Laurent Bartoleschi

Je m'appelle Laurent Bartoleschi, actuellement attaché de production à Radio France International( RFI).
J'ai connu Alliance en 2009, tardivement donc, d'où j'avais proposé à Mme la Présidente-Claudine Douillet, de rédiger quelques articles cinéma. Chose établie puisque jusqu'à aujourd'hui, après en avoir réalisé plusieurs, de couvrir les festivals de Cannes et de Deauville, ainsi que maintes interviews, je suis reconnu par les professionnels de la profession, étant donné qu'ils me délivrent chaque année, depuis 2010, ma carte de critique. Une belle reconnaissance, à vrai dire. Merci à toute l'équipe d'Alliance, en espérant que cette collaboration ne soit qu'un début.

Les articles de Laurent Bartoleschi

Les voisins de Dieu en DVD à partir du 21 août par Laurent Bartoleschi

7les_voisins_de_dieu.jpgLes Voisins de D.ieu en DVD 

 Il faut respecter les règles. Avi, Kobi et Yaniv, trois bons copains, se sont auto-désignés "surveillants" d’un quartier de Bat Yam en Israël. Ils sont jeunes, savent se battre, Avi est leur chef. Ils surveillent les tenues des femmes, font respecter le shabbat, et s'assurent que les Arabes de la ville de Jaffa n’entrent pas dans le quartier avec leurs voitures diffusant de la musique tonitruante. L'équilibre de la bande vacille le jour où Avi tombe amoureux d’une jeune fille.

 Avec une cinéphilie foudroyante, Meni Yaesh, dont les Voisins de D.ieu est sa première œuvre, signe ici l'un des films les plus excitants de l'histoire du cinéma israélien. Servi par une mise en scène à la Martin Scorsese, cette bombe à retardement venue du pays où coulent le lait et le miel, révolutionne, tant par son réalisme que par sa violence. 

Le quatuor mené tambour battant par Roy Assaf (connu en Israël pour ses rôles dans quelques séries) saura faire régné l'ordre. Un conseil, évitez de transgresser le Shabbat surtout dans ce quartier de Bat Yam, car Avi justement et ses amis n'hésiteront pas à recourir à la violence pour assouvir leur passion respective de la religion. 

Un véritable coup de cœur (et de poing)! Les Voisins de D.ieu a d'ailleurs reçu de nombreux prix dont celui de la Semaine de la Critique à Cannes en 2012 et Meilleur réalisateur et Prix du Jury au Festival de Saint- Jean - de- Luz!

N'oubliez pas que vous pouvez retrouver l'interview du réalisateur sur Alliance.

Les Voisins de D.ieu disponible en DVD chez Blaq out à partir du 21 Août.

Laurent Bartoleschi

 

 

Jeune et Jolie de François Ozon par Laurent Bartoleschi

 

Jeune-et-jolie-de-Francois-Ozon_reference.jpgEn salle le 17 Août prochain, le 15ème film de François Ozon, Jeune et Jolie, fera une nouvelle fois parler de lui; car pour habitude comme son nom l'indique, Ozon ose. Il réalise un film beau sur la prostitution estudiantine d’une jeune et jolie fille, mais aussi un film acide, parce qu’une fois de plus il n’épargne pas les faux-semblants. Bien sous tout rapport, et pourtant Léa (Marine Vacth, toute jeune comédienne révélée dans le dernier film d'Alexandre Arcady, (Ce que le jour doit à la nuit) qui n'a pas encore soufflé ses 18 bougies, décide sans véritables explications de se tourner vers la prostitution.

 Pourquoi ? Pour l’argent (elle n’en a guerre besoin)? Par pur plaisir? Pour les deux ? Ou juste expérimenter son corps post pubère. Construit à la manière d’un de ces plus beaux films 5X2, Jeune et jolie est divisé en quatre chapitres, qui sont tout autant les quatre saisons d'une année (ponctués d’agréables chansons de Françoise Hardy), où chaque épisode nous fait découvrir un nouvel aspect de la jeune fille.

