la paracha de la semaine par Claude Layani.NASSO Soif de paix.

Paracha de la semaine - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

NASSO Soif de paix.

La bénédiction sacerdotale se trouve au centre de notre Sidra. Les versets sont connus des fidèles de la Synagogue.

Dans sa forme hébraïque, elle présente déjà quelque chose de frappant. Les paroles bien connues, exprimées en trois versets, présentent en effet, un aspect rythmique tout particulier. C'est un rythme ascendant, une graduation dans le nombre des mots qui passent de 3 à 5 et à 7 comme pour indiquer la plénitude de cette bénédiction.

Ces trois bénédictions suivent une graduation naturelle en commençant par le matériel, passant au spirituel, pour finir par le matériel et le spirituel réunis en une seule bénédiction, expression du bienfait complet : "il n'existe pas de bénédiction" sans paix et notre génération qui a vu les malheurs de la guerre qui continuent dans de nombreuses régions du monde et en Israël en particulier, a soif de paix.

 

Depuis fort longtemps, le monde cherche la paix. Parfois, elle lui fut accordée pendant une période plus ou moins longue. Depuis 1939, en tout cas, il ne semble pas, malgré beaucoup d'efforts, qu'on l'ait trouvé. Cette constatation invite à la réflexion. C'est réellement le grand problème de notre génération.

Toutes les semaines, des documents filmés rafraîchissent les souvenirs qui s'estompent.

La vision des images atroces de la monstrueuse catastrophe qui ensanglanta l'Europe, suscite chez tous les spectateurs bien des pensées. Des plaies pas encore cicatrisées sont remises à nu. Et le rappel  du châtiment de quelques responsables directs est un piètre calmant contre la douleur. Tout au plus permet-il de souscrire aux paroles du Psalmiste: "Si les impies poussent comme mauvaise herbe, si fleurissent tous les malfaisants, c'est pour être anéantis à jamais". Mais quelque part sur le globe, la guerre continue toujours.

La disparition de quelques pêcheurs ne signifie malheureusement pas encore la disparition du péhé. Trop de basses passions ont eu libre cours trop longtemps, pour que sous toutes les latitudes, dans tous les pays, dans presque toutes les consciences, il n'en soit pas demeuré quelque trace. C'est elles qu'il faut extirper, contre elles, qu'il faut constamment réagir pour que l'univers puisse chanter avec le même psalmiste: " Le Seigneur m'a abreuvé de dures épreuves... mais elles sont devenues pour moi une source de salut".

Ce salut, le Judaïsme ne le voit que dans la promotion des valeurs morales et religieuses qui changeront l'état du monde actuel en dépit de certaines influences économiques et sociales. Qu'aurions-nous fait de durable, même si nous avions reconstruit toutes les ruines, apaisé toutes les douleurs, si nous n'avons rien fait pour ne pas retomber périodiquement dans les mêmes ornières, dans les mêmes abîmes?

Le remède qui prévient et guérit tous les maux, c'est la paix. La liturgie juive l'invoque à tous les instants. Il n'existe aucune prière où il n'en est pas question. Nos Sages du Talmud ont enseigné que toutes les lois divines sont conditionnelles. Une seule constitue un impératif inconditionnel qu'aucune circonstance, aucun prétexte, aucune excuse ne saurait suspendre, et c'est l'obéissance à l'exhortation solennele du Psaume 34: "Aspirez à la paix sans cesse, et recherchez la sans trêve ".

Dans notre Sidra aussi, la paix est présentée comme le bien le plus précieux. La bénédiction sacerdotale, à l'origine prononcée par Aron, et qui retentit aujourd'hui sous les voûtes de toutes les maisons de prière se termine par les mots:"Que 

l'Eternel tourne sa face vers toi et t'accorde la paix".

Si convaincu de l'exigence vitale de la paix pour l'humanité, chacun dans le cercle restreint de son activité et dans le cadre étroit de ses connaissances fait un considérable effort pour promouvoir un peu plus de justice, un peu plus d'honnêteté, un peu plus d'amour sur terre, nous connaîtrons le jour béni où, selon nos saintes écritures, il y aura " Chalom, chalom - Paix, paix, Lara'hok velakarov  pour ceux qui sont loin et pour ceux qui sont proches, et Dieu dira : ourefativ: je vous ai donné la guérison. 

 

Claude LAYANI

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi