ChavouothLa Torah, l'arbre de vie

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Chavouoth   La Torah, l'arbre de vie

 

De toutes les méditations que nous offre la fête de Chavouoth, il n'en est pas de plus indiquée que celle qui porte sur la promulgation de la Torah sur le Mont Sinaï, ce trésor inestimable que D.ieu a donné à Israël pour en faire un peuple de prêtres et une nation sainte.

 

Depuis le jour du Sinaï jusqu'à notre époque, le peuple de D.ieu a assumé la mission qui lui a été confiée et il exercé une profonde action religieuse dans le monde. Cette mission, il est vrai, il ne l'a pas toujours remplie avec fidélité: trop souvent, il a fait preuve de négligence, mais la question n'est pas là pour le moment.

 

 

L'essentiel, c'est qu'il a déjà accompli une partie de sa tâche ; il s'est même incorporé à ce point à ce point à son idéal que sa présence est devenue indispensable aux autres confessions bibliques comme à la religion en général. En fait, cette consécration religieuse est prouvée par tout le cours de l'histoire.

Fête des prémices, Chavouoth se place au milieu des fêtes, comme "l'arbre de la vie au milieu du jardin", selon une belle métaphore du Zohar.

 

Les prémices, c'est Israël disent nos Sages. Ainsi donc l'offrande des prémices, c'est le don de l'être, c'est-à-dire la sublime acceptation de la Torah. Bikourim et Torah ne sont donc que deux faces, deux aspects d'une seule chose.

 

Chavouoth c'est la joie de la Torah, la joie de l'Arbre dit encore le Zohar. Et l'arbre, c'est la Torah "arbre de vie" etz 'hayim" trait d'union entre D.ieu et la créature.

"Que le Ciel soit mon séjour, et la terre la demeure des hommes" (Psaumes) Par la Torah le Ciel s'unit à la terre, le Ciel descendit sur la terre, et la terre monta au Ciel.

 

Sage, disent les Nos rabbins, est la Torah ; car si toute l'eau de toutes les mers se changeait en encre, et en calames, tous les roseaux de tous les fleuves ; si toute l'étendue de tout le firmament se changeait en parchemin, et, en doigts de scribes, tous les doigts de tous les vivants, il n'y aurait pas assez d'encre, ni assez de parchemin, ni assez de calames, ni assez de scribes, pour écriretoute la sagesse de la Torah.

 

Grande est la Torah, plus que la vérité, car elle contient la vérité ; plus que la justice, car elle contient la justice ; plus que l'amour, plus que le pardon, car la Torah contient le pardon, la Torah contient l'amour.

Mais, demandent nos Sages, si D.ieu possédait pareil trésor, et en voulait faire part aux mortels, pourquoi ne le donna-t-il point, dès les premiers jours, au premier homme ? Le premier homme avait reçu de l'Eternel un seul commendement: "Tu ne mangeras pas du fruit de cet arbre" ; Adam mangea de ce fruit ; comment eût-il pu recevoir les six cent treize commandements de la Torah ?

 

Pourquoi D.ieu ne la donna-t-il point à la génération de Noé ? Noé avait reçu de l'Eternel sept commandements ; ses descendants construisirent la Tour de Babel. Comment eussent-ils pu recevoir les six cent treize commandements  de la Torah ?

Pourquoi ne la donna-t-il point aux générations des patriarches ? Les patriarches avaient reçu de l'Eternel neuf commandements ; leurs descendants méritèrent l'esclavage d'Egypte. Comment eussent-ils pu recevoir les six cent treize commandements de la Torah ?

 

Mais la génération de Moïse s'était purifiée dans les douleurs de la servitude, dans les épreuves de la soif et de la faim, dans l'expérience du miracle ; maintenant, la paix régnait parmi les enfants d'Israël, et, vivant dans la paix, ils pouvaient recevoir la Torah par l'intermédiaire de Moïse, qui est la paix éternelle.

Le Sinaï, moment décisif de l'histoire d'Israël, a ouvert une nouvelle forme de relation entre D.ieu et l'homme.

Pour le Juif, la Torah est tout. Sa raison d'être, le sens de son existence parfois tragique mais ô combien sacrée et exaltante.

 

C'est là une des enseignements de la fête de Chavouoth, la fête du don de la Torah sur le Mont Sinaï.

 

 

 

Claude Layani

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