Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Israël tue deux activistes dans la bande de Gaza

GAZA  - L'aviation israélienne a tué deux hommes armés mercredi lors d'un raid aérien dans la bande de Gaza, accusant l'un d'eux d'avoir tiré des roquettes sur Israël lors des obsèques de l'ancien Premier ministre Ariel Sharon la semaine passée.

Selon des habitants de Gaza, les deux hommes appartenaient au Djihad islamique, groupe armé radical parfois en désaccord avec le Hamas au pouvoir à Gaza.

Le Djihad islamique a reconnu l'appartenance au mouvement d'un des hommes tués, Ahmed al Zanine, mais ne s'est pas prononcé sur l'autre.

Selon l'armée israélienne, qui a confirmé la frappe aérienne à Beit Hanoun, Ahmed al Zanine était un ancien membre du Djihad islamique qui avait rejoint les rangs du Front populaire de libération de la Palestine (FPLP). Le FPLP n'a pas fait de commentaires.

Zanine, ajoute Tsahal, a mené de nombreuses attaques, notamment le tir de roquettes sur le sud d'Israël lors des funérailles d'Ariel Sharon auxquelles assistaient le vice-président américaine Joe Biden et d'autres représentants étrangers, mercredi dernier.

Zanine et l'autre homme, un parent à lui, se trouvaient dans une voiture en stationnement lorsque leur véhicule a été atteint par un missile, ont indiqué des habitants.

Dimanche déjà, l'armée israélienne avait annoncé avoir mené un raid aérien dans la bande de Gaza contre un militant du Djihad islamique soupçonné d'être responsable d'attaques à la roquette.

Après une période inhabituellement calme autour de Gaza, une vingtaine de tirs de roquettes ou de mortiers palestiniens ont été enregistrés sur une période d'un mois, indique Israël.

Mardi, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis des actions préventives.

"Nous avons une politique très claire de contrer les attaques terroristes quand nous identifions leur formation et de répondre fermement à ceux qui veulent nous nuire", a déclaré le chef du gouvernement israélien.

"Cette politique a permis d'avoir une année calme en 2013, la plus calme depuis longtemps. Et si le Hamas et les organisations terroristes ont oublié la leçon, alors ils l'apprendrons, avec une grande force, dans un proche avenir", a-t-il ajouté.

Le programme militaire nucléaire iranien sera stoppé

nucleaire-grand.jpgJERUSALEM - Le programme nucléaire iranien sera stoppé, a averti mardi le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu.

Un Iran doté de l'arme nucléaire ne mettrait pas seulement en danger Israël. Cela menacerait la paix et la sécurité de notre région, a déclaré M. Netanyahu lors d'une conférence de presse avec son homologue canadien Stephen Harper.

Cela donnerait aux affidés terroristes de l'Iran un parapluie nucléaire et lancerait une course multilatérale aux armements nucléaires au Moyen-Orient, a-t-il ajouté.

Le programme militaire nucléaire de l'Iran doit être stoppé et il sera stoppé, a affirmé M. Netanyahu.

Le Premier ministre israélien a dénoncé l'accord international de Genève sur le nucléaire iranien, signé le 24 novembre et entré en vigueur lundi, qui selon lui n'empêchera pas Téhéran d'accéder à l'arme atomique.

L'Iran, malgré ses dénégations, est accusé par Israël de vouloir acquérir une capacité nucléaire militaire sous couvert de son programme civil.

Israël a affirmé à maintes reprises qu'il n'écartait pas une opération militaire afin d'empêcher Téhéran de se doter d'une telle arme.

M. Netanyahu a également souligné que la crise nucléaire iranienne et la montée de l'islamisme dans la région poussaient Israël et de nombreux pays arabe à s'unir pour faire face à ce double challenge.

Ce qui détermine aujourd'hui beaucoup des grands pays du monde arabe sont la quête d'armes nucléaires de l'Iran et les desseins agressifs des Frères musulmans, a-t-il estimé.

En faisant face à ce double challenge, ces pays ne voient pas Israël comme leur ennemi mais comme appartenant au même camp dans un conflit difficile, a assuré M. Netanyahu.

