Zabou Breitman Interview exclusive pour Alliance et le cinéma israélien

Femmes de paroles - le - par .
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7zabou-breitman.jpgAprès avoir été présidé par les comédiens Pascal Elbé etTomer Sisley, l'année dernière, le 13ème  Festival du Cinéma Israélien laisse part à une marraine d'exception: l'actrice et réalisatrice Zabou Breitman. Elle a accepté de répondre à nos questions, où pour elle le cinéma israélien tient une part indépendante dans sa cinéphilie. Interview.

L.B: Qu'avez-vous vu au festival? Et, qui a retenu plus particulièrement votre attention?

Zabou Breitman: Chambre 514 ou encore World is funny et Rock the casbah bien sur. Ce dernier possède une signature typiquement israélienne tant par la mise en scène que par l'approche. C'est extrêmement bien joué et réalisé. Les comédiens, je crois qu'on peut le dire sont beaux comme des dieux! Les israéliens sont juste les plus beaux du monde! Durant toute la longueur du film, le réalisateur arrive à faire maintenir toute cette tension dramatique sans jamais en perdre le fil; les premières minutes du film m'ont franchement remué et beaucoup émue parce que finalement il s'agit de personnages très jeunes. Ça pourrait être mon fils de 19 ans. C'est  bouleversant.

L.B: Que représente pour vous le cinéma israélien?

ZABOU BREITMAN: Ce qu'il représente, pour beaucoup de cinéphiles, dont j'en fais partie, une part entière. On a pu voir émerger un cinéma beau hyper puissant: spécial dans ses qualités larges: c'est-à-dire qu'il peut y avoir aussi bien des documentaires forts, poussés au maximum, du cinéma de fiction très drôle parfois, mais toujours maitrisé, que des films d'animation engagés. 

Je pense bien sur au chef d'œuvre Valse avec Bachir d'Ari Folman. Ce sont des films de rayonnements internationaux, ils sont d'une immense qualité pas par hasard: l'âge des réalisateurs est plutôt symptomatique, puisqu'ils sont relativement jeunes en moyenne. Il y a comme une sorte de nouvelle vague avec cette émergence de talents absolument formidables. Du grand cinéma!

L.B: S'il y avait un film qui vous aurez marqué?

Z.B: Valse avec Bachir qu'on vient tout juste d'être cité ou encore The Bubble d'Eytan Fox où il y a tellement d'amitié, de fraternité et d'amour au sens large au travers des frontières. Qu'est ce j'ai pu pleurer pendant ce film, je m'en souviens encore! 

Avec des films de cette trempe,  des réalisateurs comme Raphaël Nadjari, Ronit Elkabetz, ou Eytan Fox justement montre que la relève d’Amos Gitaï est assurée au sein d’un cinéma israélien capable de décrire dans un langage universel les maux et les souffrances de ce pays si unique.

Laurent Bartoleschi 

 

 

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