Claudine Douillet

Claudine Douillet,st fondatrice, gérante et rédactrice en chef d'Alliance, premier magazine juif francophone créé sur le web en 1996. Depuis près de trente ans, elle dirige la ligne éditoriale du titre, en assurant une veille quotidienne de l'actualité israélienne et juive internationale, traduite et adaptée pour le lectorat francophone.
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Les articles de Claudine Douillet

Ethiopie -Israël : La guerre l'a empêché de rentrer. Il est mort 48 heures avant son vol

Ethiopie -Israël : La guerre l'a empêché de rentrer. Il est mort 48 heures avant son vol.

Il est parti rendre visite à sa sœur malade en Éthiopie. La guerre l'a empêché de rentrer. Il est mort 48 heures avant son vol.

Mulu Brehiya, père de cinq enfants, soldat de deux de ses fils au front, est décédé à Addis-Abeba après que ses médicaments se sont épuisés. Un vol de rapatriement l'attendait. Il n'a pas survécu assez longtemps.

Mulu Brehiya avait 51 ans, il vivait à Beer Sheva, et deux de ses fils portaient l'uniforme de Tsahal quand il a pris l'avion pour l'Éthiopie. Il voulait simplement rendre visite à sa sœur gravement malade. Il ne savait pas que la guerre contre l'Iran allait éclater et qu'il ne pourrait plus rentrer chez lui.

Bloqué à Addis-Abeba avec des dizaines d'autres Israéliens — dont beaucoup de personnes âgées de 80 et 90 ans venues chercher des soins médicaux traditionnels — Mulu a attendu.
Des semaines. Pendant ce temps, sa femme Tsekalit, infirmière au centre médical Soroka de Beer Sheva, et ses enfants se sont battus pour organiser son retour.

Les vols de rapatriement ont été retardés à plusieurs reprises pour des raisons sécuritaires.
À un moment, le vol d'Israir ne pouvait même pas se ravitailler en carburant à cause des pénuries liées à la guerre c'est le ministère des Affaires étrangères qui a dû intervenir personnellement pour débloquer la situation.

Le premier vol est arrivé en Israël le 18 mars avec 150 passagers. Mulu était inscrit sur le second.

Il n'a pas tenu.

Quarante-huit heures avant le départ, ses médicaments sont arrivés à épuisement. Il a appelé sa femme depuis l'Éthiopie pour lui dire qu'il allait mal. Il lui a dit au revoir. À elle, et aux enfants. "Au cas où."

Des bénévoles coordonnés depuis la cellule de crise mise en place par la députée Pnina Tamano-Shata ont réussi à le transporter à l'hôpital. Ils sont restés avec lui jusqu'à la fin. Mulu Brehiya est décédé à Addis-Abeba.

Son fils Yitzhak a confié : "Quand il est parti, il allait parfaitement bien. Il est allé voir sa sœur malade. Il nous a appelés pour nous dire qu'il n'avait plus de médicaments et qu'il ne savait pas quoi faire. Nous avons tout retourné pour le ramener. Malheureusement, nous n'avons pas réussi."

Sa femme Tsekalit a lancé un appel désespéré : "Je veux qu'on m'aide d'urgence à rapatrier son corps. Qu'on nous aide à lui dire au revoir. Nous sommes brisés. Nous avons cinq enfants. Nous n'avions jamais imaginé que ça se terminerait ainsi."

La compagnie d'assurances Clal, sollicitée par la députée Tamano-Shata, a annoncé qu'elle prendrait en charge les frais liés au rapatriement du corps.

Un troisième vol de rapatriement est attendu dans les prochains jours pour les Israéliens encore bloqués en Éthiopie.

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Tamar Haberfeld fêtait sa Bat-Mitsva à Val Thorens elle ne rentrera pas vivante en Israël

Tamar Haberfeld fêtait sa Bat-Mitsva à Val Thorens elle ne rentrera pas chez elle en Israël

Alliance L'information juive indépendante · Actualité · Analyse · Mémoire

Dimanche 29 mars 2026  ·  Édition spéciale

Faits divers · Enquête judiciaire

Val Thorens : une fillette israélienne de 12 ans meurt dans la chute d'un car — accident ou énigme ?

Dans la nuit du 27 au 28 mars, un autocar transportant des touristes israéliens dévale une pente raide en Savoie. Une adolescente est tuée. Le chauffeur est en garde à vue. Une instruction judiciaire est ouverte. Mais plusieurs questions cruciales demeurent sans réponse.

Un groupe de vacanciers israéliens en fin de séjour au ski. Une panne inexpliquée. Un chauffeur qui sort du bus, passagers à bord. Un véhicule qui repart seul sur une pente abrupte de montagne. Une fillette de douze ans éjectée, écrasée, morte. Derrière les formules rassurantes du communiqué officiel, une série de questions troublantes s'imposent.

Les faits  : Dans la nuit des Belleville, le drame

Il est environ 00h45 ce samedi 28 mars 2026, sur la commune des Belleville, en Savoie, au pied de la station de Val Thorens. Un autocar s'apprête à ramener en pleine nuit un groupe de touristes israéliens au terme de leur séjour au ski.
Les passagers israéliens quinze au total sont déjà installés dans le véhicule. Les valises sont en cours de chargement dans la soute. Le départ semble imminent.

C'est alors que, selon les premiers éléments communiqués par les autorités, le conducteur rencontre un problème : le bus refuse de démarrer.
Face à cette panne, il fait le choix de sortir du véhicule pour intervenir sur le coupe-circuit de la batterie, manœuvre technique parfois utilisée pour réinitialiser le système électrique d'un autocar. Il quitte donc son siège. Le moteur est coupé. Quinze passagers sont à bord. La pente de la D117 est raide.

