est immédiate, transversale, unanime.

Mais ce que l’on voit dans ces images, ce n’est pas seulement une agression. C’est un appel muet à l’aide. Une jeune fille jetée en pâture à la meute, sans défense, sans mot.

 « Je ne pouvais pas rester indifférent »

Parmi les milliers d’Israéliens bouleversés par la vidéo, un homme de Holon, une ville située au sud de Tel-Aviv, refuse de laisser cette histoire s’éteindre dans le flot de l’actualité virale. « Je ne pouvais pas rester indifférent. Quelque chose en moi a hurlé qu’il fallait faire quelque chose », a-t-il confié à des médias locaux.

Il entame alors une véritable enquête sur les réseaux sociaux pour retrouver la jeune fille. Il découvre que sa mère est sourde. Avec l’aide précieuse de Leah Hayek, une interprète en langue des signes, il parvient à établir le contact.

Ce qu’il fait ensuite dépasse toutes les attentes.

Une journée de lumière pour réparer l’humiliation

Mobilisant ses amis, ses proches et de simples anonymes émus par son initiative, il parvient à collecter plus de 20 000 shekels (près de 5 000 euros). Avec cette somme, il organise une journée entièrement dédiée à la jeune fille et à sa mère : déjeuner dans un bon restaurant, manucure, vêtements neufs, bijoux, patinage sur glace, escalade… tout est pensé pour qu’elles se sentent choyées, valorisées, respectées.

« C’était une journée pour leur dire : vous comptez. Vous avez de la valeur. Vous n’êtes pas seules », explique-t-il. Et cette journée ne sera pas la dernière. Un second événement est déjà prévu. Car, pour lui, il ne s’agit pas d’un simple geste symbolique, mais d’un engagement profond contre la violence et l’invisibilité.

L’indignation ne suffit pas, il faut agir

Cette histoire a provoqué un choc salutaire. En Israël, les chiffres sur le harcèlement scolaire sont alarmants : selon le ministère de l’Éducation, près d’un élève sur cinq se dit victime de brimades, de violences physiques ou psychologiques.

Dans ce contexte, le geste de cet homme n’est pas un simple acte de générosité. Il devient un acte de résistance morale. Un exemple. Une réponse humaine à la déshumanisation.

Une société appelée à choisir : l’indifférence ou l’action

L’affaire soulève une question fondamentale : que faisons-nous, en tant que société, face à ces violences ? Les réseaux sociaux, tout en exposant les drames, offrent aussi un espace d’action, de mobilisation.

L’histoire de cette jeune fille aurait pu n’être qu’un fait divers de plus. Elle est devenue une leçon. Un rappel que face à la cruauté, l’amour gratuit – cette « ahavat hinam » si précieuse dans la tradition juive – peut encore avoir un impact tangible, réel, transformateur.

Et dans un monde souvent cynique, cela relève presque du miracle.

La reine des bassins est israélienne : Anastasia Gorbenko brille à l’international avec une moisson record

La reine des bassins est israélienne : Anastasia Gorbenko brille à l’international avec une moisson record

Anastasia Gorbenko fait entrer Israël dans la légende de la natation

Une tournée européenne qui propulse la jeune nageuse au sommet mondial

Anastasia Gorbenko, 21 ans, a signé une semaine absolument historique sur le circuit prestigieux Mare Nostrum 2025, enchaînant les médailles et les records à une cadence époustouflante.
En l’espace de trois étapes – Monaco, Barcelone et Canet-en-Roussillon – la nageuse israélienne a récolté dix médailles : six en or, deux en argent et deux en bronze, tout en inscrivant deux nouveaux records d’Israël.

La tournée Mare Nostrum 2025 s’est déroulée du 17 au 25 mai 2025, avec trois étapes successives :

  • Monaco : 17 et 18 mai

  • Barcelone : 21 et 22 mai

  • Canet-en-Roussillon : 24 et 25 mai

Anastasia Gorbenko a participé à ces trois compétitions, réalisant des performances remarquables, notamment en établissant de nouveaux records nationaux israéliens et en remportant plusieurs médailles. 

Des exploits gravés dans l’eau : records et performances

La série a débuté à Monaco, où Gorbenko a remporté le 50 mètres dos en 27.55 secondes, établissant un nouveau record national israélien. Puis, à Barcelone, elle a abaissé le record du 100 mètres dos à 59.25 secondes, s’imposant une fois encore face à une concurrence internationale relevée.

