Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'à aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

The other man

OTHER.jpgDate de sortie :  27 Mai 2009 
Réalisé par Richard Eyre
Avec Liam Neeson, Laura Linney, Antonio Banderas  
Film américain, britannique.
Genre : Drame
Durée : 1h 30min.
Année de production : 2008
Distribué par Pretty Pictures

Ce message s'adresse aux internautes masculins!
Imaginez qu'un jour, votre charmante femme vous annonce qu'elle doit se rendre à l'étranger pour représenter son entreprise au sein d'un Salon international. Jusqu'ici tout va bien me diriez vous, à moins que ce ne sera qu'un leurre pour aller retrouver son amant!
Aussi, que feriez-vous si vous le deviniez?
Iriez-vous jusqu'à suivre les traces de cet individu, jusqu'à le rencontrer, le connaitre?
En tout cas, c'est ce que Liam Neeson ferait dans EUX.jpgThe Other Man de Richard Eyre (Chronique d'un Scandale), alors que son rival est interprété par le très justement latin lover Antonio Banderas. Au milieu de ce duo que tout sépare, se retrouve la femme qui est finalement leur seul point commun, interprétée par l'une des héroïnes de Love Actually, Laura Liney. Blessé Peter s'envolera pour l'Italie, à la recherche du mystérieux Ralph ou Rafe pour les intimes pour découvrir la vérité sur cet autre homme.
The Other Man vous mènera tout droit dans la ville de Milan avec ses cafés et ses recoins. En toile de fond se dégage toute cette réflexion sur l'adultère, à tel point que le film prend des airs de suspense psychologique, notez cette troublante et palpitante partie d'échec. Seul petit bémol du film reste sa durée qui est plutôt courte, Il est clair qu'on aurait apprécié une petite demie heure supplémentaire; d'autant plus, que les dernières minutes sont bouleversantes. Vous l'aurez compris, évitez de raconter la fin du film.

Laurent Bartoleschi

Interview exclusive de Lara Fabian

LARA.jpgC'était à la terrasse d'un café parisien, aux différents sublimes rayons de soleil, que Lara Fabian nous attendait.

Entourée d'une somptueuse coupe de fruits rouges et d'une bouteille d'eau fraîche, elle a accepté, avec tout son charme, son élégance et sa simplicité, de répondre à nos questions pour son nouvel album Toutes Les Femmes en Moi qui sortira le 25 mai prochain.

Laurent Bartoleschi: Lara Fabian, merci d'accepter notre invitation pour parler de votre nouvel album Toutes Les Femmes en Moi (Polydor). Alors, ce titre est évidemment évocateur puisque votre douzième opus se compose de titres que le public connaît, en effet, il s'agit de douze chansons issues du Panthéon de la Chanson Française, de Edith Piaf à Barbara en passant par Dalida ou encore Maurane. Vous faites une déclaration d'amour à ces chanteuses, un véritable hommage plutôt qu'une compilation, non?

Lara Fabian: Oui, plutôt un autoportrait avec en fil rouge leurs chansons et leur contribution à la musique qui véritablement m'a construite. Vous parliez de Panthéon, je suis vraiment d'accord.  Elles ont fait qu'un jour j'ai voulu faire ce métier, de le continuer et aujourd'hui de mieux le comprendre et surtout de m'engager dans cette expérience comme on s'engage dans un véritable sacerdoce si je peux me permettre. Ces chansons, ces chanteuses m'ont vraiment faite, oui.

L.B: Comment est née cette envie de vous lancer dans cette aventure intime finalement ?

L.F: C'est vrai que l'on pourrait penser qu'un album où je reprends les chansons des autres n'est ttles.jpgpas un album personnel, or il est plus infiniment plus que les autres. C'est issu d'une question  que m'a posée ma meilleure amie, un soir (ça nous arrive d'élaborer des conversations existentielles)  et elle m'a demandé comment devient-on ce que l'on est, non pas ce l'on souhaiterait devenir, ou ce à quoi on aspire, juste ce que l'on est. Et je me souviens lui avoir dit que les femmes dans ma vie avaient été primordiales (elle entre autre), ma mère, et on a fait une digression des femmes plus célèbres: certaines comédiennes, certaines auteurs, compositeurs  et puis des chanteuses qui m'ont véritablement ému, touché.