Quatre instants de la vie de la jolie Léa. Quatre petits morceaux progressifs. De ses vacances en famille, ballades sur les plages, premiers émois, premiers secrets,… Le réalisateur chorégraphie ce visage (et ce virage!), puis ce corps sans jamais tomber dans la vulgarité.

Dans jeune et Jolie, François Ozon filme certes ces désirs de l'adolescence sans oublier les hésitations et maladresses des parents (on citera Géraldine Peilhas et Fréderic Pierrot, formidables), qui semblent être aussi perdus que leurs enfants…Un film qui peut permettre d'encourager le dialogue entre parents et cette génération désarmante et passionnante.

Laurent Bartoleschi

 

Israël: Hollande en visite fin 2013

holl.JPGArticle paru dans "Le Figaro"

Le chef de la diplomatie française Laurent Fabius a annoncé aujourd'hui que François Hollande se rendrait en Israël et dans les territoires palestiniens "à la fin de l'année", lui-même précédant le président français début septembre. "Je serai au début du mois de septembre en Israël et dans les territoires palestiniens.

Le président, lui-même, ira à la fin de l'année", a déclaré Laurent Fabius, lors d'un entretien avec la presse, au lendemain de la reprise à Washington des négociations directes entre Israéliens et Palestiniens sur la paix au Proche-Orient.

La visite de François Hollande en Israël avait été annoncée le 22 avril depuis Jaffa par la ministre déléguée aux Français de l'étranger, Hélène Conway-Mouret, venue préparer ce voyage.
"Nous continuerons à avoir des relations proches avec les Palestiniens et les Israéliens", a indiqué le chef de la diplomatie française.

Israéliens et Palestiniens ont repris lundi soir à Washington leurs négociations directes, gelées depuis trois ans, sous l'égide des États-Unis qui les ont exhortés à trouver un "compromis raisonnable" pour faire la paix. "Même si nous mettons de l'espoir dans ces négociations, nous savons qu'elles seront extrêmement difficiles", a déclaré Laurent Fabius.

Egypte : la France appelle l'armée à se mettre "en retrait"

carte-egypte.gifArticle paru dans "Le Monde"

Pour la première fois depuis la destitution du chef de l'Etat égyptien, le 3 juillet, le ministre des affaires étrangères, Laurent Fabius, a appelé "à la libération des prisonniers politiques, y compris celle de l'ancien président Morsi", retenu par l'armée dans un endroit inconnu au Caire. "Nous condamnons les brutalités. Nous appelons au dialogue, a ajouté M. Fabius. La situation est très critique en Egypte. Il faut revenir vers un cheminement démocratique et refuser la violence."

Pour Laurent Fabius, "le président Morsi avait été élu dans des conditions régulières mais le sentiment qu'ont eu beaucoup de personnes, c'est qu'il voulait aller vers un islamisme à marche forcée et d'autre part la situation économique était catastrophique".
Ce qui explique qu'il ait été renversé. "Nous n'avons pas appelé cela juridiquement un coup d'Etat", car, a expliqué Laurent Fabius, cela impliquerait l'arrêt de l'aide internationale à ce pays et "ce n'est pas le moment de rendre la situation économique plus difficile".

CATHERINE ASHTON : "MORSI VA BIEN"

M. Morsi n'est pas apparu en public depuis sa destitution par l'armée après des manifestations réclamant son départ. Depuis, il a été officiellement mis en détention et doit être transféré à la prison Torah. La France souhaite que l'armée égyptienne soit désormais "en retrait", et que "le régime qui s'est installé retourne le plus vite possible vers une approche démocratique et refuse les violences".

Rencontre entre Catherine Ashton et Mohamed Morsi, quand il était encore président de l'Egypte, le 19 juin 2013. La chef de la diplomatie européenne a rencontré le président déchu sur son lieu de détention lundi soir 29 juillet.