Israël s'efforce depuis plusieurs années de se rapprocher discrètement de l'Arabie saoudite et des monarchies du Golfe qui, comme lui, sont inquiètes de la montée en puissance régionale de l'Iran.

Harper chahuté à la Knesset

harper.jpgStephen Harper s’adressant aux parlementaires de la Knesset, lundi, à Jérusalem Photo : Associated Press Sean Kilpatrick Stephen Harper s’adressant aux parlementaires de la Knesset, lundi, à Jérusalem

Ottawa — Au deuxième jour de sa visite officielle en Israël, le premier ministre du Canada, Stephen Harper, s’est fait offrir symboliquement les clés de la Knesset, devenant le premier dirigeant étranger à recevoir un tel honneur, mais son discours de vingt minutes ne s’est pas déroulé comme prévu. Deux députés arabes l’ont bruyamment invectivé et ont quitté le Parlement israélien pour protester contre l’adéquation qu’il venait d’établir entre critique d’Israël et antisémitisme.
 

Selon M. Harper, un « relativisme moral » permet ces jours-ci « la mutation de la vieille maladie qu’est l’antisémitisme et l’émergence d’une nouvelle souche », celle-ci enrobée « d’un langage plus sophistiqué ». « Les gens qui n’oseraient jamais dire qu’ils haïssent les Juifs et les blâment pour leurs propres échecs et les problèmes du monde déclarent plutôt leur haine d’Israël et blâment le seul État juif comme responsable des problèmes du Moyen-Orient. » Ce mal, selon Stephen Harper, culmine lorsque des gens « traitent ouvertement Israël d’État apartheid ».
 

Ce passage du discours de M. Harper était de trop pour les députés Ahmad Tibi et Talab Abu Arar, deux des quatre élus du parti Ra’am-Ta’al-Mada que compte la Knesset. Les deux hommes ont crié en arabe tandis que M. Harper, déstabilisé, a poursuivi son discours. Ils ont fini par quitter la pièce. Notons qu’Ahmad Tibi avait aussi crié pendant le discours du premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, qui a précédé celui de M. Harper. M. Nétanyahou s’était d’ailleurs retourné vers son hôte canadien pour lui dire que c’était là une preuve que la démocratie israélienne se portait bien.
 

« Ils peuvent se lever, parler, crier, irriter, a-t-il lancé en boutade. Mais ils ne peuvent pas faire cela à Damas. C’est seulement en Israël qu’ils ont cette liberté. D’ailleurs, nos amis, des Israéliens arabes, ne veulent pas quitter Israël. »
 

Selon le professeur Rachad Antonius, il faut bien se garder de voir en ces deux personnes des têtes brûlées qui cherchent le scandale. « M. Tibi est en politique depuis longtemps », rappelle le sociologue de l’UQAM spécialisé dans la question du Moyen-Orient. « Il faut faire beaucoup de compromis pour faire partie du système politique israélien. Ce sont des gens qui traitent quotidiennement avec le Likoud. Ils peuvent en prendre, quoi ! Mais Harper est allé à un extrême intolérable. » La population israélienne (en territoire non contesté) est composée d’environ 20 % d’Arabes, et certains « acceptent de jouer le jeu », explique M. Antonius, en prenant part aux institutions de l’État juif.
 

Dans son discours, M. Harper a indiqué que « le Canada appuie sans équivoque le droit d’Israël à se défendre, tout comme il appuie depuis longtemps un avenir juste et sûr pour le peuple palestinien. » Puis, M. Harper a laissé entendre que la responsabilité de la création d’un État palestinien reposait uniquement sur les épaules de cette communauté. « Je partage l’espoir sincère d’Israël que le peuple palestinien et ses dirigeants choisissent un État palestinien viable, démocratique, engagé à vivre en paix aux côtés de l’État juif d’Israël. »
 

À plusieurs moments de son discours, M. Harper a indiqué qu’il était possible de critiquer Israël : « Aucun État n’est à l’abri de questions légitimes ou de critiques », ou encore « Aucune nation n’est parfaite ». Mais jamais n’a-t-il exprimé une de ces critiques. Lors de sa visite plus tôt dans la journée à Ramallah, il avait déclaré aux journalistes qu’il n’avait « aucune intention pendant ce voyage de critiquer de façon isolée l’État d’Israël ». Il n’a pas voulu utiliser les mots « colonies » ou « colonisation ». M. Harper a profité de son passage pour annoncer une aide de 66 millions de dollars à la Palestine. L’aide canadienne précédente s’élevait à 300 millions sur cinq ans.
 

