Judith Douillet

Niçoise d'origine, Judith Douillet vit à Jérusalem depuis 16 ans. Elle est traductrice hébreu-français, rédactrice et correctrice, et écrit pour Alliance depuis 3 ans. Sa passion? Les mots, tout simplement.

Les articles de Judith Douillet

Israël: des réponses aux vraies questions que se posent les israéliens

Pourquoi ne peut-on pas acheter de pita à l’unité? Pourquoi la banque nous prend-elle de l'argent quand nous effectuons un dépôt?  Voici quelques réponses aux questions les plus angoissées des consommateurs.

Ne niez pas, ces questions trottent dans la tête de tout le monde. Peut-être vous sont-elles venues à l'esprit tout en errant dans les allées du supermarché, au cours d'un déjeuner avec des collègues ou bien après vous être énervé sur un commentaire sur Facebook. Ces questions énervantes de consommateurs nous accompagnent partout. Et nous savons que la réponse est parfois : « parce que c’est comme ça ».

Pourquoi ne peut-on pas acheter de pita à l’unité?

La boulangerie « Haofé MiBagdad » nous a expliqué que la pâte des pitot et leur confection sont différentes de celles d’un petit pain. Le processus de préparation de la pita est plus complexe et les coûts plus élevés. Voilà pourquoi les petits pains peuvent être vendus à l’unité mais pas les pitot, qui sont proposées par les détaillants en paquets de cinq ou de dix.

Pourquoi la coupe de cheveux d’une femme qui a les cheveux courts et fins coûte le même prix que celle d’une femme aux cheveux longs et épais ?

Pourquoi est ce aussi cher?

Pourquoi est ce aussi cher?

"Le prix d’une coupe de cheveux est fixe, la raison principale est le temps que cela prend", explique Yoav Arobs, propriétaire du salon « Cuts you up ». "Lorsqu’une cliente téléphone pour prendre rendez-vous, le coiffeur fixe dans son agenda le même temps pour chacune, environ une demi-heure. Durant cet intervalle, il ne s’occupera que d’elle. Une cliente aux cheveux courts ou fin recevra le même service qu’une autre, à savoir conseil, shampooing, coupe et brushing.

Pourquoi réserver une place de cinéma en ligne coûte des frais ?

Le projet de loi pour annuler les frais de réservation en ligne tourne depuis plusieurs années, et est à chaque fois rejeté sous différents prétextes . Le  ministre de l'Economie Eli Cohen, a affirmé vouloir réellement abolir les frais et annuler les commissions, mais ne le fera pas maintenant.

Les chaines de cinéma affirment que les mêmes commissions sont prélevées également en Europe et aux USA et suggèrent que si la commission était annulée, ils augmenteraient les prix des billets.

Peut-être la véritable raison de cette commission est que nous la payons tous ? Personne n’est parvenu à expliquer quels frais supplémentaires justifient cette commission. Un cinéma de la chaine a avancé qu’il s’agissait d’un service en option : « Le client a également la possibilité d'acheter des billets sur place sans supplément ».

Pourquoi me prend-on des frais lorsque je dépose de l’argent sur mon compte ?

Cette réponse détaillée émane de la Banque d’Israël : « D'abord, nous recommandons que tous les clients entrent sur le site de la banque et calculent le montant des commissions. Ils peuvent s’inscrire pour effectuer toute une variété d’actions pour un prix de 10, 20 ou 30 shekel par mois. Ainsi les dépôts n’engendreront aucun coût supplémentaire.

Lorsque nous avons demandé pourquoi le client ne recevait pas de bonus pour avoir choisi de déposer de l’argent sur son compte et pourquoi cela lui coûtait de l’argent, la réponse a été que l'opération de dépôt implique un coût opérationnel pour la banque. Il est cependant moins cher de le faire par l’intermédiaire de la machine que par le biais de l’employé.

Pourquoi les cartes cadeau ont-elles une date d’expiration?