Mais c’est à Canet-en-Roussillon, en France, que la nageuse a achevé sa semaine d’exception. Elle y a décroché quatre nouvelles médailles : deux d’or – 50 mètres dos (27.76) et 200 mètres quatre nages (2:11.19) – et deux de bronze sur 50 mètres brasse et 100 mètres dos.

Une trajectoire hors normes, entre précocité et constance

Née à Haïfa en 2003, Anastasia Gorbenko est aujourd’hui l’athlète féminine israélienne la plus titrée de l’histoire de la natation nationale. À seulement 15 ans, elle remportait déjà l’or aux Jeux olympiques de la jeunesse de 2018. Depuis, son ascension n’a connu aucun ralentissement.

En 2021, elle devenait championne d’Europe du 200 mètres quatre nages, un exploit inédit pour Israël. Elle a également représenté son pays aux Jeux olympiques de Tokyo, atteignant les demi-finales à deux reprises, une première pour une nageuse israélienne.

Une polyvalence rare dans l’élite mondiale

Ce qui impressionne chez Gorbenko, au-delà des chronos, c’est sa polyvalence hors du commun : dos, brasse, nage libre, papillon, relais, quatre nages… Elle brille dans chaque discipline. Cette maîtrise technique multidimensionnelle est la marque des plus grands.

Comme l’a déclaré un responsable de la Fédération israélienne de natation :

« Anastasia incarne une génération nouvelle, à la fois travailleuse, ambitieuse et inspirante. Elle place Israël sur la carte mondiale de la natation. »

Une étoile israélienne désormais confirmée sur la scène mondiale

Avec cette série triomphale en mai 2025, Anastasia Gorbenko confirme son statut d’athlète de premier plan, bien au-delà du cadre national. Déjà brillante lors des Jeux olympiques de Paris 2024, où elle s’était illustrée par sa combativité et ses temps impressionnants, la jeune nageuse ne cesse de progresser.

« Je me sens plus forte que jamais. Cette tournée m’a donné une confiance énorme pour les prochaines échéances », a-t-elle déclaré à la fin du Mare Nostrum.

Son regard se tourne désormais vers les Championnats du monde 2025 et le long cycle de préparation vers Los Angeles 2028. Loin d’être une étoile montante, elle est aujourd’hui l’une des figures centrales de la natation féminine mondiale, une ambassadrice d’Israël dans les bassins comme dans le cœur de toute une nation.

Anastasia Gorbenko est une nageuse israélienne. Née le 7 août 2003 à Haïfa, en Israël, elle est la fille de parents ukrainiens ayant immigré dans le pays. Elle a grandi à Kiryat Yam avant de s’installer à Kiryat Bialik. Membre du club Maccabi Kiryat Bialik, elle représente Israël dans les compétitions internationales de natation. 

Alfred Dreyfus devient général : un acte fort contre l’antisémitisme en 2025

Alfred Dreyfus devient général : un acte fort contre l’antisémitisme en 2025

Alfred Dreyfus : une réhabilitation posthume au cœur de la République

Un geste historique pour réparer une injustice emblématique

Le 2 juin 2025, l’Assemblée nationale française s’apprête à voter une proposition de loi visant à élever, à titre posthume, le capitaine Alfred Dreyfus au grade de général de brigade.
Cette initiative, portée par l’ancien Premier ministre Gabriel Attal et soutenue par un large éventail de parlementaires, entend corriger une injustice vieille de plus d’un siècle.
“C’est un acte de réparation, une reconnaissance de ses mérites et un hommage à son engagement républicain”, a déclaré Attal, soulignant que “l’antisémitisme qui a visé Alfred Dreyfus n’appartient pas au passé” .

Un symbole de la lutte contre l’antisémitisme

La promotion posthume de Dreyfus intervient dans un contexte où la France est confrontée à une recrudescence des actes antisémites. En 2024, le Conseil représentatif des institutions juives de France (CRIF) a recensé 1 570 actes antisémites, contre 1 676 en 2023, marquant une augmentation significative par rapport aux 436 incidents signalés en 2022 . Cette montée des tensions rappelle l’importance de la mémoire collective et de la vigilance face aux discriminations persistantes.

