Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'à aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

Le prince Laurent en "visite privée" en Israël, invité par l'ONG KKL

Le prince Laurent est en visite en Israël. Il a répondu à l'invitation du KKL (Keren Kayemet Le Israël), une ONG qui s'occupe de projets environnementaux dans l'Etat hébreu. Les Affaires étrangères n'y voient rien à redire, ce voyage est tout à fait autorisé.

Le prince Laurent est allé en Israël pour recevoir un diplôme d'honneur de la part du KKL. "Le prince Laurent était l'invité d'une fondation historique, le KKL, qui s'occupe d'environnement, pour ses initiatives dans ce secteur. Il devait planter symboliquement un arbre dans la banlieue de Tel-Aviv", a indiqué Michel Malherbe, le porte-parole du SPF Affaires étrangères.

Le ministre des Affaires étrangères a autorisé le déplacement du prince Laurent à deux conditions: que celui-ci se rende en Israël à titre purement privé et qu'il n'ait aucun contact politique. "Ce qui importe pour nous, c'est que cette fondation soit considérée comme respectable en Israël", a souligné Michel Malherbe.

Le prince Laurent est accompagné par son avocat et porte-parole Pierre Legros. Selon ce dernier, "c’est un voyage purement privé, c’est une ASBL privée israélienne qui voulait lui remettre un diplôme d’honneur, comme elle le remet à d’autres personnes qui militent en faveur de la protection de la nature. Nous avons pris l’engagement de rester uniquement à titre privé ici. Et malgré les propositions qui lui ont été faites de rencontrer des personnalités politiques, il a décliné toutes les invitations pour ne pas prêter le flanc à des rencontres politiques qui ne correspondaient pas à l’engagement qu’il a pris avant son départ".

Le KKL, l'organisation qui honore le prince, fait débat. Pierre Legros s'en étonne. L'action du KKL en matière de reboisement est largement reconnue. Mais l'organisation sioniste est aussi un très gros propriétaire foncier. Les terrains qu'elle reboise sont parfois contestés. La question du sol en Israël reste très sensible.

Ce n'est pas la première fois que le prince Laurent  séjourne en Israël. Il avait déjà effectué une visite privée il y a quelques années en compagnie de la princesse Claire. La visite du prince Laurent en Israël se termine ce mardi.

Les déplacements du troisième enfant du couple royal sont systématiquement scrutés après plusieurs épisodes sujets à controverse. En janvier 2013, le Premier ministre avait réagi suite à des contacts entre le prince et des responsables angolais, qui n'avaient pas reçu l'aval du gouvernement.

Le ministre israélien de la Défense en route pour le Pentagone

Le ministre israélien de la Défense Moshe Yaalon a quitté mercredi Israël pour Washington où il doit rencontrer le chef du Pentagone Chuck Hagel, selon un communiqué de son ministère. Cette visite est la première de M. Yaalon à Washington depuis sa prise de fonctions en mars.

MM. Yaalon et Hagel doivent "évoquer des questions actuelles concernant la sécurité, la diplomatie et la situation dans la région", a précisé le ministère.
Le ministre israélien doit aussi rencontrer des politiciens américains, des représentants de la communauté juive et des membres du Comité américano-israélien des affaires publiques, un influent lobby pro-Israël.

Le ministère a précisé que ce déplacement faisait suite à la visite de M. Hagel en avril en Israël.

Le quotidien israélien Yediot Aharonot a indiqué cette semaine que les discussions entre les deux hommes porteraient notamment sur une coopération militaire et en terme de renseignements concernant la Syrie, déchirée par une guerre civile, et les inquiétudes israéliennes sur la vente par Moscou de puissants systèmes de défense antiaériens de type S-300 à Damas.

Après Washington, M. Yaalon se rendra en France, où il inaugurera le pavillon israélien au Salon aéronautique du Bourget et s'entretiendra avec le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius et son collègue de la Défense Jean-Yves Le Drian, a précisé le ministère israélien.

Le vernis en monodoses, nouveau buzz de la nailosphère

vernismondose.jpgArticle paru dans "Elle"

Stop aux flacons de vernis trop grands, dont les teintes finissent par virer ou dont les textures s'épaississent et deviennent difficiles à appliquer ! Pour changer de couleur au gré de ses envies, et surtout sans gàchis, il existe à présent des vernis à ongles sous forme de monodoses de 3 ml, soit l'exacte quantité nécessaire à une manucure. Le nom de cette gamme créée par Jane Schub : DOSE, tout simplement.