Le bus se met alors en mouvement. Il recule. Il dévale la pente herbeuse sur plus de dix mètres. Il heurte un mur de pierre. Il se renverse et s'immobilise. Les portes, restées ouvertes, ont provoqué l'éjection d'une adolescente de douze ans. Le vehicle la broie sous sa masse. Les secours, dépêchés en urgence 45 pompiers, 28 véhicules ne peuvent que constater le décès de la jeune fille.

Onze autres passagers sont légèrement blessés, deux sont hospitalisés à Albertville. Le chauffeur, lui, est indemne.

"Le bus a commencé à reculer, a dévalé une pente herbeuse très raide sur plusieurs mètres, puis s'est renversé et s'est immobilisé contre un petit bâtiment en pierre."

— Bruno Charlot, sous-préfet d'Albertville, déclaration officielle

 La procédure Garde à vue, parquet, instruction judiciaire

Dès le lendemain matin, le procureur de la République d'Albertville, Benoît Bachelet, prend la parole. Le parquet ouvre une enquête pour « homicide involontaire par conducteur d'un véhicule terrestre à moteur ». Le chauffeur est placé en garde à vue. Les tests d'alcoolémie et de stupéfiants réalisés immédiatement après les faits sont négatifs. Son permis de conduire est en règle.

Ce dimanche 29 mars, le chauffeur doit être présenté à un juge d'instruction.
Une information judiciaire est ouverte  ce qui signifie que l'enquête, confiée à la brigade territoriale des Belleville, passe sous contrôle d'un magistrat instructeur doté de pouvoirs étendus : expertises techniques, auditions sous contrainte, mise en examen formelle.

La qualification retenue est celle d'homicide involontaire. Aucune mention, à ce stade, d'un acte délibéré.

Pourquoi le chauffeur est-il sorti ? Comment le frein s'est-il desserré ?

C'est le cœur de l'énigme technique. Selon le procureur Bachelet, le chauffeur n'est pas parvenu à démarrer le véhicule alors que les passagers avaient pris place. Il aurait alors décidé d'agir sur le coupe-circuit de batterie, situé à l'extérieur du bus — une procédure qui existe sur certains autocars pour réinitialiser les systèmes électroniques.

Mais voici le problème central : sur de nombreux autocars modernes, le frein de stationnement est dit électropneumatique, c'est-à-dire qu'il est maintenu serré par une commande électrique ou par une pression pneumatique alimentée par le circuit électrique. Couper l'alimentation électrique principale peut, sur certains systèmes, provoquer le relâchement automatique du frein de stationnement.

Sur la pente abrupte de Val Thorens  la station culmine à 2 300 mètres un véhicule non freiné repart immédiatement, sans possibilité de rattrapage.

Est-ce ce scénario qui s'est produit ? Le chauffeur ignorait-il ce risque ? Le frein était-il déjà défectueux avant l'accident ? Ces questions ne sont pas encore tranchées. Elles sont précisément au cœur du travail que le juge d'instruction devra confier à des experts techniques.

 Les questions sans réponse. Ce que l'instruction devra élucider

  • Pourquoi le bus refusait-il de démarrer ? Quelle était la nature exacte de la panne déclenchante ?
  • La coupure du coupe-circuit batterie a-t-elle mécaniquement libéré le frein de stationnement ? Était-ce prévisible ?
  • Le frein de stationnement était-il en état de fonctionnement correct avant le départ ? Le véhicule était-il en règle de contrôle technique et d'entretien ?
  • Pourquoi les portes du véhicule étaient-elles restées ouvertes alors que des passagers se trouvaient à bord sur une pente ?
  • Le chauffeur avait-il reçu une formation à ce type de risque ? L'entreprise de transport a-t-elle respecté ses obligations de sécurité ?
  • Le bus disposait-il d'un enregistreur de données (boîte noire) et, si oui, que révèlent ses données ?

L'ombre qui plane : coïncidence ou autre chose ?

Toutes les autorités traitent aujourd'hui cet événement comme un accident. Aucun élément matériel ou judiciaire officiel ne désigne, à ce stade, une intentionnalité. Le procureur n'a évoqué aucune piste délibérée. La qualification retenue est bien celle d'homicide involontaire.

Pourtant, un fait s'impose à l'esprit et mérite d'être nommé : le groupe à bord de cet autocar était exclusivement composé de ressortissants israéliens. Dans le contexte géopolitique actuel, dans un pays traversé par des tensions et des actes antisémites en recrudescence, l'accumulation de « coïncidences »  une panne inexpliquée, un chauffeur qui quitte le bus, un frein qui se desserre, des portes qui restent ouvertes, une jeune fille tuée ne peut pas ne pas interpeller.

Ce n'est pas céder à la paranoïa que de formuler la question. C'est le rôle de la presse libre, et celui de la justice, de ne pas l'esquiver. L'instruction judiciaire ouverte devant un juge d'instruction est précisément le cadre pour y répondre — à charge et à décharge, avec tous les moyens de l'État.

La vérité, quelle qu'elle soit, est due à cette enfant. Elle est due à sa famille. Elle est due à la communauté israélienne et à tous ceux qui, légitimement, s'interrogent.

Elle s'appelait Tamar .

Tamar Haberfeld, 12 ans, était originaire de Haïfa. Elle se trouvait dans ce car au terme d'un séjour organisé pour célébrer sa bat-mitsva. Sa sœur jumelle, également présente dans le véhicule, se trouve toujours en France aux côtés de membres de la famille. La mère, restée en Israël, a été informée dans la nuit. Le rapatriement du corps et des proches est attendu dans les prochains jours. 

