Israël : Découvrir enfin pourquoi l’aubergine prend le goût du foie dans cette usine unique au monde

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Israël : Découvrir enfin pourquoi l’aubergine prend le goût du foie dans cette usine unique au monde

“Découvrir enfin : comment l’aubergine prend le goût du foie !”

Dans les coulisses d’un géant alimentaire israélien

Dans le cadre de la série “Shira et Idan mangent le Nord”, l’acteur Idan Alterman et sa fille Shira ont visité l’usine de salades et de houmous du groupe Strauss à Karmiel.
Là, ils ont observé la transformation de recettes maison en produits industriels sûrs et massivement distribués. Entre agriculture locale, technologies sophistiquées et une question culinaire obsédante pour Alterman — “aubergine ou foie ?”la visite révèle les entrailles d’une production alimentaire qui se retrouve sur les tables de millions d’Israéliens. 

Du champ à l’assiette

Chaque matin, des salades prêtes à consommer quittent cette usine du nord d’Israël pour rejoindre les rayons de tout le pays. Le parcours commence dans les champs du Galil, se poursuit par des étapes de cuisson, de friture ou de grillade, et se termine avec l’emballage final.

Pour Shaul Marom, responsable du développement technologique chez Strauss, le parallèle avec une cuisine familiale est volontaire :

« Regardez ces aubergines. C’est comme à la maison : on les coupe en dés, on les fait frire ou on les rôtit au four. Ici, c’est comme une grande cuisine domestique », explique-t-il à Alterman et à sa fille. 

Marom insiste sur un point crucial : tous les légumes utilisés dans l’usine sont cultivés en Israël. Strauss entretient des relations durables avec des agriculteurs locaux depuis des années. 

Préserver la tradition dans l’industrie

L’usine de Karmiel n’est pas une simple unité de production ; elle incarne une longue présence de Strauss dans le nord du pays remontant à 1939, lorsque Richard et Hilda Strauss avaient commencé à produire et vendre des aliments depuis une petite ferme à Nahariya. Aujourd’hui encore, ces racines se manifestent dans la fabrication de produits comme les salades d’aubergines, issues de légumes cultivés localement. 

La question du goût, notamment celui du houmous, illustre ce défi : comment transformer un mets traditionnel aimé du public en un produit industriel sans trahir sa saveur originale ? Marom souligne l’importance de maintenir la saveur familiale du houmous tout en garantissant sa sécurité alimentaire, même lorsqu’il est consommé hors du réfrigérateur. 

Une technologie unique au monde

Le houmous connaît ici une industrialisation hors du commun : depuis 1997, l’usine utilise une ligne de production continue sans contact humain, selon Marom, l’unique du genre dans le monde. La majeure partie de la technologie et des machines a été développée en Israël et inspiré des autres. 

L’usine fabrique quelque 500 tonnes de houmous par semaine, approvisionnant des millions de foyers. Lors de la visite, les visiteurs observent le broyage des pois chiches et leur mise en boîte en temps réel. Chaque lot fait l’objet de contrôles quotidiens de goût avant d’être libéré pour la distribution dans les magasins. 

Le “secret” du goût étonnant

Au cours de la visite, Alterman a voulu percer l’un des mystères culinaires qui le questionnaient

« Il y a ici des aubergines au goût de foie ? »

La réponse de Marom a été simple : ce goût distinctif provient de l’ajout d’oignon frit. Une révélation qui a stupéfié Alterman, avouant :

« J’ai l’impression de sortir de la matrice. Je sais enfin ce qui m’a été caché toute ma vie ! » 

Robots, traditions et responsabilités

Outre les secrets de fabrication, la visite a permis de rencontrer un robot industriel qui effectue les tâches les plus pénibles, remplaçant l’effort humain pour des tâches lourdes. Marom plaisante sur l’idée que le robot puisse un jour “revendiquer de meilleurs salaires et conditions de travail” :

« C’est pour cela qu’il est dans une cage », dit-il en souriant. 

Au-delà des innovations technologiques, la question centrale qui demeure est culturelle : comment industrialiser des aliments familiers sans sacrifier leur identité ?

« C’est notre responsabilité de préserver le goût auquel nous avons tous grandi », conclut Marom. 

 

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