Israël rend un dernier hommage à Ariel Sharon

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arielfin.JPGJERUSALEM - Israël a rendu lundi à Jérusalem un hommage d'Etat à l'ancien Premier ministre Ariel Sharon, lors d'une des deux cérémonies prévues à la mémoire de cette personnalité controversée, héros de guerre pour les Israéliens mais criminel de guerre aux yeux du monde arabe.

Le vice-président américain Joe Biden est l'un des rares dirigeants étrangers qui ont assisté à la cérémonie devant la Knesset, le Parlement israélien, où le cercueil d'Ariel Sharon, recouvert d'un drapeau aux couleurs d'Israël, a été une dernière fois exposé.

"Nous accompagnons aujourd'hui vers sa dernière demeure un soldat, un soldat exceptionnel, un commandant qui savait comment remporter la victoire", a déclaré le président israélien Shimon Peres.

Ariel Sharon est décédé samedi à l'âge de 85 ans après avoir passé huit ans dans le coma. Il sera inhumé dans l'après-midi dans son ranch familial, la "ferme des sycomores", dans le sud du pays, au terme de funérailles militaires durant lesquelles des généraux de Tsahal, dont il fut l'un des chefs, porteront son cercueil.

La mort de l'ancien Premier ministre a rouvert le débat sur son héritage, entre ceux qui voient en lui l'homme qui a ordonné le retrait unilatéral israélien de la bande de Gaza, en 2005, et ceux qui rappellent qu'il est l'un des responsables du massacre dans les camps de réfugiés palestiniens de Sabra et Chatila, à Beyrouth, en 1982.

"ENGAGEMENT INÉBRANLABLE"

"La sécurité de son peuple est la mission indéfectible que s'était fixée Arik, un engagement inébranlable envers l'avenir des Juifs, que ce soit dans 30 ans ou 300 ans", a déclaré Joe Biden en utilisant le surnom d'Ariel Sharon.

L'actuel Premier ministre, Benjamin Netanyahu, qui a rappelé qu'il n'avait pas toujours été sur la même ligne politique qu'Ariel Sharon, notamment lorsqu'il s'était opposé au retrait unilatéral de Gaza, a lui aussi insisté sur l'importance de la sécurité pour l'Etat juif.

"Arik avait compris que nous devons être fermes sur tout ce qui touche à notre existence et notre sécurité (...) Israël continuera à lutter contre le terrorisme. Israël continuera à faire son possible pour parvenir à la paix tout en préservant sa sécurité", a dit Benjamin Netanyahu.

"Israël utilisera tous les moyens possibles pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire", a-t-il ajouté après l'annonce de l'application à partir du 20 janvier de l'accord transitoire conclu le 24 novembre entre Téhéran et les grandes puissances.

Dans l'immédiat, les autorités israéliennes ont surtout renforcé les mesures de sécurité aux abords de la bande de Gaza, dont la frontière passe à une dizaine de kilomètres de la "ferme des sycomores", située dans le désert du Neguev et qui a déjà été la cible par le passé de tirs de roquettes.

GAZA SOUS SURVEILLANCE

Selon une source sécuritaire israélienne, Israël a fait "passer le message" au Hamas palestinien qu'il ne tolérerait aucun tir de roquette pendant les funérailles.

"Nous leur avons dit clairement que c'est un très mauvais jour pour tester la patience d'Israël", a dit la source qui s'exprimait sous le sceau de l'anonymat.

Ni le Hamas, ni le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas n'ont fait de commentaire.

Un journaliste de Reuters a entendu deux explosions lundi matin dans le nord de Gaza, mais une porte-parole de l'armée israélienne a précisé qu'aucune roquette n'avait été tirée en direction d'Israël.

Selon la presse israélienne, il pourrait s'agir de "tests" d'explosifs par des militants palestiniens.

L'armée israélienne a déployé des hélicoptères d'attaque et des drones près de la bande de Gaza pour tenter de repérer d'éventuels tireurs palestiniens et de les "neutraliser" avant qu'ils ne puissent faire feu.

La "ferme des sycomores" est elle-même protégée par une des batteries un système de défense surnommé "Dôme d'acier", conçu pour intercepter les roquettes de courte portée tirées par le Hamas.

"Nous avons envisagé tous les scénarios possibles", a déclaré à la radio de l'armée israélienne le chef de la police pour la région sud, Yoram Halevy.

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