Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'à aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

Un canal pour sauver la mer Morte

mermorten.jpgArticle paru dans "France info"

La mer Rouge pourrait alimenter la mer Morte, grâce à un canal de 180km. Ce projet pharaonique est ancien. Pour la première fois, la Banque mondiale le juge "faisable".

La mer Morte © Maxppp

Il faut la sauver parce qu'elle est en train de disparaître. La mer Morte a besoin d'eau. Chaque année, son niveau baisse d'un mètre environ. Depuis les années 1960, elle a perdu un tiers de sa surface. Pourquoi ? Surtout parce que depuis trop longtemps, Israël, la Jordanie, la Syrie et le Liban détournent l'eau du Jourdain. Ils utilisent le fleuve comme un robinet. Ils sont en train d'assécher la mer Morte. Les conséquences sont dramatiques pour l'environnement et pour l'économie.

    Une solution est en vue. Ce serait un canal entre la mer Rouge et la mer Morte.

Dans la région, certains y pensent depuis très longtemps. Mais pour la première fois, la Banque mondiale estime que le projet est "faisable". Dans le journal Le Monde, Laurent Zecchini détaille ce plan pharaonique. Il s'agirait de construire un canal de 180 km pour que la mer Rouge apporte de l'eau à la mer Morte. Le premier site est plus haut que le second. La différente d'altitude est de 423 mètres. L'eau pourrait s'écouler facilement. Pour les Israéliens, les Palestiniens, les Jordaniens, le bénéfice serait évident. Ils récupèreraient non seulement de l'eau, mais aussi de l'électricité, grâce à une usine hydroélectrique. Selon la Banque mondiale, le projet coûterait environ 10 milliards de dollars, moins de 8 milliards d'euros.

Sur le papier, ça fait rêver. Mais les obstacles sont nombreux. Cette solution soulève de nouveaux problèmes, à la fois écologiques, économiques et politiques. Laurent Zecchini les explique en détail dans son enquête pour Le Monde. L'eau de la mer Rouge et celle de la mer Morte auront du mal à se mélanger. Elles ne sont pas aussi salées l'une que l'autre. L'environnement pourrait être perturbé. Sur le plan économique, beaucoup de spécialistes ont des doutes, également. Qui va financer le projet ?

La Banque mondiale compte beaucoup sur la Jordanie, mais c'est peu réaliste. Il ne faut pas oublier l'obstacle politique. Les Palestiniens font remarquer qu'aujourd'hui, ils n'ont même pas accès à la mer Morte. Ils ne veulent pas être les oubliés du canal.

Pourtant, la Banque mondiale y croit. Elle voit ce projet comme un symbole, une coopération pacifique entre Palestiniens, Israéliens et Jordaniens, un gage d'espoir pour toute la région. Est-ce réaliste ? Des enquêtes publiques sont en cours en Israël, en Cisjordanie et en Jordanie. Le résultat sera connu dans quelques jours. Les trois gouvernement devront alors se décider.

Du 3 au 9 avril 2013 : La 13ème Festival du Cinéma Israélien de Paris

festiiii.jpg« C’est sa bar Mitzvah et vous y êtes tous conviés » ! C’est en ces termes que les organisateurs, dont le père fondateur Charles Zrihen, et l’ambassadeur d’Israël en France, Yossi Gal, ont débuté la soirée, et déclaré ouvert le 13ème Festival du Cinéma Israélien de Paris qui se déroulera jusqu’au 9 avril 2013.

Succédant Tomer Sisley avec fierté au titre de marraine, Isabelle Breitman, plus connue sous le nom de Zabou nous a accordé volontiers une interview. Pour sa cérémonie d’ouverture le festival n’a pas choisi n’importe quel film ! Rock the Casbah de et avec la présence s’il vous plait de son réalisateur Yariv Horowitz.

Un premier film étonnant par sa puissance qui a été récemment primé au Festival du cinéma d’Aubagne. Il se déroule au début de la première Intifada, dite « guerre des pierres » et suit le quotidien de quatre jeunes soldats israéliens envoyés à Gaza. « L’origine de ce film », nous raconte son metteur en scène, « est née, alors que je me trouvais à l’armée à l’aube des années 1990. Ayant combattu aussi bien à Naplouse qu’à Gaza, il était très compliqué pour moi de quitter mon foyer familial.  Concilier cela avec la réalité du terrain était un sentiment très difficile à jumeler.

