Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'à aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

UE: la France veut la branche militaire du Hezbollah sur la liste des groupes terroristes

francehez.jpgPhoto Par Khalil Mazraawi - Mardi le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle avait lui aussi soutenu l'inscription de la branche armée du Hezbollah sur la liste dressée par l'Union européenne des organisations terroristes, selon une source diplomatique allemande

La France va proposer que la branche militaire du Hezbollah soit inscrite sur la liste des groupes terroristes de l'Union européenne en raison de son soutien au régime de Damas, a déclaré mercredi le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius en déplacement à Amman.

"Compte tenu des décisions qu'a prises le Hezbollah et le fait qu'il a combattu très durement la population syrienne, je confirme que la France proposera d'inscrire la branche militaire du Hezbollah sur la liste des organisations terroristes" de l'UE, a déclaré M. Fabius à des journalistes.

"Vous avez vu que le Hezbollah non seulement s'est engagé pleinement en Syrie mais qu'il a aussi revendiqué son engagement", a encore noté le ministre dans la capitale jordanienne.

"Comme il y a en plus d'autres éléments qui concernent ce qui c'est passé en Bulgarie et dans d'autres endroits, nous considérons que c'est un point qui devrait faire l'accord de l'ensemble des européens", a estimé M. Fabius.

Il faisait allusion à l'attentat anti-israélien du 18 juillet 2012 à Bourgas, en Bulgarie, qui avait fait sept morts - cinq Israéliens, l'auteur présumé de l'attentat et un Bulgare". Le gouvernement bulgare de l'époque avait imputé la responsabilité de l'attentat au Hezbollah.

A la question s'il avait informé le Liban de la position de la France sur ce point, M. Fabius a répondu: "c'est un point que le Liban connaît."

Mardi le chef de la diplomatie allemande, Guido Westerwelle avait lui aussi soutenu l'inscription de la branche armée du Hezbollah sur la liste dressée par l'Union européenne des organisations terroristes, selon une source diplomatique allemande.

"C'est depuis longtemps discuté au sein de l'UE et ce sujet a connu un nouveau développement après l'attentat de Bourgas en Bulgarie", avait précisé le porte-parole du ministère des Affaires Etrangères, Andreas Peschke.

Pour ouvrir un compte en Suisse, cliquez sur le site de l'ambassade de France

argent.jpegDans une lettre à Laurent Fabius, la députée UMP Laure de la Raudière demande "une explication" au sujet de la présence sur le site de l'ambassade de France en Suisse d'un lien renvoyant à un site permettant d'ouvrir un compte dans ce pays.

La lutte contre l'évasion fiscale en France subit un nouvel affront. Cette fois, il provient du très officiel site de l'ambassade de France en Suisse. Site, qui selon la députée UMP Laure de la Raudière posséderait un lien renvoyant à un site permettant d'ouvrir un compte dans ce pays.
 
L'affaire est remontée au Quai d'Orsay puisque la députée de droite s'est fendu d'un courrier au ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius. "Le site http://www.ambafrance-ch.org/Liens dans sa rubrique 'Suisse puis Liens utiles' mentionne une référence intitulée 'La Suisse est à vous (investir et s'installer en Suisse. Site très complet)'. Si l'on clique sur ce lien, on arrive sur la page www.switzerland.isyours.com qui permet d'ouvrir un compte bancaire en Suisse, directement en ligne", écrit Laure de la Raudière.
 
La députée UMP "s'étonne que le site de l'ambassade de France en Suisse puisse renvoyer ses visiteurs vers de telles informations, alors même que le gouvernement entend lutter contre la fraude fiscale et la fuite des plus grosses fortunes françaises vers l'étranger", écrit la députée d'Eure-et-Loir. "Aussi, elle souhaiterait qu'il lui apporte une explication sur la présence de ce lien sur le site officiel de l'ambassade de France en Suisse", ajoute-t-elle.

La question, écrite au ministre des Affaire étrangères, a été publiée le 21 mai au Journal Officiel. Laurent Fabius a deux mois pour répondre.

