Yves Benjamin ATTALI

Né le 8 juin 1957 à Paris
Études secondaires en internat à l'école Maïmonide de Boulogne sur seine.
Aliyah en 1976, terminale au lycée français de Jérusalem.
Service militaire dans le génie combattant.
Marié avec une Israélienne, Hanna, père de 4 enfants (2 filles et 2 garçons). Habitons à Kfar Tavor en basse Galilée.
Licence en sociologie et ressources humaines de l'université de Bar-Ilan.
Amoureux des langues, considéré comme le plus Israélien des francophones de ma promotion.
J'ai collaboré pour la première fois avec Alliance en 1997. Aujourd'hui j'ai renoué avec le magazine juif qui est incontestablement le meilleur sur Web.

Les articles de Yves Benjamin ATTALI

Proche-Orient: Kerry s'en va sans avoir rallié Israël et les Palestiniens

kerryisp.JPGLe secrétaire d'Etat américain John Kerry quitte lundi le Proche-Orient après quatre jours de discussions intensives mais sans avoir réussi à convaincre Israël et les Palestiniens de se rallier à son plan de paix.

Les diplomates américains avaient averti qu'il ne fallait pas s'attendre à une percée lors de cet 10e voyage dans la région de M. Kerry, qui s'est heurté aux positions jusqu'à présent irréconciliables des deux camps.

Au cours de sa visite, le secrétaire d'Etat a proposé un projet d'"accord-cadre" traçant les grandes lignes d'un règlement définitif sur les frontières, la sécurité, le statut de Jérusalem et le sort des réfugiés palestiniens.

Selon le quotidien israélien Maariv, il aurait fait pression sur le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu pour qu'il accepte une formule autorisant le retour en Israël d'un nombre limité de réfugiés chassés en 1948, auquel s'opposent catégoriquement les dirigeants israéliens.

De leur côté, les négociateurs israéliens souhaitent prolonger jusqu'en janvier 2015 ce cycle de pourparlers censé prendre fin le 29 avril, affirme le Maariv. En échange, ils accepteraient de suspendre les procédures de planification et de construction dans certaines colonies de Cisjordanie.

Avant son départ, M. Kerry a rencontré l'émissaire du Quartette pour le Proche-Orient (Etats-Unis, Russie, Union européenne, ONU) Tony Blair et le nouveau chef de l'opposition israélienne Yitzhak Herzog. Mais il doit revenir dans la région en début de semaine prochaine pour poursuivre son forcing, rapporte la presse israélienne.

Le secrétaire d'Etat américain a effectué dimanche une mission éclair en Jordanie et en Arabie saoudite, se prévalant du soutien du roi saoudien Abdallah à ses efforts pour élaborer une solution "juste et équilibrée" au conflit israélo-palestinien.

Artisan de la reprise, en juillet 2013, des négociations de paix interrompues depuis près de trois ans, M. Kerry avait reconnu dimanche qu'il était impossible de dire quand "les dernières pièces du puzzle pourraient se mettre en place ou tomber par terre, et laisser le puzzle inachevé".

Le secrétaire d'Etat a fait état de "progrès" pendant ses entretiens marathon avec M. Netanyahu (13 heures au total) et le président palestinien Mahmoud Abbas.

'Droit de savoir'

Mais les divergences restent très profondes: M. Netanyahu a reproché à la direction palestinienne de manifester son "opposition à la reconnaissance d'Israël comme Etat juif", l'accusant de nier ainsi "notre droit (des Juifs, NDLR) à être ici".

Israël rejette aussi les propositions américaines de contrôle de la frontière entre un futur Etat palestinien et la Jordanie, dans la vallée du Jourdain, qui s'appuient sur un éventuel déploiement de systèmes de surveillance sophistiqués.

Un dirigeant palestinien, Yasser Abed Rabbo, a relevé des "discussions sérieuses sur la manière d'avancer", mais prévenu qu'il ne fallait pas s'attendre "à voir quelque chose d'écrit bientôt", faute de "progrès réel" sur les questions les plus épineuses.

Précédée par une recrudescence des violences à Gaza et en Cisjordanie, la visite de M. Kerry s'est déroulée dans un climat de récriminations et de pessimisme tant côté israélien que palestinien.

Elle a aussi eu pour toile de fond la dégradation de l'état de santé d'Ariel Sharon, ancien Premier ministre et ex-homme fort de la droite israélienne, dans le coma depuis huit ans.

