Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Paradis fiscaux: Netanyahu titulaire d'un compte bancaire offshore

Article paru dans "IsraelValley"

Selon les révélations du journal israélien Globes, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a conservé un compte bancaire offshore dans les îles Anglo-Normandes après son premier mandat de Premier ministre et alors qu’il était ministre du gouvernement, Les îles Anglo-Normandes sont considérées comme un paradis fiscal au niveau international.

D’après le bureau du Premier Ministre : le compte est inactif depuis 2003. Au cours de la période visée, Netanyahu a gagné de l’argent principalement par des conférences données à travers le monde.

Globes a indiqué être en possession de documents montrant que Netanyahu a transféré des fonds sur un compte à son nom à une succursale de la Royal Bank of Scotland sur l’île de Jersey qui fait partie des îles Anglo-normandes. Le Premier-Ministre aurait, toujours selon la revue économique, signer personnellement l’ensemble de ces documents bancaires.

L’économie de ces îles est basée sur les activités financières, en raison de régimes fiscaux libéraux – le taux d’imposition sur l’île Jersey est de zéro pour cent. Jersey est considéré à ce titre comme l’un des plus important paradis fiscal au monde.

Le compte de Netanyahou a été actif de 1999 à 2003, période au cours de laquelle il a connu une pause au niveau politique pour ensuite retourner au gouvernement en tant que ministre des Affaires Étrangères puis des Finances.

La loi israélienne autorise la détention de comptes bancaires dans les paradis fiscaux, à condition que le titulaire du compte le notifie à l’administration fiscale. Les services fiscaux essaient cependant aujourd’hui de limiter la portée de cette règle.

En 2013 , " Forbes Israël " a classé Netanyahu en sixième position des hommes politiques les plus riches en Israël , estimant sa fortune à 41 millions de shekels.

En réponse à la publication de ce rapport, le bureau du Premier Ministre a déclaré, " Une fois encore vos tentatives de discréditer le Premier ministre Benjamin Netanyahu ne s’appuient pas sur les faits. Nous parlons d’un compte qui n’a pas été actif depuis 2003. En 1999, après la fin du premier mandat de Netanyahou comme Premier Ministre, les dépôts effectués ont été communiqués aux autorités fiscales israéliennes et insérés dans la déclaration de patrimoine déposée par Netanyahu auprès des mêmes autorités.

Avner Myers pour IsraelValley d’après un article original de Haaretz

Israel Inside par Yves Benjamin, des news inédites d'Israeltoute les semaines

Magshimim

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Mardi 7 janvier a eu lieu la cérémonie de l'ouverture de la quatrième année du programme "Magshimim " à l'université de Tel - Aviv en présence du ministre de la Défense Moshe ( Boguy ) Ya'alon , du président de la fondation Rachi , le chef d'état-major (réserviste) Gabi Ashkenazi et du chef d'état-major en poste Benjamin ( Benny ) Gantz. 

Le programme Magshimim réunit une jeunesse de la périphérie de nord et du sud du pays qui excelle en informatique. 

 

Ce programme prépare en informatique et en internet (cyber) des élèves de la seconde à la terminale pour accéder à des unités d'élite du cyber de l'armée et des services de sécurité nationale. 

Face au développement de la menace internet, faisant de l'espace cybernétique un nouveau champ de combat, le programme Magshimim, depuis l'année dernière est devenu un programme national subventionné à la fois par le ministère de l'Éducation, l'armée, la loterie nationale et la fondation Rachi. Cette année 410 élèves participent au programme et le but est d'atteindre dans les années à venir les mil élèves.

 

Le général (réserviste) Ouzi Dayan, président du directoire de la loterie nationale, lors de son discours a fait remarquer l'importance donnée à ce programme par la présence à la fois du ministre de la défense et du chef d'état-major. 

 

Le ministre de la défense Ayalon a souligné que l'armée diminue la quantité des chars pour augmenter d'autres domaines dont celui du cyber . Il a rajouté qu'Israël fait partie des cinq premières  puissances dans ce domaine.

 

Le chef d'état-major Benny Gantz a déclaré que " l'armée israélienne adapte ses capacités à l'évolution constante de l'environnement hostile pour préserver sa supériorité dans les domaines des renseignements et des TIC. L'atteinte de cet objectif est possible grâce à l'existence d' un personnel de la plus haute qualité. Celui-ci est constitué par les esprits les plus brillants et les plus forts, par les gens les plus intelligents et les plus professionnels ,et vous chers élèves en faites partis".

