Judith Douillet

Niçoise d'origine, Judith Douillet vit à Jérusalem depuis 16 ans. Elle est traductrice hébreu-français, rédactrice et correctrice, et écrit pour Alliance depuis 3 ans. Sa passion? Les mots, tout simplement.

Les articles de Judith Douillet

Israël : le premier restaurant coréen kasher au monde ouvre à Jérusalem

Les allées de pierre glacées du quartier juif de la vieille ville de Jérusalem, au plus froid de l’hiver, ne sont pas très engageantes pour ceux qui s'émerveillent de la splendeur et de la sainteté de la ville.

Le quartier juif, avec toutes ses vertus, est un lieu plus propice aux révélations spirituelles qu'aux expériences culinaires exotiques, mais les curieux qui braveront le froid et s’aventureront jusqu’à Seoul House feront une découverte très plaisante.

Le petit restaurant, caché dans l’étroite rue Chabad, dans un magnifique espace en pierre, associe un travail de menuiserie agréable dans un style oriental combinant bois brut et papier et pierre apparente, créant ainsi une sensation d’espace et de plaisir, même dans un lieu assez réduit.

Le restaurant possède un certain nombre de tables standard et un coin avec une plate-forme en bois surélevée, où vous pouvez manger comme en Corée, assis sur des futons (chauffés!) plutôt que sur des chaises.

L'expérience authentique ne s'arrête pas là et les couverts, composés de baguettes en métal et d'une cuillère, sont très similaire à l'original. Tout est écrit en hébreu, anglais et hangul, l'écriture phonétique coréenne. Seoul House est remarquablement similaire aux restaurants populaires qui se trouvent en Corée du Sud et sert une variété de plats en conséquence.

Sur le comptoir, où l’on commande et récupère les plats, on trouve des maquettes en plastique des plats servis par le restaurant, une sorte de réconfort pour les Israéliens qui découvrent les secrets de la cuisine coréenne et se demandent à quoi leur commande va ressembler.

Une cuisine spectaculaire et fidèle à l'original

Parmi les plats servis au restaurant, le Kimbap, une sorte de maki coréen légèrement plus grand que celui d'origine japonaise, contient du danmuji, un navet aigre rafraîchissant, qui donne une couleur différente au plat. C'est un excellent point de départ pour un repas. La deuxième star du restaurant est le Tteokbokki , de petits rouleaux de pâte de riz gluante servis avec de la sauce piquante que le restaurant propose en trois versions: sucrée, salée, et épicée, qui parviennent à vaincre le froid de Jérusalem.

Des maquettes en plastique, our vous aider à choisir ce que vous allez manger

Des maquettes en plastique, pour vous aider à choisir ce que vous allez manger

Pour ceux qui ont encore faim après leur Tteokbokki , vous pouvez commander des "nouilles de verre" - un plat de base servi dans presque tous les restaurants populaires en Corée du Sud, ou encore  un Bibimbap, un plat de riz cuit à la vapeur avec des légumes colorés disposés de manière spectaculaire autour d'un œuf au plat.

Le plat est servi avec une sauce sucrée et épicée. Il est également important d'expérimenter la variété de cornichons coréens, le kimchi et le plus célèbre: les feuilles de chou en sauce rouge.

Les plats servis sont excellents, mais il est recommandé à ceux qui ne connaissent pas la cuisine coréenne d'en goûter autant que possible, pour satisfaire leur curiosité et leur palais.

Les personnes qui ont d’ores et déjà visité la Corée peuvent voir que les plats rappellent les petits restaurants surpeuplés de Séoul, malgré la nécessité de les adapter au goût israélien et aux exigences de cacheroute.

De drôles d’anecdotes témoignent des difficultés rencontrées par la fondatrice du restaurant, une Coréenne convertie au judaïsme qui a suivi son mari, pour trouver le lieu qui convienne le mieux à un restaurant et pour obtenir des matières premières aussi authentiques que possible.

"Nous espérons que, dans un proche avenir, nous pourrons améliorer le niveau de cacheroute et obtenir un label mehadrin", a déclaré l'une des employées.

L’idée de créer un restaurant servant une cuisine populaire, savoureuse et accessible est une opportunité pour beaucoup, y compris pour ceux qui n’ont as le sens de l’aventure, et c’est sans aucun doute un message pour la ville de Jérusalem en général et la Vieille ville en particulier. Dernier conseil pour les convives: lorsque vous quittez le restaurant, repus et fatigué, faites bien attention en descendant les nombreux escaliers du quartier et marchez lentement et prudemment. Bon appétit !

Source : Israel HaYom

La nouvelle campagne israélienne contre les réformés

Le mouvement "Hazon" a lancé une nouvelle campagne contre le mouvement réformiste, qui selon lui est responsable de l'assimilation.

Un énorme panneau publicitaire suspendu près du centre commercial Ayalon à Ramat Gan se lit comme suit: "Grand-père réformé = fils assimilé = petit-fils non juif."

La campagne a été lancée dans le contexte de la lutte renouvelée contre la prière des courants libéraux et non orthodoxes sur la place du Mur occidental prévue lors d'un événement festif organisé par les Femmes du mur, et qui célébrera le 30e anniversaire de leur institution. La campagne inclut des messages tels que "Nous gardons le mur normal".