On la trouve aujourd'hui chez Colette à Paris et sur l'e-shop Colette.fr au prix de 18 euros.Le vernis à ongles, source d'innovationsChaque mois, chaque semaine, même, une nouveauté vernis fait le buzz auprès des nailistats du monde entier. On a regretté la non-commercialisation en France des top coats tie & dye d'Yves Saint Laurent . Après avoir attendu comme le Messie l'arrivée de la manucure caviar de Ciaté en rupture chez Sephora dès son lancement, on a finalement vite jeté notre dévolu sur les poudres effets velours ou fourrure. Aujourd'hui, ce que l'on a très envie d'essayer, c'est la manucure ardoise, les stylos nail art et les stickers d'ongles fruités...

Et vous, quelles sont vos envies manucure du moment ?

Du gaz sarin a été utilisé en Syrie, selon la France

La France a la certitude que du gaz sarin a été utilisé en Syrie "à plusieurs reprises et de façon localisée", a déclaré mardi le ministre français des Affaires étrangères.

Dans un cas au moins, "il ne fait aucun doute" que le régime de Bachar al Assad a recouru à ces armes chimiques contre les insurgés syriens et a ainsi "incontestablement" franchi une ligne, a précisé Laurent Fabius sur France 2.

Concernant les réactions internationales, il a estimé que toutes les options étaient sur la table, y compris celle d'une action militaire contre les sites de production et de stockage de ces armes. Il a cependant souligné que cette réaction devait être conçue et dosée de façon à ne pas empêcher la tenue d'une future conférence de paix à Genève.

Laurent Fabius avait auparavant déclaré dans un communiqué avoir remis les résultats d'analyses d'échantillons de sang et d'urine réalisées en France au Pr Ake Sellström, chef de la mission d'enquête chargée par le secrétaire général de l'Onu de vérifier les accusations d'emploi d'armes chimiques en Syrie.

Ces analyses, réalisées par un laboratoire habilité par l'Onu à identifier les toxiques à usage de guerre, "démontrent la présence de sarin dans les échantillons en notre possession", ajoute le chef de la diplomatie française dans ce texte.

Les échantillons ont été prélevés le 29 avril à Saraqib, près d'Idlib dans le nord de la Syrie, après qu'un hélicoptère gouvernemental a largué des munitions, indique-t-on de source diplomatique.

D'autres échantillons ont par ailleurs été rapportés par un journaliste et un photographe du quotidien le Monde entre le 12 et le 14 avril à Jobar près de Damas. De source diplomatique on explique qu'il est impossible de déterminer qui a fait usage de gaz sarin dans ce cas.

Les résultats des analyses ont été transmis à Moscou et à Washington lundi et d'autres tests sont actuellement effectués sur des échantillons prélevés dans d'autres endroits de Syrie, non spécifiés.

ÉCHANTILLONS

Des enquêteurs de l'Onu ont pour leur part déclaré mardi disposer, sur la base de témoignages, des "motifs raisonnables" de penser que des armes chimiques ont été utilisées en "quantité limitée" en Syrie.

Dans leur dernier rapport, ces experts indépendants disent avoir recueilli des éléments leur laissant penser que les forces gouvernementales mais aussi les rebelles ont eu recours à de telles armes. Le plus grand nombre de témoignages met toutefois en cause les troupes de Bachar al Assad.

Le gouvernement syrien et les rebelles se sont mutuellement accusés d'avoir employé des armes chimiques.

Concernant certains échantillons analysés, Laurent Fabius a précisé qu'il a été possible de remonter "toute la chaîne", ce qui a permis d'établir avec certitude que le gaz avait été utilisé par le régime syrien.

"Il y a une ligne qui est franchie, incontestablement", a poursuivi Laurent Fabius, selon qui la France souhaite que les Nations unies puissent maintenant aller en Syrie.

De source diplomatique à Paris, on explique que la France attend le premier rapport des experts sur cette question avant de porter l'affaire devant le Conseil de sécurité de l'Onu.

"C'est un moyen de faire pression sur la Syrie et sur ceux qui la soutiennent", indique-t-on de même source. "On ne voit pas comment la Russie pourrait défendre l'utilisation d'armes chimiques", ajoute-t-on en référence au véto opposé par Moscou et par Pékin aux trois résolutions présentées par les Occidentaux.

OPTIONS

"D'autre part, nous discutons avec nos partenaires - les Etats-Unis, les Anglais, etc. - de ce qu'il va falloir faire comme réactions éventuelles et toutes les options sont sur la table", a-t-il ajouté. "Ça veut dire (...) ou bien on décide de ne pas réagir, ou bien on réagit, y compris d'une façon armée là où est produit le gaz, là où est stocké le gaz."