L.B: A partir de quel moment pourrait-on dire que l'on devient une femme?

L.F: On naît Femme et l'on est toutes ces femmes: maman, la fille de, la sœur de, la maîtresse de, mais ce n'est pas parce que l'on devient tout d'un coup maman que l'on est plus Femme que ce que l'on a été de par sa naissance. Non je ne crois pas cela. On est une multitude de chose à la fois, et dans la maternité, il y a comme une éclosion extraordinaire, certes, une face au monde qui est différente, un alignement de priorité que l'on n'attendait pas, c'est vrai, mais je ne fais pas partie de celles qui tout d'un coup se sentent Femme, parce qu'elles ont mit un enfant au monde.

 L.B: Lorsque l'on écoute ces chansons et/ou (re)lit les paroles, il y a comme une amertume voire même de la solitude, chez ces femmes, vous confirmez?  

L.F: C'est vrai, elles parlent d'amour, comment on les quitte ou comment on le quitte et en même temps, ce qui les relie toutes, c'est qu'elles ont une force émotionnelle et psychique extraordinaire. Je trouve que ces femmes ont quelque chose en commun, leur côté "Mec". Elles ont toutes quelque chose de l'ordre de cette détermination, cette puissance que l'on prête aux hommes. C'est peut être aussi l'énergie qu'il fallait avoir pour exister au-delà de certains obstacles quand on était Femme dans une société des années 1940 aux années 1960.

L.B: Il y a beaucoup d'artistes comme Charles Aznavour, où lorsque l'on écoute ses chansons, on se dit "ça m'est déjà arrivé!". Y-en- a-t-il  dans votre sélection sélective?

L.F: Alors, il y a entre autre cela mais il y a surtout des mémoires, des moments où des souvenirs très forts et précis qui me sont arrivés. Pourquoi cette chanson m'a influencé, qu'a-t-elle pu générer en moi? Evidemment, il y a des chansons comme l'Hymne à l'Amour, qui porte bien son nom, qui est la quintessence de ce que l'Amour peut représenter, quand on est veritablement à l'intérieur de ce sentiment. De cette façon, on a tous vécu cela. Mais pour moi, ce n'est pas une collection de chanson qui me rappelle des émotions que j'ai vécu mais plutôt une collection qui me rappelle des carrefours traversés et des obstacles dépassés.

L.B: C'est votre douzième album. On a l'impression que chaque nouvelle album est comme une nouvelle vie, une nouvelle histoire, est ce le cas ici?

L.F: Il y a quelque chose de cet ordre qui commence et qui s'arrête et qui est unique. Je le vois comme cela parce que je suis une fille très "carpediemiste" qui vit dans le présent,  je sais que la vie n'est qu'une succession de moments présents, je crois énormément au pouvoir de l'éphémère, non pas au sens premier du terme mais plutôt au second, c'est-à-dire que dans l'instant qui passe, il y a forcement quelque chose qui ne se reproduira jamais plus, et ainsi qui est extrêmement précieux, aussi, j'entreprends chaque nouvel album avec cette réalité.   

L.B: Peut-on espérer une "saison II" avec cette fois-ci des chanteuses internationales, comme par exemples des chansons de Barbra Streisand qui est l'une de vos références?

L.F: Cet album "existe" forcément. De part ma culture et ma naissance, j'ai été influencée par des femmes italiennes, espagnoles, américaines, anglaises et toute cette partie s'appellerait EWIM(  Every Women In Me) et il sortira bientôt.

L.B: Quittons un bref instant cette univèrs purement féminin pour nous dire quels seraient les hommes de votre vie?

L.F: En musique, il y aurait Stevie Wonder, Phil Collins, Freddie Mercury, Franck Sinatra, Tony Benett et tout récemment Michael Bubblé, alors que les hommes de ma vie privée seraient mon père, l'homme que j'aime et puis quelques hommes emblématiques autour de moi qui ont une importance véritable dans le temps. Mais je suis beaucoup plus entourée de femmes et les quelques hommes qui sont autour de moi généralement sont un peu différents et ont une sensibilité très exacerbée.

L.B: Vous avez participé à un film mais il s'agissait d'un mini mini rôle. Actrice vous allez l'être très prochainement, mais au théâtre avec une représentation de la célèbre comédie musicale  Victor/Victoria.

