Samantha Ouhanna

Récemment arrivée à Tel Aviv pour une durée de 5 mois intenses au sein de l’équipe Alliance, Samantha est une jeune française de 25 ans poursuivant des études de commerce à Paris.

Auparavant diplômée de tourisme-nouvelles technologies et aujourd’hui à la recherche de nouveaux horizons, il était pour elle évident de réaliser son stage en Israel.

Entre découverte des lieux et apprentissage dans le milieu digital, Samantha contribuera à son niveau au partage de l’information d’Alliance (notamment sur les réseaux sociaux) et s’intéressera à Tel Aviv l’insolite en étroite collaboration avec Sophie, de son oeil étranger mais nouveau.

Les articles de Samantha Ouhanna

L'Université américaine Brandeis cherche à redéfinir son identité juive

Pour beaucoup d’étudiants chinois, l’université de Brandeis, aux Etats-Unis, est synonyme de prestige. Wang - aujourd’hui diplômé - affirme:

L’université est dirigée par un juif, et les juifs sont intelligents.(…) Beaucoup de Juifs occupent de hauts postes dans les entreprises donc dès lors que nous rentrons à Brandeis, nous pouvons avoir des contacts dans ces sociétés grâce aux rencontres avec les anciens élèves »

Fondée en 1948, l’Université de Brandeis constituait une alternative de premier rang pour les Juifs qui devaient faire face aux quotas appliqués dans le groupe d’universités de la cote est Ivy League.

Aujourd’hui, Brandeis change avec au moins un quart d’étudiants étrangers parmi les arrivants en première année - 10% de Chinois- même si les Juifs représentent encore 40 à 45% des étudiants.

A la recherche d’un successeur à Frederick Lawrence, président depuis maintenant 5ans, le débat selon lequel il faut être juif pour devenir président « n’a jamais été aussi violent qu’aujourd’hui », déclare Jerry Cohen, professeur à l’Université. La question du caractère juif de l’université ressurgit aujourd’hui car l’établissement cherche a se situer et à redéfinir son identité malgré l’évolution de la fréquentation de l’Université.

Racheli Berkovitz, étudiante, déclare que lorsque son père a intégré Brandeis, l’école comptait 75% de juifs mais il n’y avait pas d’office religieux.
Il y a aujourd’hui 3 prières par jour et des structures pour Shabbat, entre autres.
« Nous avons une communauté très animée ici et ceci va continuer malgré les pourcentages »

De leur côté, les Chinois se sentent à l’écart.
L’Association des Etudiants Asiatiques Américains de Brandeis a même récemment décoré un endroit bien visible du campus avec des flyers recueillant tous les stéréotypes dont ils peuvent être victimes:

“Regarde, c’est Made in China, comme toi ! », « Y’a-t’il de gros Asiatiques ?, ou encore « Les Chinois mangent tout! »

Brandeis Association asiatique
A Brandeis, le choc des cultures est bien présent.

Ariel Kagedan, élève de première année à Brandeis et « Conseiller sur le campus » explique qu’il n’était pas préparé à certaines situations insolites.
Une fois, un nouvel étudiant indien lui avait demandé où il pouvait trouver de l’eau potable sur le campus. Une deuxième fois, un étudiant chinois a fait appel à lui pour qu’il lui trouve un prénom américain - beaucoup de chinois choisissent un surnom américain.

Huilin Gang, diplomée de sciences informatiques et originate de Xinjiang en Chine a déclaré qu’elle ne connaissait rien aux Juifs avant son arrivée à Brandeis. Puis pour Pessah, une amie l’a invitée. La jeune chinoise dit avoir été fasciné par les tenues, la nourriture et les rituels.
“C’est la première fois que j’apprends quelque chose sur Pessah, sur leurs coutumes, leurs traditions. » « Je suis très intéressée ».

D'après JTA.org


Londres : une boutique a refusé de servir des clients juifs

Magasin EE de téléphone portable à Londres refuse de servir les clients juifs

Tottenham Hale, Londres – Le géant du téléphone portable EE a ouvert une enquête. Le personnel du magasin aurait refusé de donner des chargeurs de mobile à des clients juifs.
Au moins deux juifs orthodoxes déclarent qu’on avait refusé de les servir dans la boutique EE à Tottenham Hale dans le nord de Londres.