Prié de dire si cela signifiait des bombardements, il a répondu que l'on n'en était pas encore là car il fallait aussi avoir à l'esprit l'organisation, avec les Etats-Unis et la Russie, d'une conférence dite de Genève 2 réunissant opposants et représentants du régime syrien.

"Il faut à la fois réagir et en même temps ne pas bloquer la conférence éventuelle de la paix", a-t-il souligné.

Laurent Fabius a également écarté l'idée que l'utilisation de gaz sarin en Syrie puisse accélérer la livraison d'armes par des pays européens aux rebelles anti-Assad.

"Ce sont deux choses différentes", a-t-il fait valoir. "Là aussi il faut tenir compte de la situation politique."

Le président américain, Barack Obama, a fait de l'usage d'armes chimiques une "ligne rouge" à ne pas franchir par le régime syrien, sous peine d'une réaction des Etats-Unis.

Mais le porte-parole de la Maison Blanche, Jay Carney, a déclaré mardi que le gouvernement américain avait besoin de plus d'informations sur l'usage de telles armes.

Selon un responsable français, Laurent Fabius et ses homologues russe, Sergueï Lavrov, et américain, John Kerry, sont convenus la semaine dernière à Paris que l'utilisation d'armes chimiques dans le conflit syrien changerait la donne.

Syrie : Israël doute de la volonté de Washington de franchir la ligne rouge d'une intervention militaire

Article paru dans "Le Monde"

Jérusalem, correspondant. "Cela ne nous surprend pas, dans la mesure où cela va dans le sens de nos informations" : cette réaction, mercredi 5 juin, d'un haut diplomate israélien après la confirmation, par le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, de l'utilisation de gaz sarin en Syrie, ne signifie pas qu'Israël s'attende à des conséquences militaires immédiates, bien au contraire. "Nous avons été les premiers à révéler le pot aux roses, même si nous l'avons fait de façon maladroite", rappelle-t-il, en faisant référence aux déclarations du général Itai Brun, chef du service d'analyse du renseignement militaire israélien, qui avait assuré, le 23 avril, que le régime du président Bachar Al-Assad a utilisé "des armes chimiques meurtrières, probablement du gaz sarin, dans un certain nombre d'incidents".

Lire aussi : Syrie : Paris et Londres affirment avoir des preuves de l'utilisation de gaz sarin
L'Etat juif avait alors été accusé d'avoir voulu forcer la main des Etats-Unis, mais le lendemain, le porte-parole de la Maison Blanche avait souligné que les Etats-Unis n'avaient pas abouti à la conclusion de l'utilisation d'armes chimiques en Syrie. "Israël a fait part de ses certitudes, ainsi que la France et la Grande-Bretagne. Maintenant, la question est de savoir que faire, et qui doit le faire ? ", poursuit ce diplomate, dont la crainte de voir Washington demander d'autres "preuves irréfutables" s'est déjà confirmée.

RÉSERVE INHABITUELLE DES RESPONSABLES ISRAÉLIENS

Si les Etats-Unis ne souhaitent manifestement pas être acculés à franchir les lignes rouges qu'ils se sont eux-mêmes fixées, remarque-t-il, c'est en particulier parce qu'une intervention militaire risquerait d'ouvrir la boîte de Pandore d'un conflit régional, impliquant inévitablement Israël. La décision d'annihiler les sites chimiques syriens, ajoute ce haut diplomate, est de la responsabilité de la communauté internationale, pas d'Israël.

"Or, insiste-t-il, puisque la Russie et la Chine vont continuer à bloquer toute action, quand on parle de la 'communauté internationale', cela veut dire les Américains et les Européens." Si Israël était sollicité pour participer à une telle action, le gouvernement israélien "prendrait ses responsabilités", mais c'est une hypothèse peu vraisemblable, reconnaît-il.

C'est à Washington d'agir, insiste encore le diplomate : "Une opération militaire sera inévitable à partir du moment où les Américains décréteront qu'elle est inévitable, sinon elle n'aura pas lieu : je ne vois pas les Français et les Britanniques agir seuls, sans les Américains." Les responsables israéliens, à la demande expresse du premier ministre, Benyamin Nétanyahou, font preuve d'une réserve inhabituelle dans leurs propos, sachant que toute prise de position publique d'Israël dans le conflit ne peut que jeter de l'huile sur le feu.