C’est à cette époque justement que je m’étais promis de réaliser un film afin de perpétrer la mémoire de ma génération et ainsi dire aux soldats d’aujourd’hui que nous pensons toujours à eux. »  Pendant 90 minutes Rock The Casbah nous fait partager l’angoisse de cette chronique des « hayalim », un peu à la manière des grands films hollywoodiens sur la guerre du Vietnam- Platoon, Full Metal Jacket, Apocalypse Now. Tant la caméra et la mise en scène est intime, nous spectateurs avons l’impression d’être auprès d’eux et donc avoir ce fameux sentiment de peur constante. A l’issue de la projection du film, le public a applaudi justement. Car il demeure un haut mérite ! Le film sortira sur les écrans français le 8 mai prochain.

Laurent Bartoleschi

13 ème Festival du Cinéma Israèlien à Paris par Laurent Bartoleschi ROCK THE CASBAH

 

rock-the-casbah.jpg« C’est sa bar Mitzvah et vous y êtes tous conviés » ! C’est en ces termes que les organisateurs, dont le père fondateur Charles Zrihen, et l’ambassadeur d’Israël en France, Yossi Gal, ont débuté la soirée, et déclaré ouvert le 13ème Festival du Cinéma Israélien de Paris qui se déroulera jusqu’au 9 avril 2013. Succédant Tomer Sisley avec fierté au titre de marraine, Isabelle Breitman, plus connue sous le nom de Zabou nous a accordé volontiers une interview. Pour sa cérémonie d’ouverture le festival n’a pas choisi n’importe quel film ! Rock the Casbah de et avec la présence s’il vous plait de son réalisateur Yariv Horowitz. Un premier film étonnant par sa puissance qui a été récemment primé au Festival du cinéma d’Aubagne. Il se déroule au début de la première Intifada, dite « guerre des pierres » et suit le quotidien de quatre jeunes soldats israéliens envoyés à Gaza. « L’origine de ce film », nous raconte son metteur en scène, « est née, alors que je me trouvais à l’armée à l’aube des années 1990. Ayant combattu aussi bien à Naplouse qu’à Gaza, il était très compliqué pour moi de quitter mon foyer familial.  

Concilier cela avec la réalité du terrain était un sentiment très difficile à jumeler. C’est à cette époque justement que je m’étais promis de réaliser un film afin de perpétrer la mémoire de ma génération et ainsi dire aux soldats d’aujourd’hui que nous pensons toujours à eux. »  Pendant 90 minutes Rock The Casbah nous fait partager l’angoisse de cette chronique des « hayalim », un peu à la manière des grands films hollywoodiens sur la guerre du Vietnam- Platoon, Full Metal Jacket, Apocalypse Now. 

Tant la caméra et la mise en scène est intime, nous spectateurs avons l’impression d’être auprès d’eux et donc avoir ce fameux sentiment de peur constante. A l’issue de la projection du film, le public a applaudi justement. Car il demeure un haut mérite ! Le film sortira sur les écrans français le 8 mai prochain.

Laurent Bartoleschi 

 

Dave et Patrick Timsit dans une chanson pour ma mère de Laurent Bartoleschi

 

patrick-timsit5.jpgQuelque part dans les Ardennes, aujourd’hui…

C'est parce qu'ils adorent leur maman qui est en train de disparaitre, que les membres de cette famille décomposée décident de lui offrir le plus incroyable des cadeaux d'adieu : Dave, le chanteur, son idole, en personne !

Mais ce projet délirant est peut-être un peu trop ambitieux pour ces frères et sœurs qui croulent sous les non-dits et le silence depuis si longtemps.

Leur amour pour leur mère et la force des liens familiaux retrouvée va leur donner le courage et la folie nécessaire pour atteindre leur but. Au grand désespoir de Dave, leur victime d'un soir… Une vraie comédie rurale à savourer et à rigoler en famille!!! Ls comédiens y sont aussi pour beaucoup: Sylvie Testud, Guy Lecluise, Michèle Moretti. Et Patrick Timsit et Dave

 qui ont accepté de nous en parlé interview!

chanson.jpgL.B: Dans le film, vous dîtes que Dave est le chanteur ringard par excellence et dans la vie?

Patrick Timsit: Un homme capable d'entendre des dires qu'il est un chanteur ringard et d'en jouer le jeu est forcément quelqu'un d'exceptionnel. Pour cela, il prend beaucoup de recul, fait preuve d'intelligence. Il se "sert" tellement de son image toute la journée moi j'ai pour habitude de le comparer à Cyrano de Bergerac: Il a un regard drôle intelligent et même émouvant sur le monde, malgré tout ce dont on peut savoir sur lui.

L.B: Il parait que Dave devait jouer dans votre premier film, Quasimodo del Paris. Pourquoi n'a-t-il pas été présent?

