Judith Douillet

Niçoise d'origine, Judith Douillet vit à Jérusalem depuis 16 ans. Elle est traductrice hébreu-français, rédactrice et correctrice, et écrit pour Alliance depuis 3 ans. Sa passion? Les mots, tout simplement.

Les articles de Judith Douillet

Israël : après la vague d'attentats, les Israéliens continuent de faire du stop

C'est samedi soir, après la fin du Shabbat, et les arrêts d'auto-stop en Judée Samarie sont toujours aussi encombrés.

Mais les répercussions de la semaine écoulée - une semaine difficile et sanglante qui a coûté la vie à deux soldats des FDI et à un bébé qui a été mis au monde prématurément après que sa mère a été abattue - sont clairement visibles à chaque arrêt. La tension est élevée, la peur de nouvelles attaques terroristes grandit. Mais la foi et le désir de s’en tenir à la routine sont plus forts, du moins parmi ceux qui recherchent un moyen de transport.

Les arrêts d'auto-stop et de bus sont devenus des châteaux forts. Des soldats armés les sécurisent, et certains arrêts ont aussi des blocs de béton que personne n'est autorisé à dépasser.

"Vous ne bougez pas d'ici", a déclaré un soldat qui sécurise l’arrêt d’auto-stop de Givat Assaf,  à Asher Borochov, un étudiant de 23 ans originaire d'Ariel et qui attend un "tremp" (mot hébreu populaire pour stop). "Tu n'as pas le droit de t’avancer sur la route et de dépasser le bloc de béton. Tu ne peux passer que si une voiture s'arrête pour toi."

Le soldat sert dans le bataillon orthodoxe Netzah Yehuda, qui a perdu deux de ses soldats, le Sgt. Yosef Cohen et le sergent d'état-major Youval Moryosef - lors d'une fusillade jeudi à l'endroit même.

"Les règles du jeu changent devant nos yeux", a déclaré le soldat. "Nos amis sont tombés. Nous sommes ici et nous ne cédons pas au découragement."

Asher Borochov, quant à lui, souhaite seulement prendre la route. "On parle du danger de faire du stop ici, mais je me fais confiance: tout d’abord parce que je suis armé et parce que les peurs parlent à chacun différemment. Je n’abandonnerai pas. C'est mon chemin, et je le prendrai. Je suis sûr que deux mois de calme ramèneront les résidents aux arrêts d'auto-stop ", dit-il.

Les stations d’auto-stop, qui incluent également des arrêts de bus, sont un lieu important dans les localités juives de Judée-Samarie. Ce n'est pas simplement un moyen de transport inhabituel, qui est aujourd’hui moins courant en Israël, mais c’est toute une atmosphère. Les voyageurs se connaissent, se parlent et échangent leurs numéros de téléphone. Chaque arrêt a ses propres souvenirs, y compris malheureusement des souvenirs difficiles des attentats qui s'y sont déroulés.

La semaine dernière, ces arrêts d'auto-stop ont été la principale cible des attaques en Judée-Samarie. Le modus operandi était audacieux: une voiture s’arrête, un homme armé en sort, ouvre le feu à courte portée, puis s’échappe. Cette méthode a semé la peur dans le cœur des résidents.

Des soldats de Tsahal sécurisent un arrêt d'auto-stop en Judée Samarie

Des soldats de Tsahal sécurisent un arrêt d'auto-stop en Judée-Samarie

"Il y a sans aucun doute des inquiétudes, et mes parents m'ont demandé d'éviter de faire du stop, mais nous ne pouvons pas nous en passer", explique Aminadav Sharabi, 22 ans, résident de Beit El en attente d'un "tremp" au carrefour d’Ofra, où une attaque terroriste meurtrière a eu lieu il y a une semaine. "Après tout, les accidents de voiture font davantage de victimes. Il est vrai qu'aujourd'hui la situation est tendue, mais ceux qui vivent ici comprennent qu'il n'y a pas d'autre moyen."

Mais tous ne pensent pas comme Aminadav Sharabi. Les arrêts d'auto-stop sont moins encombrés que la normale. Les soldats qui y sont postés dirigent leurs armes vers la route, une balle dans le canon, en alerte maximale.

Alors que nous effectuons une tournée entre les différents arrêts d'auto-stop, nous rencontrons également des résidents qui sont venus spécialement pour apporter aux soldats du thé chaud et une assiette de biscuits, pour les aider à faire face au froid mordant. Ils se relayent pour se désaltérer, d'autres soldats les couvrant.

Au carrefour Tapuach, les jeunes de la région attendent aux côtés d’un couple âgé de Jérusalem qui, malgré les tensions, a passé son week-end à Tapuach.

"La peur existe, partout ici, mais il y a aussi beaucoup d'amour et des enfants et petits-enfants que nous voulons voir. Ils vivent à Tapuach, c’est la raison pour laquelle nous sommes ici", expliquent-ils.

Il y a aussi quelques orthodoxes appartenant au mouvement Chabad, qui ont passé chabbat dans la localité de Yitzhar et qui se rendent maintenant à Haïfa.

"Nous n'avons pas peur", déclare Amuna Levi. "Nous faisons confiance à Dieu et croyons fermement que la Terre d'Israël appartient à son peuple. Nous allons partout où nous voulons dans le pays."

