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Auriez-vous osé tuer Hitler bébé pour changer le cours de l'Histoire ?

1889, à Braunau Am Inn, une petite ville d'Autriche, en face de vous, un nouveau-né de quelques mois, visage de poupon,  Adolphe Hitler, ce bébé deviendra alors,  l’auteur de crimes abominables, l’extermination systématique par l'Allemagne nazie de six millions de Juifs,  pendant la Seconde Guerre mondiale.
Seriez-vous prêt alors à tuer ce bébé pour sauver l’histoire des juifs ?  Ce « crime de masse »,ce « génocide », la shoa ,n’aurait pas existé.

C’est sans doute le sondage le plus  provocant de ces dernières années, la question qu’a posé  le quotidien New York Times « Si vous pouviez remonter dans le temps et tuer Hitler quand il n’était encore qu’un bébé, le feriez-vous ? "  à un panel de 3000 abonnés du journal,subsistant alors de nombreuses réactions sur Internet, mais aussi dans les médias outre-Atlantique.

Les réponses sont arrivées par centaines pour un résultat criant: 42% des lecteurs répondent "oui «pour changer le cours de l’histoire, 30% disent "non" et d'autres 28%, hésitent.

Jake Silverstein, rédacteur en chef du New York Times, n'a pas caché sa surprise à l'annonce du résultat. "Je pensais que plus de gens répondraient oui", a-t-il déclaré.

Les internautes ont partagés le hashtag #BabyHitler étant devenu l'un des sujets «tendances" du site de microblogging

Méfiance,donc, aux  hashtag « tendances » qui peut déraper assez vite.

Soucres http://www.rtl.fr/ Adapté par Nathalie ZADOK

Vous êtes à votre place nulle part déclare une étudiante de Sience-Po à un Israèlien

Une étudiante koweïtienne été écartée de son stage aux services culturels de l'ambassade de France pour avoir publié des propos antisémites sur une page Facebook.
Cette étudiante s'appelle Amira Jumaa, elle  a 20 ans, elle est Koweïtienne et élève à Sciences-Po Paris

"Vous n'êtes à votre place nulle part dans ce monde , c'est pour ça que vous êtes des raclures, des rats et que vous êtes l'objet de discrimination où que vous soyez."

Elle ajoute :"D’abord, espèce de rat dispersé, je ne suis pas une immigrée venue de France. Je viens du Koweït et mon pays peut vous acheter, vous et vos parents, et vous mettre dans des fours."

Le site Inglourious Basterds, dont la mission  est de repérer « les nazis aujourd’hui », l’a épinglée sur son mur Facebook par des captures d’écrans,la page Facebook a été fermée immédiatement.

La stagiaire a confirmé avoir écrit certains des commentaires, mais pas tous, affirmant notamment ne pas être à l'origine du passage sur les "fours".

Elle a également indiqué avoir présenté ses excuses à l'internaute avec lequel elle avait échangé avant que les Inglourious Basterds ne soient alertés  par ses propos , elle ajoute
:  « Le conflit en Palestine peut créer des sentiments contre lesquels il est parfois difficile de lutter. Et donc j’ai fait une grosse erreur. J’espère que vous allez pouvoir me pardonner pour cette bête erreur. Amira »

L’étudiant israélien qu’elle a insulté nous a raconté les échanges qu’ils avaient eu en messages privés, le même jour :

« Elle a proposé de discuter plus calmement et elle avait l’air d’une personne raisonnable. »

Dans ces messages, Amira s’excuse de la violence de ces propos et elle explique que le sujet est sensible pour elle, parce que sa mère est palestinienne.

Elle tient ensuite des propos classiques de militant antisioniste (« Pouvez-vous aller en Egypte et aux USA et dire qu’il y a des juifs et que c’est donc chez vous ? »).

"cette bête erreur" mais où est donc la limite ?

Sources http://www.lemonde.fr/ Adapté par Nathalie ZADOK

Max Kohn : Le Yiddish est une langue vivante malgré la tentative de destruction par les nazis

Dans ce livre, « l'évènement psychanalytique dans les entretiens en yiddish » Max KohnMax Kohn, Psychanalyste, né à Paris en 1951 et auteur de nombreux ouvrages sur la psychanalyse,décrit comment le yiddish a "survécu" et s'est maintenu.