Interview exclusive d'Ari Folman pour Alliance en direct du Festival de Cannes. Laurent Bartoleschi

 

ari_folman.jpgAprès Valse avec Bachir, le réalisateur israélien Ari Folman signe une nouvelle fois une (chef d') œuvre impeccable par sa liberté formelle. 

Le Congrès est un film étonnamment dynamique où l'on sent passer l'énergie du désespoir de vieillir pour une actrice où seul le cinéma peut trouver la panacée. 

Au moment où chaque comédien ne trouvant plus que des rôles "alimentaires" la Miramount, pourra sauver la situation, tant bien que mal. 

En pactisant à la Faust. La mise en scène impose une narration originale: Folman, distingue son film en deux parties totalement différentes: les 55 premières minutes nous font partager la vie monotone de l'actrice avec son fils Aaron, atteint de surdité et de sa fille Sarah. 

Son manager et le président de la grosse firme se questionnent  en se demandant: où est la Robin Wright de Princesse Bride? Ou celle de Forrest Gump? L'actrice est alors partagée entre ce choix qui lui permettrait une voie vers la liberté tout en lui ôtant tout privilège de choix (comme elle le fait aujourd'hui). Elle acceptera. 

Commencera alors cette fameuse seconde partie entièrement animée, la dimension principale du film. Celle du symbolisme et de l'absurde. A la fois cauchemardesque et poétique, à la forme psychédélique où les acteurs de notre monde réels sont complètement détournés, des avions accompagnés de vraies ailes d'oiseaux, une végétation débordante venue de nulle part,… rêve ou réalité? Fantasme ou vérité? Folman, aurait-il tourné un film d'anticipation? 

On imagine pendant 2 heures, que le cinéma de demain pourrait ressembler à ça! Le Congrès est manifestement un coup de maitre présenté en ouverture de la quinzaine des réalisateurs, malheureusement hors compétition. Le film sortira en France le 3 juillet prochain.

Ari Folman répond à nos questions.

L.B: Lorsque l'on voit vos films, que ce soit Valse avec Bachir ou Le Congrès, on a l'impression que les procédés qui bouleversent le cinéma d'aujourd'hui ne vous conviennent pas. Vous le confirmez?  

Ari Folman: Absolument! Le congrès demeure être aussi sans aucun doute, une vive critique des nouvelles technologies auxquelles le cinéma subit aujourd'hui. J'ai voulu que la partie animée ait une touche bien particulière, celle des premiers cartoons des frères Fleisher, avant même Walt Disney! Le film s'interroge en effet sur les procédés 3D ou autre capture de mouvement (Avatar ou le Tintin de Spielberg, pour exemple, NDLR) qui risquent alors de détruire le cinéma avec lequel nous avons grandi!

L.B: Le film est librement adapté d'un roman phare d'un des maîtres de la littérature de science-fiction, Stanislaw Lem. Que représente pour vous ce genre particulier?

A.F: Depuis tout petit déjà, je rêvais de faire un film de science-fiction, j'étais époustouflé par l'œuvre de Lem. Beaucoup trop déjanté pour pouvoir réussir à en faire quelque chose. C'est resté comme une idée vague durant un certain temps, jusqu'à ce que je vienne ici, à Cannes, il y a cinq ans avec Valse avec Bachir. Faire ce film et l'accompagner à travers le monde furent une expérience à part entière, et grâce à cela, j'ai pu réaliser ce rêve en adaptant une œuvre de science-fiction en l'occurrence une de Lem mon maitre en la matière.

L.B: Comment s'est effectué le choix de l'actrice Robin Wright?