L.F: C'était super! J'ai vécu une expérience avec Irwin Winkler (De-Lovely, NDLR) vraiment magnifique, alors oui on me voit une minute trente, mais en réalité, le tournage a duré plus d'une semaine! Ça, c'est un défi fabuleux! Etre seule sur scène, et contrairement au film de I. Winkler, je peux jouer, danser, chanter, me transformer en garçon, chose que je rêvais de faire d'ailleurs, ça va être très intéressant. Il y aura même un projet cinéma si vous voulez tout savoir, mais patience vous en serez informés, promis.

Laurent Bartoleschi

Les Montréalais feront la fête au Festival israélien

MONTREAL, - Les médias sont invités à la 36e édition du Festival israélien du YM-YWHA de Montréal, le dimanche 24 mai. Le plus grand événement communautaire juif à Montréal, le Festival attire 10 000 visiteurs chaque année. Les participants profiteront de plusieurs activités:
spectacles sur scène, amuseurs publics, village des enfants et danse folklorique juive. Parmi les artistes en prestation, il y aura un groupe de rap juif et les cantors qui proposent un répertoire de chansons israéliennes. Lawrence Bergman, député de D'Arcy McGee, sera président d'honneur.

DATE : le dimanche 24 mai 2009, de 12 h à 17 h.
ENDROIT : Centre communautaire juif Ben Weider, 5400, rue Westbury

Les centres communautaires juifs YM-YWHA offrent des installations d'athlétisme d'envergure internationale, ainsi que des activités sociales, culturelles, récréatives, éducatives et sportives, dans le quartier Snowdon, dans la Banlieue ouest et au Camp du Y dans les Laurentides.
Renseignements: Dov Smith, (514) 737-6551, poste 574, dov@ymywha.com

La question de la semaine par Jean-Michel Cohen

jmcohen.jpgQuel est la différence entre un nutritioniste et un diététicien ? et peut on consulter un nutritioniste sans passer par le généraliste ?

 

Voir interview de Jean-Michel Cohen

Voir les Conseils de Jean-Michel Cohen concernant la pillule Alli

Pendant longtemps, la différence essentielle entre le nutritionniste et le diététicien résidait dans le fait que le nutritionniste était médecin, par opposition au diététicien.

Avec les années, beaucoup de gens se sont rendu compte que le terme nutritionniste n'était pas déposé et qu'il pouvait être, de ce fait, utilisé par toute personne qui se donnait le droit de recommander des règles alimentaires.

C'est ainsi que depuis quelques temps, on voit apparaître des kinésithérapeutes nutritionnistes, des infirmières nutritionnistes d'autres personnes qui s'intitulent nutritionniste sans aucune compétence particulière. Il est donc utile, à moins qu'un autre titre ne soit accolée au titre de nutritionniste, de vérifier la formation de celui qui prétend l'être.

Le terme de diététicien est beaucoup plus protégé, car ne peuvent utiliser cette dénomination que les gens qui ont réussie un BTS de diététique délivrée par l'État. Cependant, on observe également que de plus en plus de diététicien accole le terme de nutritionniste à leur qualification pour bénéficier du privilège, qui jusqu'à présent était accordé à l'expression « nutritionniste ».

N'oubliez jamais de garder votre bon sens pour apprécier la qualité de votre interlocuteur ce que vous ressentirez dès les premières conversations .

Propos recueillis par Laurent Bartoleschi

La question de la semaine la pillule Alli, selon Jean-Michel Cohen

jmcohen.jpgLa pilule Alli a débarqué la semaine dernière en pharmacie, pensez vous, en tant que nutritionniste, qu'elle peut être bénéfique pour un éventuel régime?

- Voir L'interview de Jean-Michel Cohen

- Voir article sur Alli, la pillule qui fait "maigrir"

Dans la classe des médicaments qui ont été proposés pour améliorer ou provoquer les amaigrissement la molécule Orlistat a été mise sur le marché il y a environ 15 ans.

Cette molécule devrait en principe limiter l'absorption des graisses absorbées pendant un repas, ce qui permettait en quelque sorte de réduire le volume d'énergie consommée.

La promesse était d'améliorer de 25 % la perte de poids mais ... Sous réserve que la personne qui consomme le médicament soit au régime ! Autrement dit une personne suivant un régime qui lui ferait perdre quatrealli.jpg kilos en perdra cinq soit un de plus à condition de prendre le médicament régulièrement.