Le mouvement Hazon est né il y a plusieurs mois, selon ses dirigeants, "dans le but de promouvoir un agenda juif dans le pays". Récemment, il a déclenché une tempête pour avoir accroché un panneau géant à Jérusalem dans le cadre d'une campagne contre la communauté LGBT en Israël.

Sur le panneau on pouvait lire : "Père + mère = famille". Il a été retiré peu de temps après avoir fait son apparition, à la suite d'une lutte menée par les organisations LGBT.

Selon Hazon, le mouvement se base sur des déclarations récemment publiées par les dirigeants du Mouvement réformiste, y compris le communiqué de Rick Jacobs, président du Mouvement réformiste, selon lequel : "On entend encore des gens parler de mariages mixtes comme s'il s'agissait d'une maladie".

Une autre déclaration sur laquelle ils s’appuie émane de Michael Chabon lors d'une cérémonie du mouvement réformiste. Il affirmait alors que "le mariage entre deux Juifs est un ghetto qui les emprisonne à l'intérieur d'un mur de  tradition. Ces murs doivent être brisés".

Les femmes du mur vont célébrer les 30 ans de leur institution

Les femmes du mur vont célébrer les 30 ans de leur institution

Le mouvement "cherche à restaurer le dialogue public autour de questions telles que la préservation du Shabbat dans la sphère publique, l'importance de la cellule familiale, le caractère sacré du Mur occidental et d'autres questions liées aux valeurs du judaïsme". Récemment, le mouvement a mobilisé plus de 120 000 partisans, qui ont signé une convention israélienne appelant les parties à s'engager à promouvoir le judaïsme dans le pays.

Le directeur général du Mouvement réformiste, le rabbin Gilad Kariv, a déclaré en réponse que "La campagne des organisations ultra-orthodoxes et d'extrême-droite contre le judaïsme réformé prouve seulement qu'elles comprennent aussi que de plus en plus d'Israéliens considèrent nos synagogues et nos rabbins comme la bonne adresse, et que le public israélien en pleine croissance vote en faveur d'un judaïsme qui croit en l'égalité, la tolérance et le pluralisme ".

"Si le judaïsme réformé était effectivement un facteur marginal en Israël, comme le prétendent les porte-parole de l'establishment rabbinique soir et matin, ils n’auraient pas eu besoin d’investir des millions de shekels dans des campagnes de haine". "Nous n’avons aucun doute que le discours de haine continu à notre encontre incite seulement de nombreux Israéliens à tourner le dos au monopole orthodoxe et à soutenir notre revendication de reconnaissance et d'égalité pour tous les courants du judaïsme", a ajouté le rabbin Kariv.

"Cependant, nous ne minimisons pas la possibilité qu'une incitation verbale haineuse incessante conduise à une véritable violence contre notre peuple et nos synagogues, comme par le passé, et nous appelons les chefs de l'establishment rabbinique et les chefs des partis ultra-orthodoxes à renoncer à cette campagne."

Source : walla.co.il

Les dix femmes les plus inspirantes d'Israël

En l'honneur de la Journée internationale de la femme le 8 mars, nous avons réuni certaines des femmes les plus inspirantes, novatrices et absolument fabuleuses d'Israël.

  1. Golda Meir

Golda Meir était une femme aux multiples talents. Militante sioniste, enseignante, kibboutznikit (membre d’un kibboutz), femme politique et quatrième premier ministre d'Israël, elle a certainement tout fait.

Née en 1898 à Kiev, elle a immigré aux Etats-Unis avec sa famille quand elle était enfant, avant de repartir pour la Palestine mandataire avec son mari. Une fois en Israël, elle s'est rapidement impliquée dans la politique israélienne, devenant ainsi la première et unique à ce jour femme Premier ministre d’Israël.

Révérée en tant que "Dame de fer" d'Israël, Golda Meir s'est distinguée par son statut de femme à une époque où la politique israélienne était fortement dominée par une "vieille garde" masculine et pour son style de leadership franc et direct, sans fioriture.

Citation inspirante : "Ayez confiance en vous. Créez vous la personnalité avec laquelle vous serez heureux de vivre toute votre vie. Tirez le meilleur parti de vous-même en attisant les minuscules étincelles intérieures pour nourrir la flamme de la réussite. ”

2. Ruth Westheimer

Ruth Westheimer

Ruth Westheimer

Pas strictement israélienne, le Dr Ruth Westheimer est en fait une figure fascinante pré-étatique. Née en Allemagne en 1928, elle est arrivée en Palestine mandataire après avoir perdu ses parents pendant l'Holocauste. Une fois sur place, elle a rejoint l'organisation paramilitaire de la Haghanah, où elle a reçu une formation de sniper.

Ruth Westheimer s'est finalement rendue aux États-Unis, où elle a étudié la sexualité humaine et est devenue un succès médiatique avec une carrière à la télévision et à la radio qui a duré des décennies. Pionnière dans tout ce qui a trait au sexe, elle a mis l'accent sur une conversation honnête et franche au sujet du sexe et de la sexualité.