L'opinion publique israélienne et palestinienne, plus sceptique que jamais après 20 ans de processus de paix, semble se désintéresser des efforts de John Kerry.

Le quotidien palestinien Al-Quds dénonce dans un éditorial lundi l'état de confusion de l'opinion publique créée par les fuites multiples et contradictoires sur le contenu des discussions, "bien que le président Mahmoud Abbas ait affirmé à maintes reprises les constantes et les lignes rouges palestiniennes".

"Le peuple palestinien dans la patrie et la diaspora a le droit de savoir quelle est la nature des propositions américaines et des positions israéliennes", estime le journal, s'inquiétant d'une perpétuation de "l'occupation et de l'hégémonie que veulent vendre Israël et Washington sous l'étiquette de la paix".

Israel Inside par Yves Benjamin, des news inédites d'Israeltoute les semaines

Mont Tabor :

osez.jpg

Habitant au pied du Mont Tabor (Tavor en Hébreu), j'ai eu l'occasion ce vendredi d'y emmener de la famille. Après avoir grimpé en voiture la route sinueuse de montagne, nous sommes arrivés au sommet s'élevant à 588 métres. Au bout d'une magnifique esplanade, se tiend fièrement debout La basilique de la Transfiguration. 

 

Cette basilique a été construite par les Franciscains entre les années 1919 et 1924, d'après les plans de l'architecte italien Antonio Barluzzi. 

 

Mais pour moi ce qui est époustouflant, c'est ce paysage de la Galilée qui s'étend à perte de vue. Au nord on peut distinguer par beau temps les hauteurs du mont Hermon. 

 

Sur la gauche de la basilique, à l'ouest Nazareth et Nazareth Elite sont presque à portée de main. Au sud s'étendent le mont Giboa et la ville d'Afoula. La descente comme la montée s'effectue par le flanc est de la montagne, est permet encore une fois d'admirer le magnifique paysage de la Galilée. Il est possible se s'arrêter à mis chemin, là où les parachutistes prennent leur envol pour profiter d'une vue panoramique sur la vallée de Jezréel. Pour les amoureux de la nature, une visite à ne pas manquer.

 

Les dents de la mer

observatoire.jpg

À patir de l'été prochain, à l'observatoire sous-marin d'Eilat, une nouvelle attraction, le plus grand bassin de requins du Moyen-Orient permettra d'admirer 18 spécimens dont les plus grands atteindront jusqu'à quatre mètres de long. le coût de la construction du bassin est de 20 millions de shékels, soit environ 4,3 millions d'euros. 

 

La superficie du bassin sera de 575 mètres carrés et il faudra 2.800.000 litres d'eau de mer pour le remplir. Yossi Ani, directeur général de l'observatoire raconte encore qu'un tunnel transparent traversera la longueur du bassin pour permettre de mieux observer les requins. Il a rajouté que deux cents mil visiteurs sont attendus pour l'été prochain et que pour l'année 2015, il est prévu cinq cents mil visiteurs.

 

Avantage fiscal aux couples de même sexe

coupelle_rose.jpg

Bien que la loi des points d'exonération d'impôts pour les couples de même sexe ne soit pas encore passée à la Knesset, simplement la première lecture de cette dernière a été adoptée par les députés du parlement. La semaine dernière , l'experte comptable Miry Savion  Vice-présidente à l'administration fiscale a ordonné de donner à ces couples les mêmes droits qu'aux autres couples à partir de 2014.

 






À cause du téléphone portable

eve.jpg

La semaine dernière (30.12), une résidente de Guivat Avni, 67 ans, commençant sa journée de routine par faire le plein d'essence de sa voiture à Tibériade, a été griévement blessée par l'explosion du réservoir d'essence de son véhicule. Magen David Adom (l'équivalent de la croix rouge) a évacué la femme à l'hôpital Poriah après lui avoir administré des premiers soins. Le porte-parole de l'hôpital a confirmé que la femme a été brûlée au premier degré au visage et que sa chevelure a entièrement flambé. La police a ouvert une enquête concernant cet incident, une des suppositions des enquêteurs serait que cette conductrice aurait parlé au téléphone portable à côté de la pompe à essence.

