Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'à aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

Interview exclusive de BRAD PITT

brad1.JPGL'INTERVIEW faite à l'Hôtel Bristol à Paris

Voir critique du film par Laurent Bartoleschi

"Curieux destin que le mien..." Ainsi commence l'étrange histoire de Benjamin Button, cet homme qui naquit à 80 ans et vécut sa vie à l'envers, sans pouvoir arrêter le cours du temps. Situé à La Nouvelle-Orléans et adapté d'une nouvelle de F. Scott Fitzgerald, le film suit ses tribulations de 1918 à nos jours. L'étrange histoire de Benjamin Button : l'histoire d'un homme hors du commun. Ses rencontres et ses découvertes, ses amours, ses joies et ses drames. Et ce qui survivra toujours à l'emprise du temps...(Photo de Laurent Bartoleschi)

 

LB : Comment vous êtes vous imprégnés du script par rapport à la nouvelle de F.Scott Fitzgerald?

BP
:
On a eu pas mal de conversations avec le réalisateur David Fincher, on
a coupé pas mal de pages; j en ai entendu parler vers la fin des années
90 ceux qui voulaient mettre en scène le film se rendaient compte qu’il
fallait différentes personnes pour interpréter
le même personnage. En fait on allait utiliser la technique pour
permettre à l acteur de jouer du début à la fin, enfin la toute fin vous m aurez compris et visiblement on a convaincu le public.

 

LB : Qu'es ce qui a été le plus difficile pour vous, de jouer la vieillesse ou la jeunesse?brad22.jpg

BP : Pour ce qui est du jeu, je ne faisais que jouer dans un film ,en tout
cas un rôle de cette sorte, je m en souviendrai à vie (commencer les
maquillages, les différents masques dès 3h du matin), ensuite par
rapport à l âge, lorsqu' au début où je me retrouve dans une maison de
retraite, toutes les personnes âgées étaient présentes pour me le
rappeler que je n avais que 10/12 ANS d'où la bonne alchimie entre les
personnages ; vous savez je me suis préparé pendant cinq ans à préparer
ce film lu des livres, appris du sens que pouvez avoir la vie ,le processus de vieillissement j ai appris aussi à vivre les derniers jours d une vie, cela m a fait réfléchir à ce sujet.

 

LB : Y aurait il une chose que vous aimeriez voir avant de mourir comme votre père dans le film ?

 

BP : Avec ce film on apprend la notion du tps on en est plus conscient, le temps devient un élément très précieux une sagesse que j ai appris par
nature on a très peu de temps. Mais sinon pour revenir a votre question
ce que je voudrais faire ça serait de passer ces derniers instants avec
les gens qui m importe le plus, femme ,enfants ,et pourquoi pas petits
enfants .Aussi dévorons la vie et relativisons toutes ses petites
querelles du quotidien

 

LB : Et enfin, quel rêve voudrez vous réaliser?

BP : Apprendre à parler français et également m engager un peu plus dans les causes humanitaires.

Propos receuillis par Laurent Bartoleschi

L'Etrange histoire de Benjamin Button ,film avec Brad Pitt et Cate Blanchett

button.jpgDate de sortie : 04 Février 2009
Réalisé par David Fincher
Avec Brad Pitt, Cate Blanchett, Julia Ormond
Film américain.
Genre : Drame, Fantastique, Thriller, Romance
Durée : 2h 35min.
Année de production : 2008
Titre original : The Curious Case of Benjamin Button

Voir Interview exclusive de BRAD PITT par Laurent Bartoleschi

"L'étrange histoire de Benjamin Button", sortie le 4 fevrier sur tous les écrans, est ce que l'on pourrait qualifier de film grandiose, tant par sa beauté formelle que par son rythme cinématographique, adapté d'une nouvelle de Scott Fitzgerald, inspirée d'une pensée de Mark Twain (vous savez, le papa de "Tom Sawyer"):"la vie serait bien plus heureuse si nous naissions à 80 ans et nous approchions graduellement de nos 18 ans".

En effet, pour celles et ceux qui ne seraient pas au courant de cette curieuse histoire, "Benjaminbutton3.jpg Button" raconte la vie d un homme peu ordinaire: il nait à la fin de la seconde guerre mondialeavec un physique de vieillot, laissant sa mère au trépas. Au désenchantement le plus total, son père décide de s en débarrasser sur le pas de la porte d une maison de retraite dirigée par une femme noire ô combien imposante, qui prendra le nouveau né sous son aile."Benjamin Button" se retrouve parmi de vrais vieillards. Le film prend une tournure extraordinaire où plus les années passent, plus son corps rajeunit.
Il va croiser dans sa vie plusieurs personnes, forcément en décalage, apprendre les choses de la vie, de la mort et par-dessus tout de l'Amour (impossible?);les destins se croiseront mais ne se ressembleront pas.
button2.jpg"L'étrange histoire de Benjamin Button" marque le retour en force du duo de choc David Fincher/Brad Pitt, après "se7en" et "fight club". Avec cette peinture du XXème siècle, de 2h44, il est clair que l'ennui est mis sur la touche .Ce film est l'occasion de refléter le cours entier d une vie à travers une vaste gamme d expériences personnelles Aussi traite t il plusieurs questions existentielles comme : quel serait notre but sur terre ? Profitons du plus possible du moment que l on nous a donné qu'est la vie. Finalement, vivre sa vie à reculons (du cercueil au berceau) serait pour beaucoup de gens une sorte de rêve.

Enfin, côté casting on est servi: Brad pitt qui rajeunit de jour en jour est magnifiquement beau, on tombe sous le charme de Cate Blanchett,et mention spéciale à Taraji P. Henson qui joue la mère adoptive de Benjamin .

Oubliez tout ce que vous avez pû voir au par avant et dîtes vous bien qu'encore une fois David Fincher prouve qu'il est un grand metteur en scène et que "l'étrange histoire de Benjamin Button" est tout simplement un chef d'œuvre de plus dans sa filmographie.
Site officiel

J'en ai marre d'être juif ,j'ai envie d'arrêter...Philippe Lelouche

philippe_lellouche.jpgVoici une interview inédite de Philippe Lelouche accordée à Alliance et réalisé par notre journaliste Laurent Bartoleshi.

Ecoutez le bien, c'est très intéressant, car il traite avec humour mais sans légèreté le problème de l'antisémitisme, de l'identité de son identité avec des idées fortes , évidentes mais rarement exprimées.

Je vous recommande son livre c'est une multitude de pensées et de réparties bien pensées ...pouvant être bien utiles.Bonne lecture !

Claudine Douillet


Interview exclusive de Philippe Lellouche pour son dernier livre

marrejuif.jpgInterview de Philippe Lellouche pour son livre "j en ai marre d etre juif j ai envie de tt arreté.

Laurent Bartoleschi: Philippe Lellouche bonjour, merci d’avoir accepter cet entretien ici au théâtre du petit Hebertot .Alors ai-je besoin de le rappeler que vous détenez plusieurs cordes à votre arc : vous avez commencé comme journaliste dans une radio portugaise puis sur France Inter , rejoint l’équipe d’envoyé spécial sur FR2 ; vous êtes auteur de pièce de théâtre, acteur ;on en reviendra, et aujourd’hui vous publiez au cherche midi : »j’en ai marre d’être juif, j’ai envie de tout arrêter »,titre ô combien provocateur, non ? (Photo : DR)

Philippe Lellouche: C’est un titre accrocheur plutôt que provocateur ;c ‘est l idée de jouer ce que je faisais il y a 5ans sur scène avec tous ces clichés qui se trouvent autour de l’antisémitisme et l’éditeur est venu me chercher et m’a proposé d’en faire un bouquin ;et je crois qu’il avait raison, l’idée est de réfléchir qu’ on est au Moyen âge plus un quart d’heure et qu’ il y a encore un mythe antisémite qu’ entoure le fait d être juif :quand on est juif on est forcement radin ,on a beaucoup d argent …comme quand on est noir on est fort en course à pied. Alors selon l antisémite qu’on est soit on en dépense trop soit on en dépense pas assez. Voila donc c est l idée de rire avec tout ça parce qu’il faut rire avec quelque chose qui nous attriste.

LB: Vous en avez pas un petit peu marre de ses clichés sur les juifs, on y reviendra souvent d ailleurs ; déjà l’amalgame juif=sioniste=israélite=israélien, un peu à la mode aujourd’hui, et grave.

PL : C’est quelque chose de super grave ; alors moi sur israélite j ai beaucoup à dire sur ce mot là qui est d’abord très dangereux parce qu’il sous entend le mot juif c est pas loin d israélien  et ça sous entend qu’ on est rattaché à une autre patrie or je n ai pas l impression aujourd’hui que le fait d être juif veut dire qu’ on est forcement israélien :je suis citoyen français et juif comme j aurais pu être français et catholique donc je n aime pas beaucoup cet amalgame là . Le mot sioniste a été mis à la mode en ce moment par une vague antisémite qui pour ne pas dire juif dit sioniste : tout de suite c est plus facile d’attaquer un sioniste ; c’est quoi un sioniste c’est un pro d Israël et donc derrière le mot sioniste on met aujourd’hui juif.

Donc voila je ne suis pas fan en effet de ces termes la , ça ne veut pas dire grand-chose et ça ne me concerne pas ; moi ce qui m amuse c est que je suis français et je suis né d une double culture ;ma confession est, de cœur et d âme celle d être juif .Bref voila ce que ca génère d être juif en France ,encore une fois je me dépêche d en rire pour pas en pleurer comme dirait l autre ; parce qu’ il faut en rire, c est dramatiquement con de voir que tous les juifs sont intelligents, riches, qui s’entraident entre eux, c est tres drôle et c est pas vrai surtout :il y a des juifs pas riches, pas forcement intelligents, mais comme dans toute la nature humaine. Je suis tout à fait contre de l idée que les juifs soient les seuls à subir la Shoah : je m explique, je pense que cette douleur doit être universelle et ne doit pas être juive exclusivement : c est la douleur de tous les hommes au même titre que le Darfour.

LB: Après les clichés « extérieurs » il existe des clichés à l intérieur même de la communautéplelouche.JPG juive : les ashkénazes sont les intellos de service, historiens, scientifiques alors que les sépharades sont ceux qui mangent du couscous …

PL:… qui vendent des fringues, qui font fortune dans le facile. Tout ça c est des clichés ridicules :c'est marrant de voir qu'au sein même des  juifs il y a de l antisémitisme :il y a des sépharades qui n aiment pas les ashkénazes et son contraire , j entend des choses diverses et variées qui sont tout aussi ridicules les unes que les autres ;un jour j ai rencontré un copain m a dit en rigolant « vous avez eu de la chance, nous on a subit la Shoah pendant que vous ,vous étiez au soleil »,là encore c est exclure un drame d une généralité. Le fait même d assimiler tous les juifs ainsi c est ridicule puisque les ashkénazes sont aussi cousins qu' un corse et un chti ; ils n ont pas du tout la même culture, ils ne bouffent pas pareils ; à ce propos, il faut rire qu' il n y a que les ashkénazes  pour se commander de la carpe farcie dans un resto. Déjà la on a la preuve que les juifs ne sont pas forcément une grande famille unie et réunie, une diaspora conquérante, il y a autant de différences chez les juifs que chez les catholiques, les protestants …

LB: Votre livre est parsemé de blagues, dirons-nous cultes pour la plupart…

PL :…en tout cas celles qui me font le plus rire. Il y a des blagues juives drôles et des blagues antisémites, à chacun justement de faire son appréciation

LB: Qu’es ce qu’une blague juive par excellence, quels sont les bons ingrédients pour en faire une ?

PL: C’ est la blague en général inventée par les juifs reprenant les arguments antisémites ;donc si on prend une blague juive 1^er degrés elle est forcement antisémite puisqu’ elle va jouer avec les défauts des juifs qui tenterait à prouver qu' on est radin etc etc .Et puis il y a l humour clairement antisémite :il y a le mec qui veut vous faire rire en vous racontant l histoire la plus rependue :un type me dit un jour « tu sais mon  grand père est mort aussi dans un camp de concentration, il est tombé du mirador ! »Ça c est absolument pas drôle et âpres ya l histoire juive, et la on peut en rire suivant son interlocuteur, on va décider de savoir s il est antisémite ou pas. Un juif qui raconte une blague à un autre juif on ne va pas se poser beaucoup de question ;un mec qu' on ne connait pas , il vous raconte une histoire juive , on peut se demander pourquoi il vous la raconte .Mais ça il faut en rire ;ça fait partie de la parano juive ;tous ses défauts existent, c est vrai que les juifs sont paranos ;ça a fait beaucoup rire Ardisson dans son émission parce que tu dis que « les juifs voient des antisémites de partout « et je lui répond «oui, mais ils sont partout ! »Mais tous les interlocuteurs qu'on a ne sont pas antisémites, et il faut être extrêmement vigilant et moi je m attache à dire que c est tout aussi grave de traiter quelqu' un d antisémite que de traiter de sale juif, pour moi c est la même insulte ! 

LB: Si un non juif se mettait à écrire un livre comme le votre le taxerait on d’antisémite ?

PL : J'espère que j'ai l intelligence et le recul pour imaginer que si c est un autre que moi qui l avait écrit j'aurai trouvé ça drôle on peut prendre un humoriste non juif qui a joué avec des clichés antisémites, c est Desproges : tout le monde riait, personne ne le taxait d antisémite, en tout cas je ne crois pas ; quand il entrait sur scène et qu'il disait  « on me signale que des juifs se sont introduits dans la salle… »Moi ça me fait mourir de rire, y a rien d antisémite. J ai peur de ça, de cette dérive ; il y a un repli communautaire de toute part qui est extrêmement dangereux  je pense et ça n engage que moi que l avenir est dans la mixité et c est elle qui rend la chose très très belle, le métissage à tout point de vue. Je ne fais pas partie de ces gens qui disent qu'il faut vivre en caste, entre nous : dans la mixité, dans ce melting pot , on est encore plus proche de ses racines. Ce qui est formidable, c est de mélanger nos cultures et c est comme ça que le monde va avancer .Donc moi, ce repli communautaire me fait tres peur : je ne me sens pas plus à l aise au milieu que de juifs qu'au milieu que de catholiques, je me sens plus proche d un musulman modéré que d un juif extrémiste.

LB: Pour en revenir aux blagues, vous ne trouvez pas qu'elles ont pris un sacré coup de vieux?

PL:  J'espère pas , il y en a certaines comme par exemple le juif sur son lit de mort qui dit si vous êtes tous là ,qui es ce qui tient le magasin, bon celle là elle ne fait plus rire personne elle a 120ans, mais il y a des blagues qui vieillissent comme celles de Coluche ou de F.Raynaud mais l' humour il ne vieillit pas ce qui est dangereux c est de ne plus trouver ça drôle parce qu' on a l impression que derrière il y a une arrière pensée voila .Moi dans mon bouquin il n y en a pas; je n ai que la prétention que de faire rire, moi ce qui m intéresse c est de partager un peu de bons sentiments car j aime bien qu' on me raconte des belles histoires et qu' on rigole, je ne suis pas quelqu'un dans la tristesse ,ça part surement d une blessure tout ce que je raconte, forcément étant enfant j ai du souffrir de trucs, aujourd' hui digéré et ingéré , j ai envie de le faire sortir en riant, il n y a rien de triste il n y a surtout pas de message derrière tout ça; le seul message s il devait en avoir un ça serait de dire arrêtons tout ça ou alors moi je vis sur une autre planète et moi tout se qu' on ma dit sur les juifs je n ai pas pu le vérifier mais globalement si ça ne fait plus rire, le jour on en rira plus eh bien on sera dans la merde ,on sera dans une société où tout sera grave, on est là sur une période donnée qui s appelle la vie, et il faut faire le maximum de bien et le vivre le mieux possible.

LB: Pour conclure, on va revenir sur votre côté acteur et metteur en scène pour savoir où en est votre projet de l adaptation cinématographique du "jeu de la vérité".