Un détail qui rend le drame encore plus poignant : elle fêtait l'un des moments les plus importants de la vie d'une jeune fille juive, son passage à l'âge adulte selon la tradition. Elle n'aura pas eu le temps de rentrer chez elle.

 La réaction : Israël, communauté, autorités françaises

L'ambassade d'Israël en France ainsi que les autorités israéliennes ont été informées de l'incident. La famille de la jeune fille décédée se trouve en France. Les autorités françaises, au premier rang desquelles le parquet d'Albertville et la gendarmerie, ont assuré d'une prise en charge rapide et d'une transparence totale sur le déroulement de l'enquête.

Cette jeune fille de douze ans venait skier en France. Elle aurait dû rentrer chez elle avec des souvenirs plein les yeux. Que la vérité soit établie, et que justice lui soit rendue.

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À Kokhav Yehuda : un Israélien neutralise un lyncheur… membre du Hamas et est arrêté

À Kokhav Yehuda : un Israélien neutralise un lyncheur… membre du Hamas et est arrêté

Le terroriste neutralisé à Kokhav Yehuda était un membre du Hamas

Un incident de lynchage près de la colonie Kokhav Yehuda s’est produit jeudi dernier.
Lors de cet événement, un réserviste et père de cinq enfants a été contraint de neutraliser un assaillant arabe et a ensuite été arrêté. Il est désormais établi que cet assaillant était un terroriste du Hamas.
Lors de ses funérailles, il a été filmé enveloppé de bandelettes vertes du Hamas et les faire‑part l’ont qualifié de « cheikh moujahid » du mouvement.

La police arrête le défenseur israélien

Malgré l’acte de bravoure qui a sauvé des vies, la police du district de Jérusalem a arrêté le défenseur israélien plutôt que de poursuivre les assaillants en fuite.
La police a demandé une prolongation de sa détention de cinq jours, ignorant qu’il s’agissait d’un citoyen normal ayant agi en légitime défense. Ce matin, le parquet a accepté la recommandation de la police et prolongé sa détention de 24 heures.

La population locale exprime son indignation

Parmi les habitants de la région, le sentiment est intense. Un résident a déclaré : « Peu importe quel ministre est en poste, les commandants sur le terrain viennent avec des préjugés et nous tiennent automatiquement pour responsables ». Le mouvement Nahala a précisé que ces arrestations ne diminueront pas la détermination des pionniers : « Kokhav Yehuda est une lance de pointe, nous continuerons à construire, à nous établir face à l’ennemi et à toute injustice judiciaire ».

L’attaque initiale : un lynchage de civils juifs

Des dizaines de voyous arabes ont attaqué un groupe de Juifs à Kokhav Yehuda, lançant des pierres et des rochers à bout portant. Environ dix Juifs ont été blessés. Des témoins ont affirmé que les assaillants ont profité du départ des forces de Tsahal pour courir vers les civils avec l’intention de tuer. Face à cette menace, le réserviste, la quarantaine, a appliqué une procédure d’arrestation d’un suspect. Lorsqu’elle n’a pas fonctionné, il a tiré et neutralisé l’un des principaux assaillants.

L’avocat critique la conduite de la police

L’avocat Moshe Polsky, de l’organisation Honenu, a fermement critiqué la situation : « C’est un défenseur du pays. Il est inacceptable que la police soutienne les assaillants et arrête les victimes. L’action du citoyen était totalement conforme à la loi et a empêché un meurtre, et la conduite de la police donne simplement un soutien au terrorisme ». La juge de paix, Miriam Kassalesi, a toutefois réduit considérablement les jours de détention.

La police refuse tout commentaire

La police du district de Jérusalem a refusé de commenter l’article.

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La télévision d'État iranienne , l'IRIB, à Téhéran rasé

La télévision d'État iranienne , l'IRIB, à Téhéran rasé

Le siège de l'IRIB à Téhéran rasé : quand Israël frappe la voix médiatique du régime

Une opération nocturne revendiquée

Dans la nuit du 2 au 3 mars 2026, l'armée israélienne a affirmé avoir "frappé et démantelé" le siège de la Radio-Télévision de la République islamique d'Iran (IRIB) dans le nord de Téhéran. La frappe ne fut pas improvisée.

Avant l'attaque, l'armée avait lancé un avertissement aux habitants du district d'Evine — qui abrite notamment le siège de l'IRIB — les appelant à évacuer immédiatement.

Puis, quatre puissantes explosions ont été entendues et ressenties dans le nord de la capitale par des journalistes de l'AFP, faisant trembler les vitres des immeubles alentour.

Une justification stratégique, une controverse réelle

L'armée de l'air israélienne a officiellement revendiqué la destruction du centre de radiodiffusion iranien, justifiant cette cible par les appels répétés de l'organisme à la destruction de l'État d'Israël et à l'usage d'armes nucléaires.

Tel-Aviv présente ainsi l'IRIB non comme un simple média, mais comme un outil de guerre idéologique au service du régime des mollahs. Ce n'est pas la première fois que ce bâtiment est visé : le 13 juin 2025 déjà, lors d'une première série de frappes israéliennes, des infrastructures médiatiques et militaires iraniennes avaient été ciblées à Téhéran.

Il convient cependant de ne pas confondre IRIB et Press TV. L'IRIB est l'organisme public iranien de radiodiffusion dans son ensemble, dont Press TV — la chaîne anglophone du régime — n'est qu'une composante.
Par ailleurs, bien que deux frappes aient été confirmées sur le périmètre du siège, la télévision d'État iranienne n'a pas interrompu sa diffusion en direct, et aucune donnée précise sur l'étendue des dégâts ou d'éventuelles victimes n'a été communiquée par les autorités pour l'instant.