Citation inspirante : "Quand il s'agit de sexe, les 15 centimètres plus importants sont ceux qui séparent les oreilles."

3. Dorit Beinisch

Première femme présidente de la Cour suprême d'Israël, Dorit Beinisch est une femme impressionnante. Née à Tel-Aviv en 1942, Mme Beinisch a étudié le droit à Jérusalem avant de se lancer dans une longue carrière dans le droit public, devenant procureur de la République ( la première femme à le faire), juge à la Cour suprême et finalement présidente.

Célèbre pour ne pas avoir peur de tenir tête aux plus hauts échelons, Dorit Beinisch s'est battue pour la loi, même lorsque celle-ci s'est révélée impopulaire auprès de ses supérieurs hiérarchiques et a largement statué sur les droits de l'homme, tout en servant de modèle pour les femmes dans le système judiciaire et partout ailleurs.

Citation inspirante : "Nous avons l'ordre d'agir avec tolérance et de promouvoir la protection des droits de l'homme."

4. Naomi Shemer

Naomi Shemer

Naomi Shemer

Poète, compositrice, interprète et chanteuse, Naomi Shemer est la femme à l’origine des chefs-d'œuvre de la musique israélienne, dont le plus célèbre étant "Yeroushalaim shel Zahav" (Jérusalem d'or).

Né en 1930 au kibboutz Kinneret, sur les rives du lac de Galilée, Mme Shemer étudie la musique et rejoint les FDI en tant que pianiste. Au cours de sa carrière, elle a écrit, composé et traduit des chansons de tous genres - poèmes épiques nationaux, chansons d'amour et même des chansons pour enfants.  Jerusalem d’or, sa chanson la plus connue, est largement considéré comme l'hymne non officiel d'Israël. Naomi Shemer a reçu le prix d'Israël en 1983.

5. Ada Yonath

La biochimiste Ada Yonath est la première femme israélienne à remporter le prix Nobel pour ses travaux novateurs sur la structure du ribosome.

Née à Jérusalem avant l'avènement de l'État en 1939, Mme Yonath a terminé ses études de doctorat à l'Institut Weizmann des sciences, où elle est toujours membre éminent du corps professoral. Après avoir remporté le prix Nobel en 2009, Ada Yonath est devenue la première femme en 45 ans à recevoir ce prix prestigieux dans le domaine de la chimie.

Depuis qu'elle a gagné ce prix, Ada Yonath est devenu un grand modèle en Israël pour l'enseignement supérieur et suscite un vif intérêt pour la science.

Citation inspirante : "C'est fantastique d'atteindre le sommet, mais l'ascension est aussi une aventure."

6. Lucy Aharish

Lucy Aharish est une journaliste arabe israélienne et présentatrice télévisée. Née en 1981, elle a grandi dans une famille musulmane dans la ville juive de Dimona, et est bien connue en Israël pour sa promotion de la coexistence et de la tolérance.

En 2015, Mme Aharish a été choisie pour allumer un flambeau lors de la cérémonie du Jour de l'Indépendance d'Israël pour son travail en tant que journaliste musulmane pionnière et pour son plaidoyer en faveur de la tolérance et de l'ouverture entre différents secteurs de la société israélienne.

Plus récemment, Lucy Aharish a attiré l'attention sur le sort des populations victimes de la guerre civile en Syrie.

Citation inspirante : "Notre rupture du silence est une pierre angulaire dans la poursuite de la lutte de toute femme opprimée."

7. Gal Gadot

La Wonder Woman d'Israël, Gal Gadot est peut-être l'actrice la plus célèbre du pays à ce jour.

Née en 1985, l'ancienne lauréate de Miss Israël et instructrice militaire de combat a joué des femmes fortes et courageuses dans des films à succès hollywoodiens tels que Fast & Furious et Wonder Woman.

Avec ses films, ses interviews et sa présence dans les médias sociaux, Gadot s'emploie à inspirer et à habiliter les jeunes filles à botter des postérieurs, tout comme elle.

Citation inspirante : "C'est si important pour les filles et les garçons d'avoir un super-héros féminin fort à admirer."

8. Ruth Dayan

Ruth Dayan

Ruth Dayan

Ruth Dayan est la matriarche israélienne ultime, fondatrice de la maison de couture israélienne Maskit et activiste sociale engagée.

Née en 1917, elle a reconnu le caractère unique et la beauté de l'artisanat traditionnel des femmes immigrées au début de l'État d'Israël. Elle a utilisé ces motifs dans sa maison de couture, fournissant des emplois à des centaines d'employés de la périphérie, pour la plupart de nouveaux immigrants.

Elle est également une activiste sociale qui a fait campagne pour les nouveaux immigrants et la coexistence juive et arabe.

Citation inspirante : "Je pense que la lutte pour l'égalité des femmes doit être menée non seulement par les femmes mais aussi par les hommes et les femmes ensemble."

9. Orna Berry

Orna Berry est une véritable pionnière de la Startup Nation. Non seulement l'entreprise qu'elle a fondée, Ornet, a été la première start-up israélienne à être acquise par un conglomérat européen, mais elle a également été la première (et jusqu'à présent, la seule) scientifique en chef d'Israël.

Considéré comme une figure de proue du monde des affaires, Orna Berry, née en 1949, s'est fortement impliquée auprès de nombreuses entreprises locales de haute technologie. Parallèlement à son succès dans les affaires, Mme Berry est une activiste sociale qui a travaillé pour la promotion de l'emploi des universitaires arabes en Israël et a défendu le rôle des femmes dans la recherche industrielle.

Citation inspirante : "L’inconfort est la mère de l'invention."

10. Adina Bar-Shalom

Adina Bar-Shalom est bien plus que la fille du regretté Grand Rabbin Ovadia Yossef. Éducatrice et militante sociale, Mme Bar-Shalom est la femme chargée de former des milliers de membres de la communauté ultra-orthodoxe, en particulier de femmes, à l’enseignement supérieur.

Née en 1945, elle a fondé le premier collège pour Juifs ultra-orthodoxes à Jérusalem et travaille depuis des années pour vaincre la discrimination à l’égard des femmes dans sa communauté. Pour ces réalisations, elle a reçu le Prix Israël en 2014.

Citation inspirante : "Les femmes sont la cause du changement dans la société ultra-orthodoxe."

Source : Israel21C

Israël : le tribunal rabbinique juge que tromper son mari avec une femme n'est pas un adultère

Le tribunal rabbinique a statué dans une démarche inhabituelle qu'une relation entre deux femmes, dont l'une était mariée, n'était pas considérée comme un adultère. Cela implique que lors du divorce, l’épouse à droit à la somme d’argent que son mari lui avait promis dans la ketouba (contrat de mariage juif).

La raison de cette décision est que cette femme a entamé une relation avec sa partenaire en raison du manque d'attention de son mari et qu'il n'y avait donc aucun motif de la punir.

Le couple vivait ensemble depuis des années et l'avocate de l’épouse a affirmé que cette dernière avait toujours suivi son mari les yeux fermés afin qu'il puisse réaliser son potentiel. Le couple a quitté Israël pour s'installer aux États-Unis et, tandis que le mari investissait toute son énergie dans son travail, son épouse élevait les trois enfants.

Avec le temps, la famille est revenue en Israël. Le mari avait un travail intéressant, sa femme a trouvé sa place, mais quelques années plus tard, le mari a reçu une offre d'emploi attrayante en Europe.

Sa femme a accepté de quitter Israël, mais après le déménagement du mari en Europe, alors que les préparatifs de son propre départ étaient en cours, elle a réalisé qu'elle ne se sentait pas capable quitter sa famille une seconde fois.

Elle affirme que lorsqu'elle a partagé son appréhension avec son mari, elle s’est heurtée à une réaction très froide. Elle a essayé de le convaincre, mais il a agi de manière passive-agressive, a ignoré ses demandes et a l’a menacée de divorce.

L'épouse a trouvé un réconfort dans les bras de son amie, qui avait une oreille attentive et bienveillante. Avec le temps, elle a commencé à développer des sentiments et des relations intimes avec elle. Quand elle a avoué cette relation à son mari, il est revenu en Israël et a demandé le divorce.

Selon lui, elle l'avait trompé, lui avait menti et causé de lourds dommages économiques car il avait perdu un contrat de travail de plusieurs millions. Par conséquent, il a demandé qu'une indemnité lui soit versée et que les biens des parties soient répartis de manière inégale. Comme elle avait eu une relation avec une femme pendant leur mariage, le mari a demandé que sa femme perde ses droits dans la ketouba.

Après des audiences et des enquêtes sur les preuves, il a été décidé que la femme n’avait pas trahi son mari. Le tribunal rabbinique a jugé qu'une femme qui entretenait une relation extraconjugale avec une personne de même sexe ne perdait pas sa ketouba.

Il a en outre été déterminé qu'il n'était pas prouvé que l'épouse avait eu une liaison longue et continue, comme le prétend son mari, et qu'une distribution inégale des biens des parties était exclue. Le tribunal a également estimé qu'il n'y avait aucune raison d'octroyer des indemnités au mari et a jugé que ce dernier devait payer une pension alimentaire.

"Je suis très heureuse de voir que le tribunal rabbinique a pu constater qu'il s'agit d'une femme qui a donné le meilleur d’elle-même et ses plus belles années à ce mariage. Elle n'est pas coupable d'avoir brisé la famille. Il a également reconnu que tomber amoureux d'une autre femme n'augmentait ni ne diminuait ses droits financiers", a déclaré l'avocate de l’épouse, Emy Bekhor Bouni.

Source : Israel HaYom

Une chocolaterie israélienne aux saveurs atypiques veut conquérir le Japon

La chocolatière israélienne Ika Cohen souhaite percer sur le marché japonais avec des chocolats épicés inspirés de la cuisine méditerranéenne.

Dans une interview accordée à Calcalist, Mme Cohen (42 ans) a indiqué qu'elle réfléchissait aux produits les plus susceptibles de séduire les consommateurs japonais.

