Claudine Douillet

Claudine Douillet parisienne et juive de naissance de parents profondément sionistes (un père sur l’Altaléna ça laisse des traces).

Fondatrice du premier magazine Juif sur le net, Alliance, en 1997, avant Google !
220 000 lecteurs uniques par mois à son actif.

En 1999 création Alliance-Hosting LLC , une "Web Agency » conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net. Formation d’internet pour chefs d’entreprise.

Alliance-Hosting LLC a permis grâce ses moyens techniques la retransmission en directe des 4 radios juives de France 94.8 FM sur le net ,dés 2000, pendant 12 ans.

Experte en communication digitale avec Alliancefr.com, et radiophonique avec "Internet sans prise de tête" sur judaïques FM 94.8 depuis 2000, ma passion est née de la découverte, dés 1996, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

Mon expérience est le résultat de 22 années au service des entreprises désireuses de migrer sur le net et des médias.

Rendre réel ce monde virtuel c’est l’alliance du savoir faire et du faire savoir.

Les articles de Claudine Douillet

New York : Le seul restaurant éthiopien-israélien ferme face au harcèlement anti-Israël !

New York : Le seul restaurant éthiopien-israélien ferme face au harcèlement anti-Israël !

À cause du backlash anti-Israël, le seul restaurant éthiopien-israélien de New York ferme ses portes au public

Dans les rues animées de Harlem, un petit coin de culture juive éthiopienne vient de subir un coup dur. Tsion Cafe, l'unique restaurant éthiopien-israélien de New York, a annoncé la fin de ses heures d'ouverture régulières au public, victime d'un harcèlement croissant lié à l'antisémitisme et au sentiment anti-israélien. Cette fermeture symbolise la précarité grandissante de la diaspora juive dans un climat post-7 octobre 2023 marqué par les tensions liées à la guerre à Gaza.

Le harcèlement qui a tout changé

Ouvert en 2014 par Beejhy Barhany, une entrepreneuse d'origine éthiopienne-israélienne, Tsion Cafe était un havre de paix où se mêlaient saveurs éthiopiennes et influences méditerranéennes.
Mais tout a basculé avec l'intensification du conflit à Gaza. "Tout a changé – tant d'animosité", confie Barhany, qui a vu les actes de harcèlement se multiplier. Des appels téléphoniques hostiles, des commentaires blessants : un incident notable impliquait des jeunes de la génération Z avertissant les passants : "N'entrez jamais ici. C'est tenu par des Israéliens. Par des sionistes."

La situation s'est aggravée en février 2024, lorsque le restaurant a pivoté vers un menu entièrement vegan et casher. Si cette décision a été saluée par la communauté juive, elle a attiré les foudres des détracteurs d'Israël. "Dès que nous sommes passés au casher, cela a empiré de plus en plus", explique la propriétaire. Contrairement à d'autres établissements israéliens qui ont reçu un soutien public massif, Tsion Cafe, niché dans un quartier moins central, n'a pas bénéficié de cette vague de solidarité.

Une fermeture forcée, mais pas une fin

Face à cette fatigue accumulée – "Vous êtes là pour nourrir la communauté et vous vous sentez perçu comme l'ennemi" –, Barhany a choisi de ne pas fermer définitivement, mais de réinventer son espace. Le restaurant passe à un modèle "events-only", baptisé The Gursha Experience – "gursha" signifiant en amharique "nourriture, alimentation, narration". Désormais, seuls les groupes sur réservation pourront y accéder, pour des expériences immersives centrées sur la culture juive éthiopienne.

Barhany n'a pas médiatisé ces incidents, espérant qu'ils s'estompent, mais la réalité l'a rattrapée. Cette transition est une concession aux défis de la vie juive à New York depuis le 7 octobre 2023, où l'antisémitisme se manifeste de plus en plus ouvertement.

Vers une immersion culturelle résiliente

Le nouveau format promet des soirées riches : lavage des mains rituel, encens de myrrhe, cérémonie du café, et bien sûr, des plats emblématiques comme le messer wot (ragoût de lentilles rouges), le gomen hamli (chou frisé braisé) ou le qey sir (betteraves braisées). Inspiré par sa participation à "StoryCourse: Diaspora", un événement culinaire juif, Barhany vise à éduquer et à partager l'histoire des Juifs éthiopiens.

Epstein et les bébés disparus : un document judiciaire évoque grossesses forcées, “pool génétique” et nourrissons retirés

Epstein et les bébés disparus : un document judiciaire évoque grossesses forcées, “pool génétique” et nourrissons retirés

Epstein : ce document versé au dossier évoque des grossesses sous contrôle et des bébés retirés

Un texte qui glace le sang

Parmi les milliers de pages versées aux procédures civiles liées à Jeffrey Epstein, une pièce tranche par sa violence intime. Ce n’est pas un rapport d’enquête. Ce n’est pas un acte d’accusation. C’est un récit à la première personne, fragmenté, tremblant, saturé de douleur. Mais il est bien intégré au corpus des “Epstein Files”.

La narratrice y décrit des injections, des examens, une grossesse qu’elle ne contrôle pas. Elle écrit : « Tant que je porte ce que tu veux, il n’y a aucun respect pour moi en tant qu’être humain. Je ne suis qu’un incubateur. » Le mot est lâché. Incubateur.

Elle évoque un accouchement à Palm Beach, dans une maison proche de celle d’Epstein. Une vieille femme française. Une injection. « Elle m’a fait me mettre à quatre pattes et pousser. Je pensais mourir. » Puis une naissance. « Une magnifique petite fille. » L’enfant lui est laissée « dix à quinze minutes ». Puis elle disparaît. « Elle est à moi ! Je la veux de retour ! »

Ce ne sont pas des commentaires journalistiques. Ce sont des phrases tirées du document.