A.F: Au début, j'avais en tête d'autres actrices pour le projet. Et puis toujours durant mon épopée avec Valse avec Bachir, à Los Angeles exactement, lors d'une remise de prix, j'avais croisé Robin Wright qui était assise à une table en face de moi. C'est en regardant son visage attentivement que j'ai su que ça serait elle et du coup, imaginé directement la séquence d'ouverture du film!  Elle avait cette beauté sublime, avec une certaine mélancolie. Une sensibilité qui correspondait pile à celle que je recherchais pour mon film. Puis, j'ai immédiatement contacté mon équipe à Tel Aviv pour qu'ils puissent commencer à l'illustrer. En lui montrant le travail, et son image en dessin animé, elle m'a donné son accord de suite.

L.B: Comment s'est déroulée la partie animée?

A.F: Contrairement à ce que l'on peut imaginer, toute cette partie animée a été intégralement jouée par les comédiens. Ils se sont préparés, ont répété, comme pour des scènes normales. Mon équipe et moi-même, ne pouvions pas faire cette partie finalement sans cette matière première. Tout devait être conforme, dans leur manière de jouer, de faire ressentir leurs émotions,…Justement, je ne souhaitais aucune rupture entre les deux parties, sauf évidemment le côté animation. 

Laurent Bartoleschi 

 

Ouverture du 66 ème Festival de Cannes et oui Alliance est aussi à Cannes avec Laurent Bartoleschi

festival_Cannes-Alliance.jpgQuatrième adaptation du roman éponyme de F. Scott Fitzgerald, dont la plus connue reste (à ce jour) celle avec Robert Redford en 1974. Gatsby le Magnifique de Baz Lhurman nous plonge au début des années 1920, dans une débauche de luxe, d'alcool et d'argent où un mystérieux personnage s'installe à Long Island dans un domaine incroyable d'extravagance. 

Qui est ce charmant et légendaire Gatsby dont les fêtes attirent toute la société locale? Les rumeurs les plus folles circulent. Un espion? Un gentleman? Un héros de guerre ou tout simplement un mythomane? Le réalisateur, toujours habile dans ses films (De Ballroom Dancing au culte Moulin Rouge), se permet de bondissants travellings entre pistes de dance et quidams. 

D’un côté un monde de compromissions et de magouilles de l'autre, la scène. Il n’a pas choisi au hasard de faire interpréter le rôle-titre à Leonardo Dicaprio, puisque ce dernier avait déjà tourné derrière sa caméra, pour Roméo + Juliette quinze ans plus tôt. Puis, les rôles d’escrocs, Léonardo les connait bien : souvenez-vous du film Catch me if you can, de Steven Spielberg, où il interprétait Franck Abegnale, l'un des dix individus les plus recherchés des Etats-Unis, véritable caméléon et faux-monnayeur, il revêtait alors des identités aussi diverses que celles de pilote de ligne, de médecin, de professeur d'université ou encore d'assistant du procureur. 

Dans Gatsby, c'est simple, ça étincelle à tout va! Et ce grâce à une palette d'acteurs vraiment au top : aux côtés de Leonardo, nous retrouvons Tobey Maguire (Spiderman) et la douce Carey Mulligan (Drive) ; 

mais le film tire sa chandelle aussi grâce à une bande originale explosive avec des noms tels que Beyoncé, Lana del Rey dont le 1er single est "Young and Beautiful", ou encore Bryan Ferry. Sélection Officielle en Compétition et surtout faisant l'ouverture du 66ème Festival de Cannes 2013. Ça pétille en 3D comme de la bulle de champagne à consommer sans modération. Du coup, avec Leonardo, Gatsby, la fête sera plus folle!

Laurent Bartoleschi 

En directdu Festival de Cannes avec Laurent Bartoleschi

cannes.JPGQuatrième adaptation du roman éponyme de F. Scott Fitzgerald, dont la plus connue reste (à ce jour) celle avec Robert Redford en 1974. Gatsby le Magnifique de Baz Lhurman nous plonge au début des années 1920, dans une débauche de luxe, d'alcool et d'argent où un mystérieux personnage s'installe à Long Island dans un domaine incroyable d'extravagance. Qui est ce charmant et légendaire Gatsby dont les fêtes attirent toute la société locale? Les rumeurs les plus folles circulent.

Un espion? Un gentleman? Un héros de guerre ou tout simplement un mythomane? Le réalisateur, toujours habile dans ses films (De Ballroom Dancing au culte Moulin Rouge), se permet de bondissants travellings entre pistes de dance et quidams. D’un côté un monde de compromissions et de magouilles de l'autre, la scène. Il n’a pas choisi au hasard de faire interpréter le rôle-titre à Leonardo Dicaprio, puisque ce dernier avait déjà tourné derrière sa caméra, pour Roméo + Juliette quinze ans plus tôt.

Puis, les rôles d’escrocs, Léonardo les connait bien : souvenez-vous du film Catch me if you can, de Steven Spielberg, où il interprétait Franck Abegnale, l'un des dix individus les plus recherchés des Etats-Unis, véritable caméléon et faux-monnayeur, il revêtait alors des identités aussi diverses que celles de pilote de ligne, de médecin, de professeur d'université ou encore d'assistant du procureur. Dans Gatsby, c'est simple, ça étincelle à tout va! Et ce grâce à une palette d'acteurs vraiment au top : aux côtés de Leonardo, nous retrouvons Tobey Maguire (Spiderman) et la douce Carey Mulligan (Drive) ; mais le film tire sa chandelle aussi grâce à une bande originale explosive avec des noms tels que Beyoncé, Lana del Rey dont le 1er single est "Young and Beautiful", ou encore Bryan Ferry. Sélection Officielle en Compétition et surtout faisant l'ouverture du 66ème Festival de Cannes 2013. Ça pétille en 3D comme de la bulle de champagne à consommer sans modération. Du coup, avec Leonardo, Gatsby, la fête sera plus folle!

Laurent Bartoleschi

Hannah Arendt

hana.jpgDate de sortie : 24 avril 2013 (1h 53min)
    Réalisé par
    Margarethe Von Trotta
    Avec
    Barbara Sukowa, Axel Milberg, Janet McTeer
    Genre
    Biopic , Drame
    Nationalité
    Allemand , français

Jérusalem 1961. Procès Eichmann. La philosophe juive allemande Hannah Arendt allait déclencher la controverse. Envoyée en Israël par le New Yorker afin de couvrir le procès du responsable de la déportation de millions de juifs, ses prises de position remettront en question la considération que portait son entourage. En effet, son obstination sur sa théorie de la « banalité du mal », où la terreur abolit tous liens entre les personnes dirigeantes et personnes dirigées. Elle, qui a transformé la plaidoirie en un traité de philosophie. Ses témoignages ponctués de phrases définitives firent en très grande partie scandale. Loin du biopic classique, le film de Marharethe Von Trotta choisi un épisode, un épisode sulfureux de la philosophe allemande. Une période courte, mais ô combien passionnante et déterminante sur la suite de ses théories et du coup de son rapports avec ses proches.

Ses prises de position polémiques sur Israël et le sionisme, retracées dans le film, qu’à son œuvre de philosophe et de penseur politique. A tort ou à raison, Arendt est ainsi considérée dans certains milieux intellectuels comme une ‘alterjuive’ avant l’heure… Celle qui n’a qu’ « essayé de comprendre sans vouloir forcement pardonner » dira t elle. Cependant, véritable thriller intellectuel, ce film constitue autant un hommage à une femme remarquable, qu’un hymne à la pensée. A noter la prestation exemplaire de l’actrice Barbara Sukowa dans le rôle de Hannah Arendt , la philosophe juive à la cigarette greffée.

Laurent Bartoleschi

Israël à l'honneur pour le 66ème Festival de Cannes avec Ari Folman réalisateur de Valse avec Bachir

 

congres2.jpgIsraël sera à l'honneur cette année pour le 66ème Festival de Cannes puisqu'Ari Folman sera de retour sur la Croisette avec son second long métrage Le Congrès; Ari Folman? Mais oui, le réalisateur du grand oublié du palmarès cannois de 2008 avec Valse avec Bachir. Ou cet objet filmique absolument unique, s'inscrivant, pourtant, dans une généalogie répertoriée du cinéma de genre, car dans ce film, Folman raconte tout simplement son expérience à travers ses collègues de l'armée.

