Accusés d’avoir fui Israël, Les Bouzaglo Répliquent : Voici Pourquoi Nous Avons Choisi De Partir

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Exode israélien : les Bouzaglo quittent Israël pour le Portugal, net l’Alyah française explose

« Nous ne fuyons pas. Nous choisissons. »

Jacob Bouzaglo rompt le silence sur le départ de sa famille d’Israël

Un exil choisi, pas subi

Il y a une semaine, la scène n’a échappé à personne : la famille Bouzaglo, réunie au grand complet à l’aéroport Ben Gourion, entoure chaleureusement Yaakov et Hani Bouzaglo, leurs valises prêtes, leur avenir redessiné.
Direction : le Portugal. Neuf valises comme neuf adieux lourds à porter. Depuis, les spéculations se sont enflammées.
Ont-ils fui Israël ? Sont-ils partis par peur ? Le couple n’avait, jusqu’à présent, rien dit.
Mais Jacob Bouzaglo a choisi de répondre frontalement aux rumeurs.
Dans un long message, il met fin aux interprétations et partage le récit brut d’une décision mûrie.

Un pays qu’on aime… mais qui nous consume

« Chez nous, tout est inversé. Ceux qui se font voler ont honte et les voleurs ont la tête haute.. Les honnêtes baissent la tête, les escrocs se réjouissent.

Dans un monde ordonné, ce sont les enfants qui quittent le foyer pour construire leur vie, tandis que les parents demeurent en arrière-plan, enracinés dans leurs habitudes, gardiens silencieux de la mémoire familiale. Mais en Israël, ce sont les parents qui, à bout de souffle, choisissent l’exil

Dans ce constat sans filtre, Jacob dresse le portrait d’un pays à l’envers, où la normalité a été engloutie dans l’absurde. Puis, avec une gravité douloureuse, il justifie leur départ :

« À notre âge avancé, avec tout l’amour que nous portons à la famille, à ce peuple et à ce pays, nous avons pris la décision de partir. Nous ne fuyons pas. Nous choisissons. »

Cette phrase, « Nous ne fuyons pas. Nous choisissons », devient le cœur de son message. Un choix raisonné, assumé, revendiqué — à contre-courant de ceux qui veulent y voir une fuite ou une faiblesse.

Une décision douloureuse, mais vitale

Yaakov Bouzaglo poursuit en déroulant les raisons profondes qui les ont poussés, lui et sa femme, à tourner le dos à leur terre natale, sans renier leur attachement :

« Nos raisons sont nombreuses. La plupart sont douloureuses. D’autres portent une étincelle d’espoir. Les otages sont toujours là, enfouis dans les tunnels. Des soldats tombent chaque jour. Le pays que j’aime s’effondre de l’intérieur : la sécurité, l’économie, la politique, l’éducation, les transports, la justice. »

Ces mots, chacun pesé comme une pierre sur le cœur, dressent le constat alarmant d’un effondrement systémique. Une désintégration qui ne laisse plus la place au repos ni à la création.

« Je dors mal la nuit. Mon cœur se serre. Ma tête est tourmentée. Nous choisissons la paix. Nous choisissons un espace de créativité. Nous choisissons une vie saine. Nous choisissons un avenir différent, peut-être aussi pour nos enfants et nos petits-enfants. »

Un appel silencieux à ceux qui restent

Le message se conclut sur une promesse presque prophétique :

« Nous sommes convaincus que vous nous rejoindrez, et que beaucoup d’autres suivront. Je vous le promets. »

Ce n’est pas un adieu, mais un point de bascule. Jacob ne tourne pas le dos à Israël, il refuse de se laisser broyer par elle. Il écrit comme on témoigne. Il choisit de vivre autrement, pour rester fidèle à lui-même et à ses valeurs.

Vos réactions

  1. jpfartouh@hotmail.com'Jean-Pierre Fartouh

    Je viens de lire le témoignage bouleversant d’une famille israélienne qui a choisi de quitter le pays, épuisée par deux années de guerre, de tension, de nuits sans sommeil. Leur décision est humaine. Elle est légitime. Elle est douloureuse. Et je la comprends.

    Mais cette histoire me serre le cœur. Car si ceux qui aiment Israël, qui le portent dans leur chair et dans leur histoire, finissent par partir… que restera-t-il de ce pays que nous avons rêvé, construit, défendu ?

    Je n’habite pas en Israël. Je vis à l’étranger. Mais mon cœur, lui, n’a jamais quitté cette terre. Je soutiens Israël, financièrement, moralement, affectivement. Et je crois que chacun, où qu’il soit, peut être un pilier invisible de sa survie.

    Je ne blâme personne. Je ne juge aucun choix. Mais je veux dire ceci : partir ne doit pas devenir une tendance. Israël a besoin de nous. De notre constance. De notre résilience. De notre amour, même cabossé.

    Ce pays est difficile. Il est parfois injuste. Il est souvent épuisant. Mais il est aussi porteur d’une lumière que nous ne devons pas laisser s’éteindre.

    À ceux qui restent : tenez bon.
    À ceux qui partent : ne tournez pas le dos.
    À tous : gardons Israël vivant, dans nos actes, nos mots, nos choix.

    Jean-Pierre Fartouh

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  2. Voltaire@free.fr'Mashpro

    J’ai fait ma Alyah il pres de 8 ans autant par amour pour ce pays, Israel, que par detestation de la France, qui est devenue le berceau d’un islam de remplacement. Malheureusement, ce monsieur dont je respecte la decision, va trouver une situation où les juifs d’Europe pensent que leur depart s’envisace de plus en plus. Alors Monsieur Bouzaglo, vivez votre vie là ou vous le souhaitez. Mais sachez qu’Israel vous accueilleraavec bonheur si un jour, vous decidiez de prendre le chemin du retour a Sion

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