La chronologie d’un contrôle

Le texte laisse apparaître une progression. D’abord la grossesse, vécue dans la confusion. « Pourquoi n’ai-je pas fermé les yeux ? » Puis l’idée d’une sélection. « Pool génétique supérieur ? Cela ressemble à des idées nazies. » Le récit glisse d’un état de sidération à la conscience d’un système. « Tu ne me fais confiance que lorsque je suis sous ton contrôle total. »

Quelques mois plus tard, une nouvelle grossesse. « Deux lignes roses. Je veux mourir. » La répétition n’est pas anodine. Elle suppose deux césariennes.
Elle suggère un cycle, non un accident isolé. Le décor reste le même : Palm Beach, proximité d’Epstein, environnement fermé. La narratrice parle d’un médecin différent. « Je crois qu’il venait d’Israël. » Aucun nom. Aucune précision. Une phrase sèche, laissée là, sans explication. Elle peut être exacte. Elle peut être une perception. Elle reste, à ce stade, non corroborée publiquement par une enquête officielle.

Ce qui est certain, en revanche, c’est le contexte : Epstein a été reconnu coupable de trafic sexuel de mineures. Son système reposait sur l’emprise, la répétition, le recrutement de jeunes filles vulnérables. Dans ce cadre, la possibilité de grossesses n’a rien d’abstrait. La question devient alors inévitable : si certaines ont été enceintes, que sont devenus ces enfants ?

Aucune décision judiciaire n’a établi l’existence d’un programme organisé d’enlèvement de nourrissons. Mais le document pose frontalement cette hypothèse.

Encadré – L’obsession génétique d’Epstein

Plusieurs témoins ont rapporté qu’Epstein évoquait l’idée de « transmettre son ADN » à grande échelle. Il parlait d’un projet de reproduction visant à créer une descendance issue d’un « pool génétique supérieur ».
Des visiteurs de ses propriétés ont relaté des conversations où il théorisait l’amélioration de l’espèce humaine par sélection biologique. L’homme s’intéressait à la génétique, finançait des scientifiques, fréquentait des cercles académiques fascinés par l’ADN et l’évolution.

Rien, à ce jour, n’a prouvé l’existence d’un programme opérationnel. Mais l’idée était là. Elle circulait. Elle était formulée. Dans le document versé aux pièces, la narratrice écrit :

"Lors de conversations tenues près du piano, on cherchait à me convaincre que c’était juste et que cela créerait une descendance parfaite. »

La concordance entre les déclarations publiques d’Epstein et ce récit intime ne constitue pas une preuve. Elle constitue une convergence troublante.

Mineure ou femme adulte ?

Le texte ne mentionne pas explicitement l’âge de la narratrice. Elle parle tout de même de son retour à l'école peut probable. Pourtant le ton, la dépendance, la peur constante, la mention d’une scolarité perturbée suggèrent une extrême jeunesse. Or les faits établis démontrent qu’Epstein exploitait des adolescentes. La possibilité que certaines aient été enceintes n’a jamais été officiellement écartée ni explorée publiquement jusqu’au bout.

La narratrice écrit : « Je suis fatiguée de garder ce secret. » Puis cette phrase brutale : « Contrairement à la drogue, le corps d’un enfant peut être vendu encore et encore. Il n’existe pas de prostituée enfant. Ce sont des enfants et ils ne peuvent pas consentir. » Ces mots résonnent avec la mécanique déjà documentée du réseau Epstein.

Ce document change-t-il la compréhension du dossier ?

Non, en droit. Il s’agit d’une allégation contenue dans une pièce versée au corpus judiciaire. Aucune condamnation n’a été prononcée sur la base de ces faits précis. Mais en conscience, il modifie la perception. Il ouvre une zone d’ombre supplémentaire.

Si Epstein a théorisé la sélection génétique.

S’il a contrôlé des mineures.

Si des grossesses ont existé.

Alors la question des enfants nés dans ce système ne peut être balayée.

Le document ne prouve pas l’horreur. Il la décrit. Et parfois, dans les dossiers les plus sombres, la description suffit à poser la question essentielle : l’enquête a-t-elle été menée jusqu’à ses ultimes conséquences ?

Document complet

Epstein et les bébés disparus : un document judiciaire évoque grossesses forcées, “pool génétique” et nourrissons retirés

Ehud Barak ,ex-ministre d'Israël, qui parle de sélection humaine au prédateur sexuel Jeffrey Epstein

Ehud Barak ,ex-ministre d'Israël, qui parle de sélection humaine au prédateur sexuel Jeffrey Epstein

Ehud Barak, Jeffrey Epstein et l’audio qui met Israël devant un miroir moral

Un ancien Premier ministre israélien, un financier condamné pour crimes sexuels, une conversation enregistrée rendue publique des années plus tard.
Les documents issus des “Epstein files”, révélés ces derniers jours et exploités par plusieurs médias israéliens, contiennent un enregistrement audio dans lequel on entend clairement Ehud Barak dialoguer longuement avec Jeffrey Epstein. Le contenu ne relève ni de la rumeur ni du fantasme : il est sourcé, publié, analysé. Et ce qui s’y dit dépasse la simple gêne politique. Il interroge la vision même de l’alyah, de la démographie et de l’identité juive en Israël.

Ce que l’on sait du contexte et de la date

Le contexte exact reste trouble. The Times of Israel indique que les circonstances de la conversation ne sont pas claires, que l’enregistrement ressemble à une discussion pendant un repas, et que certaines parties sont difficiles à entendre. 

Sur la datation, deux sources convergent : Barak y dit avoir 71 ans, ce qui situe l’échange autour de 2013-2014 ; Ynetnews évoque une conversation d’environ 3,5 heures, “apparemment en 2014”, en présence aussi de Larry Summers. 

Le point qui fait froid dans le dos : “contrôler la qualité” des immigrants

Le cœur glaçant n’est pas une phrase isolée sortie de son contexte : c’est la logique, froide, technocratique, assumée. Dans l’audio, Ehud Barak explique qu’Israël pourrait “facilement absorber un million” d’immigrants russophones, et surtout que les autorités pourraient aujourd’hui être “sélectives” et “contrôler la qualité” bien mieux que les fondateurs de l’État. Cette idée est rapportée à la fois par The Jerusalem Post et Al Jazeera, et le vocabulaire de la “qualité” est également au centre du papier de Ynetnews. 

Quand l’alyah devient un outil démographique

The Times of Israel rapporte que Barak relie explicitement cette immigration russophone à une obsession démographique : compenser la croissance de la population arabe en Israël, en Cisjordanie et à Gaza, et éviter une bascule vers une majorité arabe dans l’ensemble entre Méditerranée et Jourdain. 

C’est là que le vertige commence : l’alyah, historiquement pensée comme refuge, est décrite comme un levier d’ingénierie nationale. Pas un complot. Une manière de parler, au calme, entre puissants, comme on parle d’un plan d’urbanisme.

Les phrases sur “l’Afrique du Nord” et le mépris implicite

Ynetnews rapporte que Barak oppose cette future immigration “de qualité” aux vagues passées, en affirmant que les fondateurs avaient été “forcés” de “gérer” des arrivées d’Afrique du Nord et de pays arabes, et qu’à l’époque “ils ont absorbé tout le monde”, alors qu’aujourd’hui “nous pouvons être sélectifs”. 

Al Jazeera, de son côté, relève que Barak “semble dénigrer” les Séfarades dans l’audio, en parlant d’une “vague de salut” venue “d’Afrique du Nord, des Arabes, ou peu importe”, avant de marteler : “ils ont pris tout ce qui venait ; maintenant, nous pouvons être sélectifs”. 

Même si l’on discute l’interprétation, la matière brute est là : l’oreille entend une hiérarchie humaine. Et cette hiérarchie, dans l’histoire juive, n’est jamais neutre.

“Briser le monopole du rabbinat” : l’autre bombe de l’audio

Toujours selon Al Jazeera, Barak évoque l’idée de briser le monopole du rabbinat orthodoxe sur le mariage, les enterrements et surtout “la définition de qui est juif”, en parlant d’ouvrir, d’une manière “sophistiquée”, la porte à des conversions massives. 

On peut défendre ou critiquer ce projet. Mais dit devant Epstein, dans la même respiration que “contrôler la qualité”, cela dessine un paysage mental : la nation comme organisme à remodeler, avec ses critères d’entrée, ses filtres, ses catégories.

Le point Facebook sur la “Biélorussie” et les “beaux jeunes” : 

Les articles parlent d’immigration “russophone”, de “million” d’immigrants, de “sélectivité” et de “qualité”, mais pas de “beauté” ni de “Biélorussie” formulée ainsi. 

Pourquoi cela glace, sans conspirer : la banalité du mal en langage de direction

Ce qui serre la gorge, c’est la normalité de la scène. Pas un discours de meeting. Pas une provocation sur un plateau. Une conversation longue, entre gens de pouvoir, avec le vocabulaire du management : absorber, sélectionner, contrôler la qualité, ouvrir les portes, corriger la démographie. 

Et l’interlocuteur n’est pas n’importe qui : Jeffrey Epstein, déjà condamné en 2008 pour des faits sexuels impliquant une mineure. Même sans imputer le moindre crime à Barak, le simple décor moral est suffocant : un ancien Premier ministre parlant “qualité humaine” à un prédateur sexuel notoire. 

Le fait politique brut : ce dossier ne prouve pas un complot, il montre une tentation

Ces révélations ne démontrent pas une “conspiration” visant à fabriquer un “nouveau juif”. Elles exposent quelque chose de plus plausible et plus accablant : la tentation permanente, chez certaines élites, de traiter l’identité et l’immigration comme une matière première, et la société comme une équation à résoudre. 

Dans un pays construit sur l’idée de refuge, ce glissement rhétorique n’est pas un détail : c’est une fracture morale.

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La Clalit réclame près de 15 millions de shekels pour des implants cochléaires défectueux

La Clalit réclame près de 15 millions de shekels pour des implants cochléaires défectueux

Implants cochléaires défectueux : 32 enfants réopérés, 269 autres à risque – Clalit attaque le fabricant

Des enfants et des adultes déjà opérés pour retrouver l’audition ont dû repasser au bloc.
En cause : des implants cochléaires HiRes Ultra et Ultra 3D du fabricant américain Advanced Bionics, soupçonnés de défaillances liées à une infiltration de liquide dans les électrodes, provoquant une baisse progressive des performances auditives.
Selon la plainte déposée par la caisse d’assurance maladie israélienne Clalit, 32 interventions de remplacement ont déjà été réalisées, 9 autres effectuées avec des dispositifs concurrents, et 269 patients supplémentaires pourraient devoir subir la même opération. Clalit réclame près de 15 millions de shekels.

Une défaillance technique identifiée en 2020

L’affaire remonte à 2020, lorsque le fabricant Advanced Bionics a lancé un rappel volontaire mondial concernant certains modèles d’implants cochléaires HiRes Ultra et Ultra 3D.

Selon les informations publiées, des cas de baisse auditive ont été signalés après implantation. L’origine suspectée : une infiltration de liquide dans la partie interne du dispositif, altérant la conduction électrique vers le nerf auditif. Le composant concerné est l’électrode implantée dans la cochlée, structure essentielle à la transmission du signal sonore vers le cerveau.

Le fabricant a alors affirmé que la sécurité des patients n’était pas compromise, tout en reconnaissant une dégradation des performances auditives dans certains cas.

Pourquoi des enfants ont dû être réopérés

Un implant cochléaire est posé lors d’une chirurgie lourde sous anesthésie générale. Chez l’enfant, il est souvent implanté très tôt pour permettre le développement du langage.

Lorsque l’implant commence à dysfonctionner — baisse de clarté sonore, diminution de la stimulation électrique — le seul traitement possible consiste à retirer chirurgicalement l’implant interne et à le remplacer par un nouveau dispositif.

Selon la plainte déposée par Clalit Health Services, 32 patients assurés par la caisse ont déjà subi cette seconde intervention avec des implants de remplacement du même fabricant. Neuf autres patients ont été réopérés avec des implants d’autres fabricants.

La caisse estime que 269 patients supplémentaires porteurs des mêmes modèles pourraient devoir être opérés à leur tour si la dégradation se confirme.

Il ne s’agit pas d’interventions préventives mais de chirurgies rendues nécessaires par une baisse fonctionnelle du dispositif implanté.

Une accusation de non-transparence

Dans sa plainte déposée devant le tribunal de district de Tel-Aviv, Clalit affirme ne pas avoir été informée en temps réel du rappel volontaire de 2020 ni des risques associés aux modèles concernés.

Elle soutient que le fabricant avait l’obligation contractuelle de signaler immédiatement toute information de sécurité pertinente.

Clalit réclame 14 762 658 shekels, correspondant aux coûts chirurgicaux déjà engagés et à ceux estimés pour les patients susceptibles d’être réopérés.

La réponse du fabricant

Advanced Bionics rejette catégoriquement les accusations.

La société affirme que la procédure corrective a été menée conformément aux réglementations internationales, que les autorités sanitaires compétentes ont été informées et que Clalit avait connaissance du rappel depuis février 2020.

Elle conteste toute violation contractuelle.

Un enjeu humain majeur

Derrière les chiffres, la réalité est brutale : un implant cochléaire représente souvent la seule possibilité pour un enfant sourd profond d’accéder au langage. Une seconde chirurgie signifie anesthésie générale, risques opératoires, période de silence partiel, nouvelle phase d’adaptation auditive et parfois rééducation.

Le contentieux judiciaire tranchera les responsabilités financières.

Mais la question centrale demeure : comment un dispositif implanté au cœur de l’oreille interne peut-il nécessiter une nouvelle opération quelques années après sa pose ?

Israël : les couples non mariés ont-ils les mêmes droits que les mariés ?

Israël : les couples non mariés ont-ils les mêmes droits que les mariés ?

Quand la réalité juridique dépasse le mariage : un cas inédit de reconnaissance public 

Dans une décision récente, le système judiciaire israélien a posé un précédent inhabituel : sans être mariés, des partenaires ont obtenu un droit à une pension de conversion à vie, équivalent à ce qu’aurait reçu une veuve ou un veuf marié reconnu, parce qu’ils ont été reconnus comme (yeduim ba-tzibur, littéralement “conjoints vivants en public”).

Ce cas illustre comment la justice israélienne, en l’absence de mariage civil, a construit une doctrine pour protéger les droits fondamentaux des couples qui vivent ensemble, même sans mariage religieux. 

Le cas emblématique : pension de conversion pour une conjointe non mariée

La décision rapportée par ynet concerne une femme âgée qui demandait à être reconnue comme partenaire survivante auprès de la caisse de pension de son compagnon, décédé sans qu’ils ne se soient mariés. Son objectif : percevoir une pension de conversion mensuelle à vie, un droit réservé traditionnellement aux conjoints légalement mariés. 

Dans ce litige, la caisse de pension Mivtachim contestait la reconnaissance de la femme comme conjoint légal du défunt, arguant qu’elle n’avait pas fourni de preuves formelles suffisamment solides de cohabitation. La justice du travail de Tel-Aviv a toutefois tranché en sa faveur : la qualité de vie commune, la durée de leur relation et son rôle affirmé auprès de lui ont suffi à établir qu’ils formaient un foyer conjoint, même sans mariage. 

Le fait que les voisins l’aient élue présidente de la copropriété a même servi de preuve tangible de leur vie partagée : les juges ont estimé que les habitants n’auraient pas élu une personne qu’ils ne connaissaient pas. Cette présomption sociale a confirmé, selon eux, que la femme avait résidé dans l’appartement avec le défunt. 

Ce que dit la loi et la jurisprudence sur les couples non mariés

Pas de mariage civil en Israël : la doctrine des ידועים בציבור

Israël ne connaît pas de mariage civil domestique : seuls les mariages célébrés par des autorités religieuses reconnues par l’État ont une légalité pleine et entière.

Face à cette absence de mariage civil, la justice a développé une doctrine spécifique pour les couples non mariés qui vivent ensemble, appelée ידועים בציבור. Ce statut n’est pas défini dans un texte législatif complet, mais la jurisprudence reconnaît que ces couples peuvent, dans certains cas, avoir les mêmes droits qu’un couple marié. 

Une décision marquante de la Cour suprême d’Israël de 2024 clarifie cette position : les ידועים בציבור ne sont pas simplement un passage vers le mariage, mais peuvent constituer une alternative pleine et entière à l’institution du mariage pour ceux qui ne peuvent ou ne veulent pas se marier religieusement.
La Cour a affirmé que ce statut doit être évalué selon les faits – preuve de vie commune significative, intentions exprimées ou comportement concret – et non selon la seule volonté de se marier. 

Comment les juridictions apprécient la vie commune

Contrairement à ce que croit une partie de l’opinion publique, la vie commune seule n’accorde pas automatiquement le statut de partenaire reconnu.
Les tribunaux exigent des éléments factuels qui démontrent clairement que deux personnes ont formé une unité de vie avec des conséquences juridiques : partage du logement, gestion conjointe des aspects financiers ou sociaux, nomination comme bénéficiaire sur des polices d’assurance, comptes communs, etc.

Dans une affaire examinée par la Cour suprême, le fait qu’un couple envisageait de se marier ultérieurement n’a pas suffi à les reconnaître comme conjoint avant leur mariage prévu. 

Dans le cas récent du pensionnaire de Mivtachim, la juridiction a considéré qu’en dépit des déclarations contradictoires antérieures de la conjointe auprès d’autres autorités, la réalité de la vie partagée et la perception sociale de leur couple ont pesé plus lourd que les formalités antérieures, pour en faire une partenaire légalement reconnue après le décès. 

Quels droits peuvent obtenir les couples non mariés

La décision emblématique montre que les droits économiques essentiels — comme une pension de survie — peuvent être accordés à un partenaire non marié lorsque la vie commune est établie. C’est une application pratique de la doctrine ידועים בציבור, qui inclut notamment :

  • L’accès à une pension de survie ou à des prestations sociales liées au statut de partenaire. 

  • La possibilité d’être considéré comme héritier aux côtés d’un partenaire sans que celui-ci n’ait été marié. 

  • Sous certaines conditions, des droits fiscaux, des allocations et d’autres avantages économiques habituellement associés au mariage.

Cette jurisprudence illustre que, dans l’absence de l’institution du mariage civil, la justice israélienne ne laisse pas sans protection ceux qui construisent une vie commune durable. Elle le fait cependant selon des critères stricts, cas par cas, et non de façon automatique. 

Les limites de cette reconnaissance

Le statut ידועים בציבור ne remplace pas tous les effets juridiques du mariage religieux ou civil : il n’ouvre pas automatiquement des droits liés à la filiation, par exemple. Il n’a pas non plus de reconnaissance législative complète ; il est construit presque exclusivement par la jurisprudence et l’appréciation factuelle des tribunaux. 

Ce dossier met en lumière une réponse pragmatique du droit israélien à une réalité sociale qui ne se conforme pas toujours aux structures religieuses officielles. Pour les couples qui ne se marient pas ou ne le peuvent pas, la reconnaissance judiciaire comme ידועים בציבור peut produire des effets juridiques profonds — y compris l’accès à une pension de survie à vie, comme l’a confirmé ce cas récent. 

Rav Amnon Itsak : Un peuple qui ne sait plus pourquoi il existe finit par demander la permission d’exister

« Si la Torah craignait l’intelligence, elle n’aurait pas survécu. »

Rav Amnon Itshak – Quand une vie bascule et qu’une parole réveille

Il parle comme un homme qui a choisi.
Né en 1953 à Ramla, en Israël, Amnon Itshak grandit dans une famille juive traditionnelle d’origine yéménite.
Le judaïsme l’entoure dès l’enfance, façonne l’appartenance, imprègne les repères familiaux.
À 24 ans, une lecture provoque un tournant radical : le Kitzur Shulchan Aruch, un livre de loi précis et concret, qui décrit comment vivre juif du matin au soir.
À cet instant, le judaïsme apparaît comme une discipline de vie, structurée, exigeante, applicable à chaque geste. Cette prise de conscience fonde toute sa parole future :

« La Torah n’est pas un livre d’histoires. C’est le mode d’emploi de l’homme. »

À partir de ce moment, Rav Amnon Itshak entre dans l’étude avec intensité.
La Torah devient un champ d’exploration intellectuelle, structuré, cohérent, rigoureux. Très vite, une conviction s’impose : la crise du judaïsme contemporain tient à l’absence de clarté et de cadre. Cette conviction devient parole publique.

Il commence à parler devant des publics mêlés, religieux, traditionnels, laïcs. Les salles se remplissent. Les débats s’ouvrent. Les réactions se polarisent. Sa parole circule sous forme de cassettes audio, puis de CD, bien avant l’ère numérique. Des enregistrements directs, sans mise en scène, où une idée s’ancre durablement :

« Un judaïsme sans engagement n’est qu’un souvenir culturel. »

Son approche repose sur une exigence adulte. La foi s’articule autour de la responsabilité et de la réflexion.

« La foi n’est pas un refuge pour les faibles.
Elle commence quand on accepte de réfléchir.
»

Il convoque la logique, l’observation du réel, la cohérence interne des textes. L’étude occupe une place centrale.

« Si la Torah avait craint l’intelligence humaine, elle ne nous aurait pas demandé de l'étudier. »

Depuis le début des années 1990, Amnon Itshak donne des milliers de conférences en Israël et à l’étranger. Son impact s’inscrit dans la durée. Des trajectoires se transforment. Des familles se réorganisent autour d’un cadre clair. Des hommes et des femmes reprennent l’étude, le shabbat, la transmission. Des témoignages publics, filmés et enregistrés, documentent ces choix. Il résume son rôle avec précision :

« Je ne force personne. Je donne des arguments. Le reste appartient à chacun. »

Sa parole assume la frontalité. Elle s’inscrit dans une ligne droite, sans détour, sans compromis.

« La vérité ne devient pas fausse parce qu’elle dérange. »

Sur la transmission, il tranche avec netteté :

« Ce que vous ne transmettez pas volontairement, vos enfants l’abandonneront naturellement. »

Sa venue en France s’inscrit dans un temps de clarification. Identité, responsabilité, cohérence structurent désormais le débat juif. Les questions qu’il pose depuis trente ans rencontrent une actualité brûlante. Il formule l’enjeu avec gravité :

« Un peuple qui ne sait plus pourquoi il existe finit par demander la permission d’exister. »

Rav Amnon Itshak parle sans texte. Il regarde son public. Il interpelle. Il provoque. Il engage.

« Je ne suis pas venu vous dire ce que vous voulez entendre, mais ce que vous devez entendre. »

Cette cohérence entre parcours personnel, étude rigoureuse et parole publique explique une réalité durable : depuis plus de trente ans, des milliers de personnes se déplacent pour l’écouter.

De la salle de classe à la Shoah : comment l’école apprend à obéir, exclure et haïr

De la salle de classe à la Shoah : comment l’école apprend à obéir, exclure et haïr

Quand l’école fabrique l’obéissance : ces expériences qui expliquent la fascination pour le fascisme

À la fin des années 1960, plusieurs enseignants et chercheurs occidentaux vont tenter de répondre à une question obsédante depuis la Shoah : comment des sociétés entières, souvent instruites et démocratiques, ont-elles pu basculer dans la soumission totale, l’exclusion et la haine ? De la salle de classe américaine aux laboratoires de psychologie, ces expériences dérangeantes éclairent un même mécanisme. Celui qui nourrit toutes les haines collectives, y compris l’antisémitisme.

Une expérience née de l’Amérique contestataire

Ron Jones, enseignant américain, juif et militant de gauche, s’inscrit pleinement dans l’effervescence idéologique des années 1960. Engagé dans les luttes sociales, proche des mouvements contestataires de l’époque, il ira jusqu’à exprimer son soutien aux Black Panthers. Un positionnement qui, dans le climat politique américain – et plus encore israélien – l’aurait très probablement disqualifié de l’enseignement aujourd’hui.

Pourtant, c’est dans ce contexte idéologique radical qu’il initie l’une des expériences pédagogiques les plus marquantes du XXᵉ siècle. Non par militantisme, mais par inquiétude profonde : comprendre pourquoi le fascisme, loin d’être une anomalie allemande, exerce une fascination récurrente sur des populations entières, à toutes les époques.

La Troisième Vague : quand la classe devient une foule

Dans une salle de classe du nord de la Californie, sous l’autorité de Jones, l’expérience commence simplement. Discipline stricte, slogans collectifs, salut codifié, hiérarchie claire, valorisation du groupe au détriment de l’individu. En quelques jours, les élèves adoptent les codes, obéissent sans discuter, dénoncent ceux qui résistent. La classe devient un microcosme totalitaire.

Ce que démontre Jones est glaçant : nul besoin de violence initiale ni d’idéologie raciale explicite. Il suffit d’un cadre, d’un récit collectif et d’une autorité légitime pour que la soumission s’installe.

De la classe au mythe culturel mondial

Plus d’une décennie plus tard, cette expérience bouleversante est racontée par Todd Strasser sous le pseudonyme de Morton Rhue dans un livre publié en 1981. Presque simultanément, elle est adaptée à la télévision dans une série dramatique intitulée The Wave.

Le téléfilm réalisé par Alex Grasshoff, avec Bruce Davison dans le rôle du professeur Ben Ross, remporte les prestigieux prix Emmy et Peabody. Il devient un visionnage obligatoire dans de nombreuses écoles, aux États-Unis comme en Israël.

L’impact est considérable. L’expérience entre durablement dans la mémoire collective occidentale et inspire de multiples adaptations : Die Welle de Dennis Gansel en 2008, le documentaire Lesson Plan en 2010, ou encore la série allemande We Are the Wave diffusée sur Netflix en 2019. Jones coécrit lui-même une pièce intitulée La Troisième Vague avec Joseph Robinette et poursuit, à plus de 85 ans, la transmission de son expérience, notamment dans le documentaire La Ligne invisible d’Emmanuel Rothstein.

Une pièce du puzzle après la Shoah

Aujourd’hui encore, The Wave est devenu culte, alors que peu connaissent l’histoire réelle dont il est issu. Cette expérience s’inscrit dans une série de tentatives intellectuelles et scientifiques menées après la Seconde Guerre mondiale pour comprendre l’engrenage fasciste.

La question est toujours la même : pourquoi tant de citoyens acceptent-ils d’abandonner leurs libertés individuelles à des leaders charismatiques qui exaltent une grandeur nationale fantasmée, désignent un ennemi intérieur ou extérieur, et promettent l’ordre au prix de l’exclusion ?

Milgram, Stanford et l’obéissance sans haine

En 1961, le psychologue social Stanley Milgram mène à Yale une expérience restée célèbre. Des participants croient infliger des décharges électriques à un tiers sous l’autorité d’un scientifique. Beaucoup obéissent, malgré leur malaise. Là encore, aucune haine préalable : seulement l’obéissance.

Cette expérience inspirera plusieurs œuvres, dont The Tenth Level en 1975 et Experimenter en 2015. Dix ans plus tard, l’expérience de la prison de Stanford, menée par Philip Zimbardo, montrera comment des étudiants ordinaires, placés dans un cadre de pouvoir, deviennent abusifs et violents. Le cinéma s’en emparera à son tour, en Europe comme aux États-Unis.

Jane Elliott, l’autre expérience qui frappe au ventre

En parallèle de « La Troisième Vague », une autre expérience scolaire américaine a marqué durablement la compréhension de la soumission et de la discrimination : celle de Jane Elliott, institutrice dans l’Iowa.

Le 5 avril 1968, au lendemain de l’assassinat de Martin Luther King, elle divise sa classe d’enfants blancs selon un critère arbitraire – la couleur des yeux – et décrète, sans détour, que les yeux bleus sont « supérieurs » et les yeux marron « inférieurs ».

La méthode est d’une brutalité froide précisément parce qu’elle se déroule dans un cadre banal, scolaire, légitime.
Elliott ne “discute” pas l’injustice : elle l’administre.
Les « supérieurs » reçoivent des privilèges concrets, les « inférieurs » sont humiliés, marqués par un signe distinctif et rabaissés publiquement.
En quelques heures, les enfants dominants adoptent des comportements de mépris et d’autorité, tandis que les discriminés s’effondrent : hésitations, baisse des performances, perte d’estime.
Le lendemain, Elliott inverse strictement les rôles et obtient les mêmes résultats, démontrant que la cruauté n’a pas besoin d’idéologie pour apparaître : elle a seulement besoin d’un système et d’une autorité qui la valide.
Cette expérience, longtemps controversée, revient aujourd’hui sur le devant de la scène avec un documentaire récent, « Jane Elliott: Against the World », qui retrace son parcours, sa méthode et la violence sociale qu’elle a mise à nu — une œuvre qui rappelle que la discrimination, comme l’antisémitisme, commence rarement par des cris : elle commence par une hiérarchie acceptée.

Ce que ces expériences disent de l’antisémitisme

Toutes ces expériences convergent vers une même conclusion dérangeante : l’antisémitisme n’est pas une anomalie morale, mais une production sociale. Il naît lorsque le collectif est sacralisé, lorsque l’individu disparaît derrière un récit, lorsque l’autorité désigne implicitement ou explicitement un groupe comme problème.

C’est précisément pour cette raison que ces expériences continuent de déranger. Elles ne permettent aucun confort moral. Elles rappellent que la haine des Juifs, comme toute haine de masse, ne commence pas par des cris, mais par des règles, des silences et des renoncements.

Moishy Kleinerman : quatre ans après, la police israélienne s’en remet désormais à l’intelligence artificielle

Moishy Kleinerman : quatre ans après, la police israélienne s’en remet désormais à l’intelligence artificielle

Où est Moishy Kleinerman après presque quatre années d’absence ?

La disparition de Moishy Kleinerman, jeune Israélien de 16 ans, reste un mystère presque quatre ans après les faits. Sa trace s’est perdue à Meron en mars 2022, après qu’il eut informé sa famille qu’il se rendait à un rassemblement religieux sur le mont Meron. Ce jour-là, il a été aperçu par des caméras de sécurité près du tombeau de Rashbi ; ensuite, plus rien. 

Ce qui demeure factuel : aucun contact direct n’a été établi avec lui depuis ce moment. Lors de sa dernière conversation avec ses parents, il avait indiqué vouloir se retirer pour un moment de solitude — ce qui, à ce stade, n’a fourni aucune information exploitable pour localiser son emplacement. 

La police mobilise l’intelligence artificielle

Lundi dernier, la famille de Moishy a été reçue par le commandant de la police du district Sud-Yehuda et Shomron, le commissaire-chef Moshe Pinchy. Lors de cette rencontre, la police leur a communiqué les développements les plus récents de l’enquête, notamment l’utilisation de technologies avancées, incluant des capacités d’IA, pour analyser des données vidéo et d’autres indices visuels. 

Selon la police, ces systèmes sont employés pour passer au crible des images enregistrées qui pourraient avoir été négligées ou mal interprétées par des enquêteurs humains. L’objectif est de détecter des éléments invisibles à l’œil nu et d’identifier des pistes supplémentaires. 

Aux côtés du chef de district, le commandant de la YAMAR (unité de police criminelle) et le responsable de la station de Modi’in Illit ont assisté à la réunion, signe d’une mobilisation étendue des forces impliquées dans l’enquête. 

Les proches ne lâchent rien

La mère de Moishy, Giti Kleinerman, a déclaré qu’elle ne perd pas espoir, malgré l’intervalle de temps considérable depuis la disparition de son fils. Elle a affirmé que “le dossier reste activement sur la table”, ajoutant que chaque nouveau développement donne à la famille le sentiment que l’affaire continue de recevoir une attention soutenue de la part des autorités. 

Chronologie connue des événements

Le vendredi 25 mars 2022, Moishy a parlé avec ses parents avant de se rendre à un événement religieux. Le lendemain, il apparaît sur des images de vidéosurveillance près du tombeau de Rashbi sur le mont Meron. Après cela, aucun nouveau contact ni trace fiable. 

La plainte officielle à la police n’a été déposée que dix jours après cette disparition, déclenchant alors une enquête. Des milliers de volontaires de différentes unités policières ont été mobilisés pour fouiller la région de Meron. Des suspects ont été brièvement arrêtés par le passé, mais tous ont été relâchés faute de preuves déterminantes. 

 

L’Indonésie annonce jusqu’à 8 000 soldats pour la « force multinationale » à Gaza

L’Indonésie annonce jusqu’à 8 000 soldats pour la « force multinationale » à Gaza

Un déploiement militaire sans précédent : l’Indonésie annonce jusqu’à 8 000 soldats pour la « force multinationale » à Gaza

Quatre mois après la signature d’un accord qui prévoyait la création d’une force internationale à Gaza, une première annonce officielle est tombée : l’Indonésie, la plus grande nation musulmane du monde, prépare jusqu’à 8 000 soldats en vue de leur envoi pour une mission qualifiée de « garde de la paix » dans la bande de Gaza. 

Le gouvernement indonésien, sous l’autorité du président Prabowo Subianto, a déclaré que cette initiative visait à « mettre en évidence la volonté d’Indonésie de jouer un rôle significatif dans la sécurité internationale ». Mais au-delà de la formule diplomatique, plusieurs éléments montrent que le projet est encore dans une phase très préliminaire. 

Un plan encore flou et des effectifs incertains

Selon les informations communiquées à Jakarta après une rencontre conjointe entre l’armée, la police et le président, le nombre exact de soldats et les délais de déploiement n’ont pas été déterminés. Les seules certitudes avancées concernent le type d’unités qui seraient envoyées : des forces d’ingénierie et des équipes médicales sont mentionnées comme les plus probables candidates à la mission à Gaza. 

Sur le plan militaire, cela signifie que l’Indonésie ne projette pas de troupes de combat en première ligne, mais plutôt des unités de soutien. Le chef d’état-major indonésien lui-même a souligné le caractère embryonnaire du plan, laissant entendre que rien n’est gravé dans le marbre. 

Un engagement évoqué à l’ONU, mais qui pourrait rester limité

Lors de l’Assemblée générale des Nations unies en septembre 2025, Prabowo avait évoqué la possibilité que jusqu’à 20 000 soldats indonésiens puissent être déployés pour aider à assurer la paix à Gaza ou ailleurs. Cette déclaration avait été interprétée comme une tentative de positionner Jakarta comme un acteur clé de la diplomatie de sécurité mondiale. 

Pour autant, l’annonce actuelle tempère cette ambition : même si 8 000 soldats étaient préparés, il est clair que le nombre final de ceux qui seraient effectivement envoyés à Gaza serait « bien inférieur », si déploiement il y a. 

Un geste politique sous influence américaine

La diffusion de cette annonce s’inscrit dans un contexte plus large de pressions géopolitiques. D’après le récit relayé par ynet, cette décision serait intervenue sous l’influence de Washington, désireux de renforcer ses relations avec Jakarta et de répondre à des considérations économiques et sociales locales, notamment l’emploi de milliers de familles. 

Par ailleurs, l’Indonésie n’est pas totalement étrangère aux opérations liées à Gaza : en coordination avec Israël, l’armée de l’air indonésienne a déjà parachuté de l’aide alimentaire et du matériel au-dessus de la bande lors du conflit, en réponse à des accusations de famine. 

Vers une reconnaissance d’Israël ?

Le président Prabowo a également déclaré que l’Indonésie serait ouverte à l’établissement de relations diplomatiques avec Israël, mais sous la condition explicite que Tel-Aviv reconnaisse un État palestinien. Cette position réaffirme la posture traditionnelle de Jakarta sur la question israélo-palestinienne, tout en soulignant que le soutien à une force internationale à Gaza s’inscrit dans une stratégie diplomatique plus large. 

L’annonce indonésienne, bien que symboliquement forte en tant que premier pays à évoquer un tel déploiement pour la force multinationale à Gaza, révèle surtout l’incertitude et les limites concrètes de ce projet, encore largement à l’état de concept plutôt que de mission opérationnelle avérée. 

Crèche Mini Bambini à Petah Tikva : des nourrissons battus, une peine dérisoire et l’échec de la justice israélienne

Crèche Mini Bambini à Petah Tikva : des nourrissons battus, une peine dérisoire et l’échec de la justice israélienne

Mini Bambini à Petah Tikva : violences sur nourrissons, accord judiciaire controversé et colère des parents

À Petah Tikva, l’affaire de la crèche privée Mini Bambini ne surgit pas de nulle part. Bien avant la réaction récente de la mère de jumeaux victimes, une enquête pénale lourde avait mis au jour des violences répétées sur des nourrissons. La condamnation clémente obtenue par accord de plaidoyer ravive aujourd’hui une colère profonde et pose une question centrale : la justice israélienne protège-t-elle réellement les tout-petits ?

Une enquête ouverte après des soupçons de violences graves

L’affaire dite de la crèche Mini Bambini éclate publiquement à la fin de l’année 2025, lorsque plusieurs parents de jeunes enfants signalent des comportements anormaux et inquiétants au sein de cette structure privée située à Petah Tikva. Une enquête est alors ouverte par la police et le parquet, appuyée par des témoignages de familles et des éléments recueillis lors des investigations.

Très rapidement, le dossier prend une ampleur dramatique. Selon l’acte d’accusation, plusieurs éducatrices sont soupçonnées d’avoir exercé des violences répétées sur des nourrissons et des enfants en bas âge, parfois âgés de moins de deux ans. Les faits évoqués incluent des coups portés à la tête, des gestes brusques, des traînements au sol et des comportements agressifs incompatibles avec toute mission éducative.

Trois employées mises en examen, des faits qualifiés de sévères

Au cœur de la procédure figurent trois employées de la crèche, dont Shifra Rachel Cohen, alors âgée de 37 ans. L’acte d’accusation décrit une série d’agressions commises alors que les enfants étaient totalement dépendants des adultes censés assurer leur sécurité. Les chefs retenus concernent des violences physiques sur de très jeunes enfants, dans un cadre institutionnel censé être protecteur.

L’enquête révèle également l’existence d’enregistrements et de témoignages faisant état de menaces verbales et d’un climat de peur au sein de la crèche. Ces éléments contribuent à renforcer la gravité perçue des faits et à susciter une vive émotion parmi les familles concernées.

Un accord de plaidoyer qui évite un procès complet

Début février 2026, l’affaire connaît un tournant judiciaire majeur. Shifra Rachel Cohen conclut un accord de plaidoyer avec le parquet, mettant fin à la perspective d’un procès pénal long et public. Dans ce cadre, elle reconnaît quatre cas d’agression sur de jeunes enfants.

Le tribunal de Petah Tikva valide cet accord et prononce une peine de trois mois de travaux d’intérêt général, assortie d’une compensation financière de 6 000 shekels destinée aux familles des victimes. Aucune peine de prison ferme n’est retenue, malgré la nature des faits reprochés.

Cette décision suscite immédiatement des interrogations, tant sur la qualification pénale retenue que sur le message envoyé en matière de protection de l’enfance.

La colère des parents face à une peine jugée dérisoire

C’est dans ce contexte que Tanya Cohen, mère de jumeaux victimes de maltraitance à la crèche Mini Bambini, prend publiquement la parole. Dans une interview accordée à Ynet, elle dénonce une justice qu’elle estime défaillante. Selon elle, la peine prononcée ne reflète en rien la gravité des violences subies par des nourrissons incapables de se défendre.

Elle évoque notamment les enregistrements qu’elle a pu entendre, contenant des menaces répétées à l’encontre des enfants, et affirme avoir été profondément choquée par leur contenu. Pour elle, l’accord de plaidoyer constitue une « bombe à retardement », laissant entendre qu’aucune véritable dissuasion n’existe pour empêcher que de tels faits se reproduisent ailleurs.

Une affaire emblématique des failles du système

Au-delà du cas individuel de la crèche Mini Bambini, cette affaire met en lumière une problématique plus large en Israël : celle du contrôle des structures privées de garde d’enfants et de la réponse pénale apportée aux violences commises sur des mineurs très jeunes.

L’absence de peine lourde, malgré des faits qualifiés de graves, alimente aujourd’hui un sentiment d’injustice chez les parents et relance le débat sur la nécessité de renforcer la législation, les contrôles et les sanctions. Pour de nombreuses familles, cette affaire n’est pas seulement un scandale local, mais le symptôme d’un système qui peine à protéger ceux qui n’ont ni voix ni défense.