Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'à aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

Interview de Véronique Genest

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Voir article concernant la pièce

Laurent Bartoleschi: Véronique Genest, merci de nous recevoir ici à la Gaité Montparnasse. Vous êtes comédienne et désolé nous ne nous attarderons pas sur votre carrière ciné et télé. Si l'on vous rencontre aujourd'hui, c'est pour la pièce que vous avez écrite et interprétée Mme Butterlight et cela depuis le 9 janvier dernier. Alors Mme Butterlight, c'est vous, enfin, vous incarnez une actrice qu'aurait choisi un metteur en scène pour  jouer une pièce au coté d'un immense acteur de cinéma américain qui n'est autre que George Clooney! Et à partir de là vous vous mettez dans tout vos états.

Véronique Genest: Ca vire à l'obsession oui, elle a accepté cette pièce et elle se rend compte que ce rôle n'est pas du tout pour elle. Elle s'imagine que ce n'est pas pour elle;  elle détient unebutterlight.jpg image de sa personne qui n'est pas du tout celle qui pourrait convenir au rôle. Alors elle part en cure, elle revient et décide de s'enfermer dans ce théâtre pour pouvoir répéter toute seule avec les vèrs et les costumes de la pièce. Et surtout parce que George arrive demain et qu'elle ne se sent absolument pas prête; d'autant plus qu'un élément perturbateur va débarquer sur scène et qui la mettra, comme vous le mentionnez, dans tous ces états: elle part en vrille, avec toutes ses tentations, ses fringales, de tous ces problèmes de femmes.

L.B: Il faut dire  que tout à commencer avec votre best seller sorti en 2008 chez Michel Laffon 48/36, Guerre et poids. Pourrait-on affirmer que cette pièce émanerait de ce livre?

V.G: Emane oui absolument. Le livre était de retracer, d'une façon rigolote, la cure que j'avais faite, et raconter tout ce chemin parcouru la bas, tout en donnant des recettes, des idées et des tuyaux pour pouvoir y arriver. Puis après, démontrer comment cela se passe dans la vie de tous les jours: une fois sortie de ce contexte privilégié, comment sommes-nous dans la vie face à sa propre image, à ces tentations? Comment pouvons-nous gérer tout cela?

L.B: C'est un rôle très physique, vous allez, vous venez, vous allez à gauche à droite, sur scène vous faites de la gym, pratiquez du Yoga. En somme, vous êtes très souple.

V.G: Je suis en effet quelqu'un de très physique, oui. J'ai toujours fait beaucoup de sport, de l'équitation, de la gymnastique. Aussi la pièce me ressemble pour cela; dans ce domaine là, c'est mon énergie à moi.

L.B: Finalement, Mme Butterlight est une critique sur les différentes méthodes pour perdre du poids: l'appel à un coach, la chirurgie esthétique, les restaurants dans les cures. A lors qu'il ne s'agit pas de la meilleure des solutions, me trompe-je?

V.G: Exactement! Et c'est ce qu'elle dit dans la pièce "Fini les régimes débiles, tu vas te bousiller la santé…"Elle va essayer de se remémorer tout ce que l'on a pu lui apprendre; certes, j'ai un peu édulcoré. Normalement, je devais garder dans le script ce qu'un médecin me disait: à savoir que " si je grossissais, ça n'est pas parce que je mangeai trop, mais parce que je ne mangeai pas assez ". Quelquefois, on se bousille la santé à ne pas manger assez et du coup on finit par mal manger. La chose que j'ai pu tirer de cette cure était d'arrêter de faire des régimes, et me dire que je possède un corps assez rond et que je me sentais bien comme cela, que je n'aurais jamais la silhouette dont je rêvais et que ceci n'était pas si grave.      

L.B: Dans la pièce, vous voulez plaire à George Clooney. Finalement ne cherche t on pas à maigrir pour soi mais pour l'autre?