La date d'expiration figurant sur les coupons que vous recevez du travail est une recommandation. Shufersal Tav Zahav a rapporté que les entreprises sont tenues d’accepter les cartes et les coupons même cinq ans après leur date d'expiration. Par la suite, vous pouvez contacter le service clientèle et en obtenir de nouveaux.

Source : mako.co.il

Les femmes juives et la révolution féministe

Selon un nouveau rapport commandé par le Programme Ruderman de l'Université de Haïfa pour les Études juives américaines, sans les femmes juives américaines, la révolution féministe des années 1960 aurait été une affaire très différente.

Selon le document, la formation des femmes juives à l'avant-garde du mouvement est «étonnante» et remonte au milieu du 19ème siècle, lorsque le mouvement de suffrage féminin a été lancé aux États-Unis.

La professeur d'Université américaine, Pamela Nadell, qui a écrit le rapport, est spécialisée dans l'histoire juive américaine et l'histoire des femmes. Elle a écrit plusieurs ouvrages sur le sujet, le plus connu étant "Women Who Would Be Rabbis: A History of Women's Ordination".

Nadell, qui écrit actuellement un livre sur les femmes juives américaines, a commencé à travailler avec eux il y a environ deux ans, après avoir participé au programme de l'organisation pour les études juives américaines et enseigné en tant que professeur invité à l'Université de Haïfa.

"Je pensais que c'était un sujet important à comprendre: comment le féminisme a façonné la vie américaine dans la seconde moitié du 20ème siècle, puis spécifiquement pour comprendre les liens entre les femmes juives et le leadership", a-t-elle déclaré.

Dans sa recherche, qui sera également publiée en hébreu en Israël et distribuée dans des universités, des bibliothèques et à plus de 500 responsables politiques israéliens à travers le pays, Nadell expose le calendrier historique du mouvement féministe à travers sa première et sa seconde vague, en mettant l'accent sur les militantes juives des droits des femmes qui ont aidé à le diriger.

Cela comprend des personnages comme l'immigrante juive polonais Ernestine Potowski Rose, qui a été élue au 19ème siècle pour avoir réclamé les droits de propriété pour les femmes mariées et le suffrage féminin, ainsi que Betty Friedan, qui en 1963 a écrit "The Feminine Mystique", considéré comme un déclencheur clé de la deuxième vague de féminisme américain au XXe siècle.

Nadell explique que, pour ces femmes, la lutte pour l'égalité des droits éclipsait souvent toute expression ou affiliation avec leur identité juive.

"Je pense que pour beaucoup de féministes dans le courant dominant du côté américain, leur identité juive ne leur était pas capitale à ce moment-là", a-t-elle déclaré. "Ce n'était pas la chose la plus importante pour elles.

"Ce n'est que plus tard, quand on regarde en arrière, que nous voyons un nombre extraordinaire de noms juifs", a poursuivi Nadell.

"Je pense que cela a trait à leur éducation, à leurs ressources, mais aussi à leur sens de la marginalité juive.

Le genre et les droits des femmes étaient tellement plus importants que les aspects juifs".

Pamela Nadell

Pamela Nadell

En général, explique Nadell, la religion elle-même n'est qu'une petite partie de l'identité juive des juifs américains. Être juif américain est beaucoup plus un élément culturel, ethnique et communal. C'est aussi le sentiment des féministes juives actives dans le mouvement.

Cependant, les féministes juives ont également été confrontées l'antisémitisme vitriolique et à l'anti-israélisme dans le mouvement international des femmes.

Ces affrontements, selon le journal, ont conduit certaines, de la première génération de féministes juives, qui, dans le passé, étaient indifférentes à la particularité juive, à reconnaître la différence juive et à s’y reconnecter.

Dans les années 1960, lorsque le mouvement féministe a éclaté dans la vie américaine, le rapport explique que le féminisme juif est devenu un rejeton de cette nouvelle vague.