 Pour sa deuxième fiction animée, une fois encore, il a choisi de s'inspirer du roman éponyme de Stanislaw Lem, le Congrès de Futurologie, qui est considéré comme l'un des grands visionnaires de la littérature de science-fiction. 

A trois semaines de l'ouverture du Festival, on n'en sait pas plus, si ce n'est qu'un film "mi réaliste, mi dessin animé, il pose un regard halluciné sur notre avenir et celui du cinéma", affirme le délégué général du festival, Edouard Waintrop;  où les interprètes seront Robin Wright, Harvey Heitel et Paul Giamatti. Ainsi, rendez vous prochainement pour parler plus en détails du film à l'occasion de l'ouverture de la Quinzaine des Réalisateurs avec Ari Folman! Certain, qu'un président du Jury, comme Steven Spielberg, ne pourra que se réjouir!

 

Laurent Bartoleschi 

 

FOOT SALAM / FOOT SHALOM : La Tournée de la Paix passe par Marseillepar Hagay Sobol

FOOT SALAM / FOOT SHALOM : La Tournée de la Paix passe par Marseille

« Un évènement international »

Hagay Sobol Le maire arabe israélien d’Abou Gosh, Salim Jaber, connu internationalement pour son action en faveur de la paix, sera à Marseille avec son équipe de football locale judéo-arabe israélienne le 25 avril, après avoir disputé un match amical contre le FC Istres.

L’objectif de cette tournée est double. Tout d’abord de monter à travers une action symbolique forte que la cohabitation entre juifs et arabes n’est pas une utopie et de présenter le travail réalisé en faveur de la réinsertion de jeunes en déshérence grâce au sport.

Il s’agit d’une initiative de l’association Beit Ham, de l’UEJF, de SOS Racisme et du Centre Culturel Edmond Fleg. Cette délégation est composée de 15 jeunes juifs et arabes issus de milieux défavorisés, originaires du village arabe d’Abou Gosh (7500 habitants et situé 10km à l’ouest de Jérusalem), et de leur accompagnateurs.

Au cours de cette journée, la délégation rencontrera à l’hôtel de ville du 1-7 art le Député Maire Patrick Mennucci et son équipe. Elle visitera ensuite le « Pavillon M » pour découvrir les actions de Marseille-Provence 2013 Capitale Européennes de la Culture en présence de l’adjoint au Maire Daniel Sperling. Elle se dirigera ensuite vers le Centre Fleg pour une conférence débat et conférence de presse organisée par le le Centre Fleg et le CRIF en présence des représentants des institutions juives le FSJU et le CIM. 

Contact presse Centre Fleg : Carine BENAROUS 

06 52 88 19 65

04 91 37 42 01

carineattia@gmail.com

Contact presse CRIF : Edith BISMUT

04 91 57 03 35

Crif-provence@wanadoo.fr 

Documentation

Abou Gosh

Village israélien (conseil local du district de Jérusalem) dont la population est majoritairement arabe.

L'appellation du lieu Abou-Gosh provient du nom de la famille musulmane propriétaire du terrain depuis le XVIe siècle et originaire du Caucase. 

La famille Abou-Gosh est célèbre pour ses relations d'amitié avec la population juive. Même au plus fort de la Guerre d'Indépendance, la population arabe d’Abou-Gosh n'a jamais pris part aux conflits entre Juifs et Arabes.

La ville d’Abou-Gosh s’est développée sur l'ancien village biblique « Kiryat-Anavim » (la « ville du raisin » en hébreu). 

Les vestiges les plus anciens datent de l'époque néolithique, à proximité des sources d'eau naturelles situées dans le village et dont la découverte date de 1950, sous la direction de l'archéologue français André Parrot et de son équipe. 

