Israël libère un troisième groupe de prisonniers palestiniens

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Israël a libéré 26 prisonniers palestiniens tôt mardi, dans le cadre d'une entente négociée par les Etats-Unis visant à reprendre les pourparlers de paix entre les deux parties.

Les prisonniers, 18 hommes de la Cisjordanie, trois de la bande de Gaza et cinq autres de Jérusalem-Est, ont été libérés de la prison d'Ofer près de Ramallah, a révélé une porte-parole du Service pénitentiaire israélien, Sivan Weizman.

Il s'agit de la troisième portion des 104 prisonniers palestiniens que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou s'est engagé à libérer en quatre groupes en juillet, lors de la reprise des pourparlers de paix après une suspension de trois ans.

La liste de 26 détenus, compilée par un comité de ministres, a été affichée sur le site internet du Service pénitentiaire israélien pour permettre aux parties intéressées d'en appeler du verdict dans les 48 heures précédant la libération.

Au total, près de 5.000 Palestiniens sont présentement détenus par Israël depuis le début de l'occupation israélienne sur les territoires palestiniens en 1967.

La libération de prisonniers responsables d'attaques ayant tué des Israéliens a suscité la consternation populaire en Israël, tout particulièrement au sein des familles qui ont perdu des êtres chers dans ces attaques.

Plusieurs dizaines de familles endeuillées ont protesté lundi à midi à l'entrée de Jérusalem. En soirée, les familles ont manifesté près du bureau du Premier ministre, puis se sont dirigées vers Jérusalem-Est.

Lundi soir, la Cour suprême a rejeté un appel déposé par Almagor, un regroupement de familles endeuillées, qui s'opposait à la libération de cinq Israéliens-Arabes vivant à Jérusalem-Est.

Israël considère que Jérusalem-Est fait partie de sa capitale et s'est opposé par le passé à permettre aux Palestiniens de négocier au nom des prisonniers vivant sur ce qu'il considère comme partie intégrante de son territoire.

Par ailleurs, la libération a également suscité une forte opposition au sein du gouvernement israélien, en particulier de la part de membres du Foyer juif, parti nationaliste d'extrême droite.

M. Netanyahou aurait prévu annoncer la construction de plus de 1.000 logements dans les colonies à l'issue de la libération. Cette manoeuvre va à l'encontre de la demande du secrétaire d'Etat américain John Kerry, qui tente de raviver les pourparlers en difficulté, et qui craint que de nouvelles constructions ne mènent à l'interruption totale des pourparlers.

Des observateurs estiment que l'objectif de M. Netanyahou est d'apaiser la colère populaire engendrée par la libération des prisonniers et de faire plaisir à ses électeurs de la droite et aux membres bellicistes du cabinet.

L'annonce de la construction dans les colonies, de concert avec les pressions exercées par les ministres israéliens pour élaborer un projet de loi visant à annexer la vallée du Jourdain, une section de la Cisjordanie près de la frontière israélo-jordanienne, pourrait porter un coup mortel aux pourparlers. Les Palestiniens s'opposent avec véhémence à la présence militaire israélienne sur les territoires du futur Etat palestinien, soutenant qu'elle saperait la souveraineté palestinienne.

M. Kerry a prévu de retourner dans la région le 1er janvier dans l'espoir de régler les questions qui entravent le processus de paix et de sauver les pourparlers.

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