"Les féministes juives ont exigé l'égalité religieuse dans leurs synagogues, des amendements à la loi religieuse qui défavorisait les femmes  et l'accès au leadership religieux", écrit Nadell

Bien que les lois du judaïsme n'aient pas été, au fond, favorables aux objectifs féministes, elle croit que le changement dans le domaine religieux est possible.

«La loi juive n'a jamais été statique, elle a toujours changé au fil des millénaires. Cela a toujours été influencé par les mondes dans lesquels vivaient les Juifs ", a déclaré Nadell. "Il est possible qu'il y ait un changement. Il faut s'adapter et travailler dans les structures du droit juif ».

Selon elle, la recherche parrainée par Ruderman revêt une importance particulière aux États-Unis et au-delà, car le sujet a été au premier plan de la scène politique au cours de la dernière année, depuis le début de la campagne présidentielle.

"Nous n'avons pas fini la révolution féministe, surtout aux États-Unis en ce moment. Nous avons probablement le cabinet le plus blanc et le plus masculin que nous ayons vu depuis des décennies.

Récemment, cependant, les femmes ont recommencé à s'organiser, comme on l'a vu au moment de l'inauguration du président Donald Trump, lorsqu'un million de femmes ont participé aux marches féminines à travers les États-Unis.

Nadell a précisé que la nouvelle génération de féministes américaines a élargi l'ordre du jour au-delà des objectifs féministes originaux, notamment l'égalité de rémunération, l'égalité d'accès au lieu de travail et l'égalité au sein du mariage.

"Cette génération a réellement étendu la critique de la société américaine pour considérer le racisme, les droits des personnes handicapées, la notion de société américaine étant réellement garante de l'égalité pour tous dans la loi. C'est un programme énorme et les féministes peuvent contribuer à son avancement".

Source : jpost

Ces 7 applications pour smartphones facilitent la vie des Juifs religieux

De nos jours, il existe des applications pour à peu près tout et n'importe quoi, on peut en effet aussi bien commander de la nourriture que signaler des incidents antisémites.

Mais qu'en est-il des outils pour vivre une vie juive religieuse? Eh bien il existe des applications pour cela, aussi.

Alors que, du temps où les smartphones n’existaient pas encore, les Juifs observants devaient poser leurs questions à leur rabbin ou – Oups! - lire un livre, il existe aujourd’hui des applications qui peuvent aider pour tout, que ce soit mettre les tefillin correctement ou trouver le restaurant kasher le plus proche.

Voici sept applications  utiles pour ceux qui mènent - ou souhaitent mener - une vie juive plus religieuse :

Tefillin Mirror: Les règles relatives à la façon de mettre les tefillin peuvent être déroutantes - par exemple, le phylactère de la tête doit se trouver au milieu du front de l'utilisateur et il doit aussi rester au-dessus de la ligne des cheveux. Cette application fonctionne comme un miroir avec trois lignes verticales qui aident l'utilisateur à aligner correctement ses Tefillin.

Minyan Now: Il est temps de prier, mais où trouver une synagogue? Cette application avertit les Juifs que quelqu'un à proximité recherche un minyan (le quorum de 10 personnes requis pour la prière). Les utilisateurs peuvent discuter entre eux pour coordonner un lieu de rencontre.

Shabbat & Holiday Times: Vous voulez savoir quand allumer les bougies de Shabbat ou de fête? Cette application indique les heures de début et de fin de Shabbat et des fêtes juives. Les utilisateurs peuvent entrer dans n'importe quel endroit dans le monde ou permettre à l'application d'accéder à l'emplacement de leur téléphone à des heures précises.

Kosher Near Me: Cette application est parfaite pour les voyageurs ou pour toute personne qui cherche à explorer de nouvelles options kasher plus près de la maison. Les utilisateurs peuvent consulter les sélections de produits kasher - restaurants, épiceries et plats à emporter - à travers le monde, y compris aux États-Unis, en Israël, au Royaume-Uni, en France, en Équateur, à Gibraltar et en Corée du Sud. Les listes incluent également des commentaires écrits par les utilisateurs.