 

Le bonnet de Noël, pas dans notre lycée

bonss.JPG

Le 31 décembre, des élèves du lycée Shevah Mofet à Tel Aviv, pour fêter le nouvel an sont arrivés en classe coiffés du traditionnel bonnet blanc et rouge de Noël. La réaction de la direction du lycée a été de renvoyer ces élèves-là ce même jour. La plupart des élèves de ce lycée sont originaires de Russie et ont pour habitude de fêter le jour de l'an sans aucun lien avec la religion. Cette réaction de la part de la direction a soulevé une polémique au sein des partis politiques. La députée Faina Kirschenbaum, ministre adjointe des affaires intérieures a déclaré être étonnée que cet incident se soit passé dans ce lycée connu pour son libéralisme. Le président du Comité parlementaire de l'aliyah, de l'intégration et de la diaspora, le député Yoel Razvozov du parti Yech Atid a rajouté que ce manque de tolérance est inacceptable à ce jour où nous nous devons en tant que juifs de combattre toute forme de racisme et d'antisémitisme. Pour tout commentaire du ministére de l'Éducation: le lycée Shevah Mofet se montre sévère sur la tenue vestimentaire des élèves durant les cours en classe mais en aucun cas n'a interdit le port du bonnet durant les récréations, aucun élève n'a été suspendu des études pour cette raison-là.

 

Israël People

eve.jpg

Evgeny Kissin, pianiste russe de renommée mondiale,citoyen britannique depuis 2002, a étonné le monde de la musique classique par sa demande de naturalisation auprès des autorités israéliennes. Il a expliqué son acte ainsi:" bien que n'habitant pas Israël, c'est le seul pays au monde où je peux m'identifier complètement. C'est le seul pays que le désire représenter que ce soit artistiquement ou bien que ce soit par mes activités publiques". Merci, Maestro !!!

 



















Natalie Portman

natte.jpg

L'actrice israélo-américaine a passé une partie de son week-end dernier en compagnie de son mari et de son fils Alph au bord du lac Agamon Ahoula prés de Kiryat Shmona à contempler la migration des oiseaux.

 










Aki Avni

AURA.jpg

L'acteur israélien se marie avec Nicole Miller, après un an de vie en couple. Et pour cela, comme l'exige la tradition, Aki Avni a voyagé avec sa future épouse à Londres, pour demander sa main à son père. Mazel Tov.   

 













Par Yves Benjamin pour Alliancefr.com

John Kerry parle de progrès entre Israéliens et Palestiniens

kerryisp.JPGSelon John Kerry - ici avec le président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas - Israël et les Palestiniens ont accompli des progrès vers un accord cadre destiné à parvenir à la paix. /Photo prise le 4 janvier 2014/REUTERS/Brendan Smialowski/Pool

Israël et les Palestiniens progressent vers un accord cadre destiné à parvenir à la paix, mais il y a encore du chemin à parcourir, a déclaré samedi le secrétaire d'Etat américain John Kerry.

Le chef de la diplomatie américaine, qui s'exprimait après des entretiens séparés avec les dirigeants israéliens et palestiniens, a montré un certain optimisme sur les chances de mettre fin à un conflit qui dure depuis 65 ans malgré l'absence de signes tangibles d'une avancée quelconque.

John Kerry, dont c'est la dixième visite dans la région, tente de mettre en place un "cadre" pour les grandes lignes d'un accord, les détails devant être précisés dans un second temps.

"Je suis certain que les entretiens que nous avons eus ces deux derniers jours ont d'ores et déjà (...) résolu certains problèmes et fourni de nouvelles opportunités pour d'autres", a dit le secrétaire d'Etat américain à l'issue de sa rencontre avec le président palestinien Mahmoud Abbas à Ramallah, en Cisjordanie.

"Nous n'y sommes pas encore, mais nous progressons", a-t-il ajouté.

Depuis son arrivée dans la région jeudi, le chef de la diplomatie américaine a passé environ huit heures avec Mahmoud Abbas et, après une nouvelle séance de discussions de plus de quatre heures et demie samedi soir à Jérusalem, plus de 12 heures avec le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu.

John Kerry multiplie les navettes diplomatiques dans la région pour favoriser l'avancée des négociations de paix directes entre Israéliens et Palestiniens, qui ont repris le 29 juillet sous l'égide des Etats-Unis après une interruption de trois ans.

Le secrétaire d'Etat a en outre annoncé qu'il se rendrait dimanche en Jordanie et en Arabie saoudite pour discuter avec les souverains de ces deux pays des discussions de paix israélo-palestiniennes que les Etats-Unis espèrent voir déboucher sur un accord d'ici neuf mois.