Quant aux vestiges de l'époque du Second Temple, 2 complexes d'inhumation sont découverts lors des fouilles archéologiques menées par les moines bénédictins installés à Abou Gosh, en 1923.

Les yeux bleus des Tchétchènes d'Israël 

(Le Monde, 05.01.2013 ; Laurent Zecchini)

Quand on écoute Salim Jaber, maire d'Abou Gosh, tout paraît simple : "Nous ne sommes ni juifs, ni arabes, ni chrétiens, ni bédouins. Nous sommes au milieu. En fait, nous venons des montagnes du Caucase." D'où exactement ? Le maire a oublié le nom des villages qui ont abrité les racines de sa famille et de ses administrés. Dame, tout cela remonterait quand même à plus de 500 ans !

Mais Salim Jaber a une certitude : les quelque 7 500 habitants de ce village israélien pas comme les autres, situé aux portes de Jérusalem, sont d'authentiques "Tchétchènes" d'Israël. Pas des descendants de Circassiens mamelouks, comme l'affirme l'historien Joel Ben-Dov, lesquels sont environ 4 000 en Israël. Musulmans, ils sont tous liés aux quatre clans du village : les Jaber, Othman, Abed Rahman et Ibrahim.

Unique, Abou Gosh l'est aussi par son attitude de neutralité : pendant la guerre de 1948-1949, ses habitants n'ont jamais pris position pour l'un ou l'autre camp, ce qui explique que 80 familles juives habitent le village. "Nous avons toujours privilégié la paix et les relations de bon voisinage", dit benoîtement le maire, qui se félicite de voir des milliers de juifs de Jérusalem envahir les restaurants d'Abou Gosh le samedi, jour de shabbat.

 

Association Bait Ham (Extrait de l’interview de l’un de ses fondateurs Henri Cohen-Solal)

Nous étions un groupe de cinq jeunes français originaires de Paris, psychologues de formation qui a émigré en Israël dans le cadre d’un projet à l’initiative de la Mairie de Jérusalem. La France étant réputée pour son école de psychologie, en particulier sur les sujets de l’enfance et de l’adolescence, Teddy Kollek, le maire de Jérusalem à l’époque, avait l’ambition de développer des centres pour les jeunes en rupture sociale. Il nous a convaincu de venir…

Notre public ce sont tous les jeunes, filles et garçons quel que soit leur origine, ethnique, sociale ou religieuse. Nous essayons de leur éviter, surtout à ceux issus des quartiers les plus sensibles, la spirale infernale : la drogue, la dépendance, le rejet, et la violence en retour. Ils sont souvent sans repaire, avec une image dépréciée d’eux-mêmes. Ils vivent la société comme une agression, une incompréhension. Alors, nous leur donnons un cadre pour appréhender le monde et ses règles de manières positives et leur permettons de s’exprimer, de développer leur sensibilité et leur autonomie à travers la pratique du sport, des arts et l’informatique. Depuis la première « Maison chaleureuse » (Baït Ham en hébreu), nous avons fait nos preuves et le besoin est tel le besoin est tel que nous avons ouvert 30 clubs de ce type dans le pays, nous en gérons aujourd’hui encore une vingtaine.

Si toutes les maisons sont ouvertes, le principe étant de ne jamais refuser quiconque, il y existe cependant des prédominances juives ou arabes selon les quartiers et les villes où nous sommes installés. Mais par contre, en complément des « maisons », il y a les centres d’art et de sports où nous favorisons la réinsertion par la créativité. Lors des séances, tout le monde se retrouve. Juifs et arabes travaillent ensembles. C’est une vrai rencontre, un pas vers l’autre avec ses spécificités, et ses problèmes, mais aussi ses qualités que l’on essaye de mettre en avant. Avec les éducateurs c’est un échange permanant, une aventure commune et quotidienne.