Lorsque le responsable adjoint, Daniel Reid, a été interrogé sur l’affaire, il a déclaré a un journaliste qu’il trouvait les juifs « très arrogants ».
Les deux hommes, en tenue traditionnelle, demandaient des chargeurs gratuits conformément à une offre de la marque. On leur a dit qu’ils étaient en rupture de stock, avant de voir d’autres clients en obtenir …

Un homme de 24 ans habitant à Stamford Hill et souhaitant garder l’anonymat, déclare que les employés lui ont dit qu’il fallait réserver pour recevoir les chargeurs.
Comme nous savions que cela n’avait pas de sens, nous avons demandé à 3 personnes ayant obtenu les chargeurs et aucun d’entre eux n’a dit qu’il avait réservé.

Des policiers se sont rendus à la boutique et ont décidé qu’aucun crime n’avait été commis et que pour cela, l’incident devait être transmis à l' Institut National de la Consommation

Le responsable adjoint a été contacté par The Jewish Chronicle dans lequel il déclare « Il n’y a pas de discrimination dans notre entreprise. Je suis noir et Chrétien. » “je ne plaisante pas, les Juifs sont très arrogants mais nous les servons avec toute notre amabilité. Oui, je les trouve arrogants »

Client chez EE et habitant de Stamford Hill, Sam Schwartz, 33, a dit que les membres de la communauté juive pensaient à boycotter la marque.
Une porte-parole de EE s’est exprimée: “Nous ne tolérons aucune forme de discrimination chez EE. L’incident ayant eu lieu au magasin ainsi que les déclarations qui en ont découlé sont totalement inacceptables et nous traitons l’affaire en urgence »

D’après izionist.org


La Cour supreme de Thaïlande libère un Israélien prisonnier depuis 8 ans


Après 8 ans de réclusion, Vladimir Agronik, est acquitté par la cour qui reconnait qu’il n’est pas le complice d’un autre israélien, lui aussi accusé de trafic de drogues.

A 39 ans, l’Israélien incarcéré pour vente de produits stupéfiants voit son cauchemar prendre fin et prévoit son retour en Israël.
D’abord condamné à mort, la Cour Supreme de Thailande l’a acquitté après avoir accepté ses déclarations, selon lesquelles il n’avait rien à voir avec la drogue trouvée dans l’appartement d’Alon Yigal Mahluf.

La demande d’appel de Mahluf a cependant été refusée, le condamnant à mort. Ce dernier bénéficie de 60 jours à la date du verdict pour solliciter la clémence du Roi …
Si celle-ci lui est accordée, il devra purger une longue peine en prison ou même la perpétuité, mais il pourra peut-être être transféré dans une prison israélienne.

Les 2 hommes avaient été arrêtés puis condamnés à mort en 2007. 23 000 cachets d’ecstasy avaient été trouvés chez Mahluf.
Ils ont déposé une demande auprès de la Cour Supreme après que leur appel en cour fédérale ait été refusé.

Les 2 hommes attendaient donc dans le couloir de la mort en Thaïlande, dans des conditions déplorables ...
Agronik a toujours crié son innocence, insistant sur le fait qu’il ne connaissait pas Mahluf avant et qu’il n’avait pas le moindre lien avec la drogue trouvée chez ce dernier.

Contre toute attente, jeudi dernier, l’homme a été conduit à la Cour Supreme à Bangkok où il a été acquitté. Le consul israélien de Bangkok, Orit Shani, s’est immédiatement occupé des documents pour que Vladimir puisse rentrer aujourd’hui.

Les amis d’Agronik en Israël ont déclaré que c’est l’humour et l’optimisme qui l‘ont fait tenir.

Le Rabbi Nechemia Wilhelm, émissaire du Chabad en Thailande, qui a soutenu le détenu ces 8 dernières années, l’a enfin rencontré lorsqu’il est sorti.
« Il est encore complètement sous le choc de son acquittement », déclare-t’il.

En ce qui concerne Mahluf, Wilhelm dit: « En général, la Thailande n’exécute pas des étrangers, mais nous devons maintenir la pression au cas où. »
Le ministre israélien des affaires étrangères s’est battu en arrière-plan durant des années pour s’assurer que les peines de mort n’étaient pas mises à exécution.

Source: Ynetnews

Commander des sushis avec GetTaxi ? C'est bientôt possible

GetTaxi va élargir sa gamme de services : une pizza, des sushis ou une manicure ? Tout cela sera possible en moins de 10 minutes assure l’entreprise
Ces nouveaux services seront disponibles dès juin, dans tous les pays ou opère Gett taxi : Israël, le Royaume-Unie, le Russie et les Etats-Unis.