DOUTES

Washington aura besoin d'un large soutien dans le monde arabe si les Palestiniens doivent consentir les compromis qui devraient s'avérer nécessaires pour parvenir à un accord avec Israël. John Kerry a fait savoir qu'il avait également l'intention de rencontrer un certain nombre de ministres des Affaires étrangères de pays arabes le week-end prochain.

A son arrivée à Jérusalem jeudi, John Kerry a indiqué que le cadre qu'il essaie de mettre en place devrait traiter de tous les aspects-clés du conflit, notamment des frontières, de la sécurité, des réfugiés palestiniens et de Jérusalem.

Les deux camps ont exprimé leurs doutes sur cette entreprise.

Samedi, le ministre israélien des Affaires stratégiques, Yuval Steinitz, un proche de Benjamin Netanyahu, s'est publiquement interrogé sur les intentions de Mahmoud Abbas.

"Nous avons des doutes importants sur la volonté d'Abou Mazen (Mahmoud Abbas, NDLR) de parvenir à un accord", a déclaré le ministre. "Nous considérons la provocation intense et l'antisémitisme de l'Autorité palestinienne dirigée par (Abbas) comme un obstacle essentiel sur la voie d'un accord."

Côté palestinien, des manifestants à Ramallah ont condamné vendredi les efforts du secrétaire d'Etat américain aux cris de : "Kerry, espèce de lâche, tu n'as pas ta place en Palestine!"

Samedi, le négociateur en chef palestinien Saëb Erekat a appelé Israël à renoncer aux colonies juives de peuplement sur les territoires que les Palestiniens revendiquent pour leur futur Etat et de cesser les démolitions d'habitations.

Mais Saëb Erekat, qui est apparu aux côtés de John Kerry à Ramallah, a également plaidé pour la paix. Il a laissé entendre que John Kerry pourrait revenir dans la région courant janvier.

"Personne ne bénéfice plus du succès des efforts du secrétaire Kerry que les Palestiniens et personne n'aura plus à perdre d'un échec que les Palestiniens", a-t-il dit.

Retenez cette date – Mor Karbasi , une nouvelle diva de la musique séfarade, en concert en février

mork.jpegMor Karbasi est une jeune diva dramatique avec une voix impressionnante et une présence scénique bouleversante.

En ladino, espagnol, hébreu, une voix sublime qui traverse les siècles et la Méditerranée. Entre Mariza et Yasmin Lévy, Mor Karbasi revient en France pour un concert, dans le cadre du “Festival Au Fil Des Voix”, à l’Alhambra.

En savoir plus

 

Les dates    

Jeudi 6 février à 20h30
à l’Alhambra ,21 rue Yves Toudic - 75010 Paris
Tel : 01 47 53 68 64

Israël libère un troisième groupe de prisonniers palestiniens

Israël a libéré 26 prisonniers palestiniens tôt mardi, dans le cadre d'une entente négociée par les Etats-Unis visant à reprendre les pourparlers de paix entre les deux parties.

Les prisonniers, 18 hommes de la Cisjordanie, trois de la bande de Gaza et cinq autres de Jérusalem-Est, ont été libérés de la prison d'Ofer près de Ramallah, a révélé une porte-parole du Service pénitentiaire israélien, Sivan Weizman.

Il s'agit de la troisième portion des 104 prisonniers palestiniens que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'est engagé à libérer en quatre groupes en juillet, lors de la reprise des pourparlers de paix après une suspension de trois ans.

La liste de 26 détenus, compilée par un comité de ministres, a été affichée sur le site internet du Service pénitentiaire israélien pour permettre aux parties intéressées d'en appeler du verdict dans les 48 heures précédant la libération.

Au total, près de 5.000 Palestiniens sont présentement détenus par Israël depuis le début de l'occupation israélienne sur les territoires palestiniens en 1967.

La libération de prisonniers responsables d'attaques ayant tué des Israéliens a suscité la consternation populaire en Israël, tout particulièrement au sein des familles qui ont perdu des êtres chers dans ces attaques.

Plusieurs dizaines de familles endeuillées ont protesté lundi à midi à l'entrée de Jérusalem. En soirée, les familles ont manifesté près du bureau du Premier ministre, puis se sont dirigées vers Jérusalem-Est.