Son mari, Shahar, ajoute: "Nous devons renforcer notre foi et croire que si Dieu le veut, cette période de violence passera."

C'est plus calme au carrefour d'Ariel, mais certainement toujours tendu. "Je sais et j'entends tout ce qui se passe, mais je dois voyager et c'est la seule façon de le faire. Je ne changerai rien", explique Or Mintz, 23 ans, qui attend pour se rendre à Dolev.

"En fin de compte, ceux qui vivent ici savent et comprennent que c'est un appel, ils sont conscients des risques et savent qu'il y a des périodes de tension telles que celle-ci. Mes parents ont également dit qu'il serait peut-être préférable que je ne voyage pas en stop. Certaines personnes ne sont pas disposées à voyager ainsi, certaines le sont, mais ne sont pas prêtes à vivre ici. Et il y a celles qui éviteront de se déplacer en stop uniquement dans ces moments difficiles. "

Source : Ynet

Des manteaux suspendus dans la rue pour lutter contre le froid israélien

Il ne fait aucun doute que cette année, l'hiver a mis beaucoup de temps à s’installer, mais les récentes pluies et le froid qui les accompagnait nous ont obligés à nous envelopper dans des vêtements chauds, à sortir les couettes du placard et même à allumer le chauffage. Cependant, beaucoup de personnes en Israël n'ont même pas le vêtement de base : un manteau.

Pour notre plus grand plaisir, au cours des deux dernières semaines, des cintres sur lesquels sont suspendus des manteaux ont commencé à apparaître dans les rues de Jérusalem et de Tel-Aviv.  Epinglées aux vêtements, des notes invitant tous ceux qui en ont besoin à se servir - et il s'avère qu’une foule de personnes est concernée.

Tout a commencé quand Oshrat Kellerman (43 ans) du kibboutz Yad Mordechai a lu un message sur Facebook adressé aux Européens, les invitant à suspendre les manteaux dont ils n'avaient plus usage dans la rue, pour ceux qui en ont besoin. L'initiative européenne l'a touchée et elle a commencé à réfléchir à la manière de copier l'idée en Israël.

Deux semaines plus tard, Oshrat a publié son propre message sur Facebook et a appelé les résidents à faire don de manteaux, à l'aider à les rassembler dans tout le pays et à les suspendre, comme en Europe. "Ce message m'a probablement interpellée parce que je suis très sensible au froid. Un manteau est un produit de consommation de base à mes yeux, quand je pense que des personnes n’en ont pas, je suis très malheureuse ", a déclaré Oshrat.

C'est ainsi qu'a commencé le projet d’Oshrat, de ses deux frères et de dix autres militants de tout le pays qui se sont enrôlés pour la mission. Dans le groupe Facebook, "‘Horef ‘Ham Lekoulam", (un hiver chaud pour tous), ils invitent les internautes à les contacter pour leur faire don de manteaux. Les bénévoles les ramassent dans tout le pays, vérifient qu'ils sont en bon état et les accrochent dans les rues, non sans les avoir emballés au préalable dans des sacs en plastique pour les protéger de l'humidité.

Comme indiqué, pour le moment, les manteaux n'ont été suspendus que dans les rues de Tel-Aviv et de Jérusalem, mais Oshrat a promis qu'ils apparaîtront bientôt à Ashkelon, expliquant que l'objectif est d’atteindre toutes les régions du pays.

Des manteaux dans la rue

Des manteaux dans la rue

"Ils réchauffent aussi le cœur"

Il est vite devenu évident pour Oshrat que son projet tombait à pic. "Quand j'ai parlé de l'idée chez moi, une discussion s'est ouverte sur le besoin éventuel d'un tel projet en Israël, mais le rythme rapide auquel les manteaux ont été pris nous a fait comprendre que les Israéliens en avaient eux-aussi besoin. "Nous avons accroché 50 manteaux à Jérusalem et le lendemain, il n’en restait plus que deux.

A Tel Aviv, presque tous les manteaux ont été emportés en quinze minutes. Je vis dans un kibboutz où tout le monde a encore ce dont il a besoin, mais c’est très trompeur et cela ne reflète pas ce qui se passe à l'extérieur. Le fait qu'il y ait une demande pour ces manteaux indique que la pauvreté sévit en Israël. Beaucoup de gens en ont besoin parce qu'ils sont dans la rue - des dizaines d'adolescents et d'enfants qui fuient leur foyer, des sans-abri, des personnes que des circonstances diverses ont amené à vivre dans la rue. J'ai soudain réalisé que beaucoup de gens en Israël n'avaient tout simplement pas de manteau. "

L'initiative d’Oshrat Kellerman offre déjà chaleur et confort à des dizaines de personnes et selon elle, cela réchauffe également le cœur – et pas seulement le leur. "Voir qu'il y a des gens qui prennent les manteaux est vraiment triste, mais nous somme heureux et émus de découvrir que cela fonctionne et qu'il y a beaucoup de bonnes âmes en Israël qui aiment aider et donner".

"Cet mouvement vers l’autre est très caractéristique de nous, Israéliens, et cela va au-delà du manteau, il inclut d’autres grandes valeurs. Il peut s’agir d’un moyen pédagogique de ne pas jeter si vous pouvez donner, de ne pas accumuler des objets dont vous n’avez plus besoin, de donner en secret pour ne pas embarrasser ceux qui reçoivent, etc ".