ISRAËL NE "COMPREND PAS" LA POSITION DE MOSCOU

La question de la dissémination d'armes chimiques syriennes, en particulier au profit du Hezbollah libanais, les préoccupe, mais, à ce stade, moins que celle d'armes conventionnelles sophistiquées comme les missiles russes sol-air S-300. Alors que le ministre israélien de la défense, Mosché Yaalon, a affirmé lundi que la Russie ne livrerait pas ces missiles à son allié de Damas avant 2014, d'autres responsables israéliens sont moins affirmatifs.

Youval Steinitz, ministre des relations internationales et du renseignement, a souligné mardi qu'Israël ne "comprend pas" la position de Moscou de livrer de tels armements à la Syrie dans une période aussi critique. Les S-300 pourraient être utilisés pour menacer des avions israéliens – militaires et civils – volant au-dessus de Haïfa et Tel-Aviv, a-t-il insisté, et surtout être mis à la disposition de l'Iran. Cette perspective d'une extension régionale du conflit est prise très au sérieux par les responsables israéliens, jordaniens et américains. Israël accélère son programme de fabrication de batteries de missiles antimissiles balistiques Arrow, a confirmé lundi le colonel Aviram Hason, responsable de la défense antimissile au ministère de la défense.

En Jordanie, les manœuvres militaires Eager Lion, associant dix-neuf pays, sous la direction des Etats-Unis, vont se dérouler du 9 au 20 juin. Il n'est pas exclu que les missiles antimissiles américains Patriot (comparables aux S-300 russes) qui vont être déployés au cours de cet exercice, restent sur le territoire du royaume hachémite à la fin de Eager Lion, ont indiqué mardi des responsables américains à l'agence Reuters.

La communauté juive conteste un projet de place Arafat

Article paru dans "L'Alsace.fr"

La communauté juive de Belfort conteste un projet du maire qui veut donner le nom de Yasser Arafat à une place de la ville, en association avec celui de Yitzhak Rabin.

Le projet du maire PS de Belfort, Étienne Butzbach, vise à rendre hommage aux efforts de paix du dirigeant palestinien et de l’ancien Premier ministre israélien, qui ont abouti aux accords d’Oslo en 1993 et leur ont valu d’obtenir un prix Nobel de la Paix l’année suivante.

La place en question porte déjà depuis la fin des années 1990 le nom de M. Rabin, assassiné en 1995, et le maire souhaite désormais lui associer celui de M. Arafat, décédé en 2004.

« Pour lui, c’est le symbole des accords d’Oslo, pour nous, c’est le symbole d’un assassin » , a déclaré Laurent Hofnung, président de la communauté juive de Belfort, indiquant qu’il y avait « un large consensus » dans cette communauté sur la question.

« Arafat est quelqu’un qui a commandité des attentats contre des familles, contre des enfants, dans des hôtels, ou qui les a cautionnés. Même après les accords d’Oslo, quand il y a eu des attentats, il ne les a jamais vraiment désapprouvés » , a-t-il poursuivi.

Le maire de Belfort a précisé que la question serait probablement débattue l’automne prochain en conseil municipal. « La place est en cours de rénovation, et nous réfléchissons au fait de pouvoir associer le nom de Yasser Arafat à celui de Yitzhak Rabin, dans la mesure où la paix, c’est aussi le fait de ne pas diaboliser son adversaire » , a-t-il expliqué.
L’intérêt général

Selon lui, seul le nom de M. Rabin avait été donné initialement par la municipalité parce qu’il était le seul décédé parmi les trois Nobel de 1994, dont faisait aussi partie l’Israélien Shimon Peres. « Mais il était évident que les deux autres protagonistes étaient associés dans cet hommage , a-t-il fait valoir. Je suis préoccupé que tout un chacun comprenne le sens de ce geste, mais d’un autre côté la mairie ne peut être l’expression d’une communauté ou d’une autre, nous n’avons pas à choisir entre les communautés, nous devons représenter l’intérêt général ».

Ce député belge qui souille le drapeau d’Israël et embrasse celui du Hezbollah…

laurentlouis.jpgArticle paru dans "JSS"

En principe ce genre de scène se voit dans le monde arabo-musulman, mais en fin de compte ce seul exemple révèle une triste réalité: celle de savoir que le plat national Belge ne sera bientôt plus la fritte, mais le tajine. Et si ce n’est pas culinaire, c’est au moins cérébral: car l’idée qu’un réputé du Royaume ose piétiner le drapeau de l’Etat Juif aurait été impossible il y a quelques années.