PL: Toujours en cours en effet je crois que ça va se faire au printemps si tout se passe comme prévu avec une bonne partie des comédiens , Vanessa Demouy et moi-même c est sûr maintenant pour les autres il faudra attendre le planning de chacun ;et moi en tant que metteur en scène , je mets en scène une pièce de théâtre au petit Hebertot et c est pour ça qu' on est là J.F.Lalanne qui raconte sa rencontre avec sa guitare (et ça commence à partir du 27janvier) et moi je monte sur scène en tant qu’acteur cette fois ci puisque je n ai pas écrit la pièce qui s appelle "le siècle sera féminin ou ne sera pas" au Théâtre du Gymnase où j ai la chance de jouer aux cote de Charlotte Valandrey,Bernadette Lafont, luis Régo et Doc Gynéco (un autre métisse)et je suis très content de jouer avec des acteurs comme ça.

Propos recueillis par Laurent Bartoleschi

Yes Man, de peyton Reed avec Jim Carrey

yesman05.jpgMon coup de cœur de mercredi prochain va droit au dernier Jim Carrey  « Yes man « de Peyton Reed (réalisateur de la comédie dramatique de 2006, la rupture, interprété par Vince Vaughn et Jennifer Aniston) où l histoire de Carl Allen, un homme qui dit NON à  tout : aux clients de sa banque venus solliciter un prêt, comme à ses amis qui l invitent à une soirée, et auxquels il préfère un plateau repas en solitaire.

La vie de Carl prend une tournure inattendue à la suite d un séminaire programmé par un gourou totalement bidon   du OUI (incarné par le charismatique Terence Stamp ),qui incite ses dévots à positiver plus souvent pour vivre bien mieux .

Carl se laisse convaincre et décide de dire Oui … à tout, vraiment tout ! Dans un premier temps on pense directement à des précédents  films de Jim Carrey tels que « menteur,  menteur » ou encore « Bruce tout puissant » toutes ces comédies fonctionnant sur le même schéma et visant toutes un public le plus large possible. Puis, très vite, nous nous apercevons que le ton familial et gentillet tant redouté n'a heureusement pas cours ici.

La comédie familiale laisse la place plutôt à une comédie romantique à laquelle nous avons affaire. Ce qui n'est pas forcément mieux mais, dans ce cas-ci, nous profitons du savoir-faire en la matière du réalisateur, qui l'a déjà abordé à plusieurs reprises et cela de façon bien moins guimauve que ce que l'on peut voir d'ordinaire. Alors le seul conseil que je pourrai vous proposer est de dire Yes au Yes et par conséquent Yes à Yes man.

Laurent Bartoleschi

Record d'inscriptions pour l'Oscar 2009 du film étranger

Un nombre record de 67 candidats sont en lice pour décrocher l'Oscar
2009 du film étranger, ont annoncé vendredi les organisateurs de la
cérémonie hollywoodienne, où concourra pour la première fois la
Jordanie.

Ce pays sera représenté par Captain Abu Raed d'Amin
Matalqa, a précisé l'Académie des arts et des sciences du cinéma, qui
organise les Oscars depuis 1929.

Soixante-trois entités
territoriales, déjà un record, avaient présenté des candidats à l'Oscar
2008 du film étranger, catégorie dont l'intitulé officiel est "film en
langue étrangère", c'est à dire autre que l'anglais.
Le trophée
avait alors été remporté par l'Autriche avec Les Faussaires, qui
raconte la fabrication de faux billets dans un camp de la mort pendant
la Seconde guerre mondiale.

La France sera représentée comme
prévu par Entre Les Murs de Laurent Cantet, Palme d'or à Cannes en mai
dernier. L'Italie a présenté Gomorra de Matteo Garrone, sur la mafia
napolitaine, grand prix du jury lors du même festival. Les Trois Singes
de Nuri Bilge Ceylan, prix de la mise en scène sur la Croisette,
représentera la Turquie.

Seuls quatre pays du continent africain
vont disputer la statuette dorée du film étranger: l'Afrique du sud,
l'Algérie, l'Egypte et le Maroc. L'Afghanistan sera représenté par
Opium War de Siddiq Barmak, déjà réalisateur d'Osama en 2004, l'Iran
par The Song Of Sparrows de Majid Majidi.

Israël
va concourir avec le film d'animation Valse Avec Bachir d'Ari Folman,
qui relate sur un mode autobiographique l'invasion israélienne du Liban
en 1982. En miroir, le Liban présente aux Oscars Sous Les Bombes de
Philippe Aractingi, tragédie familiale sur fond d'offensive israélienne
de l'été 2006.