En effet, l'auteur raconte ses différents entretiens de personnes pratiquant le yiddish. Ces rencontres, montrent comment elle continue d'exister en tant que langue vivante malgré la Shoa et la tentative de destruction par les nazis. La force du yiddish repose sur sa capacité à s'imprégner de la culture locale. En effet, d’un pays à l'autre cette langue a une prononciation et une musicalité différente.

Cette œuvre explique une notion importante d'événement dans une psychanalyse. Il s'agit là, de mouvement affectif, d'échange et d’enseignement. Au final, on apprend que le yiddish se maintient grâce à son histoire et que la transmission se fait par l'affectif et les traditions.

Le parcours du Yiddish est-il comparable à celui du peuple juif ?  

Sources http://www.wukali.com/ Adapté par Nathalie ZADOK

BDS enfin poursuivie comme organisation doublement illégale

Qui boycottait les magasins juifs ? L’Allemagne nazi , triste rappel de l’histoire, c’est aujourd’hui le mouvement BDS ,« Boycott, désinvestissement et sanctions » qui est condamné.

Bernard Cholet, Yamann Colas, Jean-Pierre Bouche et Loïc Cwiek, membres de BDS, sont poursuivis par le parquet de Toulouse, le 9 décembre prochain pour avoir, devant les magasins Orange et Sephora de Toulouse, « entravé l’exercice normal de ces magasins, en se livrant à une opération d’intimidation afin de dissuader les clients d’acheter des produits israéliens… » notamment des produits Israéliens de la marque « Ahava »produits de la mer morte.

Les propos de Justin Trudeau, premier ministre canadien sont clairs : « BDS est une nouvelle forme d’antisémitisme dans le monde”

Il n’est pas sans surprise, que Dieudonné soutient BDS avec ardeur, Alain Soral, comme BDS, œuvre pour la disparition d’Israël. Les valeurs de la France n’étant pas celle-ci, le BDS n’a plus aucune raison de vivre dans dans l’ambiguïté depuis 2005,à savoir s’il est antisémite, la réponse est indéniablement oui.

Sources http://www.dreuz.info/ Adapté par Nathalie ZADOK

Comment je suis devenu un sale Juif français

Benoit Rayski est historien, écrivain et journaliste. Son nouvel ouvrage, « Comment je suis devenu un sale Français ?
Est une réflexion sur l'avenir du vivre ensemble dans la France d'aujourd'hui. L'auteur, juif et français, retrace l'évolution des représentations communautaires à travers sa propre expérience.

Extrait de "Comment je suis devenu un sale Français", de Benoît Rayski, publié aux Editions Du Rocher, 2015 :

(….) des milliers de manifestants, je les ai entendus place de la Bastille, criaient « mort aux Juifs ! » dans les rues de Paris. J'ai réalisé alors que j'étais aussi un "sale Français", en plus d'être un "sale Juif". Extrait de "Comment je suis devenu un sale Français", de Benoît Rayski, publié aux Editions Du Rocher (1/2).

(….) Le hasard vint à ma rencontre le 24 janvier 2014. Il s’appelait « Jour de colère » et n’avait rien, vraiment rien à voir avec les Dies irae des églises. Une manifestation assez hétéroclite dont certains participants avaient été mis en colère par les Juifs. Quelques centaines d’entre eux, encapuchonnés et encagoulés, s’élancèrent sur le pavé en criant :

– Juif, la France n’est pas à toi !

Du jamais-vu depuis les années trente…

Dieudonné et Soral avaient raclé les fonds de poubelles des banlieues et avaient trouvé leurs SA. « Juif, la France n’est pas à toi ! »… cela pouvait donc se crier(...)  Nombre de Juifs en souffrirent. Et certains d’entre eux envisagèrent de faire leurs valises. « Juif, la France n’est pas à toi ! » Non, elle n’était pas à moi. Mais c’était moi qui l’avais décrété. Et moi seul avais le droit de me le dire(…)

Jamais je ne m’étais senti autant insulté. Quoi, c’était « ça » qui allait décider ce à quoi j’avais droit ou pas ? C’était « ça » qui allait finir par croire que la France était à eux ? La France aux Français ? Non, la France aux crapules.