Mardi 30 juillet, la chef de la diplomatie de l'Union européenne, Catherine Ashton, avait pu s'entretenir avec lui pendant deux heures, assurant que "M. Morsi [allait] bien" et avait "accès aux informations". "Nous avons eu une discussion amicale, ouverte et directe, a indiqué Mme Ashton, se refusant à divulguer le contenu de ces discussions.

Lire : "Egypte : l'UE tente une médiation avant une nouvelle manifestation"

Lors de sa précédente visite au Caire le 17 juillet, Mme Ashton avait demandé publiquement la libération de M. Morsi, et avait déploré n'avoir pu le rencontrer. Les militaires affirment que la détention de Mohamed Morsi est seulement une mesure de précaution visant à assurer sa sécurité.

BLOCAGE PERSISTANT

Le partisans de Mohamed Morsi ont une nouvelle fois, dans un communiqué publié après la rencontre, affirmé qu'il ne pouvait y avoir de solution à la crise actuelle en dehors d'un "retour du président" et d'un "rejet du coup d'Etat". Des groupes islamistes ont affirmé avoir dit à Catherine Ashton que les manifestations se poursuivraient jusqu'au retour à la "légitimité constitutionnelle".

Les autorités ont maintenu leurs avertissements envers le camp pro-Morsi, promettant des "mesures décisives et fermes" s'ils "outrepassaient leur droit à l'expression pacifique".

Des manifestations étaient prévues mardi malgré les menaces du pouvoir militaire. Une marche de plusieurs milliers de personnes en direction du quartier général de la sécurité nationale au Caire s'est déroulée dans la soirée sans incident. En revanche, à Ismaïliya, des heurts entre partisans et adversaires de M. Morsi ont fait 18 blessés, selon les services de sécurité.

Israël : reprise des négociations : Avant de parler , libérer les prisonniers palestiniens ...

Source La Voix du Nord cliquez-ici

Israël a annoncé samedi la prochaine libération de prisonniers palestiniens à la suite de l'accord arraché par le secrétaire d'État américain John Kerry ouvrant la voie à une reprise des pourparlers de paix, abandonnés depuis trois ans.

Parallèlement, Israël ne fera aucun compromis sur des "questions diplomatiques", a néanmoins indiqué le ministre israélien des Relations internationales, Youval Steinitz, précisant qu'aucun accord n'avait été conclu sur un gel de la colonisation ou une référence aux lignes de 1967, principales revendications palestiniennes.

M. Kerry n'a donné aucun détail sur le contenu de l'accord annoncé vendredi à Amman "qui établit la base d'une reprise des négociations", renvoyant à des discussions la semaine prochaine à Washington avec le négociateur palestinien Saëb Erakat et la ministre israélienne de la Justice Tzipi Livni, en charge de ce dossier.

De leur côté, les dirigeants palestiniens se sont engagés à "négocier sérieusement" au moins neuf mois, pendant lesquels ils continueraient à s'abstenir de toute démarche d'adhésion à des organisations internationales, y compris aux instances judiciaires habilitées à poursuivre Israël, a affirmé M. Steinitz.

"Il y aura un nombre limité de libérations de prisonniers", a déclaré le ministre, soulignant que cette mesure bénéficierait à des Palestiniens détenus depuis avant les accords de paix d'Oslo de 1993, une exigence centrale du président palestinien Mahmoud Abbas.

Mais un responsable israélien a précisé que "les libérations pourraient n'intervenir qu'une fois les négociations entamées, au terme d'une période permettant aux Palestiniens de prouver qu'il sont vraiment sérieux."

"Cela ne va pas intervenir demain ni la semaine prochaine", a-t-il indiqué à l'AFP sous couvert d'anonymat, ajoutant qu'il était "trop tôt" pour avancer un nombre.

Les dernières négociations de paix, lancées en septembre 2010, après quasiment deux ans d'interruption, ont très rapidement achoppé sur la poursuite de la colonisation israélienne à Jérusalem-Est et en Cisjordanie.