V.G: Ah oui bien sûr, pour la société déjà. Je crois que les hommes aiment bien les femmes plutôt rondes. De toutes les façons, une femme un peu ronde, un peu plus joviale est plus agréable à regarder, d'ailleurs souvent cela passe mieux à l'écran.

L.B: Vers la fin de la pièce, on découvre une sorte de "Madeleine de Proust" (actualisée par un petit beurre, NDLR) et le retour à l'enfance, la jeunesse et surtout Mary Poppins, le rêve quoi?

V.G: Je voulais être Mary P. Petite, c'était le métier que je voulais faire plus tard quand je serai grande. C'était la définition même du plus beau métier du monde. Alors, il était évident que je commence la pièce avec MP et que je la termine avec. Pour moi, elle représente le rêve absolu de ce métier, c'est pour cela que je ne pouvais pas la zapper.

L.B: Enfin pour finir appréciez-vous le genre de plats très typiques et tres riches des origines de votre mari; et avez-vous appris à en faire?

V.G: Non je n'ai pas appris et c'est lui qui fait la cuisine: par exemple, il fait la meloukhia et les banatages divinement bien. Il fait toutes sortes de plats en très grande quantité parce que l'on est tres nombreux, notamment pour les fêtes, pour pessah, pour des occasions. Sa mère m'avait appris à faire les fritech (petits beignets ronds au miel avec de la farine de matsah). En tout cas, oui j'apprécie pleinement cette cuisine, qui est riche effectivement, mais bon vaut mieux vivre riches non? (rires)

Laurent Bartoleschi

Les profanateurs du cimetière d'Herrlisheim jugés pour tentative de meurtre

Le procès des deux hommes accusés de tentative de meurtre raciste à l'encontre d'un retraité marocain grièvement blessé dans une explosion en 2005 s'est ouvert mardi devant la cour d'asises du Haut-Rhin.

Emmanuel Rist, 39 ans, et Laurent Boulanger, 28 ans, déjà condamnés pour la profanation du cimetière juif d'Herrlisheim (Haut-Rhin) sont accusés d'avoir piégé à l'explosif à Rouffach le cabanon de jardin de Lhabib Benamar, 66 ans, et d'avoir grièvement blessé le retraité le 8 septembre 2005 au moment où il ouvrait la porte.

Dans le box des accusés, Emmanuel Rist, ancien agent de sécurité, est apparu vêtu d'une chemise noire tandis que Laurent Boulanger, sans profession, portait un simple pull et des béquilles. A la constitution du jury, l'avocat de Rist, Me Renaud Bettcher a notamment récusé un juré issu de l'immigration.

L'attentat de Rouffach avait été revendiqué dans la presse locale par la cellule autonomiste "Tiwaz 2882", présentée comme une création de Rist, un nom renvoyant à un numéro d'une plaque militaire nazie retrouvée sur lui. L'inscription qui apparaissait déjà sur l'une des tombes du cimetière juif a permis aux enquêteurs de relier les deux affaires.

Dans l'affaire du cabanon, Rist a d'abord avoué une intention de tuer - ce qui lui vaut les assises -, avant de finalement n'admettre que des dégradations matérielles commises sous l'influence de son coaccusé.

L'intention de tuer ou non devrait ainsi être une question centrale dans ce procès dont le verdict est attendu vendredi, selon Me Bettcher.

Rist et Boulanger encourent la réclusion criminelle à perpétuité pour tentative d'homicide agravée du fait de l'origine de la victime.

La Licra et SOS Racisme se sont constitué parties civiles dans cette affaire. Le verdict est attendu vendredi.

Les passagers

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Date de sortie :  11 Mars 2009   
Réalisé par Rodrigo Garcia
Avec Anne Hathaway, Patrick Wilson, Chelah Horsdal   
Film américain.
Genre : Thriller, Fantastique
Durée : 1h 35min.
Année de production : 2007
Titre original : Passengers
Remake de Live in maid

Suite à un crash aérien, une jeune psy se voit confier la lourde tâche de s'occuper de quelques survivants. Elle devra surmonter leurs angoisses et hallucinations. Tous traumatisés par la catastrophe, ils veulent cependant percer le mystère des causes de l'accident étant donné que toutes leurs dépositions se contredisent.