Taux de réussite : C’est très simple ! Les premiers à s’en rendre compte, ce sont les habitants des quartiers qui voient de moins en moins de bandes trainer et les rues redevenir calmes où il fait bon se promener. Car les jeunes, sont chez nous. Pardon, chez-eux. Il y a moins de 2% d’échec.

 

Hagay Sobol

 

 

 

 

 

Lettre d’invitation aux institutions juives

Marseille, le 22/04/13

Objet : Tournée symbolique de la Paix - Réception à Marseille d’une délégation Beit Ham- UEJF - SOS Racisme – Fleg- CRIF Marseille Provence

 

Chers amis 

Nous sommes sollicités dans l'urgence pour honorer la venue à Marseille du Maire de la ville israélienne d’Abu Gosh, internationalement connu pour son action en faveur de la Paix, et d’une équipe de football judéo-arabe constituée à l’initiative d’Henri Cohen Solal de l’association Bai Ham qui a été reçu il y a peu au Centre Fleg pour présenter son activité sur la réinsertion des adolescents en déshérence. 

Il est à noter que cette ville d’Abou Gosh abrite l’abbaye de l’ordre des Franciscains installée dans le village depuis le moyen-Age, malgré toutes les tensions, signe qu’il se pratique ici une longue tradition de tolérance. 

Il s’agit d’un évènement exceptionnel qui dans cette période de tension s’inscrit dans le rapprochement entre les  peuples, à l’initiative de Beit Ham, de l’UEJF, de SOS Racisme et du Centre Fleg qui désire rencontrer le Maire de Marseille, des élus et les institutions juives de France : CRIF, FSJU, CIM.

Cette thématique rentre tout à fait dans l’évènement de Marseille-Provence 2013 : Le rapprochement des 2 rives de la Méditerranée

Aussi, nous vous invitons donc à venir à leur rencontre jeudi 25 avril au centre judaïcité à 19 h où un cocktail sera servi.

Pour vos réservations appelez Betty au 04 91 57 03 35

 

Bien à vous.

Michèle Teboul Présidente du CRIF Marseille-Provence et Hagay Sobol Président du Centre Fleg

 

 

 

Attentat contre l'ambassade de France en Libye, deux blessés

libyefrance.jpgL'ambassade de France à Tripoli, en Libye, a été visée mardi matin par un attentat sans doute commis au moyen d'une voiture piégée qui a blessé deux gendarmes français.

"L'ambassade a été attaquée. Nous pensons qu'il s'agit d'une voiture piégée. Les dégâts sont importants et deux gardes ont été blessés", a dit un responsable de l'ambassade.

Dans un communiqué, François Hollande a condamné "avec la plus grande fermeté l'attentat qui a frappé l'ambassade de France à Tripoli ce matin et qui a blessé deux gendarmes assurant la sécurité de notre emprise diplomatique".

"La France attend des autorités libyennes que toute la lumière soit faite sur cet acte inacceptable, pour que les auteurs soient identifiés et traduits devant la justice. Cet acte vise, à travers la France, tous les pays de la communauté internationale engagés dans la lutte contre le terrorisme", ajoute l'Elysée dans un communiqué.

Le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a souligné pour sa part que les services de l'Etat, en liaison avec les autorités libyennes, "mettront tout en oeuvre pour que toute la lumière soit faite sur les circonstances de cet acte odieux et que ses auteurs soient rapidement identifiés".

Des habitants vivant près de l'ambassade, dans le quartier de Hay Andalous, ont dit avoir entendu deux explosions tôt dans la matinée, vers 07h00 (05h00 GMT). "La première était très puissante, la seconde plus petite", a dit un témoin.

Le mur d'enceinte de l'ambassade s'est partiellement effondré, ainsi qu'une partie de la façade du bâtiment de deux étages situé dans une rue étroite.

Deux voitures garées devant l'ambassade ont été calcinées. L'explosion a également percé une canalisation d'eau.

LES MENACES D'AL QAÏDA CONTRE LA FRANCE

En septembre dernier, le consulat des Etats-Unis à Benghazi, dans l'est de la Libye, avait été la cible d'une attaque fatale à l'ambassadeur américain Christopher Stevens et à trois autres ressortissants américains.