Un conflit d'une ampleur inédite depuis des décennies

Cette frappe sur l'IRIB s'inscrit dans un conflit régional d'une violence sans précédent depuis plusieurs décennies. Le 28 février 2026, lors d'une opération militaire conjointe baptisée "Lion rugissant" côté israélien et "Fureur épique" côté américain, les États-Unis et Israël ont bombardé plusieurs villes importantes en Iran.

l En quelques jours seulement, l'offensive a pris une dimension régionale : le quartier général des Gardiens de la Révolution islamique a été détruit, et l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique depuis des décennies, a trouvé la mort dans les frappes américano-israéliennes.

Le bilan humain est lourd et continue de s'alourdir. Au 24 mars 2026, le bilan de la guerre s'élève à plus de 3 200 morts, dont 1 400 civils en Iran selon l'ONG Human Rights Activists News Agency, plus de 1 000 au Liban selon le ministère de la Santé publique, 15 en Israël et 13 militaires américains.

L'économie mondiale en ressent également les effets : le Brent a grimpé jusqu'à 119,50 dollars le baril, tandis que le détroit d'Ormuz, voie maritime vitale pour le transport du pétrole, est au cœur d'un bras de fer entre Washington et Téhéran.

Une guerre qui dépasse les médias

Si la destruction du siège de l'IRIB a valeur de symbole — frapper la voix du régime jusque dans ses studios —, elle ne représente qu'une infime partie d'une offensive qui cible simultanément les infrastructures nucléaires, énergétiques et militaires iraniennes. Téhéran a été plongée dans l'obscurité après des frappes sur plusieurs réservoirs de carburant, une épaisse fumée noire enveloppant la ville au petit matin.

L'AIEA a de son côté confirmé des dégâts récents aux bâtiments d'entrée de l'usine souterraine d'enrichissement de combustible de Natanz, tout en précisant qu'aucune conséquence radiologique n'était attendue.

Les faits sont documentés, les sources multiples et recoupées. Ce conflit, qui se déroule sous nos yeux à une vitesse vertigineuse, mérite d'être suivi avec rigueur loin des slogans, et au plus près de la réalité de terrain.

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Vols Arkia bloqués à Aqaba : des centaines d’Israéliens coincés après l’annulation des rotations

Vols Arkia bloqués à Aqaba : des centaines d’Israéliens coincés après l’annulation des rotations

La compagnie Arkia se retrouve confrontée à une situation inédite après que les autorités jordaniennes ont annulé des vols au départ d’Aqaba vers l’Europe et Bangkok. Des centaines de voyageurs israéliens se retrouvent bloqués, tandis que les discussions entre Jérusalem et Amman se poursuivent pour tenter de débloquer la situation. Cette crise aérienne révèle les limites des plans de vol alternatifs face à des décisions gouvernementales imprévues et des contraintes sécuritaires strictes.

Crise aérienne entre Israël et la Jordanie : des vols Arkia annulés, des centaines d’Israéliens bloqués à Aqaba

Un revirement soudain des autorités jordaniennes

La compagnie aérienne israélienne Arkia a annoncé qu’un changement de politique des autorités jordaniennes entraînait l’annulation immédiate de plusieurs vols prévus au départ de l’aéroport d’Aqaba vers l’Europe et Bangkok, laissant des centaines de voyageurs israéliens coincés en transit dans le sud du royaume hachémite.

Depuis la fin du mois de mars 2026, l’aviation israélienne subit un dispositif de restrictions drastiques imposées par le ministère des Transports, qui limite strictement le nombre de vols sortants depuis l’aéroport Ben Gurion pour des raisons de sécurité.

Ce plafond, imposant une seule rotation par heure et seulement cinquante passagers par départ, est à l’origine d’un réajustement massif des opérations des compagnies israéliennes, y compris Arkia. Face à ces contraintes, Arkia avait décidé de délocaliser certaines de ses lignes long‑courrier vers des hubs alternatifs proches des frontières, notamment l’aéroport international d’Aqaba King Hussein en Jordanie et l’aéroport international de Taba en Égypte, espérant ainsi préserver des liaisons vers l’Asie et l’Europe tout en évitant les goulets d’étranglement de Ben Gurion.

Annulations massives et passagers bloqués

Mais cette réorganisation s’est heurtée à un revirement soudain. Alors que des centaines de passagers s’étaient rendus à Aqaba en vue d’embarquer vers leurs destinations finales, les autorités jordaniennes ont refusé d’autoriser le décollage de certains vols opérés depuis Aqaba avec des appareils européens, selon les explications communiquées par la compagnie.

Cette décision a conduit Arkia à annuler immédiatement plusieurs rotations, sans solution alternative immédiate, et à annoncer que ces vols seraient déplacés de nouveau vers l’aéroport de Tel Aviv, malgré les limitations imposées.

Pour les voyageurs concernés, la situation est confuse et frustrante. Nombre d’entre eux se retrouvent bloqués à l’aéroport d’Aqaba sans confirmation de vol de remplacement, certains ayant déjà annulé leurs projets pour se présenter à temps au terminal. La compagnie affirme travailler pour proposer des réacheminements ou des remboursements aux clients impactés, mais jusqu’à présent aucune feuille de route claire n’a été présentée, et le spectre d’une logistique aérienne dégradée pèse sur les départs internationaux.