 

PRINIV

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La société PRINIV a été créé en 1994 dans le moshav de Deborah dans la région du Gilboa. La société a été créée pour répondre au besoin de jus de fruits naturels de qualité, elle a commencé comme une petite entreprise familiale qui n'a cessé de croître. Au début, les produits ont été  vendus sur le marché régional, aux restaurants d'Afoula et de la région environnante. Aujourd'hui après deux décennies la petite entreprise familiale s'est agrandie pour devenir une société qui emploie soixante ouvriers ainsi que tous les membres de la famille: Asher Yaniv et sa femme Orly fondateurs et présidents, leur fils Ido directeur de la société, leur fils Liyor directeur des achats et leur fille Ofri responsable de la promotion. Efi Dayan, le directeur adjoint du marketing explique la réussite de PRINIV:" le fait que cette société soit une entreprise familiale, lui permet de prendre des risques en innovant de nouveaux produits". Aujourd'hui PRINIV exporte la plus grande partie de sa production aux États Unies, en Scandinavie et en Europe. Début février PRINIV déménagera pour s'installer dans un complexe ultra-moderne dans la zone industrielle du Gilboa. 

 

 

 

La société embauchera encore cent ouvriers suite à un contrat qui devrait se signer dans les jours à venir avec des chaines alimentaires chinoises. Ces dernières comptent à leur actif plus de cinquante millions de foyers. De plus PRINIV exportera ses jus de fruits cette année en France, en Russie, en Australie et au Japon. Liyor explique que chaque repas familial est en fait une réunion de la direction et dévoile la préférence familiale  en ce qui concerne la consommation des jus de fruits, les hommes le jus de pommes et les femmes la limonade. Une belle réussite !!!

 

François Hollande

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La presse israélienne relate depuis vendredi dernier très amplement la liaison amoureuse du président français François Hollande et de l'actrice Julie Gayet. Elle s'intéresse à la santé de Valérie Trierweiler. Elle pose aussi la question: qui est maintenant la première dame de France?. Elle rapporte aussi avec étonnement le sondage montrant que 77% des Français pensent que cela concerne uniquement la vie privée du président et de sa conjointe. 

Par la même occasion cette même presse rappelle l'affaire de la liaison amoureuse du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou surnommée " cassette vidéo chaude" datant du 14 janvier 1993. Benyamin Netanyahou, ce jour-là, avait paru à la télévision  pour déclarer avoir eu une liaison amoureuse, demander pardon à sa femme Sarah et sous-entendre qu'un de ses adversaires politiques était responsable de vouloir diffuser cette cassette vidéo. Cela avait fait un scandale à l'époque, ses relations au sein du parti du Likoud et avec sa femme étaient au plus mal. Malgré tout, trois ans plus tard il fut élu Premier ministre.

 

Le sens de l'humour d'Arik Sharon

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On a beaucoup écrit sur Sharon depuis son décès, sur l'homme qu'il a été: Officier de Tsahal, héros de la guerre de Yom Kippour, diplomate et politicien expérimenté, ayant le sens de l'amitié, dévoué à sa famille et surtout à sa défunte femme Lili. Mais un de ses traits de caractère qui l'a rendu très populaire, c'est sans contester son sens de l'humour. 

Il riait et appréciait les imitations qu' Elie Yatspan et Touvia Tsafir faisaient de lui à la télévision. Il lui arrivait souvent d'appeler les comédiens après avoir regardé à la télé son imitation pour leur dire combien elle était à ses yeux réussite. 

Au cours d'un entretenue avec Élie Yatspan, ce dernier lui posa la question:" Monsieur le Premier ministre, depuis que vous êtes en poste, vois n'avez été que deux fois au restaurant, cela ne vous manque pas? 

Sharon montrant de ses mains son ventre proéminent, répondit avec le sourire aux lèvres:" Comme vous pouvez le constater, à la maison je ne meurs pas de faim". C'est sûrement cet Arik Sharon-là qui manquera le plus dans la mosaïque de la vie politique israélienne.

Israel People

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Rose Fostanes, 46 ans, ouvrière étrangère, originaire des Philippines, a remporté le premier concours réalité EX-FACTOR. La question que tout le monde se pose, va-t-elle pouvoir devenir une star comme l'est Ninette Taïb depuis qu'elle a remporté cela fait déjà 10 ans le premier concours " une étoile est née"?

ecoutez ici

 



Menahem Zilberman

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Acteur israélien, 67 ans, vivant et travaillant comme guide touristique à Los Angeles, est décédé le 12 janvier suite à un arrêt cardiaque. A joué dans le feuilleton télévisé mythologique "Hedva et Shloulik" marquant le début de sa carrière de comédien dans les années 70, et a enchainé après de nombreux rôles à la télé et au cinema. 

Par Yves Benjamin

Quand Dieudonné accuse le président de la Licra d'antisémitisme...

dieudo_good.jpgArticle paru dans "Liberation"

Le tribunal correctionnel de Paris examine ce mardi une citation directe nauséabonde du polémiste, associé pour l'occasion à plusieurs meurtriers, à l'encontre d'Alain Jakubowicz.