Les chocolats Ika Cohen, fabriqués dans une petite boutique du sud de Tel-Aviv, sont connus pour leurs goûts inhabituels, notamment l'huile d'olive, le sel de la mer Morte, le basilic et le za'atar, une herbe aromatique originaire du Moyen-Orient et souvent utilisée dans la cuisine arabe, israélienne et libanaise.

Les chocolats d'Ika Cohen

Les chocolats d'Ika Cohen

La première percée d’Ika Cohen sur le marché japonais a eu lieu en janvier lorsqu'elle a participé au Salon annuel du Chocolat à Tokyo. L'événement, qui a duré neuf jours, a réuni des chocolatiers du monde entier pour présenter leurs produits. Les produits de la chocolatière israélienne ont séduit les foules - elle a pu vendre pour plus de mille dollars de chocolats par heure, a-t-elle déclaré dans l'interview.

Ika Cohen a fait son apprentissage en France et au Mexique avant de retourner en Israël où elle a ouvert sa boutique il y a environ huit ans. En utilisant des ingrédients locaux, dit-elle, elle peut apporter quelque chose de nouveau sur la table et galvaniser les consommateurs à l'étranger.

Source : calcalistech.com

Les Israéliens ont jeté 2,5 millions de tonnes de nourriture en 2018

Les Israéliens ont jeté quelque 2,5 millions de tonnes de nourriture l'an dernier, pour une valeur totale de 19,7 milliards de NIS (5,5 milliards de dollars) et représentant environ 35% de toute la production alimentaire, selon un rapport annuel publié aujourd’hui mardi par Leket Israël et le cabinet comptable BDO.

Le rapport a révélé que 1,2 million de tonnes de nourriture, soit près de la moitié de la quantité mise au rebut, a pu être sauvée, ce qui est stupéfiant.

Dans le seul cas de la consommation des ménages, 880 000 tonnes d'aliments - évaluées à 7 milliards de NIS (2,2 milliards de dollars) -, soit une moyenne de 3200 shekel par foyer (890 dollars, ont été gaspillées l'année dernière.

La majorité de la nourriture gaspillée était constituée de fruits et légumes, les ménages israéliens gaspillant 23% de la nourriture, contre 28% aux Etats-Unis et 19% en Europe.

"Israël doit formuler un plan national de secours alimentaire, et je pense qu'il devrait être élaboré par le bureau du Premier ministre, car c'est le seul organe qui peut contrôler tous les autres ministères", a déclaré Gidi Kroch, PDG de Leket Israël, au Jerusalem Post.

"Sans leadership, rien ne se passera. En 2015, l'Organisation des Nations Unies pour l'alimentation et l'agriculture a publié une déclaration visant à réduire de moitié les déchets alimentaires d'ici 15 ans. De nombreux pays ont adopté cette déclaration, mais pas Israël."

Le rapport a en outre révélé que l'ampleur des déchets a également un impact significatif sur le coût de la vie déjà élevé en Israël. Les pertes alimentaires à tous les stades de la chaîne de valeur augmentent les prix des aliments de 11 % pour les consommateurs.

Pourcentages d'aliments jetés dans la consommation des ménages

Pourcentages d'aliments jetés dans la consommation des ménages

"Pour replacer la quantité de déchets ménagers dans son contexte, pensez au Concours Eurovision de la chanson, qui aura lieu au Pavillon 2 de l'Expo Tel Aviv ", a déclaré Kroch.

"C'est un énorme bâtiment de 50 000 mètres carrés et de 20 mètres de haut. Les 880 000 tonnes de déchets pourraient entrer dans ce pavillon."

Pour combler le fossé de l’insécurité alimentaire en Israël, a ajouté Mr Kroch, seul un cinquième de la nourriture gaspillée - d'une valeur d'environ 3 milliards de NIS (835 millions de dollars) – aurait besoin d’être sauvée. Cela ne coûterait que 830 millions de NIS (230 millions de dollars), soit moins d'un tiers du coût de la nourriture gaspillée.

"La politique de sauvetage alimentaire et de redistribution aux couches défavorisées de la population est un plan économique efficace en Israël, où une grande partie des dépenses des ménages est consacrée à l'alimentation ", a déclaré Chen Herzog, économiste en chef de BDO.

"Le sauvetage alimentaire est une solution gagnante, qui résous le problème de l'insécurité alimentaire par une économie directe de 2,2 milliards de NI. (604 millions de dollars). Lorsque l'on quantifie les avantages sociaux et environnementaux, c'est une économie de plus de 4,5 milliards de NIS pour l'économie (1,2 milliard de dollars)."

Dans le but d'encourager le sauvetage alimentaire, Leket promeut une série de mesures politiques qu'il juge nécessaire de mettre en œuvre.

Cela comprend l'élaboration d'un plan national de sauvetage alimentaire, l'établissement d'un objectif national de secours alimentaire, exigeant le secours alimentaire de toutes les institutions gouvernementales et financées par le gouvernement, la réévaluation des dates d'expiration et le sauvetage alimentaire comme condition à la participation des entreprises privées aux appels d'offres gouvernementaux.