Source : Ynet

Le ministre Naftali Bennett veut être le papa des Juifs français en Israël

Le vide laissé au ministère de l'immigration par la démission de Sofa Landver se comble rapidement : une semaine après avoir annoncé un plan directeur visant à encourager l'immigration française, le ministre de l'Education, Naftali Bennett, a déclaré : "Nous avons raté le coche et cela sera corrigé. À partir d'aujourd'hui, j'ai l'intention d'être le père des juifs français en Israël". Naftali Bennett a fait ces remarques jeudi dernier lors d'une conférence de "Qualita", l'organisation faîtière des immigrés français en Israël.

Naftali Bennett a évoqué la situation de l'immigration en provenance de France et a déclaré que "200 000 Juifs de France émigreront demain en Israël si nous faisons ce qui est nécessaire." La situation en France n'est pas bonne et ils veulent venir. Nous devons regarder en direction de l’avenir.

J'ai lancé au ministère de l'Éducation un programme pour les enfants et les jeunes immigrants de France, mais ce n'est qu'une partie de l’iceberg. J'ai donc soulevé la question lors de la réunion du Cabinet et, à ma grande satisfaction, le premier ministre a compris l'importance et m'a amené à rédiger la formulation d'un plan.

Comme personne n’a jamais fait avancer ce projet, je déclare clairement que je serai le «père» de l’Alya de France. À partir d’aujourd’hui, je suis le ministre français du gouvernement israélien."

Des protestations à Paris qui causent l'instabilité dans le pays (Photo: AFP)

Des protestations à Paris qui causent l'instabilité dans le pays (Photo: AFP)

Ariel Kendall, PDG de Qualita, a commenté: "La situation des Juifs en France et l'antisémitisme dans le pays sont une opportunité d'amener de nombreux Juifs de France en Israël. Une opportunité manquée par l'Etat d'Israël qui n'est pas prêt à absorber les immigrants de France. J'espère que le nouveau plan qui sera formulé prochainement et inclura des solutions en matière d'emploi, d'éducation et de logement qui permettront à l'État d'absorber de manière optimale des dizaines de milliers d'immigrants en provenance de France de manière coordonnée et efficace. "

Ces dernières années, des milliers d'immigrants français sont arrivés en Israël, principalement dans les villes de Netanya, Jérusalem, Ashdod, Tel Aviv et Raanana. Les principaux obstacles rencontrés par les Juifs français demeurent les problèmes d’emploi et de logement, tandis que le coût de la vie a également une incidence sur leur décision d’émigrer.

Récemment, un centre pour l'emploi a été ouvert à Tel-Aviv pour mettre en relation les immigrés français et les opportunités d'emploi dans l'économie israélienne. À l'arrière-plan, on voit la protestation des gilets jaunes et la situation instable en France, ce qui pousse beaucoup de Juifs à repenser leur avenir. La France compte environ un demi-million de Juifs, originaires pour la plupart des pays d'Afrique du Nord.

Source : Ynet

Né dans un État ennemi, il recevra le meilleur traitement médical en Israël

Un jeune homme atteint d'un cancer et sa mère, vivant dans un Etat ennemi, ont atterri en Israël cette semaine. La famille du jeune homme a consulté un ami proche et a entendu parler de la qualité des soins médicaux dispensés en Israël.

Il commencera bientôt son traitement dans un hôpital du centre du pays.

"Ils étaient très enthousiastes à l'idée de venir en Israël et étaient impatients de voir le pays, la population, la chaleur et le soutien", a déclaré Meir Bloch, directeur de l'organisation "Hakol Mehalev", qui assiste les enfants malades et leurs familles.

"Les hôpitaux continueront à être un îlot de paix dans notre région"

"Les hôpitaux continueront à être un îlot de paix dans notre région"

Le jeune homme, qui souffre d'une tumeur à l'épaule et à la main, a dit que dans son pays, il avait 20% de chances de guérir. Après avoir reçu l'avis d'un orthopédiste israélien qui a examiné ses documents médicaux, il s'est rendu compte qu'il avait de l'espoir en Israël et la possibilité de recevoir un traitement qui lui garantirait de meilleures chances de guérison.

Le porte-parole de l’hôpital a déclaré: "Nous tendons la main à toute personne malade ou blessée. Les hôpitaux continueront à être un îlot de paix dans notre région et nous continuerons à fournir à toute personne quelle qu'elle soit le fleuron de la médecine dispensée par les meilleurs médecins", a déclaré l’hôpital.

Source : Israel HaYom

Voici comment le gouvernement israélien peut freiner la hausse des prix

Au cours de la dernière décennie, les prix des produits alimentaires en Israël ont augmenté de 4,5%, le salaire minimum de 20% au cours de la même période et le salaire moyen de 10%, de sorte que le pouvoir d'achat des Israéliens ne s'est pas affaibli.

Au cours des trois dernières années, la hausse des prix des produits alimentaires est devenue plus modérée, comme le montrent les indices de prix bas. Les prix n'ont augmenté que de 0,8%, soit moins que la moyenne de l'OCDE.