Oui mais voilà, depuis, les choses évoluent. Et rien qu’à Bruxelles (Bruxelles Capitale), la populations haineuse envers les juifs augmente à mesure qu’augmente la population musulmane. Nous ne faisons là aucun lien de cause à effet: simplement du factuel.
laurentlouis-gueuledecul

Donc, notre connard du jour se nomme Laurent Louis. Ancien membre du Mouvement Réformateur, puis du Parti Populaire, il est aujourd’hui indépendant (il s’est fait virer de son parti). Et comme si cela importait dans la politique belge: « je suis un député anti-sioniste une fois ! » Et en quoi un député israélien anti-wallon ou anti-flamand pourrait être utile à Israël ? En aucun cas. Pourtant, la Belgique n’est elle pas ce pays d’apartheid ou chacun se déteste et ou personne ne se parle ?

Ainsi, Laurent Louis, peut-être un cousin d’Emile, se plait-il a piétiner le drapeau d’Israël. Qu’il en soit ainsi. D’ailleurs, pas grand monde n’en a parlé en Belgique. Non, ce qui a choqué, c’est le fait qu’il apporte son soutien « en or massif une fois » au régime « de Monsieur Assad. » Plus tôt cette année, Laurent Louis était le seul parlementaire Belge à s’insurger contre la guerre contre les islamistes au Mali.

Le plus drôle d’ailleurs, c’est que sur son profil Twitter, il poste des vidéos de la télévision syrienne, où on le voit manifester « devant l’ambassade de l’Etat voyou » avec des drapeaux syriens. Il a raison. Côté voyourisme, avec plus de 100.000 morts et des millions de déplacés, la Syrie est un vrai Etat voyou.
Laurent Louis avec le drapeau du Hezbollah

Laurent Louis avec le drapeau du Hezbollah

Mais, me dit-on, il manifestait devant l’ambassade d’Israël. Ah… Forcément !

En attendant, nous ne pouvons que soutenir l’action menée par l’organisation Europe-Israël:

    Le député antisioniste belge Laurent Louis, pro-terroriste et soutien du régime Syrien, a piétiné le drapeau israélien qui sera brûlé ensuite en exhibant le drapeau du mouvement terroriste Hezbollah devant l’ambassade d’Israël à Bruxelles, hier dimanche 2 juin 2013 !

    Nous demandons sa suspension du Parlement Belge en attendant que des poursuites soient engagées contre lui par la Justice Belge.

J’oubliais, Laurent Louis manifestait avec le drapeau du Hezbollah contre « le projet du Grand Israël. » Il serait peut-être temps à ce qu’on m’explique qui a souhaité mettre en place ce projet, car tant dans les gouvernements de Netanyahu, que de tous les autres premiers ministres israéliens avant lui, jamais un pareil projet n’a été proposé…

Si, les lettres de dénonciation des juifs sont accessibles

archivesde.jpgArticle paru dans "Rue89"

Archives derrière une porte close (Alex Ford/Flickr/CC)
Mercredi, dans la matinale de France Inter, Patrick Cohen a reçu Daniel Cordier, historien, résistant et secrétaire particulier de Jean Moulin.

L’interview porte sur son livre (« Alias Caracalla »), son adaptation télévisée et la documentation disponible sur la Seconde Guerre mondiale, dans laquelle Daniel Cordier s’est plongé. Le 7-9 de Patrick Cohen, 22/05/2013

Soudain, l’historien énonce un fait surprenant sur l’Occupation (90’15) :

    « Daniel Cordier : – Actuellement, vous n’avez qu’une partie des archives qui sont ouvertes. Et l’ensemble des archives de la guerre seront ouvertes après la mort de ma génération.

    Patrick Cohen : – C’est-à-dire qu’il y a des choses que les historiens des années 2040 et 2050 vont découvrir sur la Résistance et sur l’histoire de la France libre ?

    – On va découvrir, hélas la situation de la France. Parce que l’ensemble des Français est antisémite. [...] J’ai eu de la chance, dans les trois mois que j’ai passés à Chartres. Un jour, après un déjeuner, le directeur [des Archives, ndlr] m’a dit : “Avant de vous mettre au travail je vais vous montrer quelque chose.” Nous sommes descendus à la cave. J’ai vu par terre des paquets blancs, empilés les uns sur les autres. Il dit : “Ça vous ne le verrez jamais, parce que ce n’est pas pour votre génération. Ce sont les lettres de dénonciation des juifs.”