Tentatives de coordination entre Israël et la Jordanie

Du côté des gouvernements, l’annonce jordanienne de ne pas autoriser certains départs a été reçue par l’État d’Israël « avec surprise », selon des sources proches du dossier, et des contacts diplomatiques et techniques sont en cours pour trouver une solution rapide. Les deux parties discutent pour tenter de débloquer la situation et permettre aux passagers coincés de quitter le territoire jordanien, mais pour l’heure aucun calendrier précis n’a été officialisé par les autorités israéliennes ou jordaniques.

Une crise révélatrice des contraintes aériennes

Cette crise aérienne, qui intervient dans un contexte de tensions et de contraintes sécuritaires inédites, illustre les effets en cascade que peuvent avoir des décisions réglementaires sur la mobilité internationale. Elle pose une question simple mais lourde de conséquences : comment assurer la continuité des voyages civils lorsque des contraintes gouvernementales imprévues viennent bouleverser des programmes déjà vendus et planifiés ? Tant que les discussions entre les autorités israéliennes et jordaniennes ne déboucheront pas sur un accord clair, les voyageurs pris au piège continueront d’attendre une réponse qui tarde à venir.

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Guerre en Iran : gaz coupé, prix en feu, récession — l'Europe est déjà la première victime

Guerre en Iran : gaz coupé, prix en feu, récession — l'Europe est déjà la première victime

ENQUÊTE SPÉCIALE — CONFLIT IRAN

L'Amérique aux portes de Téhéran

Ce que Washington prépare vraiment — et ce que cela signifie pour le monde

Par la rédaction d'Alliance  |  29 mars 2026  |  Temps de lecture estimé : 8 minutes

Cinq semaines après le début des frappes américano-israéliennes sur l'Iran, le Pentagone s'apprête à franchir une ligne que personne ne voulait franchir : envoyer des soldats sur le sol iranien. Ce que révèlent nos sources et les documents consultés par les grandes rédactions mondiales dépasse largement la rhétorique de la Maison-Blanche. C'est un engrenage militaire, économique et géopolitique dont l'Europe ne mesurera le coût que lorsqu'il sera trop tard.

Opération Epic Fury : une guerre déjà là

Le 28 février 2026, les États-Unis et Israël ont lancé des frappes coordonnées d'une ampleur inédite contre l'Iran. Des installations militaires, des infrastructures de commandement, des sites nucléaires ont été visés simultanément. L'opération, baptisée Epic Fury, a culminé avec la mort du Guide suprême Ali Khamenei. Pour la première fois depuis 1979, la République islamique se retrouve sans sa tête.

Mais la guerre aérienne ne suffira pas. À Washington, les généraux le savent. C'est pourquoi, depuis la mi-mars, le Pentagone travaille en secret sur une phase terrestre. Non pas une invasion à grande échelle sur le modèle irakien de 2003 — personne ne veut revivre ce scénario — mais une série d'opérations chirurgicales destinées à atteindre des objectifs que les bombes n'ont pas pu détruire.

Quatre options, un choix à haut risque

Selon les informations recoupées par le Washington Post, Axios et le Wall Street Journal, quatre scénarios sont actuellement sur la table du Pentagone.

Le premier consiste en une invasion ou un blocus de l'île de Kharg, principal terminal d'exportation pétrolière iranien. Contrôler Kharg, c'est tenir l'économie de guerre de Téhéran à la gorge.

Le deuxième vise l'île de Larak, positionnée stratégiquement à l'entrée du détroit d'Ormuz, qui abrite des bunkers de la Garde révolutionnaire, des embarcations d'attaque rapide et un réseau de radars. Sa neutralisation rouvrirait partiellement le détroit fermé depuis le 4 mars.

Le troisième scénario prévoit la saisie de l'île d'Abu Musa et de deux îlots voisins, contrôlés par Téhéran mais revendiqués par les Émirats arabes unis. Une opération aussi symbolique que stratégique.

Le quatrième, et le plus audacieux, consiste à envoyer une force d'intervention vers le complexe souterrain d'Ispahan, en Iran central. C'est là, dans des tunnels fortifiés à plusieurs dizaines de mètres sous terre, que l'Iran stockerait plus de deux cents kilogrammes d'uranium enrichi à soixante pour cent à quelques pas du seuil militaire.

« C'est suffisant pour saisir une petite cible pendant un certain temps. »  Général Daniel Davis (retraité), analyste militaire

Combien de soldats ? Les chiffres qui circulent

Le Pentagone envisage de déployer environ trois mille soldats de la 82e Division aéroportée — les parachutistes d'élite de Fort Bragg ainsi que deux Marine Expeditionary Units, des formations amphibies capables de prendre d'assaut des côtes et des îles. Le général Daniel Davis, ancien officier supérieur reconverti en analyste, estime le nombre de combattants effectifs entre quatre mille et cinq mille hommes.

Des sources citées par le Washington Post évoquent en parallèle l'envoi possible de dix mille soldats supplémentaires au Moyen-Orient pour sécuriser l'ensemble du dispositif chiffre que le journal lui-même n'a pas pu confirmer de manière indépendante.

Ce qui est certain, c'est que la tonalité des briefings a changé au Pentagone. On ne parle plus de frappes. On parle de semaines d'opérations au sol.