Un «délire», une «bouillie». Alain Jakubowicz, le président de Ligue contre le racisme et l’antisémitisme (Licra), ne se présentera pas mardi devant la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris. Cité à comparaître par Dieudonné M’bala M’bala, Robert Faurisson et plusieurs criminels multicondamnés, dont Youssouf Fofana, il est attaqué pour des délits de «diffamation publique» et «injure publique». Refusant de «prêter le flanc» aux saillies antisémites de «l’humoriste» et ses amis, Alain Jakubowicz se contentera de se faire représenter par ses avocats.

Dans cette citation directe datée du 6 décembre 2013, que Libération a pu consulter, Dieudonné et consorts citent des extraits d’une lettre envoyée par Jakubowicz à Jean-Yves Le Drian, le ministre de la Défense, après que deux militaires s’étaient fait photographier effectuant une «quenelle» devant une synagogue. Dans cette missive du 9 septembre 2013, le président de la Licra compare la «quenelle» - geste «antisystème» selon Dieudonné - à un «salut nazi inversé signifiant la sodomisation des victimes de la Shoah».

Des propos qui «portent atteinte à l’honneur et à la considération tant de Monsieur M’bala M’bala que de toute personne qui effectue ce geste de "la quenelle"», peut-on lire dans la citation directe. Le texte, bourré de fautes d’orthographe, commence par un laïus sémantique plutôt obscur. Ainsi, la quenelle, en tant que «salut nazi inversé», ne serait pas une «sodomisation des victimes de la Shoah», mais bel et bien une «sodomisation des SS qui sont responsables de la Shoah», affirment les demandeurs.
La Licra «orchestre l’antisémitisme»

Le ton devient ensuite nauséabond. Ainsi, «la sodomie ne pouvant être réalisée que sur des restes calcinés de corps humains sortis des fours crématoires nazis, et pire encore après qu’ils aient été transformés en savon, le caractère injurieux des propos de monsieur Jakubowicz atteint l’entièreté totale». Cela serait même une «injure à caractère antisémite», qui porterait préjudice aux demandeurs de confession juive, tels que dans l’esprit des parties civiles, par exemple, «Youssouf Fofana». Un homme qui, on le rappelle, a été condamné à la prison à perpétuité pour le meurtre du jeune juif Ilan Halimi en 2006.

Les demandeurs, concluant que la Licra «orchestre l’antisémitisme», demandent au tribunal d'«ordonner» sa «dissolution». Ils réclament également 10 000 euros de dommages et intérêts pour Dieudonné, «l’euro symbolique» pour Robert Faurisson et «la somme de mille euros pour chacune des parties civiles». Le passé de celles-ci est d’ailleurs révélateur des amitiés controversées de Dieudonné.
«Symptomatique des délires de Dieudonné»

On y trouve ainsi Youssouf Fofana, «sans profession», et sept autres détenus de la maison centrale de Poissy : Germain Gaiffe, condamné à 30 ans de prison pour avoir démembré un homme ; Philippe Abitbol, condamné à 25 ans pour avoir étouffé sa fille ; Alfredo Stranieri, surnommé le «tueur aux petites annonces» et condamné à perpétuité ; Samuel Lamy, condamné à 27 ans pour le meurtre d’un policier ; Mohamed Agouzzal, condamné à perpétuité pour avoir étouffé sa première compagne et tué et dépecé la deuxième ; Alexandre Lescarcelle-Inigo, prostitué condamné à 30 ans de réclusion pour la torture et le meurtre de deux clients ; Akim Belloulou, condamné à 30 ans pour meurtre.

«Ce n’est pas la première fois que Dieudonné s’associe à des gens comme ça, sous couvert de travail citoyen», relève Alain Jakubowicz, qui estime cependant que les demandeurs n’iront pas au bout de leur démarche. L’audience de ce mardi — dite de «consignation» — pourrait les freiner. Si tout citoyen a le droit d’ester en justice, il doit verser une certaine somme lors de la première audience, une manière de prévenir les procédures abusives. «A mon avis, les demandeurs ne vont pas consigner, ce qui rendra la procédure caduque, ajoute Jakubowicz. En tout cas, cela est symptomatique des délires de Dieudonné.» Contactés à plusieurs reprises par Libération, ni le polémiste ni ses avocats n’ont répondu à nos sollicitations.

Israël: le ministre de la Défense s'en prend violemment à Kerry et à son plan de paix

JERUSALEM - Le ministre israélien de la Défense Moshé Yaalon a lancé une virulente attaque contre le secrétaire d'Etat américain John Kerry et son plan de paix, dans des conversations privées rapportées mardi par le quotidien Yedioth Aharonot.

Le secrétaire d'Etat John Kerry - qui est arrivé ici déterminé, et qui est animé par une obsession incompréhensible et une sorte de messianisme - ne peut rien m'apprendre sur le conflit avec les Palestiniens, assène M. Yaalon.

La seule chose susceptible de nous sauver est que John Kerry remporte le prix Nobel (de la Paix) et nous laisse tranquilles, ironise le ministre de la Défense, dont les remarques sont longuement rapportées par le correspondant diplomatique du quotidien, Shimon Shiffer.