Toujours au Proche-Orient, l'autorité
palestinienne a présenté Le Sel De La Mer d'Annemarie Jacir, une
production franco-palestinienne sur le travail de mémoire des réfugiés.

C'est
aussi un film à tonalité historique et politique que présente
l'Allemagne: La Bande à Baader, fiction sur le groupe terroriste
d'extrême-gauche allemand des années 1970 Fraction Armée rouge, signée
Uli Edel.

Depuis que la catégorie du film étranger existe aux
Oscars, l'Italie a enlevé le trophée à dix reprises. Elle est suivie
par la France avec neuf victoires et l'Espagne (quatre). Aucun film
français n'a plus gagné depuis Indochine en 1993.

Les finalistes
des Oscars, en général cinq par catégorie, seront annoncés le 22
janvier 2009 à Beverly Hills (Californie, ouest), où se trouve le siège
de l'Académie. La cérémonie elle-même se déroulera le 22 février au
théâtre Kodak de Hollywood, le quartier historique du cinéma dans le
nord-ouest de Los Angeles.

Che - 1ère partie : L'Argentin

chedel.jpgCe film fait partie de la Saga Che Guevara / Steven Soderbergh
Date de sortie : 07 Janvier 2009 
Réalisé par Steven Soderbergh
Avec Benicio Del Toro, Demian Bichir, Santiago Cabrera   Plus...
Film français, américain, espagnol.
Genre : Biopic, Guerre
Durée : 2h 7min.
Année de production : 2008
Titre original : Che Part 1

Voir l'interview inédit de Benicio del Toro proposé par Laurent Bartoleschi

Cuba, 1952 : le général Fulgencio Batista fomente un putsch, s'empare du pouvoir et annule les élections générales. Bravant ce dictateur corrompu, un jeune avocat, Fidel Castro, candidat à la députation sous la bannière du Parti du Peuple, passe à l'action. Dans l'espoir de provoquer un soulèvement populaire, il attaque avec 150 jeunes la caserne de Monaca le 26 juillet 1953. L'opération échoue ; Castro passe deux ans en prison. Amnistié en 1955, il s'exile à Mexico. Pendant ce temps, au Guatemala, un jeune Argentin idéaliste, Ernesto Guevara, se lance en politique. En 1954, lorsqu'un complot militaire soutenu par la CIA renverse le gouvernement, démocratiquement élu, de Jacobo Arbenz, Guevara se réfugie au Mexique.

Après une première prise de contact au Guatemala, il rejoint un groupuscule révolutionnaire cubain. le 13 juillet 1955, dans un modeste appartement de Mexico, Raul Castro présente Guevara à son frère aîné, Fidel. Une rencontre discrète, qui marque une date clé dans l'histoire de Cuba. Guevara se voit immédiatement confier une opération de guérilla en vue de renverser Batista. Les Cubains affublent le jeune rebelle d'un sobriquet courant en Argentine : "Che". 26 novembre 1956 : Fidel Castro embarque pour Cuba avec 80 rebelles.

L'offensive se solde par un massacre : seuls douze hommes en réchappent, dont le Che (médecin du groupe) et Castro. Réfugiés dans la Sierra Maestra, les "barbudos" déclarent la "guerre totale" au régime de Batista. Guevara prouve ses qualités de combattant et se rend indispensable à ses compagnons. La résistante s'intensifie, gange toute l'île. 1er janvier 1959 : les rebelles célèbrent leur victoire à Santa Clara, le dictateur s'enfuit. Fin de la 1ère partie...
Site officiel

Interview de Benicio del Toro

deltoro.jpgIl est ce qu’on appelle un acteur qui a de la gueule ;à 41ans, Benicio del Toro,endosse un personnage emblématique de l’histoire de l’Amérique Latine .Il est clair que le dernier festival de cannes ne s’est point trompé en lui décernant le prix d interprétation. Retour en mai 2008 en plein festival où Benicio venait présenter son film.

Voir résumé du film

Laurent Bartoleschi Quand vous étiez jeune, aviez-vous ce que l’on peut appeler la chemania (affiche, t shirt, sac à dos) ?
Benicio del Toro Non je ne connaissais pas grand-chose du Che, surtout à l’âge où on y est sensible ; ce n est qu’en 1980, en écoutant une chanson des Rolling stones (indian girl, NDLR) que le nom du Che m apparu.