En octobre 2018, Leket a enregistré une victoire législative importante lorsque la Knesset a adopté la loi sur le don de denrées alimentaires, protégeant les donneurs et les associations alimentaires contre d'éventuelles poursuites pénales et civiles fondées sur les dommages éventuels causés par les denrées alimentaires.

L'an dernier, Leket a déclaré que son équipe de volontaires avait sauvé 2,2 millions de repas préparés dans les bases de l'armée des FDI, des entreprises de restauration hôtelière et des restaurants. En outre, elle a permis d'économiser 15 500 tonnes de produits agricoles pour une valeur de 150 millions de NIS (41.5 millions de dollars).

La nourriture sauvée a ensuite été distribuée à 175 000 personnes démunies par l'intermédiaire du réseau sans but lucratif de 200 organismes partenaires à travers le pays.

Source : Jpost

Les escrocs israéliens qui ont promis de libérer les soldats français prisonniers de Daesh

L'un des gangs les plus sophistiqués opérant en Israël ces dernières années a été démasqué la semaine dernière par une activité conjointe de l'unité économique de Lahav 433 et de la police française.

Trois des membres du gang ont utilisé un appartement à Netanya et un yacht dans le port d'Ashdod pour escroquer divers associations et organismes, prétendant tenter de faire libérer des soldats français capturés par Daesh en Syrie et pendant la guerre du Mali. Ils se faisaient passer pour les ministres français des Affaires étrangères et de la Défense. De cette manière, ils ont réussi à réunir frauduleusement environ 10 millions d'euros.

L'enquête, nommée "Oketz Hapresident", a été ouverte dans les bureaux de l'unité économique de Lahav 433, à la réception des données de ses homologues français. Selon les informations recueillies par les Français, un certain nombre d'organisations et d'associations ont été victimes de tromperie au cours des derniers mois, ce qui les a conduites à dépenser des millions d'euros, chacune en faveur de la "libération" des soldats français des organisations terroristes. Les Français ont pu identifier que la base des activités se trouvait en Israël, mais ils n'ont pas pu identifier les membres du gang.

À ce stade, les enquêteurs de l'unité économique, qui ont commencé à recueillir des renseignements et se sont intéressés à un groupe de trois citoyens français et israéliens qui avaient loué plusieurs appartements à Netanya et qui détenaient également un yacht dans le port d'Ashdod. Quand ils ont commencé à les pister, ils ont réalisé que les trois hommes avaient mis sur pied une fraude parfaite, appuyant sur un nerf sensible de la société française: le sort des soldats tombés entre les mains d'organisations terroristes.

Les membres du gang se sont renseignés sur les associations et organisations travaillant pour les soldats français et les ont contactés afin de leur extorquer des fonds. Dans un des cas, le président de l'association a reçu un appel de quelqu'un qui s'est présenté comme un haut responsable du ministère des Affaires étrangères français.

On lui a dit que le ministre lui-même voulait partager avec lui des informations très secrètes et demandé de l'aider à sauver la vie de soldats kidnappés en Syrie. À un moment donné, le responsable de l'association a demandé à parler directement au "ministre", mais on lui a alors annoncé que ce dernier craignait de s’exprimer sur une ligne non sécurisée.

Un appartement à Natanya, un yacht à Ashdod

Un appartement à Natanya, un yacht à Ashdod

La méthode a parfaitement fonctionné. Les dirigeants des organisations ont été informés que, du fait que le gouvernement français craignait de dialoguer directement avec les organisations terroristes et de leur verser une rançon, il se tournait vers eux pour qu’ils avancent les fonds aux ravisseurs.

"Vous sauvez des vies, mais il est important de garder une totale discrétion", ont prévenu les imposteurs. Ils ont également promis de restituer l'argent à l'organisation peu après que le montant demandé ait été transféré sur les comptes des ravisseurs à l'étranger.

Une machine parfaitement huilée. Les chefs des organisations ont reçu des "documents secrets" portant le logo des ministères parisiens, qui les ont convaincus qu'il s'agissait d'un projet de sauvetage urgent, et ils ont chacun viré plus d'un million d'euros sur un compte bancaire. Il a fallu quelques heures aux membres du gang pour retirer l’argent du compte en banque et disparaître.

Dans un autre cas, le "ministre de la Défense" français a appelé une organisation et demandé environ un million d'euros pour libérer les soldats capturés lors de la guerre au Mali. Au total, le gang a réussi à récupérer frauduleusement environ 10 millions d'euros.

À la fin de la semaine, un appartement a été perquisitionné dans la rue King David, à Netanya, et trois membres du gang ont été arrêtés, soupçonnés de fraude aggravée et de blanchiment d'argent. Dans l'appartement, la police a trouvé des ordinateurs et de faux documents qui reliaient les trois personnes à l’escroquerie. Une autre perquisition a été menée sur le yacht ancré dans le port d’Ashdod.

Pendant tout ce temps, la police des unités spéciales et le personnel des services de renseignements en France étaient en contact étroit avec les policiers israéliens. La garde à vue des suspects a déjà été prolongée deux fois. Leurs avocats, Mes Kobi Sudari, Yaron London et David Pal, ont nié les soupçons les concernant.