    – Pour protéger les personnes et leur descendance, ces archives sont encore inaccessibles pour quelques années ou quelques décennies.

    – Ça sera difficile à ouvrir, mais tout s’ouvrira. Dans les années 2040-2050, il y aura une nouvelle génération d’historiens qui aura encore plus d’exigences que les historiens d’aujourd’hui. Et là, je pense que ce sera une autre histoire de la Résistance et qu’on s’approchera de la vérité. »

Des lettres de dénonciation en ligne

Les lettres de dénonciation des juifs pendant la Seconde Guerre mondiale seraient inaccessibles ? A Rue89, on s’est cassé la tête pour essayer de comprendre si c’était une question de délai, de protection des héritiers ou de données nominatives qui ne devraient pas être mises à la disposition du public.

Pourtant, avec une simple recherche Google, on trouve très facilement des documents :

    ici, la lettre d’un dénommé Lozet, « garde assermenté » au cimetière du Père-Lachaise, qui moucharde sur un de ses collègues. Dans une autre lettre, écrite à Avignon, une mère de famille s’inquiète qu’un jeune homme juif courtise sa fille. Elle demande au préfet de l’éloigner ;

    dans ce documentaire d’André Halimi, diffusé en 1983, des lettres sont reproduites :

Documentaire d’André Halimi, diffusé en 2003

    un colloque sur « la dénonciation en France pendant la Seconde Guerre mondiale », réunissant une trentaine d’historiens, a même eu lieu en 2008 à Caen.

« Les gens ressortent bouleversés »

En fait, Daniel Cordier a tort et raison à la fois :

    raison, parce que la plupart des documents sur la Seconde Guerre mondiale ne seront pleinement accessibles au public qu’entre 2015 et 2020 ;

    tort, parce que ce délai n’empêche pas leur consultation par des historiens, professionnels ou amateurs, des journalistes, des écrivains ou même des particuliers qui font des recherches. Ils peuvent demander (et obtiennent le plus souvent) des dérogations pour travailler sur les archives avant expiration du délai.

Pour comprendre, il faut se plonger dans le maquis réglementaire. Les « délais de sérénité », au-delà desquels les archives de l’administration sont rendues publiques, se sont raccourcis. D’abord encadrés par une loi de 1979, ils ont été réduits par la loi de 2008, comme le montre ce tableau.

Un dossier judiciaire, par exemple, peut aujourd’hui être consulté au bout de 75 ans. S’il date de 1940, il ne devrait donc être disponible qu’en 2015. Cependant, les historiens bénéficient de nombreuses exceptions. Et ces dernières années, l’accès à tous ces documents s’est largement démocratisé.

Jean-Marc Berlière, professeur d’histoire contemporaine, passe beaucoup de temps aux archives de la préfecture de police de Paris. Il a vu le public s’accroître.

    « Dans les années 1980, c’était fermé de chez fermé, j’étais tout seul. Maintenant, c’est plein tout le temps. Les lois et surtout les circulaires sont allées dans un sens extrêmement libéral.

    Les gens ressortent bouleversés par ce qu’ils ont trouvé, émus et surpris que les archivistes les accueillent à bras ouverts. »

De 150 000 à 500 000 lettres
Selon Antoine Prost, « les chercheurs qui ont travaillé sur ces paquets de lettres, effectivement très nombreuses [entre 150 000 et 500 000 dans toute la France, ndlr], ont trouvé une minorité de dénonciation de juifs : on dénonce les trafiquants du marché noir, des voisins qu’on n’aime pas et qui écoutent la radio de Londres, des femmes de prisonniers qui trompent leur mari, etc... Et bien sûr aussi des juifs. »

Gilles Morin, professeur d’histoire aussi, confirme que les affirmations de Daniel Cordier relèvent d’une conception un peu datée des archives.

    « Une grande partie des dossiers qu’on ne pouvait pas voir il y a dix ans, quinze ans, sont visibles maintenant. »

Les dérogations sont très souvent accordées. Et comme le rappelle Antoine Prost, historien qui siège à la Commission d’accès aux documents administratifs (Cada) :

    « Le refus de dérogation peut être soumis à la Cada, qui se montre généralement ouverte s’il s’agit de recherches, et non de règlements de comptes anciens. »

Quelques difficultés pratiques

Cet accès aux archives de la Seconde Guerre mondiale a permis par exemple à l’historien Laurent Joly de publier des travaux sur la dénonciation des juifs sous l’Occupation. S’il estime, dans Libération, que « l’historiographie a du retard », ce n’est pas parce que les archives sont fermées mais plutôt sous-exploitées :

    « Nombre de fonds d’archives restent à analyser, celles de l’administration, celles des polices parallèles de Vichy, les mains courantes des commissariats de quartier. »

Les difficultés rencontrées par les chercheurs sont davantage pratiques que juridiques :

    Savoir où chercher

Pour savoir à qui demander la consultation d’un dossier, « il faut connaître l’organigramme administratif de l’époque », explique Jean-Marc Berlière.