A cela vient s'ajouter la disparition de certains rescapés, alors que d'autres personnages inquiétants rôdent dans les parages; d'où l'installation d'un double sentiment de paranoïa, un peu à la manière de ces thrillers américains des soixante dix.
Ce drame psychologique intimiste est touché par la grâce des acteurs, tous se cachant visiblement, derrière un lourd secret. En effet, une ambiguïté pèse sur leur personne et nous entraine, nous spectateurs, ainsi que la pauvre psychothérapeute, tout au long du film dans leurs cauchemars, visions et folie.

Ce n'est pas un hasard si l'on a donné le script des Passagers au réalisateur Rodrigo Garcia, puisqu'il est un habitué des mises en scène, à la manière d'un  jeu de piste; il ne faut pas oublier qu'il est l'un des réalisateurs de la série devenue culte six feet under ou encore l'un des scénaristes des Sopranos. Mais, le film y fait beaucoup aussi grâce au très bon casting: de Anne Hathaway, charismatique, qui n'a pas froid aux yeux et qui détient un rôle un peu plus adulte que dans meilleures ennemies et le diable s'habille en Prada, Patrick Wilson, acteur très en vogue en ce moment avec le gigantesque Watchmen, joue un rescapé très énigmatique - possède t-il un don après le crash (comme un des personnages, de la série Lost)? Et David Morse alors, que peut il dissimuler, comme secret, dans sa mallette? Et que veulent tous ces personnages quasi muets qui se promènent un peu partout dans le film?

Toutes ces questions vous seront révélées au bout d'1h30(le film durant1h34!)grâce à un twist (retournement de situation) qui ne vous laissera pas indemne de si tôt.
Avec Les passagers, Rodrigo Garcia réalise un film de genre, digne de Sixième sens en passant par Les autres, Etat second et même peut être un petit clin d'œil à Birdy d'Alan Parker.

Laurent Bartoleschi

Concert de Yaron Herman, lundi 9 mars 2009

Herman_Trio_col_2_(photo_by_Gala)[1].jpgA l'occasion de son nouvel album MUSE au label Laborie, le jeune prodige de jazz, Yaron Herman, sera en concert au Théâtre des Champs Elysées, ce lundi 9 mars à 20H.Ce jeune israélien de 27ans apprend à jouer du piano qu'à l'âge de 16 ans, à partir d'une méthode peu orthodoxe, basée sur la philosophie, les mathématiques et la psychologie. Elève à Tel Aviv du professeur Opher Brayer, au lycée Telma Yellin, on lui décernera avec les honneurs le prix Rimon.

Il part ensuite se former aux Etats Unis. Précoce, il étonne par son talent, son audace et sa véhémence. Fruit du hasard, une correspondance ratée entre Boston et Tel Aviv le bloque un soir à Paris, sa curiosité le pousse vers un club de jazz, où il se met à jouer. Quelques musiciens de la Jam session remarque l'israélien, alors âgé de 19 ans et lui proposent de les accompagner.

A 21 ans, Yaron Herman sort son premier  disque en compagnie de Sylvain Ghio. Mais il faudra attendre quatre ans plus tard pour découvrir son troisième album A time for everything, accompagné de Gerald Cleaver et de Matt Brewer et détecter son univers ultra singulier, mélangeant aussi bien des compostions que des variations autour de Bjork, Léonard Cohen ou encore Britney Spears. Il affiche son jeu insolite d'une tension et d'un lyrisme déroutants. Porté par une solide complicité, son trio est en perpétuelle invention de formats. "L'improvisation dans le jazz est de créer dans l'instant avec tous les risques que cela peut engendrer" dit il.