Patrick Timisit: Ça n'avait pas marché à l'époque, tout simplement parce que le film aurait raconté quelque chose de complètement différent avec Dave; d'ailleurs, enthousiaste, il était entièrement d'accord pour jouer dans le film, il sonnait juste au rôle, finalement repris par Patrick Braoudé. Beaucoup de gens allaient jusqu'à s'imaginer que je le choisirais uniquement pour me moquer de lui! Or c'était tout le contraire! Ici le rôle lui va à merveille. Il joue à la fois son propre rôle, en faisant sortir des émotions auxquelles les spectateurs ne s'attendront le moins! En tout cas, je suis content de l'avoir retrouver sur ce film. Il vous cueille!

L.B: Qu'est ce qu'il vous a plu dans ce projet?

Patrick Timisit: Joël Franka, le réalisateur, dont il s'agit de son premier film, a écrit une histoire extrêmement humaine au scenario bien ficelé où la comédie se retrouve dans les situations et non les gags. Pourquoi tout sonne juste? Tout simplement puisqu'il est originaire de la ville du film. Il connait les lieux par cœur, ses habitants, l'atmosphère. Ce qui donne à son film l'impression qu'il soit comme une satire sociale un peu à la manière de ces comédies à la Full monty, les Virtuoses ou encore Little miss sunshine.

L.B: … Et pour vous Dave?

Dave: Lorsque Joël m'a contacté, il y a quatre ans, je lui ai tout de suite dit deux choses: je suis le plus mauvais et le plus cher des acteurs; et puis sans rire, je n'y croyais pas du tout. C'est plus tard, lorsque, j'ai fait lire le scenario à Daniel Auteuil, qui est un ami de plus de 42 ans qui m'a soutenu en me disant de ne pas perdre cette occasion. Ses deux mots étaient: imagination et amusement. Et puis, cette histoire, comme cette famille d'ailleurs m'ont tout de suite plu. Il se jumelait bons sentiments et émotions. Alors j'ai répondu présent, mais je répétais sans cesse au réalisateur que j'étais très mauvais acteur. Alors j'ai suivi un coach durant tout le tournage. De mon entourage, personne n'y croyait, parce que je n'y connaissais pas grand-chose au métier d'acteur, il faut bien le reconnaitre. Dans ce film, je joue vraiment, puisqu'il y a pleins de moments loufoques qu'il n'est jamais arrivé à Dave dans sa vie! Entre nous, le résultat n'est pas si mal!

L.B: Vous en n'avez pas assez de jouer Dave dans les films?

Dave : Alors attention, Il faut bien comprendre la nuance. Jouer Dave au cinéma, je ne l'ai jamais fait; car je ne me suis jamais trouvé dans des situations particulières. Dans des films "cultes", je le reconnais, tels que la Cité de la peur ou Poltergay, je suis Dave, mais "posé" comme un pantin. Je n'avais qu'un jour de tournage, mais c'était amusant à faire. Ici, dans une Chanson pour ma mère, je joue quelqu'un, d'après un scenario particulier que je dois suivre à la lettre!

L.B: Lors de la dernière scène, on vous voit sur une mobylette, les cheveux au vent, sans fan autour, libre comme l'air,… N'avez-vous jamais ressenti comme de l'étouffement de par votre succès?

Dave: (Ah oui, ne trouvez vous pas une ressemblance avec Klaus kinski?) (Rires) Tout le temps, en effet, mais c'est mon choix de vie. Généralement, dès que je sors de chez moi, je deviens une personne publique: entre les gens qui vous observe, d'autres qui vous demandent des autographes, des photos, etc. Bref, toute ma vie a été cela. Aujourd'hui, J'ai la chance d'avoir une maison perdue dans le Vaucluse au milieu de nulle part, où je suis tranquille. Mais bon, je ne vais pas cracher sur toute cette notoriété car c'est grâce à elle que j'ai eu la chance de me payer une grande maison, une belle voiture,…

L.B: Jusqu'où peut-on aller par amour pour une mère?

Réponse de Patrick Timsit en audio.



Dave. La liberté de pouvoir offrir quelque chose à sa maman s'arrête au respect de l'autre. Si l'on pense avoir trouvé ce qu'une mère veut, on fera tout pour lui donner, quelque soit le cadeau qu'elle souhaite et ici dans le film c'est tout le contraire. Cette famille qui me kidnappe de manière totalement maladroite, surtout, avec un beau frère comme celui qu'interprète  Patrick Timsit, D.ieu merci qu'elle n'existe pas!

L.B: Enfin Dave, maintenant que vous avez suivi un coach, le cinéma vous tente?