Un bagel au saumon kasher, même au bout du monde? C'est possible

Un bagel au saumon kasher, même au bout du monde? C'est possible

Smart Siddur: On ne transporte plus de livre de prière depuis longtemps grâce à cette application. Ce siddur de haute technologie présente les trois prières quotidiennes et les offices pour les diverses fêtes juives dans une interface nette et facile à lire. Il se synchronise avec le calendrier juif, présentant des prières spécifiques aux fêtes afin que les utilisateurs ne s'inquiètent pas d'oublier toute liturgie spéciale.

Sefaria: Il est maintenant facile d'étudier les textes juifs en chemin. Sefaria, qui a été créée par le site du même nom, offre une bibliothèque d'œuvres, y compris la Torah, le Talmud et Midrash, ainsi que la Kabbalah, la philosophie et une multitude de commentaires. Les textes sont disponibles en hébreu et en anglais, et les utilisateurs peuvent rechercher des mots ou des phrases spécifiques dans la bibliothèque.

@TheKotel: les Juifs du monde entier visitent le mur occidental à Jérusalem pour prier. Avec cette application, les utilisateurs peuvent laisser une prière sur le site sacré sans avoir à quitter leur domicile. Les prières envoyées électroniquement sont imprimées et placées dans des fissures du Mur, comme c'est la coutume.

Source : jta.org

Israël: l'oeuvre d'un artiste pour la dépénalisation du cannabis

Mardi matin, les résidents de Tel Aviv ont été surpris de découvrir des panneaux délimitant des zones réservées à la consommation de cannabis accrochés dans les rues de la ville.

L'initiateur du projet, l’artiste de rue "Schroeder" qui milite pour sa dépénalisation, a déclaré: «Le cannabis a été considéré pendant des années comme l'ennemi public, l'objectif est de stimuler le discours».

Les panneaux de protestation, qui définissent des zones désignées pour fumer du cannabis, ont été accrochés dans les lieux publics et sont rapidement devenus une attraction pour les passants. Beaucoup d’entre eux se sont hâtés de se prendre en photo devant avant qu’ils soient retirés par les inspecteurs de la ville.

"Je me suis demandé s'il je n’allais pas sortir un joint et le fumer ici sur le banc du jardin", a déclaré Uri en passant devant l'un des panneaux sur le chemin du travail. "D'autre part, ce pourrait être un piège mis en place par des policiers infiltrés. À l'heure actuelle, il est préférable de fumer tranquillement sans trop susciter l'attention", a-t-il ajouté.

Schroeder a expliqué qu'il avait décidé d'aider les fumeurs de cannabis dans le cadre de ce qu'il a qualifié de « leur juste lutte »: «Le cannabis est une plante considérée depuis de nombreuses années comme l'ennemi public, sous les auspices des compagnies pharmaceutiques et de leurs lobbyistes, et bien sur des membres de la Knesset et des ministres ", a-t-il déclaré.

Toutes les occasions sont bonnes pour faire un selfie!

Toutes les occasions sont bonnes pour faire un selfie!

"Il y a quelques mois, le ministre Gilad Erdan a apparemment commencé un processus de dépénalisation, mais immédiatement après avoir récolté les bénéfices des médias, il n’a plus donné suite. La lutte pour la légalisation est importante. Ils pensent que le public est stupide et que, s'ils font étalage de la dépénalisation, tous les fumeurs de cannabis se retireront, comme dans la manifestation sociale de 2011. "

« Lorsque j’ai suspendu les panneaux », a déclaré Schroeder, « j’ai reçu beaucoup de soutien des passants. J'ai raccroché 40 panneaux dans le centre de Tel Aviv, et mon plan était d'en accrocher aussi dans d'autres villes. Peut-être pourrai-je encore le faire."