Lundi soir, la Cour suprême a rejeté un appel déposé par Almagor, un regroupement de familles endeuillées, qui s'opposait à la libération de cinq Israéliens-Arabes vivant à Jérusalem-Est.

Israël considère que Jérusalem-Est fait partie de sa capitale et s'est opposé par le passé à permettre aux Palestiniens de négocier au nom des prisonniers vivant sur ce qu'il considère comme partie intégrante de son territoire.

Par ailleurs, la libération a également suscité une forte opposition au sein du gouvernement israélien, en particulier de la part de membres du Foyer juif, parti nationaliste d'extrême droite.

M. Netanyahou aurait prévu annoncer la construction de plus de 1.000 logements dans les colonies à l'issue de la libération. Cette manoeuvre va à l'encontre de la demande du secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui tente de raviver les pourparlers en difficulté, et qui craint que de nouvelles constructions ne mènent à l'interruption totale des pourparlers.

Des observateurs estiment que l'objectif de M. Netanyahou est d'apaiser la colère populaire engendrée par la libération des prisonniers et de faire plaisir à ses électeurs de la droite et aux membres bellicistes du cabinet.

L'annonce de la construction dans les colonies, de concert avec les pressions exercées par les ministres israéliens pour élaborer un projet de loi visant à annexer la vallée du Jourdain, une section de la Cisjordanie près de la frontière israélo-jordanienne, pourrait porter un coup mortel aux pourparlers. Les Palestiniens s'opposent avec véhémence à la présence militaire israélienne sur les territoires du futur Etat palestinien, soutenant qu'elle saperait la souveraineté palestinienne.

M. Kerry a prévu de retourner dans la région le 1er janvier dans l'espoir de régler les questions qui entravent le processus de paix et de sauver les pourparlers.

Santé : devons-nous devenir végétariens ?

veget.jpgArticle paru dans "Top Santé"

Il y a eu les scandales sanitaires : vache folle, lasagnes au cheval, poulet à la dioxyne, poissons contaminés au plomb… Et voilà qu’aujourd’hui une étude américaine nous explique qu’adopter une alimentation végétarienne nous aiderait à vivre plus vieux. Mais pouvons-nous tous nous contenter de manger des végétaux ? Risque-t-on des carences ?  La viande est-elle si mauvaise pour la santé ? Deux experts nous aident à y voir plus clair.
© iStockphoto

Sommes-nous faits pour être végétariens ?

L’être humain primitif était un carnivore-frugivore. « C’est même sans doute grâce aux animaux, à leur viande et aux produits laitiers, riches en vitamines B, D, en fer et en calcium, que nos ancêtres chasseurs ont pu survivre, se mettre debout et évoluer jusqu’à devenir les hommes que nous sommes aujourd’hui », explique Damien Galtier, diététicien-nutritionniste. Le problème aujourd’hui réside plutôt dans le fait que le top de la viande côtoie le plus bas de gamme. Fers de lance des viandes rouges de luxe, des bouchers comme Yves-Marie Le Bourdonnec, élu meilleur boucher de Paris en 2003 et chef du mouvement « I love bidoche ». Chez eux, on savoure des viandes tendres, sélectionnées en direct chez des éleveurs, et élevées de façon respectueuse. Evidemment, cette qualité a un prix. Qu’il ne faut pas s’attendre à retrouver dans un plat cuisiné industriel à quelques euros la barquette pour 6 personnes. Ni dans une viande en barquettes de grandes surfaces.

Exclure la viande, c’est meilleur pour la santé ?

Ne mélangeons pas « exclure » et « réduire ». Les nutritionnistes sont clairs : pour être et se maintenir en bonne santé, les protéines végétales devraient apporter la moitié, voire 75 %, de notre ration de protéines. Mais depuis quelques décennies, notre consommation de viande a considérablement augmenté et les protéines animales représenteraient plutôt 75 à 80 % des protéines totales. « L’idée n’est pas de tirer un trait total sur la viande, mais de surveiller les quantités,souligne Laurence Salomon, naturopathe et chef cuisiner du centre pédagogique Cuisine Originelle à Annecy.Un steak haché chez le boucher pèse généralement 130 g. Demandez 110 g : c’est largement suffisant. De toute façon, il est urgent de limiter notre consommation de viande. Autrement, nous serons tous végétariens, de force et non de gré, d’ici quelques décennies… »

Que risquons-nous en éliminant totalement la viande ?