Réponse de Dave en audio.



Laurent Bartoleschi

 

Une Interview inédite de Meni Yaesh réalisateur du film LESVOISINS DE DIEU

 

LVDD_300x250.gifAu-delà de tout ce que le cinéma israélien a pu nous montrer ces dernières années, le premier film de Meni Yaesh, Les voisins de D.ieu est un OFNI (Objet Filmique Non Identifié) ! Une mise en scène coup de poing proche du cinéma américain. Tous les clichés sont rangés dans les tiroirs, ce qui permet de voir un autre visage du pays comme on en voit peu. Pas de Tel Aviv ou de Jérusalem, nous sommes en plein cœur d’une banlieue de Bat Yam, son propre quartier. Les Voisins de D.ieu devient l’immense coup de cœur et nous montre le côté « cool et sexy » de la religion, comme nous le dit son metteur en scène. Film à la fois voisin de la religion et du cinéma de …Martin Scorsese !

L.B : La première particularité de votre premier film est la mise en scène ; un nouveau souffle dans le cinéma israélien, quelle a été votre « école » ? (Cependant, on reconnait une certaine Scorsese’s touch)  

 Meni Yaesh : Il est vrai que j’ai toujours eu un goût pour les films d’action, de Chuck Norris à Van Damme, en passant par Stallone et Schwarzenegger …Je m'imaginais déjà comme ces héros qui tapaient des gens et sauvez la demoiselle en question. C'est seulement plus tard, durant mes études de cinéma que j'ai découvert les filmographies de Scorsese, de Coppola (le nouvel Hollywood comme on le nommait dans les années 70); puis les films des frères Coen et de Tarantino ont pris le relais. Sans vouloir me comparer à ce dernier, je me rejoins à lui sur le fait de visionner des films  et encore des films reste la meilleure école. Scorsese disait souvent que s'il n'était pas devenu réalisateur, il serait devenu sois un prêtre sois gangster moi c'est un peu pareil à la différence peut-être avec le prêtre (Rires). De ce point de vue, on peut dire que le cinéma  m a libéré. Mean streets ou encore Les affranchis m'ont certes fortement inspiré comme vous l’avez justement remarqué. Comme Scorsese, j’apporte mon vécu : dans Les voisins de D.ieu, je m'expose, je me dévoile; Alors, toute ma vie, n'est qu'un film.

 L.B : On se souvient de l’agitation sur le film d’Amos Gitaï, Kadosh, sorti en 1999. Vous n’aviez pas d’appréhension sur le sujet de votre film ?

 M.Y : Tout d'abord mon film est kasher, c'est-à-dire qu'il puisse être accepté par les croyants et les non croyants. Les religieux et les moins religieux. C est vrai que c'est un pari à priori délicat que d'arriver à parler de ces groupes. Je voulais que mon film soit une sorte de pont entre eux. Créer un dialogue. Aujourd’hui, dès que l'on aborde le thème de la religion que ce soit en Israël ou ailleurs, il faut utiliser des pincettes. C’est un film kasher aussi car il n'y a pas de scènes de nudité.  Je ne voulais pas justement que les religieux ne puissent pas le voir. 

 L.B : Les Voisins de D.ieu est il déjà sorti en Israël ? Si oui, quelles ont été les réactions ?

M.Y : Le film est sorti en Israël il y a trois mois et c'est déjà un très gros succès ! Pourquoi? Tout simplement puisque chacun s'y retrouve. Chacun y retrouve son propre parcours. Le même que le mien en l’occurrence. 

L.B : L’action, la violence crue, autre facette du cinéma israélien méconnue. Parlez-nous-en ?

 M.Y : Comme je vous l'avais annoncé en prémices de cette interview, je suis un fan absolu des films d'action et de violence. C'est un genre que j'affectionne tout particulièrement, depuis l'obtention de ma première caméra afin de réaliser des films entre copains dans le quartier. Maintenant, en Israël, il est vrai que lorsque l'on parle de films d'action, on associe directement un budget énorme avec des effets spéciaux pharaoniques à la Matrix ; alors qu'un film d'action peut très bien se dérouler dans une pièce de 10 m² il suffit juste d'un bon scénario et que la violence ne soit pas gratuite. Si vous voulez savoir, mon prochain sera un vrai film d’action, comme vous n’en avez jamais vu en Israël !  

L.B : C’est un film masculin, où il n’y a qu’une présence féminine : le personnage de Miri interprété par l’actrice Rotem Zisman-Cohen. Y a-t-il une symbolique particulière à ne faire jouer qu’une femme ?