Au cours de la semaine dernière, les militants de la légalisation ont intensifié leur lutte pour pouvoir fumer du cannabis sans violer la loi. Mercredi, un député italien a été invité à rencontrer le rédacteur en chef du magazine Cannabis, Oren Leibowitz, qui dirige le parti Green Leaf. Tous deux ont semé une graine de cannabis à côté de la promenade à Tel-Aviv.

Vendredi, un certain nombre de militants sont venus protester devant la maison du ministre Erdan contre la «poursuite de l'incrimination des consommateurs de cannabis», appelant à la réglementation de son utilisation dans le cadre de la loi.

Source : Ynet

La nouvelle Miss Israël 2017 reine de l'Internet

Pour devenir la reine de beauté de l'Etat juif, Rotem Rabi devait d'abord conquérir Internet.

Le mannequin âgé de 21 ans,  basé à Jérusalem a remporté mardi la convoitée couronne de Miss Israël avec l'aide d'une armée de supporters en ligne.

"Je tiens à vous remercier pour la gentillesse et le soutien que vous m’avez apporté", a écrit Rabi mercredi sur Facebook et Instagram. "J’apprécie, et je vous aime beaucoup!"

L'appui des médias sociaux a aidé Rabi à battre 15 participantes. Pour la première fois, le vote en ligne était combiné avec les votes des juges pour choisir Miss Israël, et les médias sociaux étaient au cœur du concours. Chaque concurrent a reçu des pages de profil sur le site du concours, avec des bios, des photos et des vidéos inspirées d’Instagram.

Même si ses concurrentes ont entrepris des efforts similaires sur les réseaux sociaux, elles ne pouvaient pas concurrencer la portée de Rabin. Son Instagram seul a dépassé 14 000 - plus du double de celui des autres mannequins finalistes.

Rotem Rabi

Rotem Rabi

Les concours de beauté ont fait partie de la culture sioniste bien avant que le mot "selfie" n’existe. À la fin des années 1920, Tel Aviv a accueilli le concours de beauté Reine Esther centré sur la fête de Pourim.

Le concours de Miss Israël existe depuis 1950 et a lancé certaines des carrières de ses lauréates. Gal Gadot, l'actrice israélienne qui a interprété Wonder Woman sur grand écran, a remporté la couronne en 2004.

Selon la biographie de Rabi, elle a servi en tant que secouriste dans les Forces aériennes israéliennes et a travaillé comme modèle tout en commençant le programme pour rejoindre la division d'enquête de la police israélienne. Elle a abandonné le concours Miss Israël l'année dernière pour accepter un contrat de mannequinat à Milan.

Comme d'habitude, Rabi représentera Israël au concours Miss Monde, qui se tiendra en décembre en Chine. Elle tentera de renouveler la victoire unique d'Israël, en 1998.

Le concours de Miss Israël a été critiqué ces dernières années pour l'accent mis sur les apparences des femmes et les normes prétendument superficielles. Par exemple, les concurrentes doivent mesurer 1m70 ou plus et ne jamais avoir été mariées ou avoir eu des enfants.

Source : jta.org

Le BDS exhorte le public à ne pas voter pour Israël à L’Eurovision

Imri Ziv, le représentant d'Israël au Concours de l’Eurovision 2017, peut se sentir «feel alive», comme le dit sa chanson, mais un groupe d'Israéliens affilié au mouvement Boycott, Divestment et Sanctions ne le porte définitivement pas dans son cœur.

Le groupe petit mais bruyant a diffusé ses griefs dans un groupe Facebook appelé "Boycott d'Israël à l'Eurovision - ZERO points pour la chanson de l'apartheid israélien ».

"Nous sommes un groupe de citoyens israéliens. Cette semaine, les Européens (et aussi les Australiens) auront l'occasion de dire à Israël ce que nous pensons de l'oppression et de la dépossession des Palestiniens et d'exprimer leur solidarité avec les prisonniers palestiniens en grève de la faim. Nous ne devrions accorder aucun point à la chanson de l'apartheid israélien au concours Eurovision de la chanson! ", scande le groupe sur sa page Facebook.