Et sa musique est faite de cela, de risque, de groove, d'innovation. Alors tendez l'oreille de ce jeune artiste bien dans son époque et qui sait intégrer le meilleur du passé, mais venez plutôt tendre votre regard lors de son concert ce lundi 9 mars au Théâtre des Champs Elysées à 20H, car le jazz ne s'écoute pas seulement, il se regarde aussi!!!
Laurent Bartoleschi

DVD : Valse avec bachir

VALSE.jpgLa sortie DVD coup de cœur de cette semaine reste sans hésitation le récemment primé à la 33ème  Cérémonie des Césars dans la catégorie" meilleur film étranger ": Valse avec Bachir de l'Israélien Ari Folman, édité chez  Montparnasse Vidéo.

Ce film d'animation, présenté au dernier Festival de Cannes, et qui méritait bien quelque chose, peut nous faire penser à prime abord au Persepolis de Marjane Satrapi, puis très vite c'est vers Apocalypse Now de F.F.Copolla et sa réalité de guerre travaillée par une puissante subjectivité.

Valse avec Bachir, sous forme de quête et d'enquête, est à la fois la psychanalyse d'un soldat qui n'est autre que le cinéaste lui-même, aux cauchemars et hallucinations récurrents, et en parallèle, les témoignages de ses anciens acolytes afin d'essayer de comprendre et mettre au clair ce qui a bien pu se passer à Sabra et Chatila, au début des années 80.

Ce côté esthétique peut sembler déroutant pour certains. Mais une fois "dans le film", on est totalement bluffé par la maîtrise technique, avec l'image recréée par le DVD, vous serez servi!

En témoigne les images, les couleurs du film, le travail sur ces sublimes couchers de soleil, les effets d'ombres, qui arrivent à nous plonger dans une atmosphère chaotique et surtout mélancolique. Une ambiance sonore et un rythme amplifie à contre courant cette tragédie dans cette région du Moyen Orient.

Présenté en digipack, Valse avec Bachir, ce dessin animé pour adulte finalement, nous offre en plus de son interactivité, loin d'être superflue et promotionnelle,  une dizaine de planches issues de la Bande Dessinée éponyme (disponible chez Casterman) sans oublier : un making of, une interview d'Ari Folman, un mini reportage TV datant du 18 septembre 1982, diffusé sur Antenne 2, etc.).

Négligé par Cannes 2008, Valse avec Bachir, aux éditions Montparnasse Vidéo, est pourtant une œuvre difficile à oublier, vu qu'il s'agit d'un véritable coup de poing et d'une leçon de cinéma.  

Laurent Bartoleschi

Marley & moiavec Jennifer Aniston et Owen Wilson...

marley.jpgDate de sortie : 04 Mars 2009  
Réalisé par David Frankel
Avec Owen Wilson, Jennifer Aniston, Eric Dane...
Film américain.
Genre : Comédie
Durée : 1h 40min.
Année de production : 2008
Site officiel

Voir Interview de Jennifer Aniston et Owen Wilson par Laurent Bartoleschi

Jenny et John viennent tout juste de se marier sous la neige du Michigan et décident de partir s'installer sous le soleil de Floride. Alors que l'envie d'avoir un premier enfant se profile chez Jenny, John espère retarder l'échéance en lui offrant un adorable chiot sur les conseils avisés de son collègue Sébastien, un séducteur profitant pleinement de son célibat. C'est ainsi que Marley, un jeune labrador, prend place au sein du couple.

En grandissant, l'animal se révèle aussi craquant que dévastateur et la maison devient un véritable terrain de jeu, où plus rien ne peut échapper à sa voracité. Mais l'envie de fonder une famille marley2.jpgressurgit, et Jenny attend désormais son premier enfant. Au rythme des années et des catastrophes qu'il provoque, Marley sera le témoin d'une famille qui se construit et s'agrandit, devant faire face à des choix de carrière, des périodes de doute et des changements de vie.