Le co-fondateur de GetTaxi, Shahar Waiser, a annoncé ces améliorations lundi dernier depuis New York, où il s’était installé pour mieux connaître le marché et gérer les opérations internationales de la société.

Il précise que tous ces services seront pourvus par une seule et même application mais qu’il ne s’agit pas de transformer l’application en fourre-tout.

« Nous ne sommes pas en train de remplacer des expériences telles que s’assoir dans un restaurant gastronomique ou aller faire ses courses au supermarché. Mais si vous êtes chez vous et que vous avez envie d’une pizza, de vin, de chocolat, ou que vous n’avez plus de lait, ces produits viendront à vous en quelques minutes », dit-il.

Il s’agira donc d’offrir des biens et services de base qui permettent au consommateur de gagner du temps et à moindre coût.

Les services proposés dépendront de la coopération avec des fournisseurs extérieurs, Gett est déjà en pleines négociations.

« Nous n’avons que quelques accords de coopération car nous voulons être surs de l’uniformité et de la qualité du service, avec en même temps un niveau plus élevé que le marché moyen. » dit Waiser.

Waiser souligne cependant que la commande de taxi restera l’activité principale de la société.

Co-fondée par Waiser et Roi More, Gett a aujourd’hui plus de 10 millions d’utilisateurs dans pas moins de 32 grandes villes.

Au total, environ 20 000 chauffeurs de taxi travaillent avec l’application, dont 5000 en Israël et 2000 à New York.

En 2015, la start-up estime ses revenus à 500 millions pour la partie taxis !

D'après Ynetnews


Les détenus de Floride pourront manger casher

Un juge fédéral de Miami a décidé que les détenus de Floride ayant réclamé des repas cacher y auront droit.

La Juge américaine Patricia Seitz a fait part de cette décision la semaine dernière.
Cela fait suite à la plainte du Ministère de le Justice au nom de 13 détenus, à l’encontre du Département des institutions pénitentiaires.

Il s’agit de la dernière décision après des années de querelle.

Les deux parties sont parvenus mercredi à une solution pour faire appliquer ce projet.

Cette affaire date de 2010. Bruce Rich, un détenu juif écroué à perpétuité pour le meurtre de ses parents en 1995, a déclaré que le refus de l’état de lui fournir un repas casher représentait une violation de ses droits sous la loi fédérale.

Plus de 9500 ont demandé un repas casher a rapporté l’Associated Press - une association de presse internationale implantée au E-U.

L’établissement avait supprimé les repas casher en 2007, évoquant de lourdes dépenses.

Environ 250 personnes, dont des musulmans, mangeaient casher à cette époque. La Floride propose déjà des alternatives végétariennes et végétaliennes.

Le gouvernement d’Obama avait repris l’affaire en 2012.

Aux Etats-Unis, au moins 35 états proposent aujourd’hui des repas casher à leurs détenus.

D'après JTA.org


Ils ont trouvé refuge pendant la manifestation

Lorsque dimanche, la violence entre policiers et manifestants était à son apogée - explosion de grenades assourdissantes, jet de pierres et fenêtres cassées - une vingtaine de personnes effrayées ont trouvé refuge au premier étage d’un immeuble de Tel Aviv près de Kikar Rabin.

En rentrant chez elle, une jeune femme, Tali est allée à la recontre d’Elza, une éthiopienne israélienne enceinte de 4 mois, et l’a menée jusqu'au refuge.

« Je suis israélienne et je me sens aujourd’hui comme une citoyenne de seconde zone. C’est très triste. », déclare Elza.

Des manifestants brandissent les drapeaux israélien et éthiopien dimanche 3 mai à Tel Aviv

Des manifestants brandissent les drapeaux israélien et éthiopien dimanche 3 mai à Tel Aviv

« Je revenais d’une projection. Je suis passée et j’ai vu quelqu’un de blessé avant de rencontrer Elza. Elle m’a fait part de son point de vue sur la situation (…) Pour ma part, il n’y a pas de camp. Il y a nous tous. Nous sommes ensemble. », déclare Tali.