À l'origine le dosage proposé était de 120 mg par gélule avec une prescription de trois par jour avant les repas à condition bien entendu que les gens prennent ce repas et qu'ils aient plutôt tendance à avoir une alimentation grasse. Malgré les espoirs suscités par ce médicament la plupart des médecins se sont rapidement rendus comptes que les résultats n'étaient pas au rendez-vous et que l'argent dépensé ne justifiait absolument pas de prescrire ce médicament. Il est donc tombé en désuétude...
Un laboratoire pharmaceutique Glaxo le commercialise désormais un dosage de 60 mg au lieu de 120 mg, la seule différence résidant dans le fait qu'il n'y a plus besoin d'avoir une ordonnance pour l'utiliser et qu'on peut se le procurer en le demandant à son pharmacien.

Une fois ces explications données il suffit simplement de laisser le lecteur apprécier cette synthèse : "que penser d'un médicament qui n'a pas donné les résultats que l'on espérait, lorsque l'on divise la dose par deux et que l'on dit qu'il s'agit de la nouvelle pilule anti obésité".
 
Vous pouvez retrouver également le docteur Jean-Michel Cohen sur le site savoir maigrir

Propos receuillis par Laurent Bartoleschi

Inglorious Basterds, roman de Quentin Tarentino

inglo.jpgRoman
Editeur : Robert Laffond
Prix : 8,90 Euros
Sortie : 7 Mai 2009

Lorsque Quentin Tarantino sort un nouveau film, c'est forcément un événement. Mais lorsqu'il reprend les ingrédients qui ont fait le succès de Pulp Fiction et les applique à un sujet « grave », c'est un coup de génie.

Lire le scénario d’Inglourious Basterds avant même de découvrir le film, c’est prendre instantanément conscience du génie de Quentin Tarantino. Et comprendre que derrière le masque désinvolte du réalisateur de Pulp Fiction se cache, en réalité, un bourreau de travail doté d’une immense culture cinématographique, amoureux inconditionnel du septième art.

Script méticuleux, récit implacable mené tambour battant, dialogues étincelants : rien n’est laissé au hasard au fil de cette tragi-comédie ultra-violente et à l’humour très noir, dont l’action se situe en France sous l’Occupation. Il y est notamment question de la vengeance de Shosanna Dreyfus (Mélanie Laurent), une jeune juive orpheline réfugiée à Paris et d’un groupe de déserteurs juifs américains de l’armée de l’Oncle Sam dirigé par le lieutenant Aldo Raine (Brad Pitt) qui tentera avec l'aide de l'agent double Bridget von Hammersmerk (Diane Kruger) d’assassiner les leaders du Troisième Reich…

Avec Inglourious Basterds, Quentin Tarantino administre une nouvelle fois, de manière magistrale, la preuve de son incomparable talent.

Passion-ciné

PASSIONCINE.jpgAprès la collection polar, TF1 vidéo, édite un nouveau thème, la collection Cinéma Passion avec plusieurs films ô combien différents les uns que les autres. Avec son film Possession, le réalisateur polonais Andrzej Zulawski atteint un paroxysme inégalable de la violence et de l'adoration. Dans ce film, une jeune femme interprétée par une Isabelle Adjani hors normes tombe amoureuse…d'un monstre!

Sans aucun doute, jamais, l'actrice (elle a reçu un César de la meilleure actrice) l n'est allée aussi loin dans l'expressivité et la violence. Quant à Sam Neil (la leçon de piano), double du cinéaste est stupéfiant. Un film majeur, surement, le plus fort de Zulawski. Autre titre présenté pour cette collection, Profumo di Donna (Parfum de Femme), où Dino Risi signe l'un des bijoux de sa filmographie voire même du cinéma italien tout court; Vittorio Gassman (qui remportera haut la main le prix d'interprétation au festival de cannes, en 1975) jouant le rôle d'un ancien militaire privé de la vue et d'une main, déchiré entre l'envie d'aimer et le désir de mourir. En somme, une réflexion sur les affres de la vieillesse et les ravages du temps.