Pour Jenny et John, même si Marley est le pire chien du monde, cette tornade d'énergie leur témoignera une affection et une fidélité sans limite, pour leur enseigner la plus grande leçon de leur vie.

Interview Jennifer Aniston et Owen Wilson

jenow.JPGInterview pour le film "Marley et moi", dasn les salles à partir du 04 Mars 2009

Voir article sur le film
 
Laurent Bartoleschi : Comment s'est déroulé le tournage avec l'équipe et surtout en compagnie des chiens ?

Jennifer Aniston :
C'était une ambiance très divertissante, très drôle et c'est bien la chose qui m'amuse sur les tournages. Lorsque j'ai rencontré David Frankel, le réalisateur, toutes ses impressions m'ont plu et j'ai tout de suite été emballée par l'histoire.

Owen Wilson : Discuter avec John Grogan (l'auteur du livre d'où est tiré le film, NDLR), le personnage que je joue, était une rencontre très enrichissante. Il venait nous rendre visite régulièrement sur le tournage pour me donner des petites indications. Plutôt cool.

L.B : Justement, cela n'a pas été trop difficile de jouer avec des chiens?

J.A : Vous savez le cinéaste W.C.Fields a été le premier à prononcer le célèbre adage:" il ne faut marley2.jpgpas travailler avec des enfants ou des animaux ". Croyez-moi qu'il aurait été très embêté sur le tournage de Marley et moi, parce qu'il y avait des bébés, des chiots, des enfants, des chiens adultes et des vieux chiens! En tout cas tout s'est très bien déroulé.

O.W : Pour ma part, j'ai grandi avec des chiens et il y a beaucoup de scènes qui m'ont fait penser à mon enfance, aux différents souvenirs, si intenses, que j'ai pu passer avec eux. Ceux du tournage, étaient très bien dressés D.ieu merci, avec le nombre de scènes compliquées à tourner, notamment la scène où l'on court après Marley lorsque l'on s'aperçoit qu'il a ingurgité le collier que j'offre à Jennifer. Et puis, offrir un chien à la personne que l'on aime n'est pas forcement vu comme un cadeau mignon, romantique… au départ c'est joli, c'est tout petit, craquant tout ce que vous voulez , mais en fin de compte, c'est un présent un peu "agressif": cela demande un peu de sacrifice, le fait de s'en occuper, un casse tête, voire pour certains, un véritable calvaire!

jenow2.JPGL.B : Dans le film, vous devez faire un choix entre votre carrière et votre vie privée. Est- ce que dans la vie, ça vous est déjà arrivé?

O.W : Il ne faut pas voir cela comme un choix à faire, mais plutôt comme une complémentarité. C'est vrai que dans la vie comme dans le film, je suis un insatisfait, il me manque toujours quelque chose: dès que j'obtiens la chose que je désirai, immédiatement après il faut que j'enchaine avec une autre envie. 

L.B : Vous Jennifer Aniston, vous êtes une habituée des films romantiques, on vous a vu récemment dans  Ce que pensent les hommes, cela vous plait, vous ne désirez pas changer un peu de registre?

J.A : J'ai de la chance de travailler avec différentes personnes et de manière générale, je passe de très bons moments. Cette fois ci, il y avait des chiens (vingt deux au total!), mais aussi des bébés, je peux vous dire qu'il s'agissait d'une sacrée expérience pour une comédie romantique.
 
L.B : Enfin pour finir, avez-vous des projets ?

O.W : John Lennon a déclaré un jour "la vie s'écoule pendant que l'on fait des projets".

J.A : Je viens de finir un film de Josh Gordon avec Jason Bateman où il est encore question de bébés.

DVD : The Dark Knight

dvddark.jpgLe dvd  de cette semaine s'envolera  inévitablement vers The Dark Knight,le chevalier noir, la suite directe de batman begins .Toujours réalisé par Christopher Nolan et toujours interprété par Christian Bale,The Dark Knight est un incroyable condensé d'action, d'humour, d'émotion et d'ambigüité.