    « Tout le monde ne sait pas que certaines archives de la police nationale se trouvent aux Archives départementales, que tel service de police disparu s’occupait de la répression des juifs, que pour trouver des documents sur les meurtres miliciens dans le Gard, il faut aller à Marseille, que certains dossiers judiciaires de l’épuration ont été dépaysés, etc. »

« Certains fonds restent méconnus parce que personne n’en connaît l’existence », complète Gilles Morin. D’autres sont mal inventoriés, au point que les archivistes eux-mêmes ne savent pas forcément ce qu’ils contiennent. Ils disposent d’un grand nombre de documents non classés, et ne peuvent accéder qu’à des demandes très précises.

    Protéger les données personnelles des tiers

Gilles Morin poursuit en citant un autre écueil fréquent :

    « Si je cherche le dossier concernant une affaire judiciaire, à partir d’un nom dont je dispose, je dois prouver que la personne est morte depuis plus de 25 ans.

    Mais en consultant son dossier, je risque de tomber sur le nom de tiers évoqués dans la procédure, auquel cas certains services d’archives préfèrent refuser l’accès. »

    Des documents manquants

Même si le versement des dossiers aux archives est obligatoire passé un certain délai, certains services administratifs gardent la main sur leurs documents. Volontairement – pour les services secrets notamment, qui tardent à rendre leur butin public –, mais parfois simplement par négligence ou méconnaissance des règles en vigueur.

Parfois aussi, l’état de certains documents, imprimés sur du papier de très mauvaise qualité pendant la Seconde Guerre mondiale, rend leur consultation risquée : des frottements trop répétés pourraient les faire tomber en lambeaux.

Les archives de la préfecture de police de Paris sur l’Occupation sont ainsi en cours de numérisation, pour être mises en ligne et accessibles à tous en 2015. Mais dans l’intervalle, elles sont gelées : les chercheurs ne peuvent pas les voir.

Finalement, avance Jean-Marc Berlière :

    « Il n’y a pas d’archives cachées, il n’y a que des archives égarées, non inventoriées, volées (notamment par les FTP et le PCF à la Libération), détruites. »

Mais selon lui, si les archives de la Seconde Guerre mondiale recèlent encore des secrets, c’est moins en raison des difficultés d’accès que du fait des historiens eux-mêmes, qui selon lui passent de moins en moins de temps à travailler sur ces sources brutes.

La Vénus à la Fourrure dernier filmRoman Polanskiau Festival de Cannes.

roman-polanski-et-emmanuelle-seigner.jpgVraiment jusqu'au bout, ce 66ème Festival nous en aura fait voir de toutes ses couleurs internationales!

Pour l'avant dernier film à conquérir la palme d'or, le délégué géneral Thierry frémaux a programmé le dernier film de Roman Polanski la Vénus à la Fourrure. A la veille de ses 80 ans, le metteur en scène du Pianiste (primé à Cannes en 2002) adapte une pièce de David Ives, inspiré du roman homonyme de L. Von Sacher-masoch. 

Le rôle principal de cette comédie érotique est tenu par son épouse Emmanuelle saigner, qu'il n'a pas dirigé depuis 1999 avec le Neuvième Porte; elle est au côté de Mathieu Amalric, vu récemment sur la Croisette pour le film d'Arnaud Desplechin Jimmy P. 

Pour ce énième huis clos, Polanski nous enferme pendant 90 minutes dans un petit théâtre parisien, où un auteur dramatique et une actrice jouent au chat et à la souris (et vice versa), au dominant/dominé. 

Dans la Venus à la Fourrure, le réalisateur du locataire et de Cul de sac retrouve ses thèmes favoris de sa filmographie: humour cynique, perversité, voire travestissement. Le film ne connait toujours pas de date de sortie française.