Parfum de Femme montre que le cinéma italien de cette époque était unique en son genre. Autre film où l'on reste complètement abasourdi par l'émotion, La Passante du Sans-Soucis, adaptation du roman éponyme de Joseph Kessel est un véritable plaidoyer contre le nazisme et l'antisémitisme mis en scène par Jacques Rouffio avec Michel Piccoli, Gérard Klein et bien sûr Romy Shneider.

Entre sa séparation avec Daniel Biasini, l'ablation d'un rein et surtout la mort tragique de son fils, R. Shneider, joue un double rôle pour ne pas sombrer. Dédié à "David et son père…", ce dernier film sera l'aveu même de l'actrice, "plus qu'un film, beaucoup plus qu'un film". Se sera son dernier triomphe avant sa mort tragique. Au passage, si vous êtes attentif, on y aperçoit furtivement dans ses débuts dans la comédie, un certain Jean Réno! Les autres titres présentés sont Rouge Baiser de Véra Belmont avec les jeunes premiers Lambert Wilson et Charlotte Valandrey et un Marco Ferreri rare et sulfureux (pléonasme pour le réalisateur!), Le Lit Conjugal avec un duo d'acteur original Marina Vlady et Ugo Tognazzi. Evidemment, comme d'habitude chez TF1, de nombreux bonus tres rares sont à retrouver ou à découvrir sur cette collection Cinéma Passion. A suivre.  
 
 
Laurent Bartoleschi

DVD: Capricorn One

jacqone.jpgInédit en vidéo, et rarement diffusé à la télé (sauf au début de la chaîne câblée Canal Jimmy), Capricorn One, un des films cultes de la science fiction/thriller débarque en DVD (enfin!) chez  Opening Vidéo. 

Ce film de 1977 mis en scène par un habitué du genre, Peter Hyams, qui réalisera plus tard des films comme Outland et 2010, doit son succès à un scénario original : pour renforcer sa crédibilité aux niveaux national et international, le gouvernement se lance dans la conquête de la planète Mars. Aussi, la NASA simule une expédition vers Mars afin de prouver sa compétence. Ainsi, toute cette opération sera truquée et toute la population sera dupée, y compris les proches des trois astronautes. 

Le thème central de Capricorn One, à savoir les manipulations politico-médiatiques de grande envergure, est brûlant d'actualité, à l'heure où le numérique et les médias sont omniprésents. Il faut ajouter qu'il s'agit de la première fois au cinéma que l'on montre la NASA comme une grosse machine à complot. Avec un film basé sur la machination et le mensonge tel que celui-ci, on ne peut pas s'empêcher de penser à The Truman show (renversé dira-t-on). Certes, pour certains ce film restera un peu kitch avec sa mise en scène et ses acteurs très seventies de James Brolin, O.J.Simpson Hal Holbrook sans oublier bien sur le génial Elliot Gould. Pour d'autres, Capricorn One reste et restera un grand film culte de science fiction, à la fois intelligent et bien construit sur la manipulation. Et si c'était vrai comme dirait l'autre!

Laurent Bartoleschi

Interview Isabelle de Botton pour sa pièce Moïse, Dalida et Moi

isabon.JPGLaurent Bartoleschi : Isabelle de Botton, merci de nous recevoir au théâtre des Champs Elysées où vous jouez depuis dans la  pièce "Moïse Dalida et Moi", mise en scène par votre complice de toujours, Michèle Bernier assistée de Sophie Deschamps. On vous connait bien, vous avez fait du cinéma, des téléfilms et surtout du théâtre dont évidemment celui de Bouvard et le trio Mythique (Bernier, Mathy, de Botton). Vous avez joué aux côtés de Jeanne Moreau, de Jacques Villeret… vous avez participé à des pièces à succès comme "Brèves de comptoir" ou encore "Les Monologues du Vagin". Aujourd'hui, vous interprétez  votre propre rôle dans cette pièce que vous avez-vous-même écrite.

Isabelle de Botton :
Oui effectivement, étant née en Alexandrie, j'avais envie de raconter ma sortie d'Egypte, elle tombe à pic avec les fêtes de Pâques. Mon père en 1956, au moment de l'affaire du Canal de Suez s'est fait interné par Nasser, où le 2 novembre, il a été emmené pendant quatre mois. J'avais 4 ans et il y a eu beaucoup de silence autour de cette arrestation et de ce qu'il s'est passé pour lui pendant ces longs mois, il ne voulait pas en parler, il voulait tourner la page, passer à autre chose. Lorsque l'on est enfant on ressent que les parents ne veulent pas parler, donc on n'insiste pas plus que cela.