M. Yaalon, un faucon du gouvernement de Benjamin Netanyahu, critique plus spécifiquement des propositions américaines sur la sécurité en Cisjordanie, en particulier dans la vallée du Jourdain, le long de la frontière avec la Jordanie.

Le plan américain de sécurité qui nous a été présenté ne vaut pas le papier sur lequel il est écrit. Il n'assure ni la sécurité ni la paix, reproche-t-il.

Pour le moment, nous sommes les seuls à avoir concédé quelque chose - la libération de prisonniers (palestiniens) - alors que les Palestiniens n'ont rien donné, poursuit M. Yaalon, un des dirigeants du Likoud, le parti de la droite nationaliste dirigé par M. Netanyahu.

Israël s'était engagé à relâcher en quatre étapes un total de 104 détenus palestiniens afin de permettre la relance des négociations de paix qui ont repris fin juillet. Quelque 5.000 Palestiniens sont incarcérés en Israël.

John Kerry, qui a effectué dix voyages dans la région depuis mars 2013, n'a pas réussi jusqu'à présent à convaincre les deux camps de se rallier à son plan de paix.

Lors d'une réunion de sa direction mardi soir à Ramallah (Cisjordanie), l'Organisation de libération de la Palestine (OLP) a averti que le processus politique est menacé d'effondrement.

Dans un communiqué, le Comité exécutif de l'OLP a accusé le gouvernement Netanyahu de procéder à une expansion sans précédent de la colonisation et de vouloir annuler les références du processus de paix approuvées au plan international, au profit de l'annexion de Jérusalem et d'un contrôle absolu de grandes parties de la Cisjordanie, soit sous le prétexte de la sécurité, soit sous celui des blocs de colonies.

Le Comité exécutif a demandé à la commission politique compétente de préparer un plan d'action immédiat pour mettre en oeuvre les obligations de la résolution de l'ONU concernant l'adhésion de l'Etat de Palestine aux conventions et organisations internationales de l'ONU.

Durcissant le ton ce week-end, le président palestinien Mahmoud Abbas a réaffirmé qu'il n'y aurait pas de paix sans que Jérusalem-Est, annexée par Israël, ne devienne la capitale du futur Etat de Palestine, alors qu'Israël considère Jérusalem comme sa capitale éternelle et indivisible.

M. Abbas a également réitéré son refus de considérer Israël l'Etat nation du peuple juif, comme l'exige M. Netanyahu. Une telle reconnaissance remettrait en cause le droit au retour des réfugiés palestiniens de 1948.

Israël rend un dernier hommage à Ariel Sharon

arielfin.JPGJERUSALEM - Israël a rendu lundi à Jérusalem un hommage d'Etat à l'ancien Premier ministre Ariel Sharon, lors d'une des deux cérémonies prévues à la mémoire de cette personnalité controversée, héros de guerre pour les Israéliens mais criminel de guerre aux yeux du monde arabe.

Le vice-président américain Joe Biden est l'un des rares dirigeants étrangers qui ont assisté à la cérémonie devant la Knesset, le Parlement israélien, où le cercueil d'Ariel Sharon, recouvert d'un drapeau aux couleurs d'Israël, a été une dernière fois exposé.

"Nous accompagnons aujourd'hui vers sa dernière demeure un soldat, un soldat exceptionnel, un commandant qui savait comment remporter la victoire", a déclaré le président israélien Shimon Peres.

Ariel Sharon est décédé samedi à l'âge de 85 ans après avoir passé huit ans dans le coma. Il sera inhumé dans l'après-midi dans son ranch familial, la "ferme des sycomores", dans le sud du pays, au terme de funérailles militaires durant lesquelles des généraux de Tsahal, dont il fut l'un des chefs, porteront son cercueil.

La mort de l'ancien Premier ministre a rouvert le débat sur son héritage, entre ceux qui voient en lui l'homme qui a ordonné le retrait unilatéral israélien de la bande de Gaza, en 2005, et ceux qui rappellent qu'il est l'un des responsables du massacre dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, à Beyrouth, en 1982.

"ENGAGEMENT INÉBRANLABLE"

"La sécurité de son peuple est la mission indéfectible que s'était fixée Arik, un engagement inébranlable envers l'avenir des Juifs, que ce soit dans 30 ans ou 300 ans", a déclaré Joe Biden en utilisant le surnom d'Ariel Sharon.

L'actuel Premier ministre, Benjamin Netanyahu, qui a rappelé qu'il n'avait pas toujours été sur la même ligne politique qu'Ariel Sharon, notamment lorsqu'il s'était opposé au retrait unilatéral de Gaza, a lui aussi insisté sur l'importance de la sécurité pour l'Etat juif.

"Arik avait compris que nous devons être fermes sur tout ce qui touche à notre existence et notre sécurité (...) Israël continuera à lutter contre le terrorisme. Israël continuera à faire son possible pour parvenir à la paix tout en préservant sa sécurité", a dit Benjamin Netanyahu.