J’en tremblais. Pas de peur. De rage. Le 13 juillet, donc pas très longtemps après, marqua le jour de mon basculement. J’étais une poupée russe. La plus grande était juive. Elle en comptait une autre plus petite, peinte en rouge. Et à l’intérieur de cette dernière, une toute petite estampillée « France ». La toute petite se mit à grossir, à grossir. La juive et la rouge prirent place dans son ventre.

SOURCES http://www.atlantico.fr/ Adapté par Nathalie ZADOK

Les 25 leçons de vie de Albert Einstein

Albert Einstein, physicien juif allemand qui fut l’un des plus brillants scientifiques de l’histoire a changé par sa théorie fondamentale de la relativité, la conception humaine du temps, de l'espace et de l'univers, bouleversant la pensée scientifique et philosophique. Il est l’auteur de la célèbre formule E=mc². Einstein était un homme profondément humain, plein d’humour, qui aimait ses contemporains et méprisait par-dessus tout la guerre et le domaine militaire.
Comprendre et apprendre, les 25 leçons de vie, d’Albert Einstein, quelques bonnes règles à suivre ….

1. L’évolution intellectuelle devrait commencer à la naissance et s’arrêter seulement à la mort.
2. Chaque personne devrait être respectée en tant qu’individu mais personne ne doit être idolâtré.
3. Ne faites jamais quelque chose qui est à l’encontre de votre conscience, même si l’état le demande.
4. Si les personnes sont bonnes uniquement par peur du châtiment et s’attendent à une récompense, alors on est désolants.
5. Des moyens parfaits et des buts confus semblent être notre plus grand problème.
6. L’amour est un meilleur professeur que le devoir.
7. Si vous ne pouvez pas l’expliquer simplement c’est que vous ne le comprenez pas assez bien.
8. Aucun problème ne peut être résolu avec le même niveau de conscience qui l’a créé.
9. La folie c’est de faire constamment la même chose tout en s’attendant à des résultats différents.
10. Apprenez d’hier, vivez pour aujourd’hui et espérez pour demain.
11. Il est devenu outrageusement évident que la technologie a dépassé notre humanité.
12. Tout ce qui peut être compté ne compte pas nécessairement; tout ce qui compte ne peut pas être nécessairement compté.
13. La force attire toujours les hommes sans morale.
14. Toute chose doit être aussi simple qu’elle l’est, mais pas plus simple.
15. Un homme doit chercher ce qui existe et ce qui devrait exister.
16. Chaque homme qui lit trop et qui utilise trop peu son cerveau est un homme qui prend la mauvaise habitude de trop penser.
17. Une personne qui n’a jamais fait d’erreurs est une personne qui n’a jamais essayé quelque chose de nouveau.
18. C’est l’art suprême du professeur de réveiller la joie dans le savoir et l’expression créative.
19. Toute personne qui ne prend pas au sérieux la vérité dans les petites choses, ne peut pas être digne de confiance pour les grandes choses.
20. Les grands esprits ont toujours rencontré une opposition violente de la part des esprits médiocres.
21. L’éducation est ce qui reste après qu’on ait oublié ce qu’on a appris à l’école.
22. La logique vous mènera du point A au point B. l’imagination vous mènera partout.
23. La colère n’habite que les imbéciles.
24. L’information c’est le savoir.
25. Ne perdez jamais votre curiosité

Ses enseignements et ses découvertes sont prodigués encore aujourd'hui.
SOURCES http://www.santenaturelle.org/ Adapté par Nathalie ZADOK

Le journal Libération, plus anti-israélien que les arabes palestiniens !

« Le journal Libération, plus anti-israélien que les arabes palestiniens ! » Jean Patrick Grumberg, journaliste,  répondait  par  un article sur le site Dreuz  à  un « statut Facebook », d’un de ses amis français, qui n’est pas de droite, précise-t-il….. Et qui s’étonnait :

« Je n’arrive pas encore totalement à comprendre ce qu’Israël a fait à Libération mais c’est même plus de l’opposition partiale, ça tourne à l’obsession…on dirait qu’on a affaire à l’Etat le pire agissant sur terre…de l’obsession quasi maladive…allo docteur!!! »

C’est sans détour, que le journaliste partage son opinion personnel :

"J'évoque des informations qui sont peu ou pas diffusées, qui me parviennent de l’intérieur, et auxquelles je ne peux donc apporter aucune preuve, car je ne peux révéler le nom de mes sources.