Le caractère sombre est encore plus présent que dans batman begins et par conséquent plus fidele à l'esprit original de la bande dessinée. Le scénario demeure  impeccable et la  réalisation se révèle intense et dynamique(les six premières minutes sont aussi fortes que le casse dans heat de Michael Mann) et la BO colle parfaitement à l'ambiance.

La prestation du regretté Heath Ledger  (le secret de brokeback montain) ",oscarisé obligé, nous offre un joker très différent de celui de J.Nicholson en 1990; hallucinant de crédibilité et quel charisme! Les autres acteurs sont aussi très bons de Michael Caine à Aaron Eckart en passant par Morgan Freeman et Maggie Gyllenhaal.

Voila du très grand cinéma qui non content de nous offrir de la distraction, nous apporte aussi bien de l'émotion, du frisson, que de la réflexion. The dark knight est un film à voir et à revoir, bref  à posséder, car c'est l'un des plus grands biens qu'une vidéothèque peut avoir. Merci Mister Nolan, continuez sur cette excellente voie.
The dark knight édité chez Warner home vidéo 

Laurent Bartoleschi

Interview de Jean-Pierre Coffe pour son livre

coffe22.jpgLaurent Bartoleschi: JP Coffe bonjour, on ne vous présente plus vous, vous êtes né à la télévision, depuis la création de canal plus c'est-à-dire en 1984, chaine où vous y débuté; puis votre parcours, on le connait, on retiendra la grande famille et votre marché culte où comment nourrir pour un week-end 4 personnes "avec 200 Francs", mais on y reviendra, vous avez fait de la radio(Ça se bouffe pas, ça se mange sur France Inter, NDLR), je parle au passé puisque votre émission s' est arrêtée en 2008, mais bon vous restez fidèle à Michel Drucker et surtout à vos lecteurs puisque vous publiez aux éditions plon " le plaisir à petit prix, bien manger en famille pour moins de 9 par jour ". Ce livre tombe à pic à l'heure où le mot à la mode est "restriction", n’est ce pas?

Jean Pierre Coffe:
Effectivement, on est dans une grave et sévère période de restriction, il n'y a qu'avoir la malheureuse somme qui reste aux très très nombreux citoyens consommateurs qui sont au smic 1031€, imaginez un couple, donc 2062€, déjà cela ne fait pas beaucoup, quand vous rajouter le loyer, la voiture, l'électricité, le gaz, l'eau etc. Enfin tout ce qui fait qu'une famille a besoin d argent, il reste 8,34€ pour manger à quatre en admettant que cette famille ait deux enfants; donc avec cela vous ne pouvez pas vous permettre de faire des conneries ou alors vous êtes dans la catégorie des surendettés et la c’est tout un autre problème, ce n'est pas ce que cherchent les gens le surendettement. Voila pourquoi j'ai écrit ce livre, j'ai trouvé très injuste et ca ma semblé indispensable de donner un conseil modeste, pratique, pour que les gens aient quand même du plaisir.

L.B: Ce livre est ce que l'on peut appeler un retour aux anciens principes.

JPC: Parce que l on jette trop. Si tous les jours ou de temps en temps vous rentrez tard chez vous et vous vous amusez à ouvrir les poubelles et vous regardez ce qu'il y a dedans vous serez atterrez; on a perdu le sens de l économie et le sens du reste. L'autre jour, j'étais dans une émission, et on me dit quand on fait cuire des légumes dans de l eau, toutes les vitamines et les éléments nutritifs des légumes tombent dans l'eau, hé bien justement il faut garder l'eau pour refaire cuire quelque chose ne serait ce qu'une soupe, parce que si tous ces éléments vitaminiques sont présents autant la garder c'est l'utilisation intelligente des restes. Il faudrait qu'il y ait un peu plus de pédagogie de la part des parents.