Trump a-t-il décidé ? La réponse inquiète

Officiellement, non. La porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt s'est empressée de rappeler que « le travail du Pentagone est de donner au commandant en chef un maximum d'options »  et que cela ne préjuge d'aucune décision. Donald Trump lui-même a déclaré, le 20 mars : « Je ne déploie des troupes nulle part. Si je le faisais, je ne vous le dirais certainement pas. »

Cette dernière phrase, prononcée avec le sourire, résume à elle seule l'ambiguïté stratégique cultivée par l'administration. On ne confirme pas. On ne dément pas. On laisse planer. Mais les faits parlent : treize soldats américains ont déjà été tués depuis le début du conflit — six dans un crash aérien en Irak, six dans une attaque de drone au Koweït, un en Arabie saoudite. Plus de trois cents militaires ont été blessés dans au moins sept pays différents. Ce n'est plus une opération de représailles. C'est une guerre.

« Ce n'est pas une planification de dernière minute. »  Un officiel américain anonyme, cité par Axios

Le détroit fermé, le monde retient son souffle

Le 4 mars 2026, la Garde révolutionnaire a officiellement fermé le détroit d'Ormuz. Depuis, vingt-et-une attaques ont été confirmées contre des navires marchands. L'Agence internationale de l'énergie n'a pas mâché ses mots : c'est, selon elle, la plus grande perturbation de l'approvisionnement dans l'histoire du marché mondial du pétrole. Le brut Brent a dépassé cent vingt-six dollars le baril à son pic.

Ce chiffre ne parle pas seulement aux traders. Il parle à chaque ménage, chaque entreprise, chaque gouvernement qui dépend du pétrole et du gaz — c'est-à-dire tout le monde.

L'Europe dans la tempête : énergie, inflation, récession

L'Union européenne n'est pas partie prenante du conflit. Mais elle en sera l'une des premières victimes collectives. Les chiffres sont éloquents.

Les prix du gaz naturel européen sur le marché TTF ont bondi de soixante pour cent depuis les premières frappes. Et l'Europe entre dans cette crise en position de faiblesse : ses stocks gaziers s'élevaient à quarante-six milliards de mètres cubes fin février 2026, contre soixante milliards un an plus tôt et soixante-dix-sept milliards en 2024. La recharge des stocks pour l'hiver prochain est sérieusement compromise.

Goldman Sachs estime que la hausse des prix énergétiques ampute déjà la croissance de la zone euro de zéro virgule un à zéro virgule deux point de pourcentage.
Dans le scénario le plus sévère — celui d'un conflit prolongé au-delà de l'été — la Banque centrale européenne pourrait être contrainte à deux hausses de taux d'intérêt supplémentaires au second semestre, avec toutes les conséquences que cela implique pour les emprunts, l'immobilier et la consommation.

L'Europe tire par ailleurs entre douze et quatorze pour cent de son gaz naturel liquéfié du Qatar  et ce gaz transite par le détroit d'Ormuz. QatarEnergy a déclaré la force majeure sur l'ensemble de ses exportations après des frappes iraniennes sur ses installations de Ras Laffan. Ce n'est pas un détail : c'est un tiers des approvisionnements alternatifs européens qui s'évapore.

La facture alimentaire, enfin, est elle aussi menacée. Environ un tiers du commerce mondial d'engrais passe par le détroit. Les prix de l'urée sont passés de quatre cent soixante-quinze à six cent quatre-vingts dollars la tonne métrique en l'espace de quelques semaines. Le risque d'inflation alimentaire majeure à la prochaine saison des semis est désormais qualifié de réel par les agences agricoles internationales.

La diplomatie en dernier recours — et déjà compromise

Le Pakistan, l'Égypte et la Turquie tentent d'organiser des négociations entre Washington et Téhéran. L'Iran aurait rejeté les premières propositions américaines, percevant toute discussion comme un écran de fumée destiné à préparer de nouvelles frappes.

Côté européen, le Royaume-Uni, la France, l'Allemagne, l'Italie, les Pays-Bas et le Japon ont publié une déclaration commune affirmant leur disponibilité à contribuer à la sécurisation du passage dans le détroit. Mais l'Union européenne a finalement renoncé à étendre sa mission navale Aspides en mer Rouge — signe d'une Europe hésitante, coincée entre sa dépendance aux États-Unis et sa répugnance à entrer dans un conflit qui risque de s'emballer.

Ce qui vient, personne ne peut le prédire avec certitude. Mais les signaux convergent vers une escalade dont l'Europe ne sortira pas indemne économiquement, diplomatiquement, peut-être même humainement si les milices alliées de Téhéran décident de porter le conflit sur d'autres théâtres. Le monde a les yeux rivés sur le golfe Persique. Il serait temps que ses dirigeants y posent aussi leur conscience.

⚠ NOTE DE LA RÉDACTION  Les informations contenues dans cet article sont issues de sources ouvertes vérifiées (Washington Post, Axios, Wall Street Journal, Reuters, Goldman Sachs, IEA) et ne constituent pas des révélations classifiées. Tout journaliste ou rédacteur souhaitant utiliser ce contenu est invité à croiser ces données avec ses propres sources indépendantes.

© Alliance — Investigations & Analyses géopolitiques — Mars 2026

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Iran : le Pentagone prépare une offensive terrestre limitée

Iran : le Pentagone prépare une offensive terrestre limitée

Vers une offensive terrestre en Iran ? Le Pentagone se prépare à une nouvelle phase de guerre

Alors que la guerre s’intensifie, les États-Unis envisagent un tournant majeur. Selon des sources américaines, le Pentagone prépare une opération terrestre en Iran, encore non validée par Donald Trump, mais qui pourrait marquer une escalade décisive du conflit.

Une préparation militaire déjà en cours

Le Pentagone élabore actuellement des plans pour une opération terrestre en Iran qui pourrait durer plusieurs semaines. Cette information, révélée par des responsables américains, intervient alors que des milliers de soldats, notamment des Marines, ont déjà été déployés au Moyen-Orient en prévision d’une possible nouvelle phase militaire. 