Elza se confie :

« Nous voulions faire passer le message que nous sommes tous citoyens »
« Je suis en Israël depuis 1983. J’ai servi pour la police militaire et aujourd’hui ils me tirent dessus »
« Je n’aurais jamais pensé un jour devoir me battre contre mes frères - et je les appelle tous frères, que ce soit la police ou tous les Israéliens. Je suis également israélienne, mais je me suis récemment sentie isolée, et je ne veux pas que cela arrive - ce racisme présent dans d’autres pays.
Je suis partie en plein pendant mon travail pour protester et expliquer que la situation est douloureuse des deux côtés. Elle est hors de contrôle. »

D'après Ynetnews

Lauryn Hill annule son concert sous la pression du BDS.


La chanteuse déclare ne pas pouvoir assurer les concerts à Tel Aviv et Ramallah.

La semaine dernière, des activistes pro-palestiniens du BDS -Boycott Désinvestissement Sanctions, campagne internationale appelant à exercer diverses pressions sur Israël - ont posté une vidéo sur l’air de « Killing me Softly », projetant tour à tour des images de la chanteuse et des soldats de tsahal sur le terrain.

Lauren Hill devait assurer le show à Rishon Lezion, le 7 mai 2015.

«Quand j’ai pris la décision de jouer dans la région, mon intention était de le faire à Tel Aviv et Ramallah. Préparer un concert dans les territoires palestiniens et en même temps, en Israël, était un challenge », a-t’elle posté sur Facebook. « J’ai voulu amener notre performance live dans cette partie du monde mais également une présence pour la paix et la justice ».

« Il est très important pour moi que ma présence et mon message ne soient pas mal interprétés ou soient une source de mise à l’écart pour mes fans israéliens et palestiniens. Pour cette raison, j’ai décidé d’annuler ma performance en Israël et de chercher un autre moyen de pouvoir partager ma musique avec TOUS mes fans de la région. Que la guérison, le calme et l’ouverture d’esprit nécessaire à la conception d’une solution durable et à la réconciliation viennent à cette région et à ces peuples. »

Ces dernières années, les artistes internationaux ont été soumis à une grande pression des activistes pro-palestiniens. Des artistes comme Robbie Williams ou Alicia Keys ont choisi de ne pas succomber à la pression alors que d’autres ont renoncé à se produire sous la menace. Parmi eux: Elvis Costello et Sinead O’Connor en 2010.

D’après Ynetnews / Photo extraite de la video du BDS


La fondatrice de Weight Watchers s’est éteinte à 91 ans

Jean Nidetch, la fondatrice de Weight Watchers, est décédée mercredi dernier à l’âge de 91 ans à Fort Lauderdale en Floride, selon son fils David.

Pesant 97 kilos à 38 ans, Nidetch a intégré un centre pour obèses en 1961 et a appliqué de petites astuces qui ont lentement porté leurs fruits:
Ne pas sauter de repas, manger du poisson 3 fois par semaine, 2 morceaux de pain et 2 verres de lait écrémé par jour, d’avantage de fruits et légumes…
L’expérience a été efficace mais Nidetch a déploré le manque de partage entre les participants du programme. 

A son retour, la femme au foyer a commencé à partager des principes d’accompagnement avec 6 amies en surpoids dans son salon du Queens.
En 2 mois, pas moins d’une quarantaine de femmes se réunissaient, partageant leurs objectifs et progrès.

Ces réunions seront ensuite connues sous le nom de Weight Watchers, officiellement lancé en 1963. Le programme deviendra le plus célèbre du genre. Tout est ensuite allé très vite : livres de cuisine, meetings, émissions télévisées, lignes de produits alimentaires…

En 2009 dans une autobiographie, Nidetch assure n’avoir jamais dépassé les 68 kilos et déclare : "La nourriture n'est pas un remède à vos problèmes, elle ne va pas changer votre vie (…) Le choix, pas la fatalité, détermine votre destin".

En 2013, était célébré le 50e anniversaire de Weight Watchers à New York, à l’occasion duquel le siège social avait été baptisé "Jean Nidetch Center".

Aujourd’hui, selon Weight Watchers, 36.000 réunions se tiennent chaque semaine dans le monde.

sources : the Guardian, AFP (via i24news)


Un restaurant Israélien et non étoilé reçoit le titre de meilleur restaurant de Londres !

Le restaurant Palomar à Londres, appartenant aux proprietaries du célèbre Machneyuda à Jérusalem, a remporté le prix du meilleur restaurant pour l’inauguration du « GQ Food and Drink Awards », une cérémonie organisée par le magazine anglais GQ.