"Israël utilisera tous les moyens possibles pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire", a-t-il ajouté après l'annonce de l'application à partir du 20 janvier de l'accord transitoire conclu le 24 novembre entre Téhéran et les grandes puissances.

Dans l'immédiat, les autorités israéliennes ont surtout renforcé les mesures de sécurité aux abords de la bande de Gaza, dont la frontière passe à une dizaine de kilomètres de la "ferme des sycomores", située dans le désert du Neguev et qui a déjà été la cible par le passé de tirs de roquettes.

GAZA SOUS SURVEILLANCE

Selon une source sécuritaire israélienne, Israël a fait "passer le message" au Hamas palestinien qu'il ne tolérerait aucun tir de roquette pendant les funérailles.

"Nous leur avons dit clairement que c'est un très mauvais jour pour tester la patience d'Israël", a dit la source qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat.

Ni le Hamas, ni le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas n'ont fait de commentaire.

Un journaliste de Reuters a entendu deux explosions lundi matin dans le nord de Gaza, mais une porte-parole de l'armée israélienne a précisé qu'aucune roquette n'avait été tirée en direction d'Israël.

Selon la presse israélienne, il pourrait s'agir de "tests" d'explosifs par des militants palestiniens.

L'armée israélienne a déployé des hélicoptères d'attaque et des drones près de la bande de Gaza pour tenter de repérer d'éventuels tireurs palestiniens et de les "neutraliser" avant qu'ils ne puissent faire feu.

La "ferme des sycomores" est elle-même protégée par une des batteries un système de défense surnommé "Dôme d'acier", conçu pour intercepter les roquettes de courte portée tirées par le Hamas.

"Nous avons envisagé tous les scénarios possibles", a déclaré à la radio de l'armée israélienne le chef de la police pour la région sud, Yoram Halevy.

Angela Merkel se rendra en Israël fin février

La chancelière allemande Angela Merkel se rendra en Israël fin février à l'invitation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

M. Netanyahu «a invité le gouvernement allemand fin février pour les consultations gouvernementales qui doivent se dérouler cette année en Israël», a annoncé jeudi le porte-parole du gouvernement allemand Steffen Seibert, dans un communiqué. «La chancelière a accepté l'invitation».

Cette invitation a été formulée au cours d'une conversation téléphonique dans la soirée entre les deux dirigeants.

Au cours de cet entretien, M. Netanyahu a également «présenté ses voeux de rétablissement à la chancelière et l'a félicitée pour la formation de son gouvernement», a précisé M. Seibert.

Les consultations gouvernementales de février seront les premières pour la nouvelle équipe gouvernementale entourant Mme Merkel, au sein de laquelle les conservateurs de la CDU/CSU côtoient les sociaux-démocrates du SPD.

Toutefois, la politique de soutien fort de l'Allemagne à l'égard d'Israël est une constante depuis la Deuxième Guerre mondiale et fait l'objet d'un large consensus politique, même si Berlin a souvent fait pression ces derniers temps sur M. Netanyahu pour qu'il fasse preuve de davantage de retenue en matière de développement de colonies israélienne dans les Territoires palestiniens.

Mercredi, c'était le président américain Barack Obama qui avait appelé Mme Merkel. Il lui avait aussi souhaité un prompt rétablissement, l'avait félicitée pour son gouvernement et l'avait invitée à venir cette année à Washington, ce que Mme Merkel avait également accepté.

Mort de Sharon: Israël rend hommage à son héros "Arik"

sharonA.jpegIsraël a rendu hommage dimanche au général Ariel Sharon, "héros" selon les médias mais "criminel de guerre" pour les Palestiniens, dont le cercueil a été exposé solennellement toute la journée devant le Parlement à Jérusalem.

Le décès d'"Arik" (diminutif d'Ariel), mort samedi à 85 ans après huit ans de coma, a plongé Israël dans une atmosphère de deuil national, avant son enterrement lundi dans sa ferme familiale du sud du pays.

Quelque 15.000 à 20.000 Israéliens de toute condition ont défilé jusqu'à 19H00 (17H00 GMT) devant son cercueil recouvert du drapeau bleu et blanc frappé de l'Etoile de David et déposé sur un socle de marbre noir à l'extérieur de la Knesset, le Parlement, selon un porte-parole de l'assemblée.

Là, des gardes d'honneur veillaient la bière. Des rabbins ont psalmodié des prières de deuil.

Dans la file, des soldats côtoyaient des juifs ultra-orthodoxes en habit noir, un groupe de prêtres éthiopiens apportant une gerbe se mêlait à des familles.

Le visage grave, certains priaient silencieusement tandis que d'autres allumaient des bougies.

Beaucoup regrettaient le charisme et la bravoure du 11e chef de gouvernement d'Israël.