Bref on laisse les choses comme elles viennent et puis, bien plus tard, je me suis aperçue que pleins de gens ne parlaient pas, quand ils avaient subit des grosses souffrances,  je ne fais pas la comparaison avec la shoah, mais lorsqu' on lit des bouquins de gens qui en sont revenus, on s'aperçoit qu'ils ont mis longtemps avant d'en reparler. Aussi dès le retour de mon père, il disait que l'on ne pouvait pas rester en Egypte et que l'exil était obligatoire.

Il a tout de suite envoyé mon frère ainé en Suisse, il avait le sentiment de sauver l'ainé de la famille, au cas où cela empirerait davantage en Egypte. Et pourtant ça a pris beaucoup de temps puisque l'on est partit au bout de trois ans et demi après sa sortie du camp d'internement.

L.B.: Chez  certaines personnes il y a comme un sentiment de culpabilité…

I.de B.: …oui absolument, il y a tout un tas de sentiments mêlés, de culpabilité, de "pourquoi lesmoise-pascalito.jpg autres ont péri et pas moi, pourquoi je suis revenu, qu'est- ce que j'aurai pu faire…"je me dis que mon père a dû vivre ce genre de sentiment et c'est cela même qui la fait taire. C'est à partir de là que j'ai eu envie de raconter ce récit, tout en pensant que ce n'est pas qu'une histoire nombriliste, mais ce qui a pu arriver à beaucoup de gens, à des endroits très différents.

L.B : Votre pièce aurait pu s'appeler Grosse Madeleine Proustienne d'Alexandrie…ou bien comme les petits gâteaux que vous préparez tout le long de la pièce (et qu'elle distribue en fin de représentation, NDLR).

I.de B.:
Noaraieb, en effet. Pour moi, c'est comme une Madeleine de Proust, cela me permet de me souvenir de tout, des odeurs, des ambiances. Et en même temps, c'est une nostalgie tres gaie. En tout cas, moi je l'ai vécue comme cela, parce que j'ai été protégée par mes parents, justement parce qu'ils préféraient aller en avant et voir l'avenir et non pas le passé. Donc, je n'ai que de bons souvenirs d'Egypte, même ces quatre mois là qui étaient pourtant comme une sorte de brouillard.

L.B.: Vous jonglez de personnages en personnages avec les membres de votre famille: y a-t-il une part d'exagération? Vous arrivez –t-il de les imiter devant eux?

I.de B.:  Il y a un peu d'exagération parce que j'ai voulu que ce soit théâtral. D'un seul point technique, déjà, quand on est toute seule à interpréter plusieurs personnages, il faut bien pour que ce soit clair dans ce que l'on montre au public, des traits de caractère bien nets et il est vrai que l'on force un peu le trait. Je parle d'une tante qui était un peu triste, un peu geignarde, toujours en train de se lamenter, et j'en fais une pleureuse. Ce qui m'a amusé aussi ce sont les personnages d'homme(le domestique, mon père, mon oncle), pour cela prendre une voix grave où j'avais beaucoup de mal,  il fallait bien trouver une solution. D'autant plus qu'il fallait bien les différencier les uns par rapport aux autres pour que je puisse les interpréter et surtout que le spectateur ne soit pas perdu dans mon récit.

Lorsque j'ai entrepris l'écriture de mon spectacle, malheureusement la plupart des gens dont je parle sont décédés à part mon frère et les gens de ma génération. Je n'ai plus mes tantes, les gens d'Egypte, je ne les ai plus jamais revu personnellement, je n'y suis jamais retourné à Alexandrie, ça viendra je l'espère, la vie a fait qu'au début cela  n'était pas possible puisqu' on était sur une liste noire et puis ensuite il fallait voir les choses autrement.

L.B: Vous traitez de votre exil d'Egypte à la fin des années cinquante, finalement, n'importe qui pourra s'y retrouver, non?

