Caroline Haiat

J'ai 23 ans, je suis originaire de la région parisienne et je viens de faire mon alyah à Tel-Aviv. Tout juste diplômée, je commence ma carrière de journaliste rédactrice. J'ai une formation littéraire, après avoir fait Hypokhagne/ Khagne, j'ai obtenu ma licence de lettres modernes et ma maitrise d'information-communication à la Sorbonne.
J'ai réalisé des stages dans le domaine rédactionnel en France et en Israël. Je porte un intérêt certain à l'actualité et à l'écriture, je me passionne pour la littérature romanesque et autobiographique et j'adore le cinéma.

Les articles de Caroline Haiat

La beauté d'Israël en images

En 2014, Anthony Guennegou se rend en Israël et décide de faire une vidéo qui répertorie en 3 minutes, les plus beaux paysages du pays. Voilà ce que ça donne.

 

 

La vidéo qui a déjà eu plus de 2000 vues sur you tube, donne un aperçu d'Israël en mettant en lumière les divers aspects du pays et les différentes ambiances.

Le réalisateur, Anthony Guennegou déclare:

“J’y suis allé avec l’intention de découvrir ce pays. J’ai été complètement captivé par la beauté des différentes villes, et la variété des paysages” témoigne-t-il.

Caroline Haïat

Avec Coolisrael

Le système médical en Israël

Les nouveaux immigrants ou les futurs candidats à l'alyah, se sont forcément posés la question: comment le système médical fonctionne t-il en Israël?  L'assurance maladie en Israël est obligatoire et le système de santé est régit par la loi de Santé publique de 1995. Tous les israéliens sont bénéficiaires d'un panier de services de santé, qui offre une couverture de base, soit un remboursement de la majorité des médicaments. 

 

Le système médical israélien est quelque peu différent du système français. Il se compose de trois niveaux:

- la couverture de base

-les complémentaires

-les mutuelles privées

Chaque résident israélien est invité à s'inscrire dans une des quatre koupat holim ( caisses maladies): clalit, maccabi, mehuhedet et leumi. Il dispose du droit à être assuré médicalement et le panier des services de santé est le même pour tous. Ce dernier comprend une liste de traitements, de médicaments et d’appareillage médical, que les caisses maladie sont tenues de dispenser à tous leurs membres.

La liste est votée par le gouvernement chaque année et une comission désigne les médicaments qui seront remboursés. Toutefois, seuls les services inclus dans le panier sont gratuits ou à des prix peu élevés. Parmi eux, les examens médicaux, les  traitements, les visites chez un généraliste et chez les spécialistes, les ordonnances, les services d’hospitalisation et d’urgence et les services d’analyses médicales sont pris en charge.

Le panier inclus également la kinésithérapie, l’orthophonie, et l’ergothérapie.

Les koupat holim

Elles sont au nombre de 4 et représentent l'équivalent de la sécurité sociale française. Toutes les koupat sont à peu près équivalentes, il est recommandé de choisir celle qui offre le plus de soins dans votre région.

Les caisses maladie sont tenues de proposer à leurs membres une assurance santé de base mais aussi une complémentaire contre paiement. Il existe également une assurance santé qui propose des services de médecine privée.

La différence entre les koupat réside dans l’emplacement géographique de ses agences à travers le pays, certaines sont plus présentes dans les villages communautaires que d’autres. Mais il existe aussi des différences concernant l’amplitude et la diversité des services proposés à leurs membres par leur assurance complémentaire.

Chaque caisse maladie permet de choisir un généraliste et des médecins spécialistes sur la liste des médecins travaillant pour la caisse choisie. A chaque rendez-vous médical, vous devez présenter votre carte magnétique de membre de la koupat holim. Si vous vous rendez chez un médecin spécialiste, il faudra payer plus cher mais vous aurez une réduction si vous avez pris la complémentaire.

L'assurance complémentaire

Chaque membre des koupat holim, peut demander une assurance complémentaire au sein de sa caisse maladie. La cotisation à l’assurance varie en fonction de l’âge de la personne mais n’est pas fonction de l'état de santé.

Une fois que la personne a contracté une assurance complémentaire, elle ne peut en bénéficier instantanément, elle est soumise à une période de probation.

Caroline Haïat

La vidéo qui dit non au djihad!

Le gouvernement vient de sortir une petite vidéo de deux minutes, visant à empêcher la progression du djihad, en dissuadant les plus vulnérables de se laisser tenter par des messages mensongers.
Le clip fait remarquablement bien le parallèle entre ce qu'annoncent les djihadistes aux futures recrues et la réalité qu'elles vivent une fois arrivées en Syrie.

 

La France réagit aux attentats qui l'ont frappée violemment sur son sol au début du mois de janvier. Le gouvernement, a lancé un clip dans le but de décourager les jeunes attirés par le djihad. Bien souvent, ils n'ont aucune idée de ce qui se cache derrière ce phénomène meurtrier et se laissent aveugler par des messages attractifs qui servent d'appas.