La hausse des salaires et la tendance du dollar récemment renforcé, ainsi que les prix de l'énergie, entraînent une vague de hausse des prix. Comme on le sait, les prix de l’électricité sont déterminés par la Public Services Authority, qui est une autorité légale sur laquelle les ministres n’ont aucune influence.

Cette autorité a récemment décidé de relever les tarifs de l’électricité entre 6,5% et 8,1%, pour des raisons extérieures à l’économie israélienne - le taux de change du dollar et les prix mondiaux de l’énergie. Cette augmentation des prix est susceptible de déclencher une vague de hausse des prix dans l'économie, ce que nous n'avions pas vu depuis des années.

Les "gilets jaunes" ont manifesté en Israël contre la hausse des prix

Les "gilets jaunes" ont manifesté en Israël contre la hausse des prix

Le Trésor cherche des moyens de compenser la hausse des prix

Le ministère des Finances a commencé à chercher des moyens de réduire les prix et de compenser la hausse. Israël Hayom a révélé en avant première que le ministre des Finances avait signé un ordre visant à réduire les taxes sur le charbon de 2%, entraînant une économie de 1% sur la hausse de prix attendue. Mais cette étape n’était pas suffisante et le Premier ministre Benjamin Netanyahu a invité le ministre des Finances à réfléchir à d’autres moyens de compenser la hausse totale des prix.

Israël Hayom a appris que l’intention était de formuler un plan qui assurerait une stabilité maximale des prix de l’électricité, de sorte que les réductions de prix soient compensées par des mois de hausse des prix afin de maintenir la stabilité des prix dans l’économie.

La logique est grande dans la mesure où l'électricité influe sur les prix de tous les services et produits de l'économie. Bien entendu, une telle formule serait préférable à la subvention des prix de l’électricité, ce qui n’a aucune justification. La question est de savoir pourquoi ne pas faire la même chose avec les prix du carburant. Le gouvernement dispose des outils pour le faire, car la majeure partie du prix à la consommation provient des taxes (taxe d'accise et TVA) et non de la composante des carburants.

La stabilisation des prix de l'énergie amènera les producteurs et les fournisseurs de services à abandonner les raisons de l'augmentation des prix. Israël Hayom a également appris que le ministère des Finances avait trouvé un moyen d'éviter la hausse des prix du pain, apparemment en proposant d'autres incitations qui compenseraient les frais des boulangeries grâce à l'augmentation des intrants de production.

Source : Israel HaYom

Quel statut choisir en Israël : indépendant ou salarié ?

La question de savoir si travailler en tant qu'employé ou indépendant est souvent soulevée parmi la population active. Chacune de ces possibilités a différentes significations, avantages et inconvénients. Voici les différences – pour que vous puissiez décider ce qui vous convient le mieux.

Définitions salarié et indépendant

Un employé est défini comme salarié par un organisme, une personne ou une entreprise avec laquelle il entretient des relations employeur-employé.

Un indépendant est une personne dont le revenu dépend de sa propre entreprise. Il existe deux types de travailleurs indépendants: Le Ossek Patour (exonéré de TVA) dont le revenu total ne dépasse pas 99003 NIS par an, et le Ossek Mourché dont le revenu est supérieur à ce montant.

Conditions sociales

Au cours de l'année, l'employé accumule des jours de congé et de maladie et, le cas échéant, a le droit de les utiliser et de recevoir le paiement intégral. Il recevra également un remboursement pour ses jours de travail perdus. En outre, une fois par an, il reçoit un paiement de solde de convalescence.

Un indépendant qui a pris des vacances, un congé maladie ou des jours pour accomplir son devoir de réserve dans l’armée ne sera pas payée et il est possible qu'une absence du travail entraîne une perte financière car il ne fournira pas de services à ses clients.

Congés

Le départ de l'employé pour des vacances dépend de l'approbation de l'employeur en fonction des besoins de l'entreprise. Au-delà, il doit rendre compte de l’absentéisme pendant les heures de travail.

L'indépendant est son propre maître pour lui-même et pour son temps de travail. Il peut choisir ses heures de travail et prendre en compte ses besoins personnels et familiaux.

être salarié est la sécurité de l'emploi

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Obtenir des prêts

Un employé qui occupe un emploi régulier et reçoit un bulletin de salaire tous les mois peut facilement obtenir des prêts, car il est perçu comme un client stable. Les prêts seront accordés par rapport au niveau de salaire mensuel afin de garantir qu'il sera en mesure de rembourser les mensualités.

Parfois, l’indépendant est tenu de verser un premier paiement afin de développer l’entreprise, comme par exemple, la location d’un bureau, la commercialisation, l’informatisation, les salaires, etc. Il pourra également obtenir des prêts à des conditions avantageuses qui aideront au financement. Les prêts accordés aux entreprises sont adaptés à leurs besoins, tout en comprenant les contraintes et en offrant des solutions économiques pratiques.

Décisions professionnelles

Le travail de l'employé dépend des considérations de l'employeur et de ses besoins. Il n'a pas le pouvoir de choisir de travailler dans un projet ou un autre en fonction de son intérêt personnel. Il ne peut pas décider s'il veut travailler avec un client ou un autre et est soumis aux décisions de son employeur.