 

Laurent Bartoleshi 

Entretien avecRaphael Nadjari pour son film présenté à la quinzaine des réalisateurs en Séléction officielle au Festival de Cannes

 

Raphael3-nadjari.jpgOn était sans nouvelles du réalisateur franco-Israélien Raphaël Nadjari, depuis son dernier film sorti en 2007 (!) Tehilim, et pourtant grand habitué du Festival de Cannes lui aussi; aujourd'hui A strange Course of events fait partie de la Sélection officielle de la Quinzaine des réalisateurs. La mise en scène de Raphaël Nadjari, délicate, tremblée, fondée sur une part d’improvisation des acteurs, sur une immersion dans un lieu et ses vrais habitants, sur une observation placide des comportements de ses personnages, ne juge pas. 

Ce n’est pas un cinéma de réponses, de causes à effets efficaces et d’histoires bien bouclées, mais un cinéma de vérité; de questions ouvertes qui parfois ne se referment pas. A une certaine clôture de la dramaturgie classique (telle que serait la dominante du cinéma d'Hollywood, avec le happy end obligé), Nadjari préfère opter pour l’ouverture d’une attitude philosophique: Aussi comme toute son œuvre, le rythme du film peut changer en cours de route de la comédie (burlesque parfois) aux larmes!

 Vient de cette fragilité, de cette modestie, le plus simple, le plus sensible, le plus quotidien. A Strange course…montre l'existence de relations difficiles entre un père et son fils. Shaul, la quarantaine, rêveur et mélancolique. Sur un coup de tête, il décide un jour de rendre visite à son père qu’il ne voit plus depuis cinq ans et qu’il tient pour responsablede tous ses maux.

A Haïfa, en quelques jours mouvementés, il découvrira un père transformé, un monde autour de lui réinventé et, peut-être, l'espoir d'une vie nouvelle.

Nous avons rencontré le réalisateur du film, il a accepté de répondre à nos questions:

L.B: La communication, les dialogues, sont rares, le film cependant reste très visuel…

Raphaël Nadjari: L'écriture cinématographique me plaît parce que c'est une écriture en image. C'est aussi un film, comme vous l'avez remarqué sur l'incommunicabilité; Shaul et son père Shimon qui ne se sont pas vus depuis 5ans et ne communiquent pas ou mal. On pourrait dire que chacun des personnages reste dans leur propre bulle.

L.B: Alors, justement comment pouvez-vous décrire cette relation?

R.N: La relation père fils était déjà présente dans mon précèdent film Tehilim qui était tourné à Jérusalem. Dans ce film, le père disparaissait; et toute la trame était justement la recherche du père. Dans A strange Course of events, Shaul remarque que son père n'arrive quelquefois même pas à le reconnaitre! Aux comédiens, je leur avais demandé de traduire la définition de l'Amour. Ce qui a été le point de départ de l'aventure du film.

L.B: Vous avez tourné à Tel Aviv, pour Avanim, puis à Jérusalem pour Tehilim, et même New York pour Appartement 5#C aujourd'hui Haïfa; Pourquoi? Quel attachement portez-vous aux villes?

R.N: J'étais très content de pouvoir retourner à Haïfa; et surtout d'y jeter un regard si diffèrent du Haïfa de quand j'étais plus jeune. Dans toutes les villes où j'ai pu tourner, ce sont des lieux uniques: nul besoin de rajouter des décors, ni de trafiquer quoi que ce soit; aussi en Israël, il y a autant d'endroits différents qu'uniques. 

L.B: A quoi ressemble votre cinéma?

R.N: Ce qu'il y a de touchant dans son cinéma, c'est la simplicité. Les personnages ne sont pas artificiels: ils peuvent représenter chacun de nous. En effet, nous pouvons soit percevoir quelqu'un de notre famille, soit tout simplement se reconnaitre. L'effet miroir. J'ai voulu que mon film soit proche des gens. Il est difficile de faire des choses simples au cinéma aujourd'hui, puisque nous vivons dans un monde où la technique reste primordiale.

L.B: Juste avant votre dernier film, vous aviez réalisé un excellent documentaire sur le cinéma israélien de ses débuts à aujourd'hui (disponible chez Arte Vidéo); que vous a-t-il appris? 

R.N: Le cinéma israélien a réussi le pari de parvenir à toucher un large public international tout en se distinguant en festivals. Il est un cinéma particulièrement attaché aux mécanismes sociaux et humains. Quel que soit le genre abordé, du polar à la comédie, du drame à la drôlerie, l’essentiel de la production israélienne offre, quasi systématiquement, un regard ciselé, pertinent, audacieux, et finalement à contre-courant du discours étatique, sur une réalité sociale complexe, subie par la population.

A Strange Course of Events ne connait toujours pas sa date de sortie française.  

Laurent Bartoleschi.