Une reconnaissance attendue depuis longtemps

Alfred Dreyfus, officier juif alsacien, a été faussement accusé de trahison en 1894 et condamné à la déportation à vie sur l’île du Diable. Malgré sa réhabilitation en 1906, il n’a jamais retrouvé le rang qu’il aurait dû atteindre sans cette erreur judiciaire. “Cinq années d’exil et d’humiliation ont irrémédiablement nui à sa carrière militaire”, a rappelé Gabriel Attal, ajoutant que “sans cette injustice, Alfred Dreyfus aurait naturellement accédé aux plus hauts grades” .

Une portée symbolique internationale

La décision de promouvoir Dreyfus résonne au-delà des frontières françaises. La France, en reconnaissant officiellement l’injustice subie par Dreyfus, envoie un message fort contre l’antisémitisme et en faveur des droits de l’homme. Cette démarche est saluée par de nombreuses organisations internationales et renforce les liens entre la France et les communautés juives à travers le monde.

Une mémoire à préserver

L’affaire Dreyfus reste un cas emblématique de l’antisémitisme institutionnel et de l’erreur judiciaire. Elle a profondément marqué la société française et continue d’alimenter les réflexions sur la justice, l’égalité et la tolérance. La promotion posthume de Dreyfus est une étape supplémentaire dans le processus de reconnaissance et de réparation, mais elle rappelle également la nécessité de rester vigilant face aux discriminations et aux préjugés.

La République française, en élevant Alfred Dreyfus au rang de général de brigade, ne se contente pas de réparer une injustice historique. Elle affirme son engagement indéfectible envers les valeurs de justice, d’égalité et de fraternité. Ce geste symbolique, attendu depuis longtemps, est un hommage à un homme qui a souffert pour sa patrie et un rappel que la lutte contre l’antisémitisme et toutes les formes de discrimination doit rester une priorité nationale et internationale.

Israël: Sheba l’un des meilleurs hôpitaux au monde pulvérise les tumeurs cérébrales au laser LITT

Israël: Sheba l’un des meilleurs hôpitaux au monde pulvérise les tumeurs cérébrales au laser LITT

Une percée israélienne dans le traitement des tumeurs cérébrales

Un espoir lumineux au cœur du cerveau

Israël vient de franchir un cap médical historique : l’hôpital Sheba, situé à Ramat Gan, a réalisé avec succès une intervention inédite pour traiter des tumeurs cérébrales à l’aide d’un laser guidé par IRM. Cette procédure mini-invasive, baptisée LITT, a non seulement été intégrée au panier de soins national, mais pourrait bien transformer radicalement la prise en charge des patients atteints de métastases cérébrales.

« Ils m’ont percé un petit trou dans le cuir chevelu, ils ont introduit un petit tube, ils ont tiré avec un laser… et c’est tout. Cela m’a littéralement sauvé la vie. Je n’ai même pas pris un seul antidouleur. » À 60 ans, Anat, patiente atteinte de métastases cérébrales, témoigne avec émotion du miracle médical qu’elle vient de vivre.

Il y a deux semaines à peine, cette femme israélienne a été l’une des premières à bénéficier d’un traitement révolutionnaire mis en œuvre au centre médical Sheba, considéré comme l’un des meilleurs établissements hospitaliers au monde. Ce traitement s’appelle LITTLaser Interstitial Thermal Therapy, soit thérapie thermique interstitielle au laser – et repose sur une technologie de pointe permettant de “cuire” la tumeur avec une extrême précision, sans ouvrir le crâne.

Une technologie chirurgicale de demain… déjà disponible en Israël

C’est la neurochirurgienne Dr Tehila Kaysman-Elbaz, spécialiste des pathologies cérébrales complexes, qui a mené l’intervention. Elle explique le principe de la méthode :
« Cette technologie permet de brûler précisément la tumeur sous guidage IRM en temps réel, avec un niveau de sécurité élevé et un séjour hospitalier extrêmement court. »

Grâce à cette avancée, les risques liés aux opérations à crâne ouvert s’effacent presque complètement. Le patient n’est plus exposé à de longues anesthésies générales ni à des suites opératoires lourdes. LITT se pratique sous sédation légère. La tumeur est ciblée par une sonde laser introduite à travers une minuscule incision dans le crâne, pendant que l’IRM surveille en temps réel la destruction thermique du tissu tumoral.