Il sera donc aisé, pour les journalistes fascistes de vos grands médias – et ils ne s’en priveront pas car ils ne sont pas là pour informer mais pour détruire toute opinion divergente – de hurler une fois de plus à l’intox de Dreuz. Qu’ils ne se gênent pas. Ils le savent : j’y suis imperméable car j’ai le cuir très épais. Ils savent que je ne me prive jamais de riposter et de rendre coup pour coup, deux fois plus durement. Et ils savent que le premier amendement de la Constitution protège ma liberté d’exprimer MON opinion, ce dont je ne me rassasie jamais.

—-> Se peut-il que la fronde, qui avait commencé contre le nouveau directeur opérationnel de Libé, Pierre Fraidenraich, par des surnoms charmants (“Troisième Reich” ou “Frankenstein” – L’Express en avait parlé ici), n’ait pas disparu ?

—-> Se peut-il que, comprenant que Fraidenraich aime Israël avec sincérité et qu’il est un sioniste authentique, il se soit attiré la haine de journalistes qui un jour avaient imprimé sur leur première page : « Israël état voyou », en feignant d’ignorer qu’en face, Israël est confronté à une organisation terroriste, le Hamas ?

—-> Se peut-il que Pierre Fraidenraich soit en train de tenter de faire du nettoyage en interne pour apporter un peu de neutralité au quotidien dont les lecteurs se sont fatigués de deviner à l’avance le ton de ce qui sera imprimé, qu’il soit en train de réintroduire cette déontologie et cette indépendance journalistique avec laquelle les journalistes se torchent le cul et que le public trouve sur internet, et se peut-il qu’un contre feu se soit reporté avec un redoublement d’acharnement … contre Israël ?

—-> Se peut-il que les militants porteurs d’une carte de presse qui travaillent à Libé aient une profonde haine pour les valeurs que défendent les Israéliens : leur identité, leur nation, leur religion, leur tradition, leur culture, leur entraide, la réussite exceptionnelle de l’intégration des minorités, leur réussite économique, leur absence de chômage, la coexistence de la loi juive et de la loi démocratique, et le fait qu’ils s’obstinent à voter pour le Likoud, un parti de centre droit (que de rage ils dépeignent comme d’extrême droite) ?

Ce sont des hypothèses, des pensées, des pistes de réflexions pour les lecteurs de Dreuz, et je suis peut-être totalement dans l’erreur.

Il peut s’agir tout simplement d’un amour romantique – de cette extrême gauchle mandat du président de Mahmoud Abbas a expiré le 15 janvier 2009 – il en est à sa 11e année de présidence d’un mandat de 4 ans et aucune élection n’est prévue).

Il se peut aussi que les journalistes de Libération aient une irrépressible attirance nihiliste pour l’application de la peine de mort à Gaza, pour l’enfermement des homosexuels jetés en prison sans procès, pour ces fillettes mariées sans leur consentement, ces femmes assassinées lors de « crimes d’honneur », et pour la répression violente des manifestations – puisque jamais ils ne les dénoncent – et ce n’est pas moi qui invente, je me suis contenté de lire les rapports de la Commission palestinienne indépendante pour les droits de l’homme, ici : ICHR.

Et puis, il se peut très bien que quelques communistes, syndicalistes au bras long, légèrement antisémites sur les bords, fassent trembler ceux qui, à Libération, ont une vision moins manichéenne du conflit en cours et seraient tentés de dire la vérité sur les crimes palestiniens armés de couteaux.

Je dis ça, je ne dis rien…"

SOURCES © Jean-Patrick Grumberg pour Dreuz.info. Adapté par

Angela Merkel engage entièrement la responsabilité de son pays dans la Shoah

Ce mercredi, Angela Merkel a reçu le Premier ministre israélien, dans le cadre du 50e anniversaire des relations diplomatiques entre les deux pays.

A Jérusalem, mardi, Benyamin Netanyahu avait provoqué un tollé en assurant que le mufti aurait conseillé à Hitler la solution des chambres à gaz, des propos qui ne demeureront pas sans conséquences.

Les réseaux sociaux s’emparent alors de colporter l’affaire ,elle ne fera que rebondir et s'amplifier, les critiques de l'opposition dans son pays mais aussi de nombreux historiens, qui lui ont reproché de reléguer au second plan la responsabilité nazie dans l'Holocauste,

Netanyahou "minimise" le rôle d'Hitler dans la Shoah! .