La cérémonie, ayant lieu à l’Hôtel Bulgari à Londres le 28 avril dernier, a récompensé le restaurant non étoilé au guide michelin, un restaurant audacieux et avec des tarifs bien plus bas que les autres prétendants à la récompense.

Le Palomar a été décrit par GQ comme le restaurant le plus « Chutzpah » - comprenez « audacieux » - du pays à l’heure actuelle.

« Le fait qu’un groupe d’ « arsim » - argot hébreu plutôt péjoratif, désignant de jeunes hommes israéliens de classes populaires - de Jérusalem ait surpassé des Londoniens aisés, c’est quelque chose. », déclare le Chef du Machneyuda, avec beaucoup de satisfaction.

La cuisine du Palomar est fondée sur les saveurs et plats familiaux du Machneyuda: La Kubenia (à base de boeuf émincé), la salade Fattoush, le Jerusalem Mix (coeurs et foies de volaille, ris de veau) et la polenta de Jérusalem.

Cette carte a été retravaillée et est devenue plus raffinée afin de satisfaire une clientèle anglaise.

Grâce au buzz crée depuis l’ouverture du restaurant et au prix moyen du menu (une soixantaine d’euros) - moitié moins cher que les autres restaurants ayant prétendu au titre - , il faut réserver sa table au Palomar des semaines à l’avance !

Les propriétaires envisagent aujourd’hui d’ouvrir un autre restaurant à Londres ainsi qu’un second Palomar plus dans l’est de la ville et avec des collaborateurs anglais.

Tomer Amedi (photo rudaw.net)

Le chef du Paloma, Tomer Amedi est aujourd’hui en train de travailler sur son premier livre de cuisine en anglais


Manifestation d'Israéliens éthiopiens hier à Tel Aviv : 46 blessés

La manifestation qui a pris place dans les rues de Tel Aviv hier soir s’est transformée en affrontements entre policiers et manifestants à Kikar Rabin. Des grenades assourdissantes ont été utilisées pour disperser les manifestants.

Au moins 46 personnes ont été blessées, dont 23 représentants des forces de l’ordre. Au moins 26 personnes sont été arrêtées.

Des milliers de personnes manifestaient à Tel Aviv contre le sort accordé aux Israéliens d’origine éthiopienne, quelques jours après une marche similaire à Jérusalem, faisant suite à deux incidents de violence policière.

Les manifestants ont bouché les rues et provoqué la fermeture de la route Ayalon pendant près de 3 heures. Les manifestants se sont ensuite dirigés vers la place Rabin, où se trouve la mairie de Tel Aviv.

De violents affrontements ont éclaté sur la place, blessant 11 policiers et 3 civils. Les agents ont utilisé des grenades assourdissantes et des bombes lacrymogènes pour tenter de disperser la foule après que les manifestants s’en soient pris à une voiture de police.

Des manifestants cagoulés ont également lancé des pierres et des bouteilles sur les forces de police. La police a fait appel au Ministre de la sécurité publique et chef de district à la mairie.

Benjamin Netanyahu a rencontré le ministre de la sécurité publique - Yitzhak Aharonovich - et a réclamé le calme et le retour à l’ordre, insistant sur le fait qu’il y ait une place pour les revendications dans une démocratie comme Israël mais que la violence et la transgression de la loi n’était pas tolérable.

Plus tôt dimanche, des centaines de membres de la communauté éthiopienne en Israël protestaient contre la discrimination et la violence policière à Tel Aviv, criant « Pas blanc, pas noir, nous sommes tous des êtres humains"
Les manifestant ont marché depuis le centre commercial Azrieli jusqu’à Kiryat HaMemshala - les bureaux du gouvernement - obstruant le trafic sur Ayalon dans les deux sens. Ils ont bloqué l’axe Kaplan-Begin, pendant que des policiers fermaient d’autres voies de circulation dans le centre de Tel Aviv.

Les manifestants, qui ont été rejoints par de fervents activistes sociaux, croisaient leurs mains sur la tête, comme s’ils étaient menottés et ont déclaré qu’ « un policier violent devrait aller en prison"

Yoram Ohayon, commandant adjoint de la police de Tel Aviv, a accusé les activistes sociaux et certaines organisations d’ "inciter les membres de la communauté à manifester après que la police soit parvenue à des accords avec eux."

D'après Ynetnews