"Je n'ai jamais fréquenté "Arik" personnellement mais je le connaissais en tant que dirigeant, un des derniers à rester en Israël", confiait Meir Gavron, 56 ans, venu de Ramat Gan, près de Tel Aviv. "Je m'identifiais beaucoup avec l'homme".

Des navettes d'autobus avaient été spécialement mises en place pour éviter des embouteillages.

Le conseil des ministres hebdomadaire, présidé par Benjamin Netanyahu, a observé une minute de silence.

Le Premier ministre a de nouveau salué en son rival politique - avec lequel il ne s'entendait guère - un de "nos plus éminents dirigeants et de nos plus audacieux commandants".

Lundi, une cérémonie officielle sera organisée à partir de 09H30 (07H30 GMT) à la Knesset, avant des funérailles militaires à 14H00 (12H00 GMT) à la ferme des Sycomores, le ranch de la famille Sharon, non loin de la frontière avec Gaza.

Ariel Sharon a souhaité y être inhumé aux côtés de sa seconde épouse Lily. Ses deux fils, Gilad et Omri, ainsi que le chef d'état-major Benny Gantz prononceront les éloges funèbres.

Compte tenu de la proximité de la bande de Gaza contrôlée par le mouvement islamiste palestinien Hamas, la police israélienne devait dépêcher des renforts dans le sud du pays, où est déjà déployé le système antimissile mobile "Iron Dome" (Dôme de Fer).

Le vice-président américain Joe Biden, l'ex-Premier ministre britannique Tony Blair, émissaire du Quartette pour le Proche-Orient, et le ministre allemand des Affaires étrangères Frank-Walter Steinmeier, en visite officielle au même moment, participeront à l'hommage officiel au Parlement.

Toutefois, la plupart des pays ne dépêcheront que des représentants subalternes.

Panégyriques

Tous les médias israéliens ont consacré leur une à la mort de l'ancien chef de guerre et homme fort de la droite nationaliste, avec force panégyriques, photos et témoignages de compagnons d'armes.

"Il fut un génie, à la fois généreux et cruel", résumait l'éditorialiste Shalom Yerushalmi dans le Maariv.

L'influent commentateur Nahum Barnea rappelait dans le Yediot Aharonot qu'Ariel Sharon "incarnait tout ce que les "Pères de la Nation" rêvaient de voir avec la génération de leurs fils nés en Israël: beau, fort, travailleur de la terre et soldat toute sa vie".

Même à gauche, le quotidien Haaretz, pourtant farouche adversaire du "bulldozer" (un des surnoms de Sharon), lui tressait des couronnes.

"Depuis le départ de Sharon, Israël manque d'un leadership politique qui reconnaisse les limites de la force, maintienne l'alliance avec les Etats-Unis et fasse preuve de courage dans les Territoires (palestiniens) sans se laisser impressionner par les colons".

Champion de la colonisation, Sharon fut pourtant le chef de gouvernement qui aura évacué les troupes et les 8.000 colons de la bande de Gaza en 2005. Une décision que ne lui ont toujours pas pardonné les ex-colons de Gaza.

Mais il restera aussi dans l'Histoire comme l'artisan en 1982 de la désastreuse invasion du Liban, alors qu'il était ministre de la Défense.

Une commission d'enquête israélienne a conclu à la "responsabilité indirecte" mais personnelle de Sharon dans le massacre de centaines de civils palestiniens par ses alliés phalangistes chrétiens libanais dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila à Beyrouth en septembre 1982.

De Gaza à Ramallah, et de Jénine aux camps de réfugiés du Liban, les Palestiniens n'ont pas caché leur immense joie à l'annonce du décès du "criminel Sharon", mais aussi leurs regrets que le général israélien n'ait pas comparu devant la justice internationale.

Yves Duteil dénonce l'antisémitisme lors de son concert hier soir au Trianon

yves-duteil2.jpgIl a accompagné mon adolescence, puis a pris, aussi, mes enfants par la main pour les accompagner un peu plus loin.  Sa poésie mise en musique est douce et forte.

il n'y a pas besoin d'hurler pour dire sa douleur, ni même se taire .Entre les deux il y a un chemin et Yves Duteil en a fait sa voie. 

Une voie royale lorsque l'on en juge cette salle, le Trianon,  pleine et ce public qui lui fait ovation.

Yves Duteil dénonce, sans éclat, l'antisémitisme qui sévit actuellement en France en ces termes  " Je ne pensais pas que je vivrais, à mon tour, l'antisémitisme". C'est sobre.

En référence à son aieul , Le Capitaine Dreyfus,dont il le descendant direct, son petit-neveu, maire d'une petite ville en Seine-et-Marne, il connait  les tenants et les aboutissants de l'accusation gratuite et la valeur des mots. Il sait où peuvent mener les clichés , les aprioris, les caricatures, ils ménent à l'humiliation puis à la mort.

Pas besoin d'être juif pour le comprendre, il suffit d' être un homme de bon sens, animé de l'amour des hommes . Il n'est pas naïf. Ces mots se disent dans un souffle, il faut être à l'écoute. 