Dès l'annonce, Mme Livni s'était félicitée que "quatre ans de marasme diplomatique touchent à leur fin".

La chef du parti travailliste et de l'opposition, Shelly Yachimovich, a salué "une occasion importante", laissant entendre une nouvelle fois qu'elle serait prête à rejoindre le gouvernement du Premier ministre Benjamin Netanyahu en cas de défection de ses alliés les plus à droite, hostiles à la création d'un État palestinien.

"Suicide politique"

Le secrétaire général des Nations unies Ban Ki-moon a demandé aux dirigeants israéliens et palestiniens de faire preuve de "courage et de responsabilité", tandis que le ministre français des Affaires étrangères Laurent Fabius a salué leur "sens des responsabilités", les appelant à "mener effectivement ces négociations".

La présidence palestinienne a salué l'accord avec circonspection, prévenant qu'il "restait des détails spécifiques à régler", espérant que "tout se passe bien".

Le Hamas, au pouvoir à Gaza, a rejeté "la reprise des négociations", réaffirmant que "M. Abbas n'a aucune légitimité pour négocier au nom du peuple palestinien sur des questions fondamentales".

Les autres mouvements palestiniens étaient également sceptiques, échaudés par l'expérience d'Oslo.

"Retourner aux négociations hors du cadre des Nations unies et de leurs résolutions reviendrait à un suicide politique", a prévenu le Front populaire de libération de la Palestine (FPLP, gauche nationaliste).

"L'expérience de vingt ans de négociations est suffisante pour prouver que c'était une erreur de signer les accords d'Oslo avant un arrêt de la colonisation, le nombre de colons dans les territoires occupés étant passé depuis de 150.000 à 600.000", relève le mouvement du député indépendant Moustapha Barghouthi.

Des observateurs se montraient également critiques, soulignant les zones d'ombre de l'accord.

"C'est un gâteau à moitié cuit que Kerry a sorti du four. Il a convaincu les Israéliens et les Palestiniens qu'il était comestible, et les deux parties ont accepté de le manger", a résumé le commentateur politique de la radio publique israélienne.

Un autre commentateur de la radio a rappelé que l'émissaire personnel de M. Netanyahu Yitzhak Molcho, était déjà en contact régulier avec M. Erakat.

"Maintenant, Mme Livni s'ajoute (aux discussions NDLR), mais il ne s'agit toujours pas d'une rencontre au niveau des dirigeants", a-t-il souligné.

L'escale forcée d'Evo Morales indigne l'Amérique du Sud

L'escale forcée, liée à l'affaire Edward Snowden, de l'avion transportant le président bolivien Evo Morales mardi soir à Vienne a provoqué une crise diplomatique entre l'Amérique du Sud et l'Europe qui pourrait trouver de nouveaux prolongements ce jeudi.

Six chefs d'Etat latino-américains de l'Union des nations sud-américaines (Unasur, qui compte douze membres) ont confirmé qu'ils se réuniraient en urgence ce jeudi à Cochabamba, en Bolivie, pour évoquer le traitement réservé à Evo Morales, qualifié d'"enlèvement virtuel".

Le président bolivien regagnait son pays mardi soir après une conférence internationale à Moscou quand la France et le Portugal ont interdit à son avion d'emprunter leur espace aérien après des rumeurs selon lesquelles Edward Snowden, l'informaticien à l'origine des révélations sur les programmes de surveillance américains, se trouvait à bord.

L'avion présidentiel a dû se détourner sur l'aéroport de Vienne et le président bolivien a été contraint à passer la nuit dans la capitale autrichienne.

Mercredi soir, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a fait part "des regrets de la France" à son homologue bolivien, David Choquehuanca, lors d'un contact téléphonique. "Il lui a fait part des éclaircissements nécessaires sur cet incident", précise le Quai d'Orsay.

À Berlin, où il participait à une conférence sur le chômage des jeunes, François Hollande est lui aussi revenu sur cet incident, expliquant qu'il y avait eu des "informations contradictoires sur les passagers".

