La télévision d'État iranienne , l'IRIB, à Téhéran rasé

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La télévision d'État iranienne , l'IRIB, à Téhéran rasé

Le siège de l'IRIB à Téhéran rasé : quand Israël frappe la voix médiatique du régime

Une opération nocturne revendiquée

Dans la nuit du 2 au 3 mars 2026, l'armée israélienne a affirmé avoir "frappé et démantelé" le siège de la Radio-Télévision de la République islamique d'Iran (IRIB) dans le nord de Téhéran. La frappe ne fut pas improvisée.

Avant l'attaque, l'armée avait lancé un avertissement aux habitants du district d'Evine — qui abrite notamment le siège de l'IRIB — les appelant à évacuer immédiatement.

Puis, quatre puissantes explosions ont été entendues et ressenties dans le nord de la capitale par des journalistes de l'AFP, faisant trembler les vitres des immeubles alentour.

Une justification stratégique, une controverse réelle

L'armée de l'air israélienne a officiellement revendiqué la destruction du centre de radiodiffusion iranien, justifiant cette cible par les appels répétés de l'organisme à la destruction de l'État d'Israël et à l'usage d'armes nucléaires.

Tel-Aviv présente ainsi l'IRIB non comme un simple média, mais comme un outil de guerre idéologique au service du régime des mollahs. Ce n'est pas la première fois que ce bâtiment est visé : le 13 juin 2025 déjà, lors d'une première série de frappes israéliennes, des infrastructures médiatiques et militaires iraniennes avaient été ciblées à Téhéran.

Il convient cependant de ne pas confondre IRIB et Press TV. L'IRIB est l'organisme public iranien de radiodiffusion dans son ensemble, dont Press TV — la chaîne anglophone du régime — n'est qu'une composante.
Par ailleurs, bien que deux frappes aient été confirmées sur le périmètre du siège, la télévision d'État iranienne n'a pas interrompu sa diffusion en direct, et aucune donnée précise sur l'étendue des dégâts ou d'éventuelles victimes n'a été communiquée par les autorités pour l'instant.

Un conflit d'une ampleur inédite depuis des décennies

Cette frappe sur l'IRIB s'inscrit dans un conflit régional d'une violence sans précédent depuis plusieurs décennies. Le 28 février 2026, lors d'une opération militaire conjointe baptisée "Lion rugissant" côté israélien et "Fureur épique" côté américain, les États-Unis et Israël ont bombardé plusieurs villes importantes en Iran.

l En quelques jours seulement, l'offensive a pris une dimension régionale : le quartier général des Gardiens de la Révolution islamique a été détruit, et l'ayatollah Ali Khamenei, guide suprême de la République islamique depuis des décennies, a trouvé la mort dans les frappes américano-israéliennes.

Le bilan humain est lourd et continue de s'alourdir. Au 24 mars 2026, le bilan de la guerre s'élève à plus de 3 200 morts, dont 1 400 civils en Iran selon l'ONG Human Rights Activists News Agency, plus de 1 000 au Liban selon le ministère de la Santé publique, 15 en Israël et 13 militaires américains.

L'économie mondiale en ressent également les effets : le Brent a grimpé jusqu'à 119,50 dollars le baril, tandis que le détroit d'Ormuz, voie maritime vitale pour le transport du pétrole, est au cœur d'un bras de fer entre Washington et Téhéran.

Une guerre qui dépasse les médias

Si la destruction du siège de l'IRIB a valeur de symbole — frapper la voix du régime jusque dans ses studios —, elle ne représente qu'une infime partie d'une offensive qui cible simultanément les infrastructures nucléaires, énergétiques et militaires iraniennes. Téhéran a été plongée dans l'obscurité après des frappes sur plusieurs réservoirs de carburant, une épaisse fumée noire enveloppant la ville au petit matin.

L'AIEA a de son côté confirmé des dégâts récents aux bâtiments d'entrée de l'usine souterraine d'enrichissement de combustible de Natanz, tout en précisant qu'aucune conséquence radiologique n'était attendue.

Les faits sont documentés, les sources multiples et recoupées. Ce conflit, qui se déroule sous nos yeux à une vitesse vertigineuse, mérite d'être suivi avec rigueur loin des slogans, et au plus près de la réalité de terrain.

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