M.Y : Le personnage de Miri représente la paix par excellence ; c’est elle qui va ramener le personnage principal davy sur le droit chemin. D’ailleurs, dans la scène d’ouverture du film, on peut remarquer que la mère est absente. Avy vit qu’avec son père. Peut être est il sans repère ? Jusqu’à l’arrivée de Miri justement, va tout chambouler son quotidien. Maintenant, si la mère aurait était présente, surement que le film aurait eu une tournure particulièrement différente. Le film se termine comme il a commencé mais avec une présence féminine et donc avec une réelle sérénité. Elle a réussi à combler ce vide autant dans le foyer que dans la vie intime de Davy.

L.B : Enfin, Les voisins de D.ieu peint une communauté méconnue, le mouvement Bratzlav

 M.Y : Ce courant peu familier, en effet, tient pour particularité l’ouverture. Alors que d’autres sont plutôt « renfermés sur eux mêmes ». A partir du moment où l’on est heureux et surtout que l’on aime D.ieu, on peut faire parti de ce courant ; il n’y a aucune sélection ! Après, c’est vrai que cela peut être à double tranchant puisque si la porte est ouverte à tout le monde, elle peut y faire entrer n’importe qui. Même s’il y a du bon dans la religion, il y aura toujours des personnes qui trouveront le moyen de faire dévier vers le mal.    

Propos recueillis par Laurent Barloeschi pour Alliance

 

A Grigny, une attaque « exceptionnelle », témoignent des conducteurs de RER

rer.jpg"Far West", "attaque de diligence", "voyageurs détroussés".L’attaque d’un RER D en gare de Grigny (Essonne), samedi soir, a fait fleurir les titres qui font peur.

A juste titre, estime "Jérôme" (prénom modifié), conducteur depuis 2010 des trains de la même ligne D (en gros un tracé nord-sud, du Loiret à l'Oise, Melun/Malesherbes-Orry-la-Ville/Creil), qui dépend de la SNCF.

"On signale régulièrement des vols, des bagarres ; on isole parfois des voitures pour nettoyer des tâches de sang. Ces bandes font du trafic, ont des moyens, et leur but est de voler. Dans certaines gares, je ne fais pas le fier", témoigne le cheminot.

"Je ne suis pas surpris, même si l’ampleur de cette attaque est exceptionnelle", assure pour sa part Laurent Gallois, lui aussi conducteur de RER, sur la ligne B (nord-sud, Yvelines-Val d'Oise, de Saint-Rémy-les-Chevreuse/Robinson à Charles-de-Gaulle/Mitry-Claye), et syndicaliste pour l’UNSA. "Ils étaient sans doute très organisés. Certains membres de la bande devaient s’être positionnés dans le train, d’autres sur le quai, pour guetter. Ils ne sont pas idiots. Lorsque j’étais conducteur de métro, j’avais repéré ce manège : trois types qui passent de voiture en voiture, repèrent leur proie avant de la détrousser", raconte-t-il.

Un fait rarissime. Le hold-up de Grigny n’en reste pas moins un fait très rare sur le réseau francilien, et demeure circonscrit à certaines gares bien précises, dans l’Essonne ou en Seine-Saint-Denis, constatent les conducteurs. "Sur la ligne A, il peut y avoir des bagarres, mais je n'ai pas entendu parler d'un coup de ce genre", témoigne Cédric Gentil, conducteur du RER A (est-ouest, Yvelines-Seine-et-Marne, de Saint-Germain-en-Laye/Poissy-Boissy-Saint-Léger-Marle-la-Vallée) et auteur d'un récent ouvrage où il raconte son métier. L’affaire rappelle cette attaque d’un TGV à Marseille, il y a quelques semaines. L’enquête avait révélé qu’il s’agissait du tournage d’un clip de rap ayant mal tourné. A l’occasion, L’Express avait répertorié les derniers faits similaires : un train de fret immobilisé à Marseille en 2011, des marchandises dérobées dans le même secteur en 2008. Et puis cette attaque du train régional Nice-Lyon, le 1er janvier 2006 à l’aube, qui avait à l’époque déclenché la peur et l'indignation.