"Dès lors que j'ai su que c'était l'avion du président bolivien, a-t-il assuré, j'ai donné immédiatement l'autorisation de survol du territoire."

UNE "HUMILIATION POUR TOUTE L'AMÉRIQUE DU SUD"

Mais ces regrets et ces explications n'ont pas apaisé la colère de l'Unasur, qui a dénoncé dans un communiqué des "actes inamicaux et injustifiables".

"Ils sont définitivement tous fous", a lancé la présidente argentine Cristina Fernandez, qui a ajouté que la fermeture des espaces aériens français et portugais, mais aussi espagnol et italien, à l'avion du président bolivien était un "vestige du colonialisme" et une "humiliation pour toute l'Amérique du Sud".

L'ambassadeur de Bolivie auprès des Nations unies a exprimé de son côté la colère de son gouvernement et a nommément désigné les Etats-Unis comme responsables de cet incident.

"Nous parlons de l'enlèvement d'un président en voyage officiel après un sommet officiel", a dit Sacha Llorenti Soliz. "Nous ne doutons pas du fait qu'il s'agit d'un ordre de la Maison blanche. En aucun cas un avion diplomatique avec un président à son bord ne peut être détourné de sa route et contraint à atterrir dans un autre pays", a ajouté le diplomate.

Washington n'a fait aucun commentaire.

En Bolivie, des manifestants ont brûlé des drapeaux français et jeté des projectiles en direction de l'ambassade de France à La Paz, a-t-on appris de source diplomatique française.

Le ministre de la Défense, Ruben Saavedra, a quant à lui accusé Washington d'avoir "manipulé" ses alliés européens.

Bloqué depuis le 23 juin dans la zone de transit de l'aéroport Cheremetievo à Moscou, où il est arrivé en provenance de Hong Kong, Edward Snowden a demandé l'asile à une vingtaine de pays, dont la Bolivie, mais se trouve dans l'impossibilité de se déplacer. Lui accorder l'asile ne serait pas sans conséquences, a averti Barack Obama.

Egypte: inquiétude des Etats-Unis et de nombreux pays

Les Etats-Unis et de nombreux pays ont exprimé leur inquiétude mercredi soir après la destitution par l'armée égyptienne du président Mohamed Morsi tout en souhaitant à l'Egypte un rapide retour au processus démocratique.

Le président américain Barack Obama, qui s'est dit "profondément inquiet" quelques heures après la destitution du président Morsi par l'armée, a ainsi appelé à l'élection rapide d'un nouveau gouvernement civil en Egypte.

Barack Obama a par ailleurs annoncé qu'il allait demander aux agences et ministères concernés d'étudier les "implications" légales de la nouvelle situation pour l'aide que Washington verse annuellement à l'Egypte --et qui, en vertu de la loi américaine, ne peut aller vers un pays où un coup d'Etat a eu lieu. Washington a aussi ordonné l'évacuation de son ambassade au Caire.

Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a estimé mercredi "préoccupante" l'intervention de l'armée pour renverser le président égyptien, tout en jugeant les revendications des manifestants égyptiens "légitimes". "Il sera donc essentiel de renforcer rapidement l'ordre civil en accord avec les principes de la démocratie", a-t-il ajouté.

L'Union européenne a appelé de son côté toutes les parties en Egypte à "retourner rapidement au processus démocratique", notamment par la tenue de nouvelles élections présidentielles, après le renversement du président islamiste démocratiquement élu.

Le Royaume-Uni a appelé au calme en Egypte après l'éviction par l'armée du président égyptien. Il a évité de parler d'un "coup d'Etat", tout en se prononçant contre l'intervention de l'armée pour changer le régime.

La France a pris "acte" de l'annonce en Egypte de nouvelles élections, a déclaré le chef de la diplomatie française Laurent Fabius. Elle "souhaite que les échéances soient préparées dans le respect de la paix civile, du pluralisme, des libertés individuelles et des acquis de la transition démocratique, afin que le peuple égyptien puisse choisir librement ses dirigeants et son avenir", a ajouté M. Fabius.

