Israël : une lettre secrète dévoile les mauvais traitements dans les camps de transit

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En 1950, le général Shimon Mazeh, chef de la direction du personnel de Tsahal, a envoyé une lettre demandant aux commandants de donner des instructions aux soldats.

Il les appelés à tenir compte des sentiments des immigrants religieux des ma'abarot (camps de transit) et d’user de sévérité envers ceux qui ne le font pas. Motif de la lettre: des affirmations selon lesquelles les soldats se seraient parfois rendus coupables de pratiques irrégulières, comme couper les peot (papillotes) des enfants des immigrants yéménites.

La lettre, qui a été conservée dans les archives des FDI, est arrivée plus de six mois après qu'une commission d'enquête du gouvernement eut déterminé que les peot des enfants d'immigrés étaient coupées systématiquement et délibérément. Elle était censée mettre un terme à cette pratique.

En tête du document, il a été souligné qu'il s'agissait d'une lettre "secrète - personnelle" et "urgente". Sous le titre "Comportement des soldats de Tsahal dans des camps de transit", Shimon Mazeh a indiqué qu' "un certain nombre de camps de transit parmi ceux que les FDI ont pris en charge accueillent des personnes religieuses".

Un certain nombre de résidents de ces camps ont émis des plaintes concernant des cas d'atteintes à la religion par des militaires. Ces cas étaient basés sur des conversations entre soldats et résidents des camps de transit - adultes et enfants - blessant leurs sentiments, coupant les peot des enfants, etc. "

En pièce jointe à la lettre (il convient de souligner que le rapport sur les accusations portées contre les soldats ne figure que dans cette lettre), un certain nombre de témoignages d'habitants des camps, rassemblés par le député Binyamin Mintz du parti Poalei Agudat Israël, attestent des actes des soldats. Selon le major-général Mazeh, "les soldats ont été envoyés dans les camps en opération afin de fournir de l’aide aux résidents.

"Les commandants doivent instruire et expliquer à leurs subordonnés les devoirs qui leur sont imposés, tout en soulignant qu'ils doivent s'abstenir de nuire aux sentiments religieux et moraux des résidents des ma'abarot".

"Chaque cas de violation des ordres doit faire l'objet d'une enquête approfondie et toute la sévérité de la loi doit être appliquée à l'encontre des soldats reconnus coupables d'inconduite."

La lettre secrète

La lettre secrète

"Des ordres venus d'en haut"

La lettre a été envoyée en décembre 1950. En mai de cette année, une commission d'enquête gouvernementale présidée par le juge Gad Frumkin a été soumise au gouvernement, qui a déterminé que la coupe des peot dans les camps d'immigrants était systématique et non comme le prétendait le ministère de l'Éducation en raison de problèmes de santé, pour combattre la teigne.

Malgré les témoignages gardés secrets dans les archives de Tsahal et les conclusions de la commission d'enquête, l'histoire de la coupe des peot d'enfants yéménites est devenue une rumeur lointaine et sans fondement que le rabbin Uzi Meshulam a tenté au début des années 1990 de mettre en lumière, apportant la preuve d'actes supplémentaires commis à l'encontre des immigrés yéménites, notamment l'enlèvement d'enfants et l'affirmation selon laquelle certains d'entre eux auraient été utilisés à des fins d'expérimentation médicale. Ces affirmations ont été rejetées par l'établissement et les organes gouvernementaux compétents.

En outre, toutes les commissions d'enquête créées à ce jour pour enquêter sur la question n'ont pas présenté de conclusions sans équivoque sur le sujet.

Le comité parlementaire chargé d'enquêter sur la disparition d'enfants yéménites et balkaniques, présidé par la députée Nurit Koren, a l'intention de tenir prochainement un débat sur la question, selon des responsables du comité.

"Cette révélation horrible révèle que l'armée, en tant que branche exécutive du gouvernement du Mapai, a adopté la même attitude élitiste et arrogante envers les immigrants et a agi dans l'esprit de ce gouvernement", a déclaré Mme Koren. Le document illustre également la tyrannie institutionnelle et sa violation des droits de l'homme.

Source : Israel HaYom

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