L.B. Mais alors comment vous êtes vous imprégner du rôle ?
B.D.T. J’ai commencé par lire ce qu’il a écrit, ses correspondances, et pour ne rien gâcher son écriture est particulièrement belle, j’ai lu aussi les biographies qui lui ont été consacrées ; mais lisez ses livres vous verrez il y a comme un air de Kerouac Evidemment j ai attaqué l’histoire de Cuba et l’aspect politique et social de l Amérique du sud à cette période.

L.B. Pourquoi selon vous le réalisateur Steven Soderbergh a-t-il préféré « couper « le film en deux parties.

B.D.T. Déjà par ça durée (la projection à cannes durait plus de 4 heures ;puis la première partie suit la phase ascendante du parcours du Che , sa rencontre avec Fidel Castro et surtout les deux ans passés dans la forêt de la Sierra Maestra ;alors que la seconde partie se repose plus sur la lutte révolutionnaire, son arrivée à la tête de La Paz et la suite ,on la connait ,non ?

Propos recueillis par Laurent Bartoleschi

DVD-LA TRAQUE

latraque.jpgFilm réalisé par Laurent Jaoui
avec Yvan Attal, Franka Potente, Hanns Zischler, Jesus Rojas, Sophia Eva Wilhelmi, Christophe Brault, Jean-Marie Winling

BONUS VIDÉO
Entretien avec Serge et Beate Klarsfeld par Philippe Petit
Entretien avec Ladislas de Hoyos

Distributeur : Seven 7
Sortie : 3 Avril 2008

Chasseurs
de nazis, Serge et Beate Klarsfeld ont notamment consacré douze années
de leur vie à la traque acharnée de Klaus Barbie, réfugié en Amérique
Latine sous une fausse identité.

“La traque” est un retour sur
leurs premiers coups d’éclat en Allemagne jusqu’aux combats juridiques
et médiatiques qui ont mené aux grands procès en France.

Film d'ouverture du Festival du cinéma israèlien

affiche.gifSynopsis des films présentés


FF9900_vid.gifOuverture du Festival en vidéo

Avec Laurent Hébert, Directeur programmateur du Cinéma des Ciné stes.L'ambassadeur d'Israël en France , Nissim Zwilli.
Charles Zrihen, Directeur du Festival

FF9900_vid.gifInterview en hébreu du chanteur israèlien Aviv Guefen

film1.gif

The Jame's journey in Jerusalem

Un jeune-homme, venant d'un village perdu de l'Afrique, part en pélerinage à Jérusalem.
L'etat d'Israël, en ce début du XXI é siècle,ne correspond pas précisément à la terre Sainte, telle qu'il se l'imaginait.
Les strictes lois d'immigration, l'injustice sociale, dans une société
matérialiste en pleine expansion, tout concourt à faire du pélerinage
de James à Jérusalem, une expérience triviale, tout à fait différente
de celle qu'il espérait.

Un
film d'ouverture qui pourrait aussi s'intituler "pleine lumière sur la
partie obscure d'Israël", l'humour et l'auto-dérision nous permet tent
de supporter ce coup de projecteur, sur une réalité d'Israël au
quotidien, qui semble ne pas encore avoir su faire le choix entre
spiritualité et matérialisme, à l'exemple de ce jeune africain, perdu
en terre promise.

Un voyage non aboutit, un espoir non atteint, serait-ce l'histoire du peuple d'Israël ?
Claudine Douillet

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Le
réalisateur Ra'anan Alexandrowicz, né à Jérusalem en 1969, dipômé de
physique à l'université de Jérusalem en 187. De 1991 à 1996 il étudie à
l'école des films et de télévision Sam Spiegel de Jérusalem.
De
1997 à 2001il se concentre sur le documentaire et il dirige aussi deux
clips vidéo. Le Voyage de James est son premier long métrage.
Sorti en salle prévu en février 2004.
Pour visionner les films sur Alliance télécharger le logiciel gratuit
Quick Time

Ouverture du Festival en vidéo.

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