LB: Ne pensez vous pas que les slogans comme "ne mangez pas trop gras, ni trop salé, 5 fruits, 5 légumes/jr…"demandent à avoir un porte monnaie assez important?

JPC: Le grand principe de l'économie est de respecter les saisons: aujourd'hui, vous pouvez manger du choux, des carottes, du navet, du poireau… ca ne coute rien c'est sur si vous vous amusez à acheter des cerises en hiver ça coutera plus de 40€, le kilo. Avec 8,34€, quand vous êtes au marché vous ne pouvez plus vous arrêter devant quelque chose qui vous tente il faut d'abord voir son porte monnaie. Effectivement, vous ne pouvez pas vous permettre d acheter n'importe quoi.

LB: Avec ce livre, je trouve qu'il y a une contradiction avec tout ce que vous disiez au par avant comme "ah bas les produits en boite, non aux produits surgelés!!! "

JPC:
Il y a 25 ans, on découvrait tous ces produits surgelés ou en boite, c'était à la mode et moi j'ai souhaité que l'on "retrouve" le produit frais , le plaisir tactile de toucher un produit frais, enlever soi même la terre etc, et je le reconnais en effet d' avoir dit que les produits surgelés étaient dangereux, que dans les boites de conserves il y avait moins de vitamines… ; il y a eu effectivement une évolution…

LB: Y a-t-il dans tout ce lot de recette (entre 350 ET 400, tout de même), certaines que vous teniez à cœur et que vous aviez du évincé en partie à cause de leur prix?

JPC: Je me suis dit que si je rajoute des plats coûteux je serais incohérent avec mon livre, qui lui avec le temps le monde imprimé sur du papier modeste. Accessible pour tous, j'ai voulu faire un livre bon marché (9,80€), même le papier est modeste, inspiré tout droit des recettes de ma grand-mère. Cependant, il y a des plats de fêtes pas très chers, abordables par tout le monde.

Propos recueillis par Laurent Bartoleschi

Interview exclusive de Alexandre Astier

Astier.jpgLaurent Bartoleschi: Alexandre Astier, merci de nous accorder cette interview. Acteur,scénariste,réalisateur,producteur,et même compositeur, tout cela à la fois pour cette mini-série désormais culte Kaamelott, qui sort aujourd'hui en livre: Kaamelott, texte intégral , Episodes 1 à 100, qui paraît aux éditions télémaque; alors, Kaamelott est sortie en DVD, en BD, maintenant en livre, quel est en le but ?

Alexandre Asiter: J'ai toujours voulu que les textes bruts existent, depuis la fin du Livre I. Et j'ai toujours voulu que ce livre soit "technique", comme les scripts que les comédiens avaient sur le plateau de tournage. Ce qui est plus important que le texte, encore, ce sont les didascalies. Elles sont courtes, toujours, mais représentent ma façon de voir la direction d'acteurs : des indications toujours simples et concises, qui inspirent à un comédien une intention claire et évidente .

LB: N'avez vous pas peur que suite à ce livre, trop de monde parle le kaamelott, et que du coup cela n'ai plus l'effet de surprise de ce parlé ?

AA: J'ose espérer que je sais encore mieux parler le Kaamelott que les gens qui liront ce livre. Tant que j'ai un cran d'avance — celui de la surprise de bouleverser Kaamelott, par exemple — je ne rique pas trop grand chose.

LB: Il y a eu plusieurs essais avant kaamelott, ca a été dur de faire aimer votre projet aux producteurs ?

AA: Non. Les essais étaient auto-produits. Je ne voulais pas arriver auprès des producteurs avec un projet sur papier. Kaamelott, sur papier, sans connaître le jeu et les acteurs qui vont avec, c'est indescriptible. Faire mes propres pilotes, c'était la possibilité de montrer le "produit fini", et une manière de faire comprendre aux producteurs et à la chaîne que ce n'était pas un "work in progress" mais une idée aboutie. Et je suppose que si les gens de M6 ont tout de suite aimé, c'est justement parce qu'ils ont pu regarder des épisodes finis et non pas une bible et une liste de personnage sur un dossier de présentation.