Le travail indépendant a plus de flexibilité et peut choisir les projets susceptibles de le satisfaire dans lesquels il souhaite s'engager, de sélectionner le client avec lequel il souhaite travailler et dans quelles conditions, en fonction de son potentiel économique et professionnel. Par exemple: évitez de travailler avec un client dont l'éthique de paiement est défectueuse.

Impôts

L’employeur paie à l’employé le Mass Hakhnassa (impôt sur le revenu), l’impôt sur la santé et l’assurance nationale, et verse une pension sans que le travailleur n’ait à s’occuper de la bureaucratie.

Par contre, il incombe aux travailleurs indépendants d’effectuer les paiements aux autorités fiscales - impôt sur le revenu, assurance nationale, TVA (pour un Ossek Mourche) et de veiller à allouer des sommes aux fonds de pension afin de s’occuper de son avenir.

Lois du travail

En Israël, il existe des lois du travail conçues pour protéger les employés contre les injustices, telles que le retard des salaires, le non-paiement du salaire minimum, etc.

Le travailleur indépendant ne dispose pas de protection constitutionnelle contre le non-paiement de son salaire par les clients. Il peut poursuivre en justice mais le processus est long et épuisant. De plus, le paiement de son travail peut être divisé en mensualités et ne doit pas être alloué en espèces.

Remboursement des frais

Le salarié n'a pas droit au remboursement des frais sur son lieu de travail, sauf si déterminées avec l'employeur.

Un indépendant agréé a le droit de se faire rembourser les frais occasionnés par l’exploitation de l’entreprise, tels que: véhicules, équipement de bureau, etc.

Le freelance prend sa douche quand il le peut...

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Revenu mensuel

Le salaire mensuel sera versé à l'employé depuis son lieu de travail. Il est fixe et l’employé peut ainsi établir à l’avance le budget avec lequel il gérera son ménage. Cet avantage lui donne confiance et certitude.

Cependant, le salaire de l'employé est limité. Il pourra atteindre un plafond, qui sera dépassé si le salaire de base augmente ou s'il remplace un autre emploi par un salaire plus élevé.

Le salaire de l’indépendant dépend du succès de son entreprise. Plus il aura de clients, plus son revenu augmentera. Il n'y a pas de plafond de salaire mensuel clair et il peut changer pour le meilleur ou pour le pire tous les mois.

Perte ou abandon d’emploi

Un employé licencié a droit à une indemnité de licenciement et à des indemnités de chômage, qui adoucissent la perte de travail et facilitent la recherche d'un nouvel emploi. En outre, le salarié peut résilier le contrat avec l'employeur conformément à la notification préalable sans engagement et choisir un nouveau lieu de travail.

Si le travailleur indépendant décide de mettre fin à ses activités, non seulement ne reçoit pas de compensation, mais il devra payer toutes ses dettes, le cas échéant.

Heures de travail

Les heures de travail quotidiennes du salarié sont basées sur son contrat de travail. Tout écart par rapport à ces heures lui donne le droit d’être payé pour des heures supplémentaires.

Les indépendants n'ont pas d'horaires de travail clairs et ordonnés. Pour réussir et augmenter ses profits, il leur incombe de fournir une solution à leurs clients à tout moment, même si cela s’exprime en longues heures de travail, parfois de nuit.

Domaines de pratique

Le domaine d'emploi de l'employé est clair et directement lié à son travail.

Au-delà du travail en cours, les indépendants doivent s’occuper de la gestion commerciale, de la gestion économique et financière, de la préservation et du recrutement des clients, etc, afin de maintenir la stabilité de l’entreprise et d’accroître ses profits.

Source : Israel HaYom

Israël : une lettre secrète dévoile les mauvais traitements dans les camps de transit

En 1950, le général Shimon Mazeh, chef de la direction du personnel de Tsahal, a envoyé une lettre demandant aux commandants de donner des instructions aux soldats.

Il les appelés à tenir compte des sentiments des immigrants religieux des ma'abarot (camps de transit) et d’user de sévérité envers ceux qui ne le font pas. Motif de la lettre: des affirmations selon lesquelles les soldats se seraient parfois rendus coupables de pratiques irrégulières, comme couper les peot (papillotes) des enfants des immigrants yéménites.

La lettre, qui a été conservée dans les archives des FDI, est arrivée plus de six mois après qu'une commission d'enquête du gouvernement eut déterminé que les peot des enfants d'immigrés étaient coupées systématiquement et délibérément. Elle était censée mettre un terme à cette pratique.

En tête du document, il a été souligné qu'il s'agissait d'une lettre "secrète - personnelle" et "urgente". Sous le titre "Comportement des soldats de Tsahal dans des camps de transit", Shimon Mazeh a indiqué qu' "un certain nombre de camps de transit parmi ceux que les FDI ont pris en charge accueillent des personnes religieuses".

Un certain nombre de résidents de ces camps ont émis des plaintes concernant des cas d'atteintes à la religion par des militaires. Ces cas étaient basés sur des conversations entre soldats et résidents des camps de transit - adultes et enfants - blessant leurs sentiments, coupant les peot des enfants, etc. "

En pièce jointe à la lettre (il convient de souligner que le rapport sur les accusations portées contre les soldats ne figure que dans cette lettre), un certain nombre de témoignages d'habitants des camps, rassemblés par le député Binyamin Mintz du parti Poalei Agudat Israël, attestent des actes des soldats. Selon le major-général Mazeh, "les soldats ont été envoyés dans les camps en opération afin de fournir de l’aide aux résidents.