S'adressant aux 43 pays participants au concours, le groupe a déclaré aux électeurs potentiels "qu'ils seraient en mesure de faire un gros coup pour la justice et la dignité humaine à moindre coût, sans quitter leur salon".

Le groupe petit mais bruyant a diffusé ses griefs dans un groupe Facebook

Le groupe petit mais bruyant a diffusé ses griefs dans un groupe Facebook

"Si vous vous souciez de choses comme la justice, la liberté, les droits de l'homme ou la simple décence humaine, vous devriez participer au processus de télévote de Eurovision. En général, vous évaluez les différentes chansons comme bon vous semble, mais là, prenez soin de donner à la chanson israélienne « un bon gros zéro ».

Admettant du bout des lèvres que la chanson israélienne est assez accrocheuse, le groupe ajoute : «même si la chanson israélienne était exquise et magnifique, cette beauté cacherait une laideur dégoûtante: la laideur de l'oppression, de la dépossession et du meurtre».

Ziv, 25 ans, ancien concurrent de The Voice Israel et vainqueur de Hakokhav Haba (The Next Star), interprètera "I Feel Alive" jeudi lors de la deuxième soirée des demi-finales à Kiev. (La finale se déroulera samedi soir). Au grand désespoir du mouvement BDS, Ziv a participé à la chanson "Because of the Spirit" pour une vidéo promotionnelle de l’IDF en 2012.

Cependant, des questions ont été soulevées pour savoir si ce sera la dernière année d'Israël dans le cadre du concours en raison de l'arrêt de l'Autorité de radiodiffusion israélienne, membre de l'European Broadcasting Union.

Source : Jpost

L'associated Press a bien conclu une entente avec le régime nazi

L’agence de Press Associated Press (AP) a conclu après une critique que son personnel n'avait pas aidé les nazis ou servi leur cause pendant la Seconde Guerre mondiale mais bien conclu une entente avec eux.

L'historienne allemande Harriet Scharnberg a révélé l'année dernière des documents d'archives qui détaille la manière dont l'Associated Press a conclu un accord avec le régime d'Adolf Hitler.

Dans un article pour la revue Studies in Contemporary History, Scharnberg a révélé que, en échange de cet accès exclusif, en 1935, toutes les autres agences internationales de nouvelles avaient été forcées de quitter l'Allemagne. L’AP s'inscrivait dans ce que l'on appelait « Schriftleitergesetz » ou la loi de l'éditeur, ce qui signifiait qu'elle s'engageait à faire appel à la ligne du parti nazi et à ne pas publier de matériel "calculé pour affaiblir la force du Reich à l'étranger ou à dans le pays".

Qui ne dit mot consent

Qui ne dit mot consent

Mercredi, cependant, l’AP a réfuté ces allégations, bien que l'agence de presse ait reconnu que les membres du personnel allemands s’étaient effectivement heurtés à des responsables de la propagande. Elle a également reconnu que AP payait les salaires de plusieurs employés du service photo qui ont été recrutés dans des unités de propagande couvrant les combats.

Mais compte tenu des restrictions d'exploitation dans le cadre du régime totalitaire, l'AP s'est comportée «de manière aussi directe et autonome que possible», a déclaré l’agence.

« Nous reconnaissons que l'AP aurait dû agir pendant cette période, par exemple en protestant lorsque ses photos ont été exploitées par les nazis pour la propagande en Allemagne et en refusant d'utiliser des photographes allemands avec des affiliations politiques", indique le rapport.

"Cependant, les suggestions selon lesquelles l’AP cherchait à aider les nazis ou leur cause odieuse sont tout simplement fausses. En raison en grande partie des rapports agressifs de l'AP, les dangers des ambitions des nazis pour la domination en Europe et le traitement brutal de ses adversaires ont été révélés dans le monde entier ".

Selon l'article de l'AP sur l'enquète, les rapports de l'agence de presse dans les années 1930 "ont alerté les lecteurs aux États-Unis au sujet des actes d'antisémitisme et de cruauté du régime nazi à la fois en mots et en photos".