Cette montée en puissance reste conditionnée à une décision politique : le feu vert du président américain.

Une opération ciblée, pas une invasion

Contrairement à une guerre totale, les responsables américains insistent : il ne s’agirait pas d’une invasion massive de l’Iran.

Le plan évoqué repose sur des actions ciblées, combinant forces spéciales et unités d’infanterie, avec des frappes précises contre des objectifs stratégiques. 

Mais ce type d’opération expose directement les troupes américaines à des risques élevés : drones iraniens, tirs depuis le sol et engins explosifs improvisés.

Des objectifs stratégiques clairement identifiés

Parmi les cibles envisagées figure notamment l’île de Kharg, un point névralgique pour les exportations pétrolières iraniennes dans le golfe Persique.

D’autres opérations pourraient viser des zones côtières afin de neutraliser des capacités militaires menaçant les routes maritimes. 

Selon les estimations, ces interventions seraient limitées dans le temps, s’étalant sur plusieurs semaines — et non des mois.

Une administration américaine aux messages contradictoires

En parallèle de cette préparation militaire, la communication de la Maison-Blanche reste ambiguë.

D’un côté, Donald Trump laisse entrevoir une volonté de négociation pour mettre fin au conflit. De l’autre, sa porte-parole avertit que si l’Iran poursuit ses ambitions nucléaires, le président est prêt à « libérer l’enfer » contre Téhéran. 

Une ligne de crête assumée : préparer la guerre tout en laissant ouverte l’option diplomatique.

Une décision encore en suspens

À ce stade, aucune décision finale n’a été prise.

Les responsables américains rappellent que le rôle du Pentagone est de proposer des scénarios opérationnels, laissant au commandant en chef le soin de trancher. 

Mais une chose est déjà actée : la guerre entre dans une phase où l’option terrestre, longtemps écartée, n’est plus taboue.

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Ba Miklat Bat Yam – Épisode 3 : vivre entre deux sirènes

Ba Miklat Bat Yam – Épisode 3 : vivre entre deux sirènes

Ba Miklat — Bat-Yam 🇮🇱 Épisode 3

La pause dans la routine

Plusieurs alertes sans alarme, puis l'une se déclenche à 14h20. Heureusement, j'avais terminé mon travail.

Je me rends tranquillement dans la cage d'escalier — la flemme de descendre et remonter trois étages.

Je retrouve le couple qui ont tout perdu en juin 2025. Leur appartement soufflé par un missile iranien.

J'entame la conversation sans détour :
"Depuis tout ce temps, vous n'avez eu aucun remboursement ?"

"Non, mais c'est eux qui me paient le loyer ici."

"Oui, bien sûr — mais votre bien ?"

"Ils vont le reconstruire avec l'argent des religieux."

Je le regarde, interloqué. Comment ça, avec l'argent des religieux ?

Il m'explique, avec une logique toute personnelle : ils passent leur temps à prier, reçoivent des subventions de l'État — alors ils vont participer à l'effort de reconstruction. Pas d'armée ? Pas de problème, dit-il, mais une partie de ces subventions devra servir à reconstruire. Et avec tous les immeubles touchés, il faudra des milliards.

Il répète à plusieurs reprises : "Tout ira bien… tout ira bien."

Ce leitmotiv typiquement israélien. Et quand ça ne va vraiment pas : "Gam Zou le Tova" — même ça, c'est pour le bien.

Puis il me regarde soudainement :

"Mais tu parles bien l'hébreu !"

Je ris. "Eh oui !  j'ai fait une partie de mes études ici."

En arrière-plan, les explosions se succèdent. Selon leur intensité, on peut estimer : Rishon Letsion ou Holon.

Le calme relatif revient. Nous rentrons dans nos appartements respectifs.

Il s'avère qu'une chute a eu lieu à Ramat Gan deux blessés légers.

Le syndrome de la relativité

Ce qui est frappant, c'est à quel point les alertes sont devenues des pauses dans la routine quotidienne.

Ce n'est pas de la résilience le mot serait trop noble, trop conscient.

C'est quelque chose d'autre, de plus troublant : une sorte de syndrome de la relativité.

On s'arrête. On sort. On est obligé de quitter l'appartement un moment. Puis on revient. Et on reprend comme si l'essentiel était simplement d'être vivant.

Pas de trauma apparent. Pas d'effondrement. Juste ce recalibrage silencieux et déconcertant de ce qui compte vraiment.

La vie continue, parce que la vie, ici, a décidé de continuer.

Qui s’effondre réellement ? La dure vérité derrière les propos du chef d’état-major israélien

Qui s’effondre réellement ? La dure vérité derrière les propos du chef d’état-major israélien

Qui s’effondre réellement ? La dure vérité derrière les propos du chef d’état-major israélien

Le chef d’état-major israélien a alerté sur l’effondrement interne de l’armée. Derrière des mots forts, se cache une réalité plus complexe : ce n’est pas la communauté haredi qui fragilise Tsahal, mais une gestion interne défaillante des effectifs et des réservistes. Une analyse nécessaire pour comprendre la vraie vulnérabilité de l’armée en période de conflit.

La déclaration choc de l’état-major

Le chef d’état-major israélien Eyal Zamir a déclaré que « l’armée s’effondre de l’intérieur ».
Ces mots, loin d’être une simple figure de style, ont des implications opérationnelles et psychologiques profondes à un moment où Israël est engagé dans un conflit majeur.
Dans un contexte où la doctrine de dissuasion repose sur l’image de force, l’affirmation qu’une institution aussi centrale que l’armée est en crise transmet à l’ennemi non pas de la résistance mais de la faiblesse.