5 à 20 minutes pour prévenir la police. Confronté à une telle agression, que peut faire le conducteur, isolé dans la cabine de conduite ? "Si le micro rapporte des bruits suspects, des cris, des pleurs, on lance une annonce ; si personne ne se manifeste, il faut prévenir l’agent de régulation du trafic qui se charge d’avertir la police", raconte Jérôme, sur la ligne D. Le tout peut prendre "de 3 à 5 minutes", estime-t-il. Mais parfois beaucoup plus longtemps. "Ça m’est arrivé à Massy, il y a quelques années", se souvient Laurent Gallois, sur la ligne B. "J’ai alors prétexté une avarie pour arrêter la machine quelques centaines de mètres avant la gare et j’ai prévenu le régulateur. Mais le réseau n’est pas toujours très bon, le son grésille. Les forces de l’ordre ne sont arrivées que 20 minutes plus tard et les voleurs aveint eu le temps de jeter leur butin par la fenêtre", témoigne-t-il.

Caméras et maîtres-chiens. Le conducteur prend sa casquette de syndicaliste pour dénoncer la "déshumanisation" des transports collectifs. "Des agents en gare, attentifs à ce qu’il s’y passe, pourraient prévenir en cas de mouvement suspect", affirme-t-il. Laurent Gallois constate aussi que les voyageurs n’osent pas se regarder, et ne se parlent que très rarement. "De plus en plus, les femmes seuls montent dans la première voiture, juste derrière la cabine du conducteur", observe-t-il. Des caméras de surveillance sont installées peu à peu dans les rames. "Mais face à ce type d’attaque, je ne suis pas sûr que ce soit utile", déplore Jérôme. Le conducteur précise que "désormais, le soir, sur la ligne D, des maîtres-chiens arpentent les quais". Faudra-t-il poster un vigile armé dans chaque rame ? Dans certaines villes d’Amérique latine, c’est déjà le cas.

Noa au Châtelet...quand l'harmonie et la perfection se rencontrent. Noa

ITW exclusive de Noa par Laurent Bartoleschi

Laurent_Noa.jpgLieu mythique à l'acoustique extraordinaire ,Noa au Théâtre du Châtelet, accompagnée d'un orchestre symphonique, un pur moment de grâce pour cette salle comble venue l'entendre, et se réjouir de cette énergie si positive.

 

Une ovation à la hauteur de la perfection, de ce concert unique où les rythmes, saccadés, métissés, dont Noa a le secret, révèlent la beauté et l'intemporalité des chants d'Israël.

 

Le fool metal styx (percussion sur bidons en métal) s'hamonisant avec un orchestre classique c'est une des inombrables signatures musicales de Noa, elle casse tous les codes afin de nous faire découvrir sa musique intérieure.

 

Cette liberté farouche se ressent dans ces choix , dans ses mélanges, dans ses rythmes, elle est fière de ce qu'elle est, célèbre ses origines, sa famille, ses amis, proche de l'Orient par le coeur et de l'Occident par la raison, un résultat détonnant, émotion constante et maîtrisée.

 

Sur son inspiration tout devient instrument de musique, même son corps qu'elle utilise en caisse de résonance en frappant de ses mains sur son coeur, lorsqu'elle chante Yama-Yama  en l'honneur de toutes les femmes courageuses du monde.

 

Cette voix immense, a su conquérir le monde,  ambassadrice pour la paix, elle a su harmoniser les opposés en faisant asseoir côte côte au premier rang, les représentants de la fédération palestinienne et l'ambassadeur d'Israël en France.

 

Initiative saluée par la majorité de la salle, pour les autres, il est dommage de devoir leur rappeler que le silence est bien souvent la meilleure des réponses.

 

Noa est une convaincue d'une paix possible et son message et son art la rendent belle.

 

Peut-être que la recherche de l'harmonie entre les hommes est un des secrets de sa vitalité et de cette extraordinaire énergie ? Merci Noa, pour cette soirée d'espoir et de magie.

 

Claudine Douillet

 

Je remercieJean-Michel Canitrot ,son attaché de presse, de la société Canitrot & Cie pour son accueil et Laurent Bartoleschi pour son Interview. 

 

 

 

Noa ce soir au Châteletet uneinterview exclusive pour Alliance de Laurent Bartoleschi. NOA Chanteuse Israèlienne

noa-news2.jpgVous êtes considérée comme une chanteuse israelienne à part entière, mais encore? (Qui a dit que Noa ne parlait pas le français?)



20ans de carrière, l'une des chanteuses israéliennes les plus connues dans le monde, Noa est de retour en France après quatre ans d'absence; elle revient avec Classic Noa, un coffret composé de trois albums aussi différents, qu'inédits. 

La chanteuse de I don't know a accepté de répondre aux questions d'Alliance avant son concert événement au Théâtre du Châtelet qui aura lieu ce jeudi 28 février. 

L.B: Racontez nous votre projet de trilogie d'album en un seul?