Le retour à domicile se fait généralement en moins de 48 heures, sans douleurs, sans effets secondaires majeurs, et avec un taux de succès qui suscite déjà l’intérêt de nombreux pays.

LITT : une arme nouvelle contre un mal ancien

Les tumeurs cérébrales secondaires, appelées aussi métastases cérébrales, sont fréquentes chez les patients atteints de cancers du poumon, du sein ou de la peau. Jusqu’à présent, ces patients devaient souvent subir de lourdes interventions chirurgicales ou des séances de radiothérapie à répétition.

La technologie LITT, déjà utilisée dans quelques grands centres américains comme le Mayo Clinic et le MD Anderson Cancer Center, est aujourd’hui pleinement intégrée dans la médecine publique israélienne. Cela signifie que tout patient éligible peut désormais y accéder sans frais prohibitifs, dans le cadre de son assurance santé.

Selon les données du National Cancer Institute américain, LITT montre une efficacité notable dans la réduction des tumeurs cérébrales réfractaires, tout en minimisant les dommages au tissu sain environnant. Cette procédure ouvre aussi des perspectives inédites pour les patients porteurs de tumeurs profondes ou inopérables par les techniques traditionnelles.

Une médecine israélienne à l’avant-garde

Ce n’est pas la première fois qu’Israël propulse une innovation médicale à l’échelle mondiale, mais avec LITT, il s’agit clairement d’un jalon majeur dans la lutte contre le cancer du cerveau. Le centre médical Sheba, régulièrement classé parmi les dix meilleurs hôpitaux au monde par le magazine Newsweek, confirme ici sa place à l’avant-garde de la médecine de demain.

Pour les patients comme Anat, cette innovation n’a rien d’un exploit technologique abstrait : « C’est une nouvelle chance de vivre, simplement. »

Vers une généralisation de la procédure ?

D’après les responsables médicaux de l’hôpital Sheba, la prochaine étape consistera à étendre l’utilisation du LITT à d’autres formes de tumeurs intracrâniennes et à former un plus grand nombre de spécialistes à cette technologie. Plusieurs hôpitaux israéliens envisagent déjà d’implanter leurs propres unités LITT.

Avec cette percée, Israël envoie un message fort : dans la lutte contre les maladies les plus redoutables, l’innovation n’est pas une option, c’est une obligation.

Libération de 9 otages israéliens : ce que le Hamas exige en échange

Libération de 9 otages israéliens : ce que le Hamas exige en échange

Accord de libération des otages israéliens : une avancée fragile sous haute tension

Un compromis inédit entre Israël et le Hamas

Un nouvel accord, dévoilé le 28 mai 2025, prévoit la libération de neuf otages israéliens vivants et de 18 dépouilles, détenus par le Hamas depuis l’attaque du 7 octobre 2023.
Cette libération s’effectuera en deux phases sur une semaine, en échange d’un cessez-le-feu de 60 jours et de l’engagement d’Israël à entamer des négociations pour mettre fin aux hostilités.
Si aucun accord n’est trouvé à l’issue de cette période, Israël se réserve le droit de reprendre les combats ou de poursuivre les négociations en échange de la libération d’autres otages .

Le rôle déterminant de Steve Witkoff

Ce plan a été proposé par Steve Witkoff, envoyé spécial du président américain au Moyen-Orient. Witkoff a joué un rôle clé dans la médiation entre Israël et le Hamas, en collaboration avec des intermédiaires qataris. Son approche directe et agressive a permis de surmonter des mois d’impasse diplomatique .

Des négociations sous haute pression

Les négociations ont été marquées par une forte pression des deux côtés. Le Hamas, affaibli par les opérations militaires israéliennes, est décrit comme étant “sous pression comme jamais auparavant, voire paniqué” . Israël, de son côté, fait face à une opinion publique de plus en plus favorable à un accord pour la libération des otages, avec 70 % des Israéliens soutenant une fin de la guerre en échange de leur retour .

Des conditions de détention alarmantes

À ce jour, au moins 59 otages, vivants ou décédés, sont encore détenus par le Hamas et d’autres groupes armés palestiniens à Gaza. Les récits terrifiants d’ex-otages laissent entendre que ceux qui restent aux mains de leurs geôliers continuent de subir des conditions abominables . Le Conseil de sécurité des Nations unies a appelé à la libération immédiate et sans condition de tous les otages restants.