"Les commandants doivent instruire et expliquer à leurs subordonnés les devoirs qui leur sont imposés, tout en soulignant qu'ils doivent s'abstenir de nuire aux sentiments religieux et moraux des résidents des ma'abarot".

"Chaque cas de violation des ordres doit faire l'objet d'une enquête approfondie et toute la sévérité de la loi doit être appliquée à l'encontre des soldats reconnus coupables d'inconduite."

La lettre secrète

La lettre secrète

"Des ordres venus d'en haut"

La lettre a été envoyée en décembre 1950. En mai de cette année, une commission d'enquête gouvernementale présidée par le juge Gad Frumkin a été soumise au gouvernement, qui a déterminé que la coupe des peot dans les camps d'immigrants était systématique et non comme le prétendait le ministère de l'Éducation en raison de problèmes de santé, pour combattre la teigne.

Malgré les témoignages gardés secrets dans les archives de Tsahal et les conclusions de la commission d'enquête, l'histoire de la coupe des peot d'enfants yéménites est devenue une rumeur lointaine et sans fondement que le rabbin Uzi Meshulam a tenté au début des années 1990 de mettre en lumière, apportant la preuve d'actes supplémentaires commis à l'encontre des immigrés yéménites, notamment l'enlèvement d'enfants et l'affirmation selon laquelle certains d'entre eux auraient été utilisés à des fins d'expérimentation médicale. Ces affirmations ont été rejetées par l'établissement et les organes gouvernementaux compétents.

En outre, toutes les commissions d'enquête créées à ce jour pour enquêter sur la question n'ont pas présenté de conclusions sans équivoque sur le sujet.

Le comité parlementaire chargé d'enquêter sur la disparition d'enfants yéménites et balkaniques, présidé par la députée Nurit Koren, a l'intention de tenir prochainement un débat sur la question, selon des responsables du comité.

"Cette révélation horrible révèle que l'armée, en tant que branche exécutive du gouvernement du Mapai, a adopté la même attitude élitiste et arrogante envers les immigrants et a agi dans l'esprit de ce gouvernement", a déclaré Mme Koren. Le document illustre également la tyrannie institutionnelle et sa violation des droits de l'homme.

Source : Israel HaYom

Attentat terroriste d'Ofra : notre fils est venu au monde pour unir le peuple d'Israël

Mercredi, des centaines de personnes ont accompagné le petit Amiad Yisrael Ish-Ran, venu au monde prématurément à la suite de l'attentat d'Ofra où sa mère a été gravement blessée, à sa dernière demeure au cimetière du mont des Oliviers à Jérusalem.

"Peu de gens ont réussi à unir le peuple d'Israël comme tu l'as fait", a dit son grand-père Raphaël Ish-Ran "Le huitième jour de 'Hanoucca, le jour de la fête des lumières, tu as apporté beaucoup de lumière. Grâce à elle, nous repousserons leurs ténèbres".

Ariel, l'oncle du bébé, a déclaré: "Amichai et Shira forment un couple croyant fort et chaleureux, cela a été révélé maintenant à l'ensemble du peuple juif. Avant de venir à l’enterrement, nous avons chanté ensemble, toute la famille. Shira a dit qu'il était clair pour elle qu'Amiad était venu au monde pour unir le peuple d'Israël. Ils souhaitent que l’on continue à prier pour que Shira et Amichai amènent dans le monde une longue descendance, dans la bonté et la foi. "

Au cours de la cérémonie, le grand-père du bébé, Chaim Silberstein, s’est exprimé: "La vie de Shira et d'Amichai a été sauvée, mais le bébé a été assassiné par l'abominable meurtrier, un meurtrier qui a braqué son arme sur une femme enceinte. Nous déclarons haut et fort ici, au Mont des Oliviers: Vous ne réussirez jamais. Nous sommes plus forts que vous, nous avons davantage raison que vous, nous appartenons à la terre plus que vous, nous allons vous vaincre car c'est notre pays".

"Notre petit fils, que D. venge son sang, a beaucoup fait pendant ses quatre jours de vie. Il a uni le peuple d’Israël qui s’est allié dans les prières, l’étude et l’amour ", a poursuivi le grand-père.

Avant les funérailles, le bébé a été circoncis et a reçu le nom d’Amiad Israël. La cérémonie de circoncision s’est déroulée conformément à la coutume dans les cas où un enfant de sexe masculin est décédé avant d’avoir atteint l’âge de 8 jours. Il ne s’agit pas d’une circoncision rituelle comportant des bénédictions et des versets, mais d’un acte pratiqué par un mohel ou par un membre de la société funéraire.

Dans l'après-midi (mercredi), les médecins ont été contraints de déclarer le décès du nouveau-né, qui était dans un état très grave après les importantes blessures subies par sa mère alors enceinte de 30 semaines. Ses parents ont fait sa connaissance quelques heures avant sa mort.