NOA: Les couleurs sont totalement différentes en effet. Chaque disque a la sienne. Ma musique a pour particularité d’être toujours diverse. Dans cet album,  il y a trois projets, trois couleurs différentes, vous avez raison, mais avec une ligne directrice, le classique : l’album qui inclue le live avec le Solis String Quartet répertorie une collection de mes chansons depuis 23ans de carrière: on y retrouve entres autres I dont know, Mishaela, yuma,… un véritable porte bonheur. Le second présente un projet de chansons napolitaines Noapolis (un jeu de mot avec Neapolis qui était l’ancien nom de la ville italienne Naples). 

Je trouve qu'il y a une connexion directe entre la culture napolitaine et juive ; l’humour et l’humeur sont nés d’une souffrance. La beauté, la fraternité et la profondeur font de ces deux régions une profondeur de haut niveau. 

Enfin le troisième album est dédié véritablement à Israël, aux chansons classiques hébraïques desthalasso.jpg années 30 à la fin des années 80; un album important pour l’identité du pays. Pour le public international, ces chansons restent inconnues, et c’est un plaisir voire une fierté de leur faire (re)découvrir ce répertoire.

L.B: Pourquoi l'italien?

NOA: Je suis très admirative des langues depuis toujours. Chaque langue représente une chanson, une musicalité; le public napolitain m’a avoué qu’il trouvait mon timbre de voix plus intéressant que certains chanteurs italiens; puisque certains d’entre eux ne respecteraient pas l’accent de cette région: Ils fusionnent. Personnellement, j’utilise toute la profondeur et les nuances de cet accent napolitain. Moi étrangère d’un autre pays, j’y viens avec beaucoup de respect et d’amour. Un vrai coup de cœur pour cette culture! 

L.B: 23 ans de carrière. Quelle différence y a-t-il entre la Noa d'hier et celle d'aujourd'hui?

NOA: Ma passion pour la musique est restée intacte. Elle m’est indispensable pour vivre. Elle est l’air que je respire. Vitale en somme. Mes trois enfants m’ont demandé récemment: pourquoi chantes-tu, maman? Je leur ai répondu que leur maman était comme un oiseau, si on lui attache ses ailes et cloue son bec, que reste t il ? Moi c’est pareil

Ce n’est pas qu’il ne peut plus voler, il peut mourir tout simplement. Ils comprennent bien cette image. Le grand changement de ma vie reste mes enfants à part entière. Aujourd'hui, je jongle entre ces deux carrières. Mes deux uniques passions. Le gros défi de ma vie.

L.B: Avec cette pluralité de langue, vous êtes comme une sorte d'artiste issue de la world music.

NOA: Il est difficile de m'inclure dans la world music, je n'aime pas cette expression qui renferme certains artistes dans une bulle. Je ne cherche pas à être populaire comme certains artistes israéliens. Je n'aime pas être cataloguée. Je reconnais qu'il est difficile de me coller une étiquette, c'est la raison pour laquelle je me bats fortement pour me vendre. 

En suivant ma conscience et mon instinct, le public se retrouve et c'est le principal. Lorsque je chante, j'ai comme l'impression de chanter dans le temple du d.ieu de la musique. C'est de cette manière que je chante dans les concerts. Le public est parfois étonné par les différents chemins que je traverse.

L.B: C'était il y a quatre ans à la salle Pleyel à Paris votre concert avait tout pour être intimiste. Presqu'entièrement acoustique. Jeudi soir au Théâtre du Châtelet, au contraire, vous serez accompagnée d'un orchestre symphonique de 61 musiciens, dirigé par Ilan Mochiach. Quel effet cela procure t il?

NOA: Totalement différent! C'est une expérience unique. Tout d'abord, il faut bien se mettre d'accord, je fais les choses par passion. Personne ne me force à les faire! Une des raisons du pourquoi je ne sors pas d'albums à la chaine. J'aime prendre mon temps. Si je n'ai rien à donner, je préfère attendre. Il faut que la passion prenne le devant. Il faut que je me mette dans une sacrée condition. Au Théâtre du Châtelet, vous allez voir et entendre quelque chose d'entièrement inédit! J'en suis toute excitée!!! La technique sera différente; les émotions, les sentiments seront mis au premier plan. Le répertoire soigneusement sélectionné donnera une approche atypique de ce que mon public a pour habitude de rencontrer. Vivement jeudi!

L.B:…En effet et merci Noa!

Laurent Bartoleschi

 

 

Laurent Bartoleschi

 

Une capsule bientôt capable de faire disparaître la gueule de bois ?

capsugeule.jpgArticle paru dans "Maxisciences"

Des scientifiques américains seraient-ils sur le point de découvrir le remède miracle contre la gueule de bois ? Comme le révèlent nos confrères de 20 Minutes, des biochimistes de l'université de Los Angeles auraient en effet développé une nanocapsule ayant la capacité de réduire le taux d'alcool dans le sang !