Une trêve de cinq ans envisagée

Le Hamas s’est dit prêt à conclure une trêve de cinq ans avec Israël, en échange de la libération en une seule fois de tous les otages encore retenus dans la bande de Gaza . Cette proposition, bien que significative, n’a pas encore reçu de réponse officielle de la part d’Israël.

Des conditions humanitaires en jeu

En parallèle, l’accord prévoit que l’aide humanitaire distribuée aux Gazaouis par une entreprise américaine sera à nouveau sous la responsabilité de l’ONU, et que l’armée israélienne se retirera des territoires occupés depuis l’opération « Might and Sword » . Cette mesure vise à améliorer les conditions de vie des civils palestiniens, alors que la bande de Gaza est confrontée à une crise humanitaire majeure, avec des pénuries alimentaires et des déplacements massifs de population .

À ce jour, les autorités israéliennes n’ont pas officiellement publié la liste des neuf otages vivants devant être libérés dans le cadre du nouvel accord proposé le 28 mai 2025. Cette absence d’information vise à protéger la sécurité des otages et à respecter la confidentialité des négociations en cours.

Cependant, des précédents échanges ont permis de connaître les noms de certains otages libérés par le Hamas. Parmi eux figurent :

  • Eliya Cohen, libéré le 22 février 2025 .

  • Omer Shem Tov, libéré le 22 février 2025 .

  • Tal Shoham, libéré le 22 février 2025 .

  • Omer Wenkert, libéré le 22 février 2025 .

  • Hisham al-Sayed, libéré le 22 février 2025 .

  • Avera Mengistu, libéré le 22 février 2025 .

  • Ofer Kalderon, libéré le 1er février 2025 .

  • Keith Siegel, libéré le 1er février 2025 .

  • Yarden Bibas, libéré le 1er février 2025 .

  • Karina Ariev, libérée le 25 janvier 2025 .

  • Daniela Gilboa, libérée le 25 janvier 2025 .

  • Naama Levy, libérée le 25 janvier 2025 .

  • Liri Albag, libérée le 25 janvier 2025 .

  • Agam Berger, libérée le 30 janvier 2025 .

Il est important de noter que ces informations concernent des libérations antérieures et ne préjugent pas des noms des otages concernés par le nouvel accord. Les autorités israéliennes et les familles des otages attendent avec espoir et vigilance la concrétisation de cet accord, tout en restant conscientes des défis et des incertitudes inhérents à de telles négociations.

Une avancée fragile

Malgré ces avancées, l’accord reste fragile. Le Hamas exige des garanties sur la poursuite des négociations au-delà des 60 jours de cessez-le-feu, tandis qu’Israël insiste sur la possibilité de reprendre les combats si aucun accord n’est trouvé . La mort de Mohammed Sinwar, chef de la branche armée du Hamas, confirmé hier, tué lors d’une frappe israélienne, pourrait également compliquer les négociations en cours .

Cet accord représente une lueur d’espoir pour les familles des otages et pour la population de Gaza, épuisée par des mois de conflit. Cependant, sa mise en œuvre dépendra de la volonté des deux parties à respecter leurs engagements et à poursuivre les négociations en vue d’une paix durable.

🇮🇱 Votez pour Israël, votez pour Mizrachi ! Le destin du peuple juif se joue maintenant

🇮🇱 Votez pour Israël, votez pour Mizrachi ! Le destin du peuple juif se joue maintenant

Comment devenir électeur officiel de l'organisation sioniste mondial 

Comment voter ?

Un processus simple en 3 étapes :

  1. Remplir le bulletin d’adhésion à la FOSF :

    👉 https://mizrachifrance.org/formulaire/

  2. Envoyer votre pièce d’identité :

    👉 https://mizrachifrance.org/elections-sionistes-2025/

  3. Payer le droit d’adhésion :

    👉 https://www.allodons.fr/les-amis-de-chadarim/categories/adhesion-fosf

C’est tout ! Une fois ces trois étapes accomplies, vous serez électeur officiel.