Sa mère, Shira Ish-Ran, a été grièvement blessée lors de la fusillade près d'Ofra et se remet de ses blessures. L'hôpital a déclaré à Israel Hayom que "l'état de santé de Shira s'améliore. La quantité de produits anesthésiants qu’elle reçoit est progressivement diminuée et elle se réveille peu a peu. L’intention des médecins est d’essayer de lui ôter l’aide respiratoire pour qu’elle puisse aussi parler. "

Après l'annonce de la mort du bébé, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a déclaré: "Nos cœurs sont avec Shira et Amichaï en raison de la mort de leur nouveau né âgé de quatre jours qui n'a même pas de prénom. Ses meurtriers sont méprisables, les criminels les plus méprisables de la planète. Les forces de sécurité les poursuivent et j'espère qu'il y aura des nouvelles bientôt. Nous ne cesserons pas nos efforts en vue de les trouver et nous les punirons. "

A l’heure qu’il est, l’un des terroristes a été retrouvé et blessé par les soldats de Tsahal et le Shin Beth. Il s’agit de Saleh Omar Barghouti, 29 ans, fils d’Omar Barghouti, un dirigeant du Hamas en Judée-Samarie. Ce n'est pas le même Omar Barghouti qui dirige le mouvement palestinien BDS.

Source : Israel HaYom - Jpost

Israël : près d’un demi million de personnes a relevé le défi technologique du Shin Beth

Le défi du Shin Bet (Agence de sécurité israélienne) a été consulté environ 487 000 fois depuis le lancement d'un site Web spécial visant à élargir sa recherche de start-up locales innovantes, la semaine dernière.

Mardi, 34 personnes ont résolu le problème en utilisant trois approches possibles, a déclaré le Shin Bet.

Vingt-sept personnes ont réussi le défi intégral, six le défi complet et une a relevé le défi ambigu, bien que l'agence ait déclaré que tous étaient extrêmement difficiles.

Parmi les 139 pays ayant visité le site, 83 personnes étaient originaires de la bande de Gaza, trois d'Iran, trois d'Arabie saoudite et les autres de nombreux pays. Le plus grand nombre de personnes provenaient des États-Unis, de la Russie et de l'Angleterre.

Le «Shabak Challenge» est accessible sur http://www.israelneedsu.com et met au défi les visiteurs d'identifier un groupe de terroristes connu sous le nom de groupe du “White September”.

"Ils sont connectés au mouvement djihadiste mondial et sont financés par l'Iran et le Hezbollah", affirme le site. «Il y a plusieurs semaines, ils ont utilisé le Darknet pour déclarer leur intention de mener un méga attentat terroriste en Israël. Ils ont surnommé l’opération «Le 11 septembre israélien». Ces gens sont extrêmement sophistiqués et totalement impitoyables.

Le site du Shin Bet indique que l'agence a reçu "une indication selon laquelle certains terroristes auraient déjà infiltré le pays. Nos agents ont lancé une opération pour les arrêter avant qu'ils puissent mener à bien leur complot. "

Le logo de l' Israeli Security Agency (ISA)

Le logo de l' Israeli Security Agency (ISA)

S’ils souhaitent participer au défi, les visiteurs sont ensuite invités à cliquer sur un écran où une bannière indique: «L’État d’Israël a besoin de votre aide» .

Le défi consiste en un certain nombre d'étapes nécessitant une familiarisation avec les technologies de pointe - hardware et software..

Après le succès de la première série d’investissements cette année du programme d’incubateur «The Xcelerator», organisé par l’Université Shin Bet-Tel Aviv, le service de sécurité intérieure israélien cherche maintenant de nouveaux moyens d’innover dans un plus grand nombre de domaines.

Un comité conjoint réunissant des représentants du Shin Bet et de TAU Ventures identifiera neuf start-up susceptibles de participer au programme de quatre mois.

L'incubateur est destiné aux entrepreneurs en début de carrière pouvant démontrer leur faisabilité technologique, mais qui ne sont pas nécessairement axés sur le marché de la sécurité.

"Nous croyons en la force de l'industrie technologique israélienne, en les entrepreneurs et en des capacités et des produits exceptionnels, qui ont déjà un impact sur les capacités du Shin Bet et son travail pour la sécurité de l'État", a déclaré Nadav Argaman, directeur du Shin Bet lors d'une conférence du TAU la semaine dernière.

Le Shin Bet, le service de renseignement national israélien, et le Mossad, le service de renseignement étranger israélien, se sont montrés plus actifs au cours des dernières années pour recruter des talents technologiques et des start-ups capables de travailler sur des solutions technologiques sur mesure.

Source : Jpost

Bientôt des greffes d’utérus dans les hôpitaux israéliens ?

Israël Hayom a appris qu'au cours des dernières semaines, le ministère de la Santé avait tenu des discussions approfondies sur la demande des hôpitaux israéliens de leur permettre de mener une expérience médicale unique en son genre en Israël, à savoir des greffes utérines.

Les discussions, qui sont révélées ici pour la première fois, se déroulent au Conseil national du ministère de la Santé sur l’obstétrique et la génétique, à la suite de l’intention des médecins expérimentés de l’hôpital Ichilov de Tel Aviv, de l’hôpital Beilinson de Petah Tikva et Ziv de Safed de mener une opération expérimentale.