« Si on exclue seulement de la viande, on ne risque absolument rien,explique Damien Galtier.En revanche, le risque de carence existe en supprimant toutes les protéines animales, comme le poisson, les œufs ou les produits laitiers. La principale carence concerne la vitamine B 12, qui participe à l’élaboration des globules rouges, ce qui peut entraîner une anémie. Elle joue aussi un rôle dans la croissance des enfants et dans l’immunité ».Il sera aussi possible de manquer de fer, de calcium, ou même de cholestérol à partir duquel l’organisme fabrique la vitamine D. On peut alors forcer sur les légumes secs et les oléagineux pour augmenter les apports en fer ou en calcium, ou s’exposer davantage au soleil (aux bonnes heures et sans excès !) pour favoriser la synthèse de vitamine D et donc la fixation du calcium sur les os. Vous le constatez, exclure les protéines animales du jour au lendemain, ça ne s’improvise pas.

Toute la famille peut-elle se mettre au régime sans viande ?

A quelques exceptions près. « Mieux vaut rester sur le modèle d’alimentation classique pour les enfants de moins de 3 ans,explique Damien Galtier. Ensuite, la viande peut sans problème être remplacée par des œufs, du poisson… » Autre cas, celui des personnes âgées qui ont des besoins accrus en protéines de façon à préserver leur masse musculaire, mais dont l’appétit tend à diminuer. Si la viande leur plaît, pas question de les forcer à manger du poisson. « Quant aux femmes enceintes, leurs envies leur permettent de corriger spontanément leurs déficits nutritionnels, d’autant qu’elles sont généralement supplémentées en fer durant la grossesse », souligne Damien Galtier. Pas besoin de se forcer à manger de la viande si l’envie n’est pas là. »

Et si j’ai envie de viande de temps en temps ?

Si vous aimez la viande, ne vous sentez pas coupable. Surtout dans la culture française où une bonne entrecôte fait partie intégrante des plaisirs de la table. Le compromis consiste à rejoindre le mouvement des « flexitariens », des « végétariens à temps partiel ». Ces consommateurs éclairés aiment la viande mais boycottent celle vendue à prix discount ou issue d’élevages intensifs. Lorsqu’ils en mangent (rarement), place à des viandes d’excellente qualité, françaises et labellisées. « Le flexitarisme permet aussi de s’approprier des aliments le plus souvent réservés aux végétariens, et particulièrement intéressants,explique Damien Galtier. Les légumes secs par exemple, particulièrement riches en protéines et en micronutriments, pas chers, dont l’énergie bien assimilée ne fait pas grossir ». Ou le tofu soyeux, avec lequel on peut préparer des desserts express et délicieux, simplement en le mixant avec des compotes ou du chocolat fondu. Urgent d’arrêter la viande ? Non. Urgent d’arrêter d’encourager les dérives ? Oui !

John Kerry se rendra le 1er janvier au Proche-Orient pour négocier la paix

Les Etats-Unis ont annoncé samedi que John Kerry s'envolerait le 1er janvier pour le Proche-Orient en vue de faire progresser les négociations de paix entre Israéliens et Palestiniens.

"Le 1er janvier, le secrétaire d'Etat John Kerry partira pour Jérusalem pour y rencontrer le Premier ministre (israélien Benjamin) Netanyahu et à Ramallah pour rencontrer le président (palestinien Mahmoud) Abbas", a annoncé samedi Jennifer Psaki, porte-parole du département d'Etat américain, dans un communiqué.

Un responsable palestinien avait un peu plus tôt indiqué à l'AFP que le chef de la diplomatie américaine comptait revenir "dans la région le 4 janvier pour discuter du processus de paix et des négociations avec Israël".
Accord-cadre visé

Il s'agira du 10e voyage en Israël et en Cisjordanie de M. Kerry depuis mars. Ses dernières navettes dans la région remontent au début du mois de décembre.

John Kerry fait le forcing pour tenter de concilier les positions israéliennes et palestiniennes, encore très éloignées, afin de parvenir à un "accord-cadre" traçant les grandes lignes d'un règlement final entre les deux parties".

Selon le négociateur en chef palestinien Saëb Erakat, cet accord-cadre se situe "entre une déclaration de principes et un traité".