La France craint que cette affaire embarrassante puisse causer d'autres dommages. Ces jours-ci, Ces derniers jours, les Français ont mené diverses opérations de sécurité et envoyé des messages à de hauts responsables d'ambassades du monde arabe concernant la possibilité de recevoir des demandes similaires d'escrocs.

Source : Ynet

La page Facebook du Fatah indique que les Juifs méritaient de mourir dans l’Holocauste

Un message sur la page Facebook officielle de l'Autorité palestinienne dit que les Juifs méritaient d'être assassinés dans l'Holocauste à cause de "ce qu’ils sont".

Selon une traduction du post du 27 février, fournie et soulignée par Palestinian Media Watch (PWM), le Fatah a déclaré que les Juifs avaient accepté volontiers et avec enthousiasme d'enterrer des civils russes vivants afin de sauver leur propre vie.

« En 1941, les Allemands nous ont fait creuser des fosses profondes dans le sol ", lit-on sur le post Facebook du Fatah. "Quand nous avons fini de faire ce qu'ils voulaient, ils ont amené un groupe de Juifs, les ont jetés dans les fosses et nous ont ordonné de les enterrer. Nous avons refusé de commettre cet acte atroce. Alors, les Allemands ont ordonné de nous jeter à la place des Juifs et les ont sommés de nous enterrer. Les Juifs ont alors commencé à nous ensevelir sans hésitation. La terre nous recouvrait presque, mais les Allemands les ont arrêtés et nous ont fait sortir. Nous avons été surpris lorsque le commandant allemand nous a hurlé : "Je voulais juste que vous sachiez qui sont les Juifs et pourquoi nous les tuons !"

Le Fatah a présenté ce passage, à côté de trois images de charniers, comme une citation authentique des mémoires d'un civil russe.

Bien qu'une capture d'écran du message soit disponible via PWM, le Jerusalem Post n'a plus été en mesure de localiser le message du 27 février, indiquant que depuis lors, il a dû être supprimé par Facebook ou caché par l'administrateur de la page.

PMW a fait des recherches sur l'histoire mentionnée dans le post original et a constaté que, bien qu'elle présente certaines similitudes avec un récit historique documenté par JTA en 1942, " en réalité, les Juifs et les Ukrainiens ont tous agi de manière historique en refusant de s'enterrer vivants les uns les autres, et ont donc tous été assassinés par les Nazis, écrit PMW dans une déclaration ".

Nan Jacques Zilberdik, analyste principal chez PMW, a déclaré que le Fatah avait publié cet article sans commentaire.

Le drapeau du Fatah

Le drapeau du Fatah

"Il n'a pas condamné cette histoire parce qu'elle dépeignait les Juifs comme étant mauvais, égoïstes et ingrats ", a dit Nan Zilberdik. "Elle ne s’est pas éloignée non plus de la justification du commandant nazi, fondée sur la diffamation antisémite selon laquelle les Juifs sont définis par ces traits de caractère.

"Ce n'est que le dernier d'une longue liste d'exemples de haine antisémite de la part des dirigeants palestiniens, qui empoisonnent l'esprit du peuple palestinien, en particulier de ses enfants et de ses jeunes ", a-t-elle poursuivi.

"Ce n'est pas la première fois que la page Facebook du Fatah est utilisée pour inciter à la haine contre les Juifs ou pour promouvoir le terrorisme".

Début février, PMW a demandé au PDG de Facebook, Mark Zuckerberg, de fermer la page Facebook officielle du Fatah, invoquant la conviction du groupe de surveillance israélien selon laquelle des terroristes palestiniens commettaient des attaques en 2018, influencés par la glorification du meurtre et la promotion de la violence sur sa page Facebook.

La page officielle du Fatah compte actuellement 148.486 "j’aime", soit une augmentation de plus de 2.000 personnes depuis le 8 février, date de la dernière vérification du décompte par le Jerusalem Post.

Le rapport de 42 pages de PMW sur la page Facebook du Fatah a montré comment les publications du Fatah glorifiaient les meurtriers de masse et autres terroristes responsables de centaines de meurtres, parmi lesquels non seulement des Israéliens, mais également des Américains.

La page du Fatah, administrée par Munir al-Jaghoub, a été fermée une fois en juin 2015. Toutefois, à ce moment-là, Facebook a déclaré qu’elle avait été fermée en raison d'une erreur technique et non en raison d'infractions. La page a été rouverte en moins de deux semaines.

Source : Jpost

Israël : la Cour menace de fermer le bâtiment du Waqf sur le mont du Temple

Le tribunal de première instance de Jérusalem a décidé lundi qu'une ordonnance de fermeture du bâtiment du Waqf sur le mont du Temple devrait être émise.

Ce sera le cas si le Waqf ne répond pas à une requête déposée par la police israélienne et le bureau du Procureur de l’État dans un délai d’une semaine. Il s’agit de la structure de Bab a-Rahma sur le mont du Temple, censée servir le Conseil israélo-jordanien créé dans le but de torpiller le plan de paix et dont l’existence a été révélée à Israël Hayom.