I.de B.: oui, oui, il y a plein de gens qui viennent à la fin du spectacle en me disant: "c'est mon histoire que vous venez de raconter, c'est ma famille" et pourtant ils étaient nés soit au Maroc soit au Liban etc. et il y a quelque chose de très joli lorsqu'un monsieur me disait que" c’était formidable cette histoire d'exilée, moi je viens de Roubaix" et bien lui se sent exilé à Paris en venant de Roubaix. En fait, dès que l'on est d'ailleurs (et on est tous d'ailleurs quelque part) on peut comprendre ce qu'il se passe et se sentir en sympathie.

L.B: Lorsque l'on voit l'actualité, on se dit que la vie que vous avez vécue est difficilement à nouveau réalisable.

I.deB.: Cette pièce est vraiment une volonté de ne pas coller à l'actualité, car elle me révolte bien souvent ces derniers temps, elle me fait souffrir, elle me rend hystérique de voir qu'on attise la haine entre les communautés et le pire est que l'on n'y voit jamais de fin. J'ai vécu à une époque à Alexandrie  avec des cultures, des communautés, des langues et des religions différentes tout en se respectant et où le vivre heureux ensemble en était la devise. Je me souviens chez moi où l'on faisait toutes les fêtes, de pessah mais aussi Noël (j'avais un petit arbre en plastique, parce qu'évidemment des sapins à Alexandrie cela n'était pas fréquent, j'y rajoutais même des morceaux de coton pour représenter la neige).

A Cham El-Nessim, qui est une fête musulmane dite du printemps, où l'on était tous dehors à faire un très grand pique nique, j'allais jusqu'à casser le jeun du ramadan avec nos domestiques alors que j'avais mangé toute la journée. J'ai l'impression que l'on prenait le festif de chaque culture et c'est quand même mieux de voir les choses de ce point vue là!

L.B.: Comment s'est déroulé votre complicité avec Michèle Bernier?

I.de B.: D'abord il faut savoir que l'on ne se quitte jamais. On est vraiment amies dans la vie (pour toujours) il n'y a pas deux jours sans que l'on ne se téléphone pas. Sinon concernant la pièce,  je lui avais lu les premières pages et de suite après elle m'a encouragé puisque je n'étais pas très sûre de moi : "si tu le fais, je te mets en scène". Du coup cela m'a immédiatement stimulé puisque lorsque l'on est toute seule en scène, le pire est de manquer de confiance en soi et lorsque quelqu'un vous aime elle vous donne tout de suite de l'assurance avec un professionnalisme que je connais par cœur. On se connait, au quart de tour on se comprend, pas besoin de se convaincre que c'est comme-ci ou comme ça, bien au contraire.

L.B: A quand le retour de votre trio emblématique?

I.de B : A la télévision peut être, au théatre, cela me semble plus difficile, puisque les emplois du temps de chacune étant très limités : Mimie Mathy est vraiment prise par "Joséphine ange gardien", Michèle Bernier, qui va bientôt partir en tournée avec un nouveau spectacle au théatre. Il y a une grande question de disponibilité alors qu'à la télé c'est une période courte. Mais pourquoi pas, j'y pense en tout cas et je ne manquerai pas de vous tenir au courant.

Laurent Bartoleschi

Moïse, Dalida et moi

moise-pascalito.jpgGenre : Pièces de théâtre
D'Isabelle de Botton, m. en sc. de Michèle Bernier. Avec Isabelle de Botton.

- Voir interview exclusive d'Isabelle de Botton par Laurent Bartoleschi
Comme Moïse, comme Dalida, Isabelle de Botton est née et a vécu en Egypte. Elle y garde des souvenirs heureux, sucrés et chaleureux. Mais c'est aussi là-bas que sa vie a basculé lorsque son père a été arrêté et mis en camp d'internement sur ordre de Nasser. Pour la simple et unique raison qu'il était juif. Elle raconte alors l'exil à Paris d'une toute jeune fille...

Programmé dans 1 salle.
Comédie des Champs Elysées
15, av. Montaigne 75008 Paris
01 53 23 99 19
Métro 9 Alma - Marceau, Bus 42 , Bus 63 , Bus 72 , Bus 80 , Bus 92

Programmation
Du 12 février 2009 au 26 avril 2009.
Du mardi au samedi à 19h.
 Le dimanche à 16h30.
Entrées
réduit : 10€ pour les - de 26 ans du mar au jeu

normal : Selon catégories, 26 et 30€.