Tir de roquettes contre le nord d'Israël, Tsahal riposte

JERUSALEM - Des roquettes ont été tirées du territoire libanais aux premières heures de dimanche en direction du nord d'Israël, sans faire ni victimes ni dégâts, et l'armée israélienne a riposté par des tirs d'artillerie en direction du Liban, ont rapporté les autorités israéliennes.

Cinq roquettes ont été tirées à partir du Liban, une ou deux sont tombées en territoire israélien, près de la ville de Kiryat Shmona, ont déclaré les autorités israéliennes.

On ignore pour l'heure qui les a tirées. La Finul (Force intérimaire des Nations unies au Liban) a appelé à la retenue et a déclaré avoir pris contact avec l'armée libanaise pour tenter d'obtenir des éclaircissements sur cet incident. Le Sud-Liban est un bastion du Hezbollah, organisation chiite libanaise qu'un conflit a opposé à l'armée israélienne à l'été 2006.

Le ministre israélien de la Défense, Moshe Yaalon, a déclaré qu'Israël tenait l'armée et le gouvernement du Liban pour responsables de ces tirs de roquettes, les premiers survenus le long de cette frontière depuis août dernier.

L'armée israélienne a riposté par des "pilonnages massifs en direction du lieu des tirs (des roquettes), et, si besoin, nous recourrons à un usage plus important encore de la force", a-t-il dit.

Lors du conseil des ministres hebdomadaire, Benjamin Netanyahu a déclaré que le Hezbollah "était l'instigateur de tirs contre des civils, comme il a tenté de le faire aujourd'hui". Le Premier ministre israélien n'a toutefois pas accusé le mouvement chiite d'être lui-même l'auteur de ces tirs de roquettes.

Le Hezbollah n'était pas joignable dans l'immédiat.

Un journaliste de Reuters présent dans le secteur de la frontière libanaise a parlé de 33 obus israéliens tombés à proximité de deux villes-frontière au Sud-Liban. De source proche des services de sécurité libanais, on confirmait ce chiffre, en précisant qu'il n'y avait eu aucun blessé côté libanais.

La frontière israélo-libanaise est pour l'essentiel calme depuis le conflit qui a opposé pendant 34 jours à l'été 2006 les forces israéliennes aux combattants du Hezbollah, mouvement pro-iranien et pro-syrien.

La tension a monté d'un cran cependant ce mois-ci quand un tireur isolé, membre des forces armées libanaises, a ouvert le feu et abattu un soldat israélien à la frontière, après quoi des représentants de la Finul ont rencontré des responsables des deux pays pour rétablir le calme.

Après les tirs survenus dimanche, le commandant de la Finul, le général Paolo Serra, a dit avoir obtenu l'assurance des forces armées libanaises et israéliennes qu'elles respecteraient la cessation des hostilités.

Encore 26 prisonniers palestiniens tueurs en puissance seront libérés

Article paru dans "Tel-Avivre"

Début de semaine prochaine, une nouvelle libération de prisonniers palestiniens  est prévue. Cette décision fait partie d’un plan de libération en quatre étapes qu’Israël a approuvé dans le cadre de la reprise des pourparlers de paix avec les Palestiniens négociée par le Secrétaire d’Etat américain John Kerry .

Parmi ceux qui doivent être libérés on trouve en autres Salim Suleiman Mohammed et Ibrahim Adam Jumaa, emprisonnés en 1988 pour avoir lancé des cocktails Molotov sur un bus près de Jéricho, tuant un soldat israélien, une femme et ses trois enfants mais aussi  Jamal Khaled Ibrahim Abu Mukhsan, emprisonné en 1991 pour avoir poignardé à mort  Shlomo Yehiyeh et aussi Ahmed Awad Ali Camil, de Jénine emprisonné en 1994 pour le meurtre de cinq Israéliens.

La population israélienne avait plébiscité  la libération du soldat Guilat Shalit en échange de la libération de plus de 1000 prisonniers palestiniens sanguinaires parce que c’est dans les principes et les valeurs de l’Etat d’Israël de ne jamais abandonner un de siens, qui plus est, un soldat, et que pour le peuple juif, sauver une vie revient à sauver l’humanité toute entière.