Juifs et opposés
 

Ici au pays, le groupe Independent Jewish Voices a aussi émis de sérieuses réserves à propos du discours de M. Harper. « C’est extrêmement dérangeant de dire que la critique de l’État équivaut à la haine d’un peuple, car il dit que le peuple juif est la même chose que l’État juif. Or, il se trouve de plus en plus de Juifs à travers le monde qui s’opposent aux politiques d’Israël », lance le porte-parole du groupe, Tyler Levitan.
 

Selon M. Levitan, tout ce voyage vise à plaire à la communauté juive du Canada et à la base électorale évangélique de Stephen Harper. Les évangéliques purs et durs souhaitent que le territoire d’Israël, où doit revenir le Christ sur terre, reste sous contrôle juif d’ici là. « L’hypocrisie, c’est qu’il y a un relent antisémite à cette théorie qui dit que quand le Christ reviendra, les Juifs devront se convertir ou partir… »
 

La délégation de 237 personnes accompagnant M. Harper au Moyen-Orient comprend d’ailleurs 21 rabbins et des représentants de six groupes chrétiens évangéliques, dont le Trinity Bible Church, le groupe médiatique Crossroads Christian Communications et l’Assemblée de la pentecôte du Canada. Leurs frais d’hébergement à tous sont assumés par le gouvernement canadien.

Israël: appel d'hommes d'affaires pour un accord avec les Palestiniens

JERUSALEM - Une centaine d'hommes d'affaires israéliens ont pressé le Premier ministre Benjamin Netanyahu de saisir l'occasion des efforts du secrétaire d'Etat américain John Kerry pour conclure la paix avec les Palestiniens, a indiqué lundi le quotidien Yédiot Aharonot.

Le président Shimon Peres, recevant son homologue roumain Traian Basescu à Jérusalem, a par ailleurs jugé lundi crucial que les négociations s'achèvent par un succès.

Un échec serait tragique pour le Moyen-Orient où la situation pourrait s'embraser du jour au lendemain, a ajouté M. Peres, selon un communiqué de la présidence israélienne.

M. Basescu, cité dans le texte a appelé à ratifier l'initiative de Kerry et saisir l'occasion au moment où le Moyen-Orient est en feu.

Le précédent gouvernement roumain avait refusé en 2013 d'envoyer davantage d'ouvriers du bâtiment en Israël sans garantie qu'ils ne seraient pas employés dans les colonies.

Le quotidien économique Calcalist rapporte que des membres du groupe d'hommes d'affaires ont récemment mis en garde M. Netanyahu contre la progression du boycottage, citant la décision en janvier du fonds de pension néerlandais PGGM de couper ses liens avec cinq banques israéliennes en raison de leurs activités dans les colonies.

Ces hommes d'affaires, membres d'une organisation baptisée Briser l'impasse, doivent participer au Forum économique mondial prévu à Davos cette semaine.

Selon ces patrons, parmi lesquels Yossi Vardi, considéré comme un des parrains de la haute technologie en Israël, et Meïr Brand, PDG de Google Israël, il faut parvenir de façon urgente à une paix fondée sur une solution à deux Etats, israélien et palestinien.

Le conflit coûte cher à tous les civils, ont ajouté ces chefs d'entreprise, soulignant que le monde commence à perdre patience et la menace de sanctions contre Israël monte chaque jour un peu plus.

Nous avons une occasion à saisir avec la venue de John Kerry dans la région, ont-ils ajouté, au sujet des incessantes navettes du secrétaire d'Etat américain depuis la relance des négociations à la fin juillet.