Source : Israel HaYom- Arutz 7

Israël: un exercice scolaire soulève l'indignation des parents

Les parents d’élèves de Ramat HaSharon fulminent. En effet, ils n’ont pas apprécié que les élèves de l'école élémentaire de la région aient été exposés à un exercice de police en direct, simulant la neutralisation d’un terroriste lors d'une attaque. 

L'exercice a été mené dans le cadre des activités de sécurité communautaire dans les écoles conçues pour sensibiliser à la police et à leurs opérations. Des officiers et des représentants ont préparé des présentations pour les élèves de cinquième année (l’équivalent du CM2 français N.D.T). A un moment donné, plusieurs officiers conduisant des motos et actionnant des sirènes ont tiré dans la zone de démonstration, ouvrant le feu sur un «terroriste».

Une vidéo de l'incident s'est rapidement répandue dans les médias sociaux et a provoqué un tollé.

Selon l'un des pères, les enfants étaient terrorisés

Selon l'un des pères, les enfants étaient terrorisés

A., la mère de l’un des garçons qui assistaient à la présentation, a déclaré: "Les enfants de cet âge n'auraient pas dû être exposés aux bruits des tirs de la police se précipitant sur un terroriste. C'était une erreur. Personne ne s’est demandé combien cela pourrait affecter les enfants? Certains d'entre eux sont rentrés à la maison terrifiés. "

Un père a déclaré: «Je suis choqué que l'école ne nous ait pas informés du spectacle auquel nos enfants allaient assister. Il est scandaleux que les élèves de cinquième année aient besoin de voir de quelle manière un terroriste est tué. Nous exigeons des explications ».

Gal Ichbaum, qui a filmé la vidéo, a eu une autre opinion sur l'expérience. "C'était une expérience formidable et éducative pour les enfants. Ils se sont beaucoup amusés. Les gens ont vu cela sous un jour négatif, contrairement à ce qui était prévu, sans aucune raison".

Il a dit que les enfants avaient été "explicitement informés que ce n’était pas une scène réelle".

La police israélienne a émis une réponse en disant: «Depuis des années, nos agents ont maintenu des liens étroits avec la communauté et participent à des activités conjointes avec tous les âges, y compris les jeunes et les étudiants. Nous sommes désolés que certaines personnes aient choisi de déformer un événement positif reliant la police à la communauté, où les enfants ont appris la bonne citoyenneté et le rôle de la police dans la société, en coordination et à la demande du personnel éducatif et de l’administration scolaire ".

Un porte-parole de la ville de Ramat HaSharon a déclaré que le département de l'éducation de la ville et l'administration scolaire réévalueront les activités futures en coopération avec la police et les services de sauvetage.

Source : Ynet

La chaîne publique de télévision israélienne 1 rend l'antenne

Après près de cinquante années de diffusion, la chaîne publique israélienne n°1 a présenté son tout dernier programme hier soir.

C’est les yeux noyés de larmes que la présentatrice de l’émission d’information « Mabat », Geula Even Sa'ar, a annoncé hier soir que cette présente édition serait la dernière de la chaîne.

Ce matin, David Han, le directeur de l'Autorité de radiodiffusion, a envoyé une lettre à ses employés dans laquelle il a expliqué pourquoi il avait accepté la demande de fermeture. Il y explique qu’il avait pris cette décision avec le cœur lourd. Il a également remercié la merveilleuse équipe de personnes dévouées à leur travail et à leur mission publique qui avait travaillé pour le bien de la chaîne jusqu’à ce jour .

Les nouveaux locaux de la corporation de radiodiffusion publique, Kan, à Tel Aviv, le 29 août 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90

Les nouveaux locaux de la corporation de radiodiffusion publique, Kan, à Tel Aviv, le 29 août 2016. (Crédit : Miriam Alster/Flash90

Après 49 années de diffusion, la chaîne ferme juste avant le vote de la Knesset pour remplacer l’historique Autorité de Radio-diffusion par l'Israeli Public Broadcasting Corporation (IPBC), nommée "Kan", qui doit commencer à émettre le 15 mai,  dans le cadre de la réforme de l’audiovisuel public.