Et pourquoi voter ?Redonner du sens au sionisme : Mizrachi France entre tradition, action et vision d’avenir

« Allier foi juive et engagement sioniste n’est pas un slogan, c’est notre mission depuis plus d’un siècle », affirme en préambule Isaac Barchichat, président de Mizrachi France. À quelques semaines d’un vote crucial pour le Congrès sioniste mondial 2025, il tire la sonnette d’alarme : « Nous devons être présents à Jérusalem. Et pour cela, il faut s’inscrire. »

Mizrachi France, branche hexagonale d’un mouvement né en 1902 sous l’impulsion du rabbin Yitshak Yaakov Reines, incarne cette synthèse rare entre Torah et modernité, Israël et diaspora, idéal et engagement concret. Sa vocation ? Inspirer les générations futures à vivre leur judaïsme sans renoncer à leur sionisme.

Une élection historique : pourquoi les Juifs de France doivent voter

Du 22 au 29 juin 2025, les Juifs français sont appelés à désigner leurs représentants pour le Congrès sioniste mondial, cette grande assemblée fondée par Théodore Herzl en 1897.

« C’est là que se décident les grandes orientations du peuple juif pour les années à venir, dans tous les domaines : éducation, alyah, culture, identité », insiste Isaac Barchichat. Et d’ajouter : « Ceux qui ne s’inscrivent pas sur la liste électorale de la FOSF avant le 5 juin ne pourront pas voter. C’est maintenant ou jamais. »

Ce vote, souvent méconnu, est pourtant un levier stratégique : il conditionne les subventions, les orientations éducatives, les nominations au sein de l’Organisation sioniste mondiale, et donc, très concrètement, l’avenir juif.

Une vision portée par l’action : les engagements du Mizrachi

Éducation, Alyah, jeunesse, culture et identité. Mizrachi France s’inscrit dans le réel à travers une présence active et multiforme :

« Nous envoyons des shlihim dans les écoles, soutenons les mouvements de jeunesse comme le Bné Akiva, organisons des conférences, des Chabbat plein, des voyages en Israël, et portons la voix juive sioniste au sein des institutions internationales », détaille Isaac Barchichat.

Parmi les priorités du mouvement :

  • Transmettre les valeurs de la Torah et l’amour d’Israël dans les écoles et les foyers.

  • Faciliter l’alyah des familles françaises en lien avec les institutions israéliennes.

  • Créer du lien entre les communautés du monde entier autour d’un idéal commun : un peuple juif fort, uni, enraciné dans sa terre et fidèle à sa foi.

Un impact direct sur la vie juive en France

Contrairement aux idées reçues, ce qui se décide au Congrès sioniste ne reste pas à Jérusalem. Les effets sont tangibles en France :

« En participant à ce vote, les Juifs de France ont leur mot à dire sur les enseignants qui viennent dans les écoles, sur les projets éducatifs soutenus, sur les moyens alloués à la jeunesse », rappelle le président du Mizrachi France.

Et dans un contexte où le brouillard idéologique brouille les repères, Mizrachi France entend clarifier le discours, affirmer les valeurs fondamentales du judaïsme et du sionisme, et résister aux dérives identitaires.

Une voix claire et fidèle au peuple juif

En guise de message final, Isaac  Barchichat appelle à une prise de conscience :

« Le Mizrachi, ce n’est pas une idéologie abstraite. C’est une réalité. Des centaines de jeunes partent en Yéchiva, s’engagent dans Tsahal, deviennent les leaders de demain. Nos racines sont profondes, notre vision est moderne. Nous sommes prêts à continuer le travail, avec l’aide de D.ieu, pour le Peuple, la Torah et l’État d’Israël. »

Comment voter ? Un acte simple pour un impact immense

Inscription sur les listes électorales du FOSF avant le 5 juin 2025

🗳️ Vote en ligne du 22 au 29 juin 2025

Rejoindre Mizrachi France, c’est faire le choix d’un sionisme éclairé, vivant et enraciné. C’est porter une voix forte pour la jeunesse juive, pour l’éducation, pour Israël.

Comment voter ?

Un processus simple en 3 étapes :

  1. Remplir le bulletin d’adhésion à la FOSF :

    👉 https://mizrachifrance.org/formulaire/

  2. Envoyer votre pièce d’identité :

    👉 https://mizrachifrance.org/elections-sionistes-2025/

  3. Payer le droit d’adhésion :

    👉 https://www.allodons.fr/les-amis-de-chadarim/categories/adhesion-fosf

C’est tout ! Une fois ces trois étapes accomplies, vous serez électeur officiel.