Le bâtiment, adjacent à la Porte de la Miséricorde, a été ouvert par le Waqf il y a environ trois semaines, après avoir été fermé pendant 16 ans sous ordre de la police israélienne. La demande de l'État indique que "la fermeture des bureaux est nécessaire car il existe une preuve administrative solide que les bureaux du Waqf ont été utilisés par le Hamas et en tant que point de contact pour l'organisation terroriste sur le mont du Temple".

Un fonctionnaire du Waqf jordanien hurlant et harcelant des Juifs sur le mont du Temple

Un fonctionnaire du Waqf jordanien hurlant et harcelant des Juifs sur le mont du Temple

Il a également été signalé que, vers février 2017, le Waqf avait été informé de l'intention de la police de restreindre l'utilisation des bureaux en question. Le Waqf a soulevé une objection à l'encontre de l'ordonnance, faisant valoir que cela empêchait la rénovation du bâtiment et nuisait donc à la sensibilité de tous les musulmans, et que l'utilisation du site était nécessaire à des fins éducatives.

Le commissaire a ensuite examiné les plaintes et décidé qu'elles devraient être rejetées, notamment parce que les responsables de la sécurité avaient estimé que le retrait de l'ordonnance entraînerait un regain d'activité du Hamas. Il a également été signalé que, par le passé, des tentatives avaient été faites pour ouvrir les bureaux et empêcher les activités terroristes, mais elles n’avaient pas abouti. À la fin de l'expiration de l'ordonnance, des informations de sécurité et de renseignement ont été rassemblées à nouveau, ce qui a révélé des informations à jour indiquant que le Hamas poursuivait ses efforts pour agir dans la région.

"Par conséquent", indique la requête, et avant l'expiration de l'ordonnance du commissaire de police, la demande d'injonction temporaire a été déposée en août 2017, dans l'attente d'une décision dans cette procédure. "Toutefois, aucun représentant du Waqf n'a comparu devant le tribunal.

Au cours des dernières semaines, la tension autour de cette zone sensible a augmenté. Les messages israéliens qui ont été transmis à la Jordanie ont également été ignorés. Un haut responsable du bureau d'Abu Mazen a déclaré à Israel Hayom, hier, qu '"Israël joue avec le feu sur le mont du Temple. Al-Aqsa est une ligne rouge."

Source : Israel HaYom

Israël : un père bédouin, une mère juive et le cœur dans la brigade Golani

Ils sont nés d'un père bédouin et d'une mère juive, vivent dans la ville druze d'Isfiya, au nord du pays, et servent dans la brigade d'infanterie Golani.

Shaker, le frère aîné et commandant de compagnie du 51e bataillon, a remis jeudi le précieux béret brun de la brigade à son frère cadet Adam à la fin de la célèbre "marche de gloire" des FDI (connue en hébreu sous le nom de masa kumta ou marche du béret).

Shaker a été le premier Israélien bédouin à fréquenter l'école préparatoire de commandement des FDI, fondée par David Ben-Gurion en tant qu'institution à la fois académique et militaire. A la fin de ses études, Shaker s'est enrôlé dans la Brigade Golani, où il a suivi un cours de reconnaissance.

Adam, son frère cadet, a marché dans ses pas, a étudié dans le même pensionnat et s'est enrôlé dans la même unité. Et ils ne sont pas les seuls dans la famille à porter l'uniforme vert olive : leur sœur aînée n'est pas seulement officier des FDI mais aussi avocate au bureau de l'Avocat général de l’armée.

"Nous venons d'une famille qui sert dans l'armée, surtout dans la brigade Golani", dit Shaker.

Isfiya, également connue sous le nom d'Ussefiya ou Usifiyeh, est une ville à majorité druze du nord d'Israël.

Isfiya, également connue sous le nom d'Ussefiya ou Usifiyeh, est une ville à majorité druze du nord d'Israël

Lorsqu'on les interroge sur leur famille d'origine ethnique mixte et sur l'endroit où ils vivent, Adam plaisante : "Nous sommes un composé de toute la nation d'Israël."

Shaker ajoute: Nous avons étudié dans une école juive et nous vivons dans un village druze, donc il y a toujours des questions comme : "Comment savez-vous parler l’arabe ?" Mon père croit fermement en notre intégration dans la société ; il dit que les citoyens doivent être égaux en droits et en devoirs. Mais ça n'a pas toujours été facile.

"Quand ma sœur s'est enrôlée, c'était une décision difficile pour lui. Une femme dans l'armée et un cours d'officier, une maîtrise en droit, ce n'était pas une pilule facile à avaler dans une société conservatrice. Mais il nous a donné le droit de choisir, et cela résonne constamment avec le fait que peu importe ce que nous devenons, la chose la plus importante est d'être toujours une bonne personne."

"Notre foyer est mixte et ouvert", dit Adam. "Nous jeûnons pour le Ramadan, mais nous célébrons le Seder de Pessah (la Pâque juive) avec la famille juive de ma mère. Mon père a même lu la Haggadah lors des dernières fêtes. Tant qu'il y aura un sentiment de famille, tout ira bien."

Source : Ynet