Le chef du gouvernement israélien a cherché à clarifier ses propos « Hitler est responsable de l'Holocauste, personne ne doit nier cela », a précisé Benyamin Netanyahu. Sa responsabilité et celle des nazis dans « l'extermination de six millions de juifs est claire pour toutes les personnes sensées », a-t-il ajouté.

Face à un tel déferlement, Netanyahou a fini par s'expliquer, concédant qu'en fait, il s'était laissé embarquer dans une banale opération de récupération politique cherchant à faire le lien entre le mufti "nazi" et le leadership palestinien d'aujourd'hui, la Shoah et l'intifada des couteaux: "Mon objectif n'était pas d'absoudre Hitler de sa responsabilité , mais de montrer qu'à cette époque-là, le père de la nation palestinienne menait une campagne d'incitation systématique à l'extermination des juifs."
La chancelière allemande, Angela Merkel engage entièrement la responsabilité de son pays dans la Shoah, sur le rôle joué, à l’époque par le mufti de Jérusalem.

«Je ne vois aucune raison de changer de quelque manière que de soit notre vision de l'histoire. Nous savons que la responsabilité allemande pour crime contre l'humanité est inhérente" souligne Angela Merkel, lors d’une conférence de presse à Berlin aux côtés du chef de gouvernement israélien.

«Au nom du gouvernement allemand et en mon nom je peux dire que nous sommes conscients de la responsabilité des nazis dans cette rupture civilisationnelle qu’a constitué la Shoah, nous sommes convaincus que ceci doit être transmis aux générations à venir par exemple dans le cadre de l’éducation scolaire», a-t-elle ajouté .
Sources : www.liberation.fr Adapté par Nathalie ZADOK

Des chasseurs de nazis à la poursuite de l'état-islamique

Trois hommes, spécialistes des crimes nazis, un prêtre français, un ancien policier belge et un juriste allemand, avec le soutien du ministère français des Affaires étrangères se démènent pour "prouver le génocide des Yézidis" par le groupe Etat islamique (EI) au Kurdistan irakien.

"On ne cherche pas le sensationnel, mais à établir les étapes du processus criminel pour chaque catégorie de Yazidis -hommes, femmes, enfants- pour étayer la qualification de génocide", souligne Andrej Umansky, spécialiste de droit pénal à l'Université allemande de Cologne.

Rappelons les faits ….. Meurtres, tortures, viols et enrôlement des enfants, «contre de nombreux groupes ethniques et religieux en Irak, dont certaines pourraient constituer un génocide», a indiqué dans un communiqué le Haut-Commissariat de l'ONU aux droits de l'Homme.

«Le schéma manifeste des attaques contre les Yézidis a montré l'intention de l'EIIL (État islamique en Irak et au Levant, ancien nom de l'EI, NDLR) de détruire les Yézidis en tant que groupe». Selon les enquêteurs, «ceci suggère fortement que l'EIIL pourrait avoir perpétré un génocide».

Regroupés notamment dans le Kurdistan irakien, les Yézidis forment un groupe ethnique pratiquant une religion monothéiste qui a emprunté certains de ses éléments au christianisme ou à l'islam.

C’est sur le terrain, que les trois enquêteurs décident de mener leur enquête.
Pour documenter les crimes, qui répertorie les sites en ex-URSS où Juifs et Tsiganes ont été fusillés par les nazis, ils ont décidé de recueillir une première série d'une cinquantaine d'entretiens avec des rescapés de EI.

Si ces témoignages peuvent nourrir de futurs procès, en particulier ceux des djihadistes occidentaux, "le but premier est de faire cesser ce crime", insiste Andrej Umansky.

Les débuts ne furent pas sans difficultés. "On avait notre méthodologie", utilisée depuis plus de dix ans avec les témoins des crimes nazis, mais l'entreprise s'avère "très différente" pour des faits contemporains, encore à vif, souligne le Belge Costel Nastasie, un ancien policier qui dirige l'association "Dignité Roms".

Le caractère "organisé et administratif" des exactions, selon le père Desbois, aucun doute n'est permis "dans des endroits très éloignés les uns des autres", est "stupéfiant", lui qui s'attendait à des persécutions "beaucoup plus improvisées".