Comme le révèle une étude publiée dans Nature, pour le moment, les tests auraient simplement portés leurs fruits sur des souris. Mais tous les espoirs sont permis...

Pour développer leur capsule miracle, les scientifiques ont réuni deux enzymes spécifiques afin de les faire interagir entre elles et accélérer la dégradation de l'alcool. Selon l'addictologue Laurent Karila, l'objectif est de "bloquer les effets du produit pour couper les symptômes (...). C'est un beau travail, très intéressant, mais il faut rester prudent : pour l'instant il ne s'agit que d'une expérimentation sur des souris."

Mais attention, même si ce remède miracle risque d'en intéresser plus d'un, et pourrait même sauver des vies en cas d'ivresses aiguës ou de comas éthyliques, les effets pervers ne sont pas exclus. Le problème de l'addiction ne serait en effet pas traité par cette fameuse capsule, et les effets sur le corps et le psychismes seraient donc toujours aussi dangereux qu'auparavant. Sans oublier que si la capsule permet de repartir d'une soirée bien arrosée au volant de sa voiture, elle risquerait d'encourager certaines personnes à boire davantage et plus régulièrement sans subir les effets désagréables de l'état d'ébriété. Idéalement, il faudrait donc que ce médicament, si toutefois il était amené à voir le jour, ne soit prescrit que dans un contexte très strict.

DVD : Ce que le jour doit à la nuit

ceque.jpg- Revoir l'interview d'Alexandre Arcady

Amoureux transis, et nostalgiques des premières œuvres d’Arcady. Ce que le jour doit à la nuit qui vient tout juste de paraître (Universal Vidéo) vous captivera. En effet, voir ce film, c’est se remémorer Le Coup du Sirocco ou bien Le Grand Carnaval. Algérie, années 1930. Younes a 9 ans lorsqu'il se voit confié à son oncle pharmacien à Oran.

Rebaptisé Jonas, il grandit parmi les jeunes de Rio Salado, un quartier populaire d’Oran, dont il devient l'ami. Dans la bande, il y a Emilie, la fille dont tous sont amoureux. Entre Jonas et elle naîtra une grande histoire d'amour, qui sera bientôt troublée par les conflits qui agitent le pays.

Adaptation éponyme du best seller de Yasmina Khadra, cette histoire de deux amours impossibles: celle d'Emilie et Jonas à CEQUE2.jpgtravers les péripéties qu'à pu connaitre le pays et sa pluralité de communautés; et plus symbolique, le lien qu'entretient l'Algérie et la France. Immense succès à travers le monde et traduit dans un grand nombre de pays.

Le film d’Arcady, petit blond de la casbah, comme on l'appelle, avec son fidèle scénariste Daniel Saint Hamond sont restés très fidèles au livre de Kadrah. Où l'on découvre cette jeunesse en couleur baignée de soleil et d'insouciance (parfois), dans cette Algérie reconstituée du coup pour le film.

Plus de 2H30 est digne d’une épopée, à la manière d'un Victor Fleming voire d'un Sergio Leone avec une pléiade d'acteur pleine de fraicheur, composée de Nora Arnezeder, Fu'ad Ait Aattou, Anne Parillaud Mathieu Boujenah, Vincent Perez sans oublier le couple exceptionnel Fellag et Anne Consigny. Pour la petite anecdote que nous avait narré le réalisateur lors de la sortie nationale, même s'il connaissait déjà le travail de Yasmina Khadra, c'est d'abord par la lecture d'une critique qu'Alexandre Arcady a eu connaissance du livre Ce que le jour doit à la nuit. De la même manière, c'est totalement par hasard que le cinéaste a pu obtenir l'ouvrage durant la période estivale.

Ne trouvant que des portes closes, que ce soit celles de son bureau ou de l'éditeur du livre, Arcady a alors commencé à désespérer. C'est son fils, Alexandre Aja aux États-Unis, qui a finalement trouvé le "Saint-Graal". Il demanda le livre dans une librairie au moment même où l'un des employés ouvrait un nouveau colis rempli d'exemplaires du roman de Khadra ! Coté Bonus : les coulisses du tournage. Et surtout, l’avant première événement à Alger qui avait été reçu de manière autant émouvante qu’exceptionnelle ! Ce que le jour doit à la nuit (Universal Vidéo), en DVD et Blu Ray, devient le coup de Cœur du mois !

Laurent Bartoleschi