Le Canada a appelé à "un dialogue constructif" entre toutes les parties en Egypte après le renversement par l'armée du président Morsi. "Le Canada exhorte toutes les parties en Égypte (au) calme, à éviter la violence et à s'engager dans un dialogue constructif", a dit Rich Roth, porte-parole du ministre des Affaires étrangères.

Le roi Abdallah d'Arabie saoudite a été le premier dirigeant étranger à féliciter M. Mansour, qualifié de "président de la République arabe d'Egypte soeur", avant même sa prestation de serment.

Le Soudan a fait savoir qu'il espérait que "la paix et la stabilité prévalent" dans son pays "frère" l'Egypte, selon l'agence Suna.

Le gouvernement brésilien s'est dit "préoccupé" par la "grave situation" en Egypte et a appelé à un dialogue sans violence pour une solution institutionnelle de la crise.

Amnesty International a lancé un appel à l'armée égyptienne pour qu'elle "fasse tout ce qui est en son pouvoir pour préserver les droits de l'Homme et la sécurité de chacun en Egypte, quelles que soient ses opinions politiques".

Enfin, pour l'organisation de défense des droits de l'Homme Human Rights Watch pour le Moyen-Orient, "le nouveau gouvernement égyptien devrait rompre de manière décisive avec le modèle d'abus graves qui a prévalu depuis le soulèvement de janvier 2011 et s'engager au respect des droits de libre expression et de réunion pacifique".

"Les autorités devraient protéger et promouvoir les droits de tous les Egyptiens et mettre fin aux arrestations arbitraires de membres des Frères Musulmans et de leur allié du parti de la Liberté et de la Justice", a encore indiqué l'organisation.

Apple embauche l’ ex-patron d’ Yves Saint Laurent

paulapple.jpgArticle paru dans "Zone Numerique"

Apple accueille un nouveau dirigeant. Paul Deneve, jusqu’à présent CEO d’ Yves Saint Laurent. Il travaillera sur des « projets spéciaux »

Il intégrera le staff dirigeant comme vice-président à partir du mois de septembre et travaillera sur des « projets spéciaux », précise Apple, sans donner plus de détails sur ses futures fonctions.

Le Belge Paul Deneve, jusque tout récemment encore CEO de la maison de haute couture Yves Saint Laurent, a été engagé par Apple. Il devient le nouveau directeur des « projets spéciaux » au sein de l’entreprise de Tim Cook. Paul Deneve fera aussi directement rapport au patron d’Apple.
Paul Deneve

Paul Deneve

Paul Deneve est né à Bruxelles le 16 février 1961. Il est diplômé de l’ école de Commerce Solvay à l’ Université Libre de Bruxelles. Egalement titulaire d’ un MBA de l’ université de Chicago et d’ un Master of Science in Management de l’ Université de Stanford. Il a toujours conseillé diverses start-up high tecch de la Sillicon Valley. Avant d’être actif chez Yves Saint Laurent, Paul Deneve avait déjà rempli la fonction de CEO dans les maisons de haute couture Lanvin et Nina Ricci. Il avait également déjà travaillé pour Apple entre 1990 et 1997 au niveau du département marketing de la division grand public.

Le propriétaire d’Yves Saint Laurent, le groupe de luxe Kering, a confirmé de son côté le départ de Paul Deneve en précisant qu’il « a choisi de saisir une nouvelle opportunité dans le secteur des nouvelles technologies. »

L'université Dauphine voulait choisir ses étudiants selon leur Facebook !

Article paru dans "Le Point.fr"

Un professeur de l'université a demandé à ses étudiants de présenter à l'oral leur profil Facebook. La pratique étant illégale, les oraux ont été annulés..