Quand il dit: " Il faut de la force pour vivre en harmonie.", C'est que la paix demande de l'effort elle n'est pas le résultat de bons sentiments, mais d'un esprit volontaire. 

C'est peut-être cet esprit qui est absent aujourd'hui en France. 

Lors de son concert Yves Duteil a rendu hommage au Capitaine Dreifus, et également aux Justes.

La  chanson des Justes a fait pleurer la salle, sans bruit.

Les images de la Shoa décrites  par Yves Duteil, ont plus de puissance que les images elles-mêmes. Elles ravivent la mémoire collective dans un murmure.

Celui qui sauve une étoile éclaire l'univers entier dit-il , écoutez cette chanson. cliquez-ici  

Celui qui sauve un homme sauve le monde.

La poésie au service du bien. C'est Yves Duteil.

Il m'est difficile de dire d'Yves Duteil qu'il fait de la  chanson, je dirais plutôt,  il écrit et emboîte à la perfection ses mots sur de la musique. Ceux sont ses mots qui font la musique.

Claudine Douillet

 

 

 

 

Israël: plus 10.000 migrants africains encerclent le Parlement

refug.jpgPlus de 10.000 demandeurs d'asile africains entrés illégalement en Israël se sont rassemblés mercredi devant le Parlement à Jérusalem, au quatrième jour de leur protestation contre la politique d'immigration du gouvernement, a indiqué la police.

"Plus de 10.000 manifestants se sont rassemblés avec l'autorisation de la police dans le calme en face de la Knesset", a affirmé à l'AFP le porte-parole de la police Micky Rosenfeld selon qui "la police est présente en force pour assurer l'ordre".

Le président du Parlement Yuli Edelstein a pour sa part interdit l'entrée de la Knesset à quatre représentants des manifestants qui avaient été invités à une rencontre par des députés.

Dans un communiqué, M. Edelstein a expliqué qu'il voulait ainsi "éviter des provocations susceptibles de dégénérer en violences".

Les manifestants, originaires principalement d'Érythrée et du Soudan, ont manifesté dans le calme en scandant: "Nous sommes des réfugiés, nous avons besoin de protection", en anglais.

L'écrivain israélien primé David Grossman s'est dit "honteux et déconcerté" face au traitement réservé à ces migrants dans son pays, rapporte le site d'information Ynet.

Lundi, ils avaient défilé à Tel-Aviv devant plusieurs ambassades occidentales.

Dimanche, plus de 30.000 d'entre eux avaient participé à une manifestation monstre dans le centre de Tel-Aviv.

Ces demandeurs d'asile dénoncent le refus des autorités d'examiner leurs demandes, ainsi que le placement en rétention de centaines d'entre eux.

Ils se sont heurtés à une fin de non-recevoir du Premier ministre Benjamin Netanyahu qui a prévenu que leurs manifestations ne "serviraient à rien".

Dans une lettre ouverte publiée mercredi, les organisateurs des manifestations ont appelé le Premier ministre et son gouvernement à entrer dans "un dialogue direct et ouvert" avec eux.

"Nous ne sommes pas des criminels", mais "une communauté de demandeurs d'asile démocratique, disciplinée et respectueuse de la loi", indique le texte.

Lors d'un rassemblement mardi à Tel-Aviv, les représentants des protestataires ont affirmé que le mouvement se poursuivrait jusqu'à ce que le gouvernement annule une législation controversée et leur accorde le statut de réfugiés.

Selon une loi votée le 10 décembre, les immigrés clandestins peuvent être placés jusqu'à un an en centre de rétention sans procès.

Après le vote de la loi, un centre de détention a été ouvert dans le sud d'Israël. Il est ouvert durant la journée, mais ses occupants doivent pointer à trois reprises, et sont obligés d'y passer la nuit.

La porte-parole des services pénitentiaires, Sivan Weizman, a indiqué à l'AFP que 119 migrants détenus dans la prison voisine de Saharonime, ouverte en 2007 refusaient de s'alimenter pour le troisième jour consécutif dans le cadre du mouvement de protestation.

Les organisateurs des manifestations n'ont pas indiqué si cette grève de la faim se poursuivrait jeudi, mais ont assuré qu'ils maintenaient leurs revendications.

Parmi eux, un demandeur d'asile érythréen, Habton Mahari, a affirmé à la chaîne israélienne Channel One que le gouvernement devait "cesser d'arrêter les demandeurs d'asile dans la rue, révoquer la loi raciste (...) et plus important encore, reconnaître les demandeurs d'asile comme des êtres humains".

Sa demande d'asile n'a toujours pas été examinée par les autorités israéliennes, six ans après son arrivée dans le pays, déplore cet homme.