LB: Est ce que vous employez vous même des expressions de kaamelott dans votre vie? Du genre: "Me chauffer les zarpion, ou de fermez vos mouilles"?


AA: Non, j'emploie plutôt des expressions de ma vie dans Kaamelott.

LB: L'écriture des personnages est très attachante, es-ce que Perceval ne vous manque paskaam.jpg un peu dans la vie ?

AA: Non parce que Perceval est écrit comme un enfant. Et j'ai des enfants, garçons et filles… Et ils ont cette capacité de naïveté extrême, mêlée à la technicité absolue… Les descriptions des enfants — d'un film, par exemple, ou de quoi que ce soit qu'ils aient décidé de relater — sont toujours "logiques dans l'illogisme", comme les répliques de Perceval. Je n'ai jamais écrit Perceval comme un idiot, contrairement à ce que pourrait penser le public. Pour moi, Perceval est un enfant : naïf, inventif et 100% honnête, parfaitement épargné par le cynisme.

LB: Comment ce livre pourra convertir les non adepte de kaamelott ?

AA:
Je ne sais pas si les non-adeptes de Kaamelott l'achèteront, ça me semble peu probable… Mais s'ils tombent dessus dans les cabinets de chez leurs amis, et qu'ils jettent un œil sévère dessus, ils sauront peut-être se laisser amuser par quelques répliques qu'ils pourront interpréter "à leur sauce" sans être pollués par le comédien… Je doute que cela suffise. Ce livre est avant tout une autre façon de vivre le monde de Kaamelott, comme lire une pièce qu'on a aimée. C'est une activité singulière qui peut être très agréable mais… ça m'est difficile d'imaginer la lecture de l'ouvrage sans la référence de la série. Je serais d'ailleurs curieux de voir ce que ça donne.

LB: Quel effet ça fait de commander et de rabaisser ses parents à l'écran, ca doit être jouissif non?

AA: Oui. Le plus curieux est que ça a l'air de l'être aussi pour eux. C'est encore plus étrange, non ? En fait, je connais tellement bien mes parents que je pense avoir été capable de le pondre des personnages à leur goût. C'est le plaisir de jouer qui compte. Mais pas que chez moi. Je crois que le plaisir d'un acteur à jouer est la seule véritable chose qui mérite d'être filmée.

LB: Le livre 6 est en préparation, il reviendra sur la "jeunesse" d'Arthur à Rome, très bien ! Mais saura t'on quand même ce qu'il arrive à Arthur à la fin du livre 5 ou faudra t'il attendre la trilogie au cinéma.

AA: La saison 6 se compose de 9 épisodes de 40 minutes. 8 épisodes sur la jeunesse d'Arthur et 1 sur la période "post-suicide".

LB: Et ce graal alors? ça peche ?

AA: Troisième volet de la trilogie cinéma. Il en sera question…

LB: LOL, comedie très réussie, vient de sortir, c'est votre 2ème complicité avec la réalisatrice Lisa Azuelos, racontez nous.

AA: J'adore ce que Lisa me confie. Ces personnages noyés dans leur quotidien sentimental et domestique… Et quel cadeau de jouer l'ex-mari de Sophie Marceau. Au cinéma, je ne sais pas pourquoi, il est toujours plus agréable de jouer les ex ou les cocus que les amoureux transis. En tout cas, moi, je préfère mille fois.

LB: Et enfin pour conclure, y aura t'il une suite des textes integral ?

AA: Je l'espère grandement. Si ce premier livre trouve son public, toutes les saisons seront éditées. C'est en tout cas ce que je souhaite : regarder un peu l'épaisseur de ce que j'ai pondu en quelques années, et la mesurer avec un mètre-ruban… J'aime bien les chiffres.

Propos recueillis par Laurent Bartoleschi