La transplantation d'utérus est considérée comme une opération médicale complexe, avec des risques réels et très importants pour la vie de la patiente qui fait don de son utérus, pour la patiente transplantée et pour le fœtus. En 2014, la première greffe d'utérus a été réalisée en Suède, où l'on dispose de la plus grande expérience dans ce domaine. On estime que depuis lors, environ 40 transplantations utérines ont été réalisées dans le monde, donnant naissance à 13 enfants.

Douze pays du monde, parmi eux les États-Unis, l'Inde, la Chine, la République tchèque, l'Allemagne, la Serbie, la Turquie, l'Arabie saoudite et le Brésil ont participé à des expériences de transplantation utérine.

2 millions de shekels

Les greffes utérines sont destinées, entre autres, aux femmes nées sans utérus (syndrome de Meyer-Rotkanski). En Israël, on dénombre environ 10 cas chaque année. Environ 1 000 femmes en âge d'enfanter vivent avec ce syndrome en Israël. En outre, il existe des centaines de femmes dont l'utérus a été ôté ou gravement endommagé à la suite d'un cancer, d'une fausse couche ou d’opérations successives.

Jusqu’à présent, les seules possibilités pour ces femmes d’avoir des enfants étaient la maternité de substitution ou l’adoption, et les personnes intéressées par cette transplantation sont généralement des femmes appartenant à des communautés très religieuses (musulmanes ou juives orthodoxes) qui ne sont pas toujours en mesure, pour des raisons religieuses, halakhiques ou sociales, d’avoir un enfant par l’intermédiaire d’une mère porteuse. Selon les estimations, le coût d'une greffe utérine pourrait atteindre 2 millions de NIS en Israël (selon le tarif du ministère de la Santé).

bientôt des greffes d’utérus dans les hôpitaux israéliens ?

bientôt des greffes d’utérus dans les hôpitaux israéliens ?

"Un décision prématurée"

Les discussions en Israël soulèvent des arguments très graves émis par les médecins qui y participent et les hauts fonctionnaires du ministère de la Santé. Certains d'entre eux pensent qu'il s'agit "d'une grande folie de médecins israéliens prêts à mettre en danger les patientes pour gagner une renommée" et "d'un caprice conçu uniquement pour satisfaire l’ego démesuré des gynécologues en Israël ". D'autres médecins pensent que cela devrait être approuvé en Israël car "tout le monde adopte la politique de l’autruche sur le sujet et Israël ne doit pas être laissé pour compte dans ce problème médical dramatique".

Le professeur Shlomo Mashiach, gynécologue israélien de haut rang, a déclaré à Israel Hayom: "Il n’est pas encore temps d’approuver la greffe utérine en Israël, en particulier lorsque la maternité de substitution est autorisée, ce qui est une solution beaucoup moins dangereuse, efficace et peu coûteuse. Il s'agit d'une procédure médicale qui met en danger la santé de la donneuse, de la personne greffée et du fœtus. Il s'agit d'opérations et de traitements qui coûteront des millions de shekels. Le système de santé israélien a des sujets beaucoup plus urgents à traiter que la greffe d'utérus. "

Un autre gynécologue de haut rang a déclaré: "La proposition de procéder à une greffe utérine en Israël semble n'être que le caprice d'un trop grand nombre de médecins en Israël, et elle ne doit être confirmée qu'après une expérience réussie dans le monde - et cela prendra au moins 20 ans."

De son côté, le professeur Arnon Viznitzer, directeur du service d’obstétrique et de gynécologie de l’hôpital Beilinson à Petah Tikva, a déclaré qu’à son avis, «il est déjà possible d’acquérir les compétences d’une greffe utérine en Israël après un examen approfondi de tous les aspects médicaux et éthiques. Cette greffe n’est pas plus compliquée que celle d’un cœur ou d’un foie. "

La première demande de greffe utérine a été soumise en Israël en 2016 par le service de gynécologie de l'hôpital Ziv de Safed. Mais le Comité suprême de Helsinki pour l'approbation des essais sur l'homme au ministère de la Santé a rejeté la demande en 2017 et a même refusé d'approuver une expérience de transplantation de l'utérus chez les animaux.

Il convient de noter que la plupart des greffes utérines dans le monde ont été effectuées grâce à une donneuse vivante, généralement une parente (mère, sœur, tante, amie). La chirurgie pour retirer l'utérus de la donneuse est particulièrement longue (jusqu'à 12 heures), très compliquée et particulièrement fatale, car l'utérus doit être retiré avec les vaisseaux sanguins qui y sont attachés. Dans ce type de chirurgie, de nombreux médecins interviennent dans les domaines de la chirurgie vasculaire, de la transplantation d'organes, des gynécologues, des oncologues etc.

Selon l'expérience mondiale, la greffe utérine est réalisée pour une période de cinq ans au maximum et permet la naissance de deux enfants au maximum, afin de prévenir les complications graves liées aux médicaments que doit recevoir la femme greffée afin d'éviter le rejet de l'utérus. Ces médicaments peuvent avoir des effets indésirables très graves pour les femmes et le fœtus, notamment des maladies rénales, des infections et le cancer. Selon les études, une grossesse dans un utérus transplanté présente une incidence plus élevée de pré-éclampsie et de graves problèmes de croissance du fœtus dans l'utérus greffé.

Source : Israel HaYom