Dans la vidéo, les messages lancés sur les réseaux sociaux aux potentiels candidats au djihad sont repris sous forme de phrases chocs, puis la réalité est donnée de manière crue, les images à l'appui.

Le message est clair: rétablir la vérité sur le djihad. Les promesses sont tout autres que celles annoncées au départ sur les réseaux sociaux, elles ne servent qu'à recruter et embrigader des jeunes souvent perdus eux-mêmes, vulnérables et donc facilement manipulables.

Dans le clip, on peut lire les slogans suivants:  "Ils te disent: sacrifie-toi à nos côtés, tu défendras une juste cause" / " En réalité tu découvriras l'enfer sur terre et mourras seul loin de chez toi".

Cette vidéo suffira t-elle à éradiquer le djihad en France?

Selon Philipe Moreau-Chevrolet, le directeur de MCBG conseil: "C’est très bien fait, d’abord parce que ce clip reprend les codes et le langage des organisations islamistes. Et puis ce qui est intelligent c’est que la vidéo va être diffusée sur les réseaux sociaux, le média de prédilection des djihadistes. Le gouvernement se bat avec les armes de son adversaire."
David Thomson, journaliste à RFI, spécialiste des questions liées au terrorisme, déclare:
«Le ministère a visiblement étudié les codes des Islamistes et sur le plan technique c’est vraiment bien fait. La vidéo est crédible dans ce qu’elle dit.»

Cependant, il croit peu au fait que la vidéo puisse dissuader les gens de s'engager auprès du djihad:

"La vidéo ne va pas convaincre des gens déjà embrigadés qui se méfient du discours de l’Etat. Le fait est que le gouvernement ne peut pas faire grand chose contre le recrutement djihadiste, ces organisations sont présentes sur les réseaux sociaux depuis 2011/2012.

C’est quasi impossible de lutter contre leur présence. Quand vous fermez un compte Twitter, il y en a neuf qui rouvrent derrière." a t-il dit

Caroline Haïat

Avec Slate

La logique imparable de l'Etat-Islamique ...

L'Etat Islamique menace de tuer ce soir un pilote jordanien si Amman ne relâche pas une djihadiste irakienne en échange de la libération d'un des otages japonais...faut suivre....
C'est dans une vidéo postée sur twitter, que l'EI sème une fois de plus la terreur, en proférant des menaces de mort.

La vidéo a été diffusée cette nuit sur les comptes twitter de l'EI. Il semblerait que les menaces soient formulées par Kenji Goto, l'otage japonais toujours entre les mains des djihadistes.

Hier, la Jordanie s'est dit prête à libérer la prisonnière irakienne, Sajida al-Rishawi, condamnée à mort pour participation à une vague d'attentats en 2005 à Amman. Cependant, la Jordanie veut s'assurer que le pilote est sain et sauf.

Dans la vidéo, l'otage japonais exige que la prisonnière  soit transférée à la frontière turque.
"Il y a une très forte probabilité que la voix du message soit effectivement celle de M. Goto", a indiqué le porte-parole du gouvernement japonais, Yoshihide Suga.

Le Premier ministre Shinzo Abe a quant à lui déclaré "nous allons faire de notre mieux pour obtenir la libération au plus vite du ressortissant nippon. Dans ces circonstances difficiles, nous avons demandé la coopération du gouvernement jordanien", a-t-il dit.

Des sources officielles et militaire jordaniennes ont rapporté que l'EI exigeait la sortie de prison de l'Irakienne en échange de l'otage Japonais. En revanche, l'EI ne mentionnait pas la libération du pilote. Dans la vidéo publiée il y a deux jours,  " il menaçait de tuer les deux", ont souligné ces sources.

Le pilote jordanien, Maaz al-Kassasbeh a été capturé le 24 décembre dernier, après le crash de son F-16 en Syrie, alors qu'il menait un raid dans le cadre de la coalition internationale antijihadistes.

Caroline Haïat

Avec AFP

 

Belgique: l'armée protège les Juifs en arborant le "Keffieh"

Depuis les attentats de Charlie Hebdo et de l'HyperCasher en France, l'Europe est en état d'alerte. La Belgique notamment, est rééllement menacée par les djihadistes. Pour assurer une protection minimum, l'armée est mobilisée jour et nuit, principalement dans le quartier juif d'Anvers. Cependant, certains des militaires n'ont pas hésité à patrouiller vêtus du foulard palestinien autour du cou! 

 

Les militaires en patrouille portaient le célèbre foulard palestinien, alors qu'ils surveillaient le quartier juif d'Anvers en Belgique. Cela a profondément choqué la communauté juive qui n'a pas hésité à monter son mécontentement. Le ministère de la Défense a donc jugé que les militaires ne devraient plus porter le "keffieh".