Le Premier ministre Benjamin Netanyahu s’était tout d’abord vivement opposé à la création de la nouvelle corporation publique qui remplacera l'Autorité israélienne de radiodiffusion (IBA), critiquant le "penchant gauchiste" présumé de la nouvelle antenne, et réclamant le report de son lancement pourtant imminent.

En effet, l’avenir de la radio-télévision publique israélienne a fait l’objet d’une lutte acharnée entre le premier ministre, qui ne voulait pas d’une réforme, et le ministre des Finances Moshe Kahlon, qui souhaitait poursuivre le projet en raison des fortes sommes déjà investies. Le premier ministre avait même lancé la menace de nouvelles élections si aucun terrain d’entente n’était trouvé.

La réforme devait principalement servir à stimuler le service public et à se positionner face aux chaînes privées qui lui font de l’ombre. Cependant, aux yeux de nombreux commentateurs israéliens,  la volonté d'emprise de Benjamin Netanyahu sur l'information passe  pour un facteur primordial de la crise

Un accord a finalement été trouvé entre les deux parties.

Source : news.nana10.co.il- srugim.co.il- i24news

Israël : DocAviv, le festival du film documentaire de Tel Aviv

Demain ouvre à la Cinémathèque de Tel Aviv le festival du film documentaire, DocAviv.

Avec plus de 100 documentaires recueillis dans le monde entier, le concours israélien passionné comprend 13 nouveaux films locaux, d'innombrables événements spéciaux, des projections en plein air et des rencontres avec des artistes. Les amoureux de cinéma ne peuvent pas se permettre de manquer DocAviv, qui ouvrira demain à Tel Aviv et se poursuivra jusqu'au 20 mai.

Voici quatre films figurant sur le programme, pour garder un œil dessus:

Gimme Danger

Gimme Danger

« Je ne suis pas votre nègre » : Sur la base d'un livre inachevé de l'écrivain et militant américain des droits de l’homme James Baldwin, le film de Raoul Peck, qui a été nominé pour un Oscar à la dernière cérémonie, se concentre sur la vie turbulente de Medgar Evers, Malcolm X et Martin Luther king - trois leaders noirs qui ont été tués au cours de leurs activités politiques et étaient tous des amis proches de Baldwin.

« Cavale sans issue » : Le gagnant du grand prix de l'IDFA traite de la vie en Irak après le départ de l'armée américaine. En 2011, un infirmier de l'hôpital Balgalawa reçoit un appareil photo et se voit demander de faire un rapport sur la situation dans le pays. Pendant plusieurs années, il capte dans son objectif des matériaux choquants documentant les horreurs de la guerre et l'impuissance du peuple, jusqu'à ce que, en 2014, les soldats de Daesh reprennent le contrôle de la ville.

« Gimme Danger » : le nouveau film de Jim Jarmusch, retrace l’épopée des Stooges, le groupe au sein duquel débute Iggy Pop, l’un des plus grands groupes de rock de tous les temps et présente le contexte dans lequel les Stooges ont émergé musicalement, culturellement, politiquement, historiquement. Il retrace leurs aventures et mésaventures en montrant leurs inspirations et les raisons de leurs premiers défis commerciaux, jusqu’à leur arrivée au Panthéon du rock.

« Whitney : puis-je être moi ? » : le réalisateur britannique acclamé Nick Broomfield, rendu célèbre par plusieurs documentaires indépendants engagés dans les théories du complot populaire dans le monde de la musique (« Kurt et Courtney », « Biggie et Tupac ») a rejoint le directeur Rudi Dolzal pour plonger dans la vie tragique de la chanteuse pop Whitney Houston, qui est décédée en 2012 à l'âge de 48 ans.

Source : Israel HaYom