Les premiers témoignages révèlent, d’après lui, que "tout le monde est enregistré" par les djihadistes.

Les témoins évoquent également "une omniprésence de médecins à tous les stades du processus: pour vérifier la virginité des femmes, droguer les esclaves sexuelles, faire avaler des pilules aux garçons pour qu'ils supportent la douleur".

Les enquêteurs disposent d'un autre outil pour avancer dans leur enquête : la propagande des djihadistes eux-mêmes. Il faut savoir que ces derniers "ne cachent jamais leurs visages" et sont souvent identifiés, observe Andrej Umansky.
Par exemple, dans son magazine Dabiq, EI, état islamique expliquait en octobre 2014 avoir fait des recherches théologiques ayant établi que les "femmes (yazidies) peuvent être réduites en esclavage". Dès lors, après leur capture elles et leurs enfants "ont été répartis entre les combattants en accord avec la loi islamique".
Sources http://www.lexpress.fr/ Adapté par Nathalie ZADOK

Delphine Horvilleur et ses deux mondes incompatibles

Zoom sur Delphine Horvilleur....

Elle grandi dans une petite ville de province où sa famille était une des seules familles juives. Ses grands-parents paternels sont originaires d’Alsace-Lorraine.

Son grand-père avait suivi une formation rabbinique. Pendant la guerre, ils ont été accueillis et protégés dans le sud de la France. Ses grands-parents maternels, eux, sont des rescapés d’Auschwitz. Après l’enfer, ils ont trouvé la force de fonder une famille.

Elle se construit avec ces deux histoires : l’une qui dit “Le monde nous a sauvés”, et l’autre qui murmure en silence “Le monde nous a assassinés”.

Elle passe alors son enfance à essayer de réconcilier ces deux modèles familiaux, ces deux expériences difficilement compatibles…Novembre 1995, le Premier ministre Yitzhak Rabin a été assassiné par un étudiant juif israélien opposé aux accords de paix d’Oslo, premier pas vers la résolution du conflit israélo-palestinien. Elle a été foudroyée par ce massacre.

Cet assassinat d’un des siens par l’un des siens l’a renvoyée avec violence aux deux mondes incompatibles de son enfance…

Les attentats terroristes se succédant à Jérusalem, en 1997, elle décide de rentrer en France pour souffler un peu.

Parallèlement à ses études scientifiques, elle continue à se plonger dans les textes, où elle y découvre la vitalité d’une pensée talmudique créative et féconde.

C’est devenu pour elle une urgence de plus en plus pressante, vitale même, que d’explorer cette tradition pour y ancrer son judaïsme.

Elle fini par abandonner la médecine et, après un petit passage dans le journalisme, elle se consacre à l’étude du Talmud.

Mais un problème se pose alors, La plupart des institutions religieuses et des centres d’études en France n’acceptent pas les femmes ! Elle cherche alors ce qui pourrait justifier cette interdiction, elle ne trouve rien de convainquant. Pourquoi la refuser aux femmes ? L’étude est la valeur centrale et sacrée du judaïsme, une insulte à l’essence même de nos traditions, d’après elle.
Dans « Comment les rabbins font les enfants ? » (Grasset) Delphine Horvilleur,est l’une des rares femmes rabbins qui exercent en France. Dans cet ouvrage, elle ne répond pas à cette question précisément mais s'attarde d’avantage sur la place des enfants dans la religion juive., "Dans le livre, j'explore cette question de la mère juive mais plus largement celle de la filiation".

Cet ouvrage est donc d’aborDelphine-Horvilleurd un plaidoyer pour une « religion matricielle » qui, à la manière d’un utérus, est un lieu de fertilisation.

Les textes sacrés eux-mêmes y sont fécondés par des lectures inédites.

Delphine Horvilleur revisite, loin des interprétations convenues, quelques épisodes fameux de la Genèse, notamment Adam et Eve, Caïn et Abel, l'histoire biblique des premiers parents et des premiers enfants de l'humanité.

Elle montre aussi sa capacité à repenser les grands problèmes contemporains à partir de la tradition rabbinique. Trois thèmes sont successivement abordés : Comment, selon le judaïsme, se fabriquent un parent, une identité et un désir, c'est-à-dire la possibilité d'enfanter l'avenir.

source  http://www.rtl.fr/ Adapté par Nathalie ZADOK