Il n’empêche que, cette fois, les choses sont différentes , le gouvernement israélien s’est engagé à quatre libérations successives de prisonniers  soit 104 terroristes  ayant du sang sur les mains et il semble peu probable que le gouvernement revienne sur  cette décision. Pourtant la question de la libération des prisonniers est de plus en plus controversé en Israël et pour cause, il ne s’agit plus de sauver un soldat israelien mais de coopérer aux négociations de paix avec des palestiniens qui, c’est un euphémisme ne montrent pas vraiment de volontés qui peuvent égaler de tels sacrifices. Alors la société israélienne s’emporte et surtout les mamans endeuillées dont la douleur  les  poussent  à exiger la fin des futures libérations de prisonniers. Elles vont une fois de plus essayer de porter un recours à la Cour Suprême.  Mercredi dernier, Rivka Mandel, une mère endeuillée  était assise dans une salle  du Parlement israélien tenant des photos encadrées de ses enfants assassinés . Elle est venue protesté dans le cadre d’une nouvelle organisation appelée « Le Cri de la Mère», qui vise à empêcher le gouvernement israélien de libérer plus de prisonniers palestiniens. Elle a déclaré aux médias  : « Les prisonniers qui sont libérés vont tuer à nouveau, si quelqu’un a tué déjà six personnes est qu’il est libéré, il va tuer à nouveau ».

A la Knesset, les mères ont rencontré les  législateurs et le ministre adjoint de la Défense, Danny Danon, qui a été un adversaire déclaré de la libération des prisonniers face au Premier ministre Benjamin Netanyahu . «Beaucoup de ministres qui ont voté en faveur de la libération des prisonniers me disent qu’ils voteraient différemment aujourd’hui », a déclaré Danon aux mères endeuillées. «Je demande que le Premier ministre gèle la libération des prisonniers immédiatement et rouvre  une nouvelle discussion ».

« Au lieu d’apporter une photo de mon fils, j’ai pensé à mettre un cadre vide sans photo » a dit Zahava Gilmore, dont le fils a été tué à Eish Kodesh en 2001 alors qu’il travaillait comme gardien dans un bureau de la sécurité sociale dans Jérusalem-Est. «Ce cadre sans photo montre tous les israéliens qui seront tués dans le futur si ces libérations de prisonniers venaient à se poursuivre ».

Les compagnies israéliennes retourneront en Turquie

elall.jpgJérusalem et Ankara ont signé un accord visant à permettre aux compagnies aériennes israéliennes de reprendre les vols vers la Turquie l’été prochain après cinq ans d’absence, les problèmes de sécurité dans les aéroports turcs ayant finalement été réglés.

Le ministre des transports israélien Israel Katz a annoncé qu’après des mois de négociations, les responsables de l’aviation civile des deux pays étaient parvenus à un accord à Ankara durant le mois de décembre. Les El Al, Arkia et autres Israir pourront opérer un nombre illimité de vols réguliers ou charters vers les aéroports de Turquie, alors que Turkish Airlines, la low cost Pegasus Airlines et les compagnies charter proposent déjà plus de 110 vols par semaine entre Istanbul et l’aéroport de Tel Aviv (+166% depuis 2010), qui leur ont permis de transporter plus d’un million de passagers cette année. Aucune nouvelle liaison n’a encore été annoncée.

Israël avait décidé de mettre fin aux vols de ses compagnies vers la Turquie il y a plus de cinq ans, arguant de problèmes de sécurité dans les aéroports. Les demandes de superviser elles-mêmes les mesures de sécurité et de contrôle des passagers ou l’établissement de zone de sécurité spéciale pour les vols israéliens avaient été refusées. Et les relations entre les deux pays s’étaient dégradées, surtout après l’abordage meurtrier d’un ferry turc en route pour Gaza par un commando israélien le 31 mai 2010, qui avait fait neuf morts. Mais selon le Jerusalem Post, les autorités turques « ont accédé aux exigences israéliennes sur la sécurité, et Israël a reçu des réponses et des solutions satisfaisantes sur tous les problèmes soulevés ». El Al avait arrêté les vols vers la Turquie en mars 2007, et selon Haaretz avait mis fin après le raid de 2010 à son accord de partage de codes avec Atlas Jet. Son PDG Eliezer Shkedi avait en octobre écrit au premier ministre Benjamin Netanyahu pour exiger la fin de « l’asymétrie » entre les compagnies des deux pays. Turkish Airlines est la deuxième compagnie en Israël en nombre de passagers transportés, juste derrière El Al.

Le déblocage de la situation intervient au bon moment pour les transporteurs israélien, qui doivent faire face à une concurrence accrue depuis la signature d’un accord de ciel ouvert avec l’Union européenne en juin dernier.