Un bouc émissaire facile : la communauté haredi

Accuser exclusivement la communauté haredi de la crise de recrutement détourne l’attention d’un problème bien plus central : la mauvaise gestion des ressources humaines au sein des Forces de défense israéliennes (IDF).

Certes, l’intégration des soldats haredim pose des défis logistiques et organisationnels, mais cette difficulté ne peut expliquer à elle seule la situation actuelle sur les réserves et le front.

Des chiffres alarmants sur la mobilisation

D’après les données internes citées, environ 15 % de la population âgée de 21 à 40 ans sont potentiellement aptes au service, mais seulement 6 % sont réellement mobilisés, et parmi eux, à peine 1,5 % assumeraient une charge opérationnelle active.
Ce n’est pas un manque de volontaires, mais une
incapacité du système à mobiliser efficacement son personnel disponible, un échec majeur en termes de gestion militaire.

Une usure rapide des réservistes

Cette mauvaise gestion a des conséquences tangibles. Des réservistes se retrouvent appelés à des centaines de jours de service, jusqu’à 470 jours pour certains, ce qui, selon l’analyse, témoigne d’un échec de répartition des effectifs plutôt que d’un phénomène de dévouement. Cela conduit à une usure accélérée des combattants réellement engagés, situation paradoxale au moment où l’armée doit maintenir une pression opérationnelle constante.

La nécessité d’une réforme interne

Avant de parler de « crise » ou de chercher des boucs émissaires, c’est la qualité de la gestion interne qui doit être évaluée et corrigée.  Il existe un lien direct entre l’efficacité de l’encadrement militaire et les résultats sur le terrain. Se focaliser sur un seul segment de la population détourne de l’essentiel : réformer la manière dont l’armée exploite et protège ses ressources humaines pendant une guerre longue et exigeante.

Source : N14

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BA MIKLAT - BAT-YAM — Épisode 2 bis

BA MIKLAT - BAT-YAM — Épisode 2 bis

BA MIKLAT - BAT-YAM — Épisode 2 bis

7h27, 8h30, 9h30, 10h38 10h53. Et on recommence.

Cinq alertes depuis ce matin.
On compte maintenant. C'est devenu une façon de mesurer le temps pas en heures, pas en jours, en alertes.

Celle de 10h53, je sors de l'appartement. Les voisins sont déjà dans le couloir, vissés à leurs portables, ce rectangle lumineux qui est devenu à la fois notre lien avec le monde et notre baromètre d'angoisse. Certains ne lèvent même pas les yeux quand j'ouvre la porte.

Je décide de descendre. Trois étages jusqu'au miklat. Le stress et le sport en même temps je me dis que ça doit faire quelque chose de bien à l'organisme. On se raconte ce qu'on peut.

Je m'arrête sur les marches du miklat, juste à l'entrée. Pas à l'intérieur il faut que je reste connectée. Le smartphone capte encore là. C'est mon compromis : un pied dans l'abri, un œil sur l'écran.

Les explosions arrivent.

Impressionnantes. Le genre qui fait que le corps répond avant la tête  une contraction, une seconde suspendue. Je suis presque certaine que c'est tombé sur Bat Yam. Encore.

C'est là que je remarque l'homme.

Il se tient devant l'ascenseur, porte fermée, intérieur éteint. En panne aujourd'hui. Il regarde la porte comme si elle allait changer d'avis, puis se tourne vers moi.

— Comment on fait pour monter au cinquième ?

Je le regarde. Un battement. Et je lui montre les escaliers le geste le plus sobre que j'aie fait de la journée.

— Je me suis fait opérer du genou il y a cinq mois, dit-il. C'est compliqué.

— Pas le choix.

Je le dis sans méchanceté. C'est juste vrai. Pas le choix est devenu la phrase la plus honnête de cet immeuble.

Je remonte la première. Il me suit, lentement, une main sur la rambarde. Au deuxième étage, un voisin qui le connaît le voit arriver et lance, avec ce ton mi-moqueur mi-affectueux qu'ont les gens qui traversent les mêmes choses :

— Super ! Tu fais ta rééducation !

L'homme au genou sourit malgré lui.

— Pas le choix.

Il arrivera au cinquième. Mais je ne suis pas certaine qu'il redescende à la prochaine alerte. Et personne ne lui en voudra.

Dans cet immeuble, pas de pièce sécurisée individuelle. Pas de mamad chez soi, ce luxe des constructions récentes. Ici, il y a les cages d'escalier et le miklat plusieurs étages plus bas. C'est tout.

Alors les personnes âgées ne descendent pas. Elles ne peuvent pas même quand l'ascenseur fonctionne, même quand les jambes suivent encore à peu près. L'aller-retour est trop. Alors elles se postent dans la cage d'escalier, dos au mur porteur, parce qu'on leur a dit que les murs porteurs résistent.

Je les regarde et je ne dis rien.

Parce que pour avoir vu des images d'immeubles soufflés, je n'ai honnêtement jamais remarqué que les escaliers étaient restés debout, eux. Ce que je sais, c'est qu'un missile ne fait pas dans le détail. Que tout s'effondre. Que les vieux bâtiments  ceux qui font le charme de cette ville, ces façades fatiguées et belles de Bat Yam tombent d'un seul coup, sans négocier.

Mais voilà. Il y a ce qu'on sait et ce qu'on peut faire avec ce qu'on a.

Et ce qu'on a, c'est un mur porteur et des Téhilim.

Le missile est finalement tombé à l'embranchement du périphérique à la sortie de Bat-Yam