Mais c'est la première fois qu'une représentation étrangère à Tripoli est visée par une attaque depuis la mort de Mouammar Kadhafi et la chute de son régime, en octobre 2011.

Dix-huit mois plus tard, le nouveau pouvoir libyen éprouve toujours les plus grandes difficultés à imposer son autorité sur un pays où d'importantes quantités d'armes sont en circulation et où les milices armées agissent souvent à leur guise.

Le Sud saharien du pays est une plaque-tournante des trafics d'armes à destination notamment des islamistes armés présents en Afrique sahélienne, au Mali par exemple.

L'attentat de mardi matin n'a pas été revendiqué.

Mais Al Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) a menacé vendredi la France de représailles pour son intervention militaire en cours au Mali, où les soldats français présents depuis le déclenchement de l'opération Serval, le 11 janvier, ont repoussé les islamistes armés.

"Repousser l'agression de la France est une obligation pour chaque musulman, pas seulement pour Al Qaïda", a dit un porte-parole d'Aqmi sur Twitter.

Zabou Breitman Interview exclusive pour Alliance et le cinéma israélien

 

7zabou-breitman.jpgAprès avoir été présidé par les comédiens Pascal Elbé etTomer Sisley, l'année dernière, le 13ème  Festival du Cinéma Israélien laisse part à une marraine d'exception: l'actrice et réalisatrice Zabou Breitman. Elle a accepté de répondre à nos questions, où pour elle le cinéma israélien tient une part indépendante dans sa cinéphilie. Interview.

L.B: Qu'avez-vous vu au festival? Et, qui a retenu plus particulièrement votre attention?

Zabou Breitman: Chambre 514 ou encore World is funny et Rock the casbah bien sur. Ce dernier possède une signature typiquement israélienne tant par la mise en scène que par l'approche. C'est extrêmement bien joué et réalisé. Les comédiens, je crois qu'on peut le dire sont beaux comme des dieux! Les israéliens sont juste les plus beaux du monde! Durant toute la longueur du film, le réalisateur arrive à faire maintenir toute cette tension dramatique sans jamais en perdre le fil; les premières minutes du film m'ont franchement remué et beaucoup émue parce que finalement il s'agit de personnages très jeunes. Ça pourrait être mon fils de 19 ans. C'est  bouleversant.

L.B: Que représente pour vous le cinéma israélien?

ZABOU BREITMAN: Ce qu'il représente, pour beaucoup de cinéphiles, dont j'en fais partie, une part entière. On a pu voir émerger un cinéma beau hyper puissant: spécial dans ses qualités larges: c'est-à-dire qu'il peut y avoir aussi bien des documentaires forts, poussés au maximum, du cinéma de fiction très drôle parfois, mais toujours maitrisé, que des films d'animation engagés. 

Je pense bien sur au chef d'œuvre Valse avec Bachir d'Ari Folman. Ce sont des films de rayonnements internationaux, ils sont d'une immense qualité pas par hasard: l'âge des réalisateurs est plutôt symptomatique, puisqu'ils sont relativement jeunes en moyenne. Il y a comme une sorte de nouvelle vague avec cette émergence de talents absolument formidables. Du grand cinéma!

L.B: S'il y avait un film qui vous aurez marqué?

Z.B: Valse avec Bachir qu'on vient tout juste d'être cité ou encore The Bubble d'Eytan Fox où il y a tellement d'amitié, de fraternité et d'amour au sens large au travers des frontières. Qu'est ce j'ai pu pleurer pendant ce film, je m'en souviens encore! 

Avec des films de cette trempe,  des réalisateurs comme Raphaël Nadjari, Ronit Elkabetz, ou Eytan Fox justement montre que la relève d’Amos Gitaï est assurée au sein d’un cinéma israélien capable de décrire dans un langage universel les maux et les souffrances de ce pays si unique.

Laurent Bartoleschi