Le Yediot Aharonot précise qu'une réunion entre hommes d'affaires israéliens et palestiniens doit avoir lieu à Davos à la fin du Forum, mais sous le patronage du Forum économique mondial.

M. Netanyahu, la ministre de la Justice Tzipi Livni, chargée des négociations avec les Palestiniens, ainsi que le président Shimon Peres doivent également être présents à Davos.

Durant sa dernière navette au Proche-Orient qui s'est achevée le 6 janvier, M. Kerry a présenté aux deux parties un projet d'accord-cadre traçant les grandes lignes d'un règlement définitif sur ces questions, c'est-à-dire les frontières, la sécurité, le statut de Jérusalem et le sort des réfugiés palestiniens.

Selon les médias israéliens, Tzipi Livni s'est rendue lundi à Washington avec Yitzhak Molcho, un proche collaborateur de M. Netanyahu, pour discuter des détails de cet accord-cadre avec M. Kerry.

Deux responsables israéliens se rendent aux Etats-Unis pour rencontrer Kerry ...

La négociatrice en chef d'Israël Tzipi Livni et l'envoyé du Premier ministre israélien aux négociations de paix Yitzhak Molcho se rendront dimanche soir aux Etats-Unis pour rencontrer lundi le secrétaire d'Etat américain John Kerry, a rapporté le quotidien Haaretz.

Mme Livni et M. Molcho discuteront avec M. Kerry de la proposition-cadre que les Etats-Unis vont présenter à Israël et aux Palestiniens dans le proche avenir sur fond de négociations de paix.

Les deux responsables prépareront également une rencontre entre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu et M. Kerry, qui est prévue pour plus tard cette semaine en marge du Forum de Davos (Suisse).

Selon le Haaretz, la réunion de lundi verra également la participation de l'émissaire américain pour les négociations de paix au Moyen-Orient Martin Indyk et d'autres responsables de la Maison Blanche, afin de combler le fossé entre Israël et les Palestiniens sur les questions essentielles.

Le Premier ministre canadien entame une visite en Israël pour renforcer les relations bilatérales

Le Premier ministre canadien Stephen Harper est arrivé en Israël dimanche après-midi pour une visite de quatre jours, lors de laquelle il aura des entretiens avec son homologue israélien Benjamin Netanyahu, a confirmé à Xinhua un porte-parole de l'Autorité des aéroports d'Israël.

M. Harper et son épouse ainis que la délégation qui l'accompagne pour ce déplacement, composée notamment de ministres, d'un sénateur et de trois importants chefs d'entreprise, ont été accueillis à l'aéroport de Tel Aviv par le ministre israélien des Affaires étrangères Avigdor Lieberman et l'ambassadrice du Canada en Israël, Vivian Bercovici.

Selon une annonce faite par le porte-parole du gouvernement canadien, Jason MacDonald, la première visite de M. Harper en Israël se focalisera sur la coopération entre les deux pays dans divers domaines, particulièrement dans le domaine de la coopération économique, ainsi que sur les négociations de paix avec les Palestiniens.

M. Harper doit participer à une cérémonie officielle d'accueil qui lui est réservée dimanche soir par M. Netanyahu dans son bureau.

Le Premier ministre canadien prononcera lundi un discours devant la Knesset (Parlement israélien) et rencontrera mardi le président israélien Shimon Peres. Plus tard mardi, une réunion conjointe entre des ministres canadiens et israéliens se tiendra à Jérusalem.

Selon des informations, M. Harper s'entretiendra avec les dirigeants palestiniens en Cisjordanie et se rendra en Jordanie pour rencontrer le roi Abdallah II.

M. Harper est considéré comme l'un des plus importants partisans d'Israël en dépit des critiques internationales contre l'Etat hébreu pour sa politique d'élargissement de colonies.

Harper est reçu en héros en Israël

Tel-Aviv – Le premier ministre Stephen Harper a reçu un accueil digne d’un héros, dimanche en Israël, sa première étape d’une visite officielle de six jours au Moyen-Orient.

Le premier ministre israélien, Benjamin Nétanyahou, a affirmé que M. Harper était « un grand ami d’Israël et du peuple juif », lors d’une cérémonie de bienvenue qui s’est déroulée dans une tente extérieure.