On le sait, Facebook prend une place de plus en plus importante dans la vie professionnelle. Aux États-Unis, il n'est pas rare de vérifier le compte Facebook d'un demandeur d'emploi avant de l'embaucher. En France, une charte a été votée. Elle demande aux recruteurs de "ne pas utiliser les moteurs de recherche ni les réseaux sociaux comme outils d'enquête. Si une personne rend publiques sur Facebook des informations telles que sa religion, son lieu de naissance ou encore sa situation matrimoniale, le point de vue du recruteur peut être biaisé".

Apparemment, un des professeurs de l'université parisienne Paris-Dauphine n'avait pas vraiment pris connaissance de cette charte. En effet, celui-ci a demandé à une soixantaine d'étudiants postulant pour un master de gestion de venir avec une copie de leur profil Facebook. Son intention était de mieux de connaître les activités extrascolaires de ces étudiants lors des entretiens de motivation. Le professeur souhaitait que les étudiants se décrivent tels qu'ils sont, et non pas qu'ils tentent de "se vendre".
"Quand on fait une connerie, on le reconnaît"

Heureusement, mais à la plus grande tristesse du professeur concerné, les oraux ont été annulés par le directeur de l'établissement, Laurent Batsch. Celui-ci nie toute implication dans l'initiative prise par le professeur. Dans l'université, chacun des 90 masters est dirigé par un responsable, et celui-ci ne se réfère pas nécessairement à ses supérieurs. La direction de Dauphine a écrit aux étudiants pour faire son mea culpa. "Quand on fait une connerie, on le reconnaît", affirme Laurent Batsch, qui pour autant nous rappelle que l'enseignant en question est un excellent professeur et que sa démarche était simplement irréfléchie.

Face à la situation, les étudiants ont été le plus souvent surpris et décontenancés, ne sachant pas comment réagir. Certains ont violemment critiqué l'initiative, jugeant qu'il s'agissait d'une atteinte à la vie privée et que les professeurs n'avaient pas à savoir ce que l'étudiant fait dans sa vie quotidienne. D'autres sont plus modérés, affirmant qu'il ne s'agit que d'une officialisation : "Puisque tout le monde regarde déjà nos profils, pourquoi pas les profs ?" répond un étudiant. Avec Facebook, on confond de plus en plus espace public et espace privé, c'est là tout le problème des réseaux sociaux.

Le prince Laurent agacé par les polémiques

princelauent.jpgLe prince Laurent regrette que les projets ou les voyages qu'il entreprend soient systématiquement mal interprétés, indique-t-il vendredi dans un communiqué transmis à l'agence de presse Belga.

Ces interprétations "orientées" contribuent à le "décrédibiliser" depuis plus de 25 ans auprès de ses hôtes, ajoute-t-il. "En soulevant des problèmes imaginaires, on dénature le travail de nombreuses personnes de bonne foi."

Le prince Laurent s'est rendu en Israël en début de semaine sur invitation de l'ONG environnementale Keren Kayemet LeIsraël (KKL), le plus gros propriétaire foncier d'Israël.

Il y a notamment reçu un prix pour honorer son engagement dans le secteur de l'environnement. Le ministre des Affaires étrangères Didier Reynders avait autorisé le déplacement du Prince à plusieurs conditions. Ce voyage avait cependant suscité la polémique.

La Ligue des droits de l'Homme et de l'Association belgo-palestinienne reprochent à l'organisation de disposer de terrains dans les territoires disputés avec les Palestiniens.

Dans son communiqué de presse, le prince Laurent souhaite donc "rétablir les faits tels qu'ils se sont déroulés". Il regrette qu'"on dénature le travail de nombreuses personnes de bonne foi" en soulevant des "problèmes imaginaires". Il se dit également "décrédibilisé auprès de ses hôtes depuis plus de 25 ans par certaines personnes dont la motivation ne relève pas nécessairement de l'intérêt supérieur de l'Etat". Le Prince précise encore que, lors de son voyage, il a rencontré des communautés juives, arabes et chrétiennes "dont le travail est systématiquement ignoré par ceux-là qui pensent devoir interférer dans le déroulement normal et transparent des activités du Prince à l'étranger".