la paracha de la semaine par Claude Layani . B O Qu'il renvoie les Enfants d'Israël de son pays

Paracha de la semaine - le - par .
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B O "Qu'il renvoie les Enfants d'Israël de son pays"

Le mot clé qui court à travers nos lectures hebdomadiares comme un fil conducteur est "Chala'h" envoie, utilisé à tous les modes, à toutes les formes. Que deandait Moïse au Pharaon ?

"... qu'il renvoie les Enfants d'Israël de son pays." (exode VI,11).

Chaque fois qu'un plaie va s'abattre sur l'Egypte, la prière accompagnée de menaces se fait plus insistante. Le "leitmotiv" devient lancinant. Pharaon se laisse arracher des bribes de promesses sous les coups qui frappent son peuple et son pays, mais ce que revendique Moïse est la liberté totale de partir sans entraves. Jusqu'à la dernière épreuve, Pharaon refusera ce droit élémentaire: ..."il ne renvoya point les Enfants d'Israël de son pays"

N'était-ce point pourtant le voeu secret le plus ardent du maître de l'Egypte que de se débarasser de ce corps étranger, de cette épine dans son flanc ? Pourquoi tenait-il tant à conserver en Egypte ce peuple source de tous ses malheurs ?

La question se posait déjà dès le début du livre de l'Exode quand l'Ecriture nous informe des craintes qu'inspire 

à Pharaon le peuple d'Israël et des desseins qu'il élabore à son intention:

"... usons d'expédients contre lui... de peur que, si quelque guerre survenait, il ne se joigne à nos ennemis pour nous combattre et pour sortir du pays (Exode I,10).

Sforno, exégète de la Renaissance, avait déjà relevé la contradiction et ébauché une réponse à la difficulté "il partirait du pays de lui-même sans que nous l'en chassions, sans qu'il y ait une cause explicable à son départ nous livrant à la moquerie de nos ennemis". Le raisonnement de Sforno correspond assez bien à l'évolution des événements futurs ; en son for intérieur Pharaon souhaitait le départ des Enfants d'Israël, mais il voulait les chasser du pays et non céder à leur volonté de partir. Peu à peu cependant le Pharaon va se laisser arracher, avec des restrictions, la promesse de laisser partir le peuple pour toujours la renier: "... je laisserai partir votre peuple..."

Quand l'Egypte ploie sous la catastrophe et que ses serviteurs insistent auprès de lui, pour qu'enfin il laisse partir Israël, Pharaon avant la huitième plaie, fait un pas de plus, il accepte le départ des Enfants d'Israël mais avec une restriction capitale qui nous éclaire sur d'autres mobiles de sa volonté de les retenir en Egypte....allez vous les hommes mais laisser votre bétail et vos petits-enfants.

Pharaon était prêt à accepter que les adultes quittent l'Egypte. Il voulait retenir la jeune génération, l'avenir  du peuple d'Israël. C'est pourquoi Moïse refuse et lui dit: "nous irons avec nos jeunes et nos vieux, la jeunesse doit aller avec nous, en même temps que la vieille génération, c'est ainsi que notre service divin pourra être parfait.

Après maintes tergiférations, le Pharaon cède. Moïse et Aaron sont enfin parvenus à arracher au Pharaon la libération des Enfants d'Israël. Ce résultat, pourtant, ne fut acquis que par l'intervnetion angoissée du peuple égyptien et la peur du maître de l'Egypte. Ce dernier ne s'est pas humilié devant le D.ieu qui apparaissait si ouvertement, Pharaon avait bien trop d'orgueil.

L'orgueil, en effet, pousse les hommes à des attitudes mesquines, obstinées dont les conséquences parfois, peuvent être tragiques.Dans cette Sidra, si riche en événements fondamentaux, s'achève le sejour des Enfants d’Israël dans le pays d’Egypte, la maison de l’esclavage pour aller vers la libretto, vers la Terre Promise.

 

Claude LAYANI  

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