M. Nétanyahou a affirmé que M. Harper avait fait preuve d’un excellent leadership sur le plan moral dans la lutte contre le terrorisme. Il a aussi fait l’éloge de son homologue pour sa position concernant l’antisémitisme, l’Iran et la paix au Moyen-Orient. « Je crois que, dans tout cela et dans tellement d’autres dossiers, vous avez fait preuve de courage, de clarté et de conviction. Le peuple d’Israël et moi apprécions profondément votre amitié et celle du peuple canadien », a-t-il déclaré.

Discours historique

Ces déclarations surviennent après la rencontre hebdomadaire du Conseil des ministres d’Israël, plus tôt dimanche, durant laquelle M. Nétanyahou a encore une fois louangé M. Harper devant ses collègues. « Le premier ministre Harper a une position morale claire et courageuse sur la vérité et les normes requises par la communauté internationale, en lien avec Israël et le conflit qui sévit ici », a-t-il dit.

« Je pense qu’il a pris une position morale digne d’admiration et, au nom du gouvernement et de tous les citoyens israéliens, je lui souhaite la bienvenue. »

Stephen Harper a dit être enchanté de se trouver en sol israélien, mais a indiqué qu’il ferait davantage de commentaires à l’occasion de son discours devant la Knesset, le Parlement du pays, lundi.

Il deviendra ainsi le seul premier ministre canadien à avoir eu l’honneur de prendre la parole devant le Parlement israélien jusqu’à présent.

Ce discours historique se tiendra quelques heures après une visite qu’il rendra au président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, à Ramallah. Il y annoncera probablement une aide supplémentaire à la Palestine.

M. Harper a quitté Ottawa samedi pour un périple de six jours qui le mènera notamment en Cisjordanie et en Jordanie.

Une délégation de 300 personnes

Il est accompagné de six ministres, dont le ministre des Ressources naturelles, Joe Oliver, d’un sénateur ainsi que de trente hauts dirigeants d’entreprise, dont David Asper, Philip Reichmann et Calin Rovinescu, le président et chef de la direction d’Air Canada. Vingt et un rabbins et un prêtre sont également du voyage.

Au total, la délégation canadienne compte 300 personnes, et les contribuables canadiens assumeront les coûts pour le déplacement et l’hébergement d’au moins trente d’entre elles.

L’avion transportant M. Harper et l’imposante délégation qui l’accompagne s’est posé à l’aéroport Ben Gourion, à Tel-Aviv, sous un ciel radieux. Le premier ministre et sa femme, Laureen, ont été accueillis par Avigdor Lieberman, le ministre des Affaires étrangères, et par Vivian Bercovici, l’ambassadrice du Canada auprès de l’État d’Israël.

Les Harper ont ensuite pris place dans un cortège de voitures qui a emprunté une autoroute panoramique jusqu’au mont des Oliviers, qui offre une superbe vue sur la vieille ville de Jérusalem. Ils ont aussi visité les principaux points d’intérêt, dont le dôme du Rocher.

Le porte-parole, Jason MacDonald, a déclaré qu’à l’occasion de ses rencontres avec les leaders israéliens et le roi jordanien, le premier ministre ferait la promotion des relations commerciales de même que de la paix et de la sécurité dans la région.

Le ministre Oliver a affirmé que cette visite était cruciale, non seulement pour les liens politiques, mais aussi pour les liens commerciaux que les deux pays allaient développer. « Il y a une occasion nouvelle de jouer un rôle dans le développement des ressources naturelles d’Israël, qui a découvert la plus grande source de gaz naturel des dernières années. Et, de toute évidence, nous avons une grande expertise dans le pétrole extracôtier et non conventionnel », a expliqué M. Oliver.

Netanyahu se dit déterminé à maintenir la sécurité du sud d'Israël

Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a indiqué dimanche que son gouvernement était déterminé dans ses efforts pour maintenir le calme et la sécurité du sud d'Israël et de protéger cette partie du pays des attaques à la roquette.

Il a tenu ces propos après un raid aérien mené dimanche matin avec pour cible un membre du Jihad islamique palestinien dans le nord de la bande de Gaza, qui, selon l'armée israélienne, était directement impliqué dans plusieurs attaques à la roquette.

L'armée israélienne a précisé qu'il s'agissait d'Ahmad Saad, 22 ans, affirmant qu'il avait joué un rôle clé dans des attaques perpétrées ces dernières années contre des villes et communautés du sud israélien limitrophe de Gaza, y compris une attaque perpétrée jeudi dernier dans laquelle cinq protectiles ont été tirés sur la ville d'Ashkelon et interceptés par le système anti-roquette Iron Dome (dôme en fer).

Il n'est pas clair pour l'instant si Ahmad Saad, qui roulait en moto avec un autre homme lorsqu'il a été visé, a été tué dans ce raid. Selon des sources palestiniennes, il a été grièvement blessé à la tête, et un garçon de 12 ans qui se trouvait à proximité du site de frappe a également été blessé. Les deux ont été transportés à un hôpital local.

Israël : Distribution de masques à gaz stoppée

Cette décision constitue un signe apparent de sa confiance dans le processus de destruction de l'arsenal chimique syrien. Israël a décidé dimanche de mettre un terme à la distribution de masques à gaz à sa population.

Depuis 1991, année lors de laquelle le régime de Saddam Hussein a tiré des missiles en direction d'Israël, les autorités distribuaient des masques à gaz. La menace irakienne a depuis été remplacée par la crainte de voir Damas lancer une attaque chimique.

L'annonce du renoncement de la Syrie à son arsenal chimique semble avoir convaincu Israël que le régime de Bachar al Assad ne constitue plus une menace majeure, contrairement à l'Iran accusé de chercher à se doter de l'arme nucléaire, ce que Téhéran dément.

Dans un communiqué, le cabinet du Premier ministre Benjamin Netanyahu explique que la décision de cesser la distribution de masques à gaz résulte «des conclusions selon lesquelles la menace des armes chimiques contre Israël a considérablement diminué.»

Les masques à gaz ne seront plus distribués à partir de février. Ils continueront d'être fabriqués dans des quantités bien plus réduites, mais uniquement à destination des services de secours.

Certains responsables israéliens laissent entendre que cette décision est dictée par des impératifs économiques, chaque kit coûtant en moyenne 100 dollars pour une population d'environ 8 millions d'habitants, d'autant qu'ils sont relativement inefficaces contre les agents neurotoxiques.

Création d'un lobby parlementaire israélien pour les immigrants de France

Un lobby parlementaire israélien pour soutenir les immigrants juifs de France, et favoriser leur venue, a été créé mercredi à la Knesset (Parlement), a constaté un correspondant de l'AFP.

La ministre de l'Immigration Sofa Landver, présente au lancement de ce groupe de pression, a affirmé à l'AFP que l'objectif de cette initiative était de proposer «un plan d'action au gouvernement car nous voulons investir urgemment dans la promotion de l'Alyah (littéralement »montée vers Israël«) et l'aide à l'intégration des juifs de France».

La ministre a précisé qu'elle allait présenter ce plan, dont elle a refusé de donner les détails, au chef du gouvernement Benjamin Netanyahu.

Ce lobby est composé de représentants de plusieurs partis de la coalition et de l'opposition. Huit députés ont participé à la réunion de mercredi.

«L'Alyah en provenance de France s'amplifie de jour en jour et il existe un réel besoin d'agir pour faciliter l'intégration de ces nouveaux immigrants», a affirmé le député Yoni Chetboun du Foyer juif, un parti nationaliste religieux, lui-même issu d'une famille française.

Des dizaines de représentants d'associations francophones en Israël étaient présents au lancement de ce groupe parlementaire ainsi que le député français Meyer Habib, élu dans la 8e circonscription des Français de l'étranger, comprenant Israël.

Plus de 3.000 juifs de France ont immigré en Israël en 2013, soit une augmentation de 63% par rapport à 2012.

On évalue à plus de 150.000 le nombre de Franco-israéliens vivant en Israël.