Le quotidien Haaretz a rapporté sur son site internet que sur 1.800 demandes d'asile remplies par des Érythréens et des Soudanais, aucune n'avait été approuvée jusqu'alors. Sur ce total, le quotidien rapporte que seulement 250 ont été examinées, parmi lesquelles 155 ont d'ores et déjà été rejetées.

Les autorités israéliennes, qui estiment à quelque 52.000 le nombre d'Africains entrés clandestinement qui sont encore en Israël, ont lancé en 2012 une campagne ayant abouti au départ ou à l'expulsion de 3.920 d'entre eux.

La clôture électronique construite par Israël le long des 230 km de frontière avec l'Egypte, a réduit pratiquement à néant le nombre d'entrées illégales en Israël à partir de la péninsule du Sinaï.

Proche-Orient: Kerry s'en va sans avoir rallié Israël et les Palestiniens

kerryisp.JPGLe secrétaire d'Etat américain John Kerry quitte lundi le Proche-Orient après quatre jours de discussions intensives mais sans avoir réussi à convaincre Israël et les Palestiniens de se rallier à son plan de paix.

Les diplomates américains avaient averti qu'il ne fallait pas s'attendre à une percée lors de cet 10e voyage dans la région de M. Kerry, qui s'est heurté aux positions jusqu'à présent irréconciliables des deux camps.

Au cours de sa visite, le secrétaire d'Etat a proposé un projet d'"accord-cadre" traçant les grandes lignes d'un règlement définitif sur les frontières, la sécurité, le statut de Jérusalem et le sort des réfugiés palestiniens.

Selon le quotidien israélien Maariv, il aurait fait pression sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour qu'il accepte une formule autorisant le retour en Israël d'un nombre limité de réfugiés chassés en 1948, auquel s'opposent catégoriquement les dirigeants israéliens.

De leur côté, les négociateurs israéliens souhaitent prolonger jusqu'en janvier 2015 ce cycle de pourparlers censé prendre fin le 29 avril, affirme le Maariv. En échange, ils accepteraient de suspendre les procédures de planification et de construction dans certaines colonies de Cisjordanie.

Avant son départ, M. Kerry a rencontré l'émissaire du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne, ONU) Tony Blair et le nouveau chef de l'opposition israélienne Yitzhak Herzog. Mais il doit revenir dans la région en début de semaine prochaine pour poursuivre son forcing, rapporte la presse israélienne.

Le secrétaire d'Etat américain a effectué dimanche une mission éclair en Jordanie et en Arabie saoudite, se prévalant du soutien du roi saoudien Abdallah à ses efforts pour élaborer une solution "juste et équilibrée" au conflit israélo-palestinien.

Artisan de la reprise, en juillet 2013, des négociations de paix interrompues depuis près de trois ans, M. Kerry avait reconnu dimanche qu'il était impossible de dire quand "les dernières pièces du puzzle pourraient se mettre en place ou tomber par terre, et laisser le puzzle inachevé".

Le secrétaire d'Etat a fait état de "progrès" pendant ses entretiens marathon avec M. Netanyahu (13 heures au total) et le président palestinien Mahmoud Abbas.

'Droit de savoir'

Mais les divergences restent très profondes: M. Netanyahu a reproché à la direction palestinienne de manifester son "opposition à la reconnaissance d'Israël comme Etat juif", l'accusant de nier ainsi "notre droit (des Juifs, NDLR) à être ici".

Israël rejette aussi les propositions américaines de contrôle de la frontière entre un futur Etat palestinien et la Jordanie, dans la vallée du Jourdain, qui s'appuient sur un éventuel déploiement de systèmes de surveillance sophistiqués.

Un dirigeant palestinien, Yasser Abed Rabbo, a relevé des "discussions sérieuses sur la manière d'avancer", mais prévenu qu'il ne fallait pas s'attendre "à voir quelque chose d'écrit bientôt", faute de "progrès réel" sur les questions les plus épineuses.

Précédée par une recrudescence des violences à Gaza et en Cisjordanie, la visite de M. Kerry s'est déroulée dans un climat de récriminations et de pessimisme tant côté israélien que palestinien.

Elle a aussi eu pour toile de fond la dégradation de l'état de santé d'Ariel Sharon, ancien Premier ministre et ex-homme fort de la droite israélienne, dans le coma depuis huit ans.

L'opinion publique israélienne et palestinienne, plus sceptique que jamais après 20 ans de processus de paix, semble se désintéresser des efforts de John Kerry.

Le quotidien palestinien Al-Quds dénonce dans un éditorial lundi l'état de confusion de l'opinion publique créée par les fuites multiples et contradictoires sur le contenu des discussions, "bien que le président Mahmoud Abbas ait affirmé à maintes reprises les constantes et les lignes rouges palestiniennes".

"Le peuple palestinien dans la patrie et la diaspora a le droit de savoir quelle est la nature des propositions américaines et des positions israéliennes", estime le journal, s'inquiétant d'une perpétuation de "l'occupation et de l'hégémonie que veulent vendre Israël et Washington sous l'étiquette de la paix".