Qu'est-ce qu'un keffieh?

Le keffieh est la coiffe traditionnelle des paysans arabes, palestiniens, kurdes et des Bédouins.  

Dans les années 1960 Yasser Arafat chef de l'OLP, a lancé la mode du keffieh. C'est l'emblème des palestiniens. Il en existe deux modèles: le vert et blanc, symbole du Hamas et le noir et blanc, symbole du Fatah.

Son port est donc bien souvent assimilé au soutien de la cause palestinienne.

Ingrid Baeck, la porte-parole de la Défense belge, a déclaré qu’il ne fallait voir aucun parti pris politique dans le fait que les militaires portent le keffieh.

Selon elle, les keffieh ramenés d'Afghanistan par les soldats seraient "plus longs et mieux faits que nos écharpes de camouflage réglementaires,". Elle a cependant confirmé que les militaires porteraient désormais des écharpes conformes.

Caroline Haïat

Avec Media presse info

Le street art sur smartphone

Voici une application qui devrait ravir les amateurs de street art: Ubracolors ! Grâce à la géolocalisation de votre smartphone, vous pourrez admirer les oeuvres d'arts de rue qui se trouvent à proximité de là où vous êtes. Il ne vous reste plus qu'à télécharger l'application.

 

Ubracolors est une application pour smartphones qui permet de découvrir les oeuvres de street art qui sont sur votre chemin. Il vous suffit d'activer la géolocalisation et Ubracolors vous indique où sont précisément les fresques répertoriées. Les amateurs peuvent aussi "ajouter des oeuvres" en les photographiant et en donnant leur adresse précise de manière à ce que d'autres en bénéficient.

ubracolors street art

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L'application fonctionne aussi depuis chez vous, il est possible d'admirer les oeuvres qui sont enregistrées dans un catalogue, sans se déplacer, même si évidemment l'effet n'est pas le même! Ubracolors compte déjà plus de 7000 utilisateurs et environ 17 000 oeuvres !

ubracolors, street art

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Caroline Haïat

Avec Be et le Mouv

Que pensent les Français de l'Islam?

 Selon une enquête publiée aujourd'hui, 47% des français estiment que l'Islam est compatible avec les valeurs françaises. Ils sont deux fois plus qu'en 2013 à avoir cette opinion.

 

En 2013, près de trois Français sur quatre estimaient que l'Islam était une religion "intolérante", incompatible avec les valeurs de la société française. Deux ans plus tard, les avis ont changé en faveur de la religion musulmane. A quoi est-ce lié? L'enquête a été réalisée auprès de 1003 personnes majeures.

Pourtant, on peut se demander pour quelles raisons les français estiment que l'Islam est compatible avec les valeurs de la société française? Etant donné que par définition, Islam veut dire "soumission" et que la France revendique ses libertés.

La majorité des Français considère cependant que la religion musulmane est la religion la moins en adéquation avec les valeurs de la société française.

Ils estiment à 93% que la religion catholique est compatible avec les valeurs de la France, à 81% qu'il en est de même pour la religion juive, tandis que seuls 47% ont le pensent pour l'Islam.

Toutefois, il faut souligner le fait qu'une personne interrogée sur trois estime que "même s'il ne s'agit pas de son message principal, l'Islam porte malgré tout en lui des germes de violence et d'intolérance".

Pour 66% des français qui ont répondu au sondage considèrent que, "l'islam est une religion aussi pacifiste que les autres" mais que " le djihadisme est une perversion de cette religion".

Une pratique difficile en France?

Parmi les sondés, 59% sont satisfaits des conditions de pratique de l'Islam, contre 85% pour le judaisme et 91% pour la religion catholique.
Parallèlement, plus de neuf Français sur dix sont favorables à la fermeté et à la repression sévère pour les potentiels djihadistes qui menacent la France d'attentats, notamment depuis le massacre de Charlie Hebdo et la tuerie de l'Hypercasher de Vincennes.

90% des français sont pour le retrait de la nationalité française de ceux qui partent faire le djihad et 89% sont favorables à la restriction de la liberté d'opinion sur internet en cas de propagation des idées jihadistes.

Une grande majorité des sondés, soit 95% souhaite renforcer les conditions de détention des détenus qui font l'apologie des idées extrémistes dans les prisons.

Caroline Haïat

Avec AFP

L'alyah est-elle reservée aux riches ?

L'alyah est en nette hausse depuis l'an dernier. 10 000 juifs français sont attendus en 2015. Depuis les attentats qui ont eu lieu en France, la communauté juive n'a plus qu'une question en tête: celle du départ en Israël.
Cependant, le dilemme est bien là. Partir oui, mais pour faire quoi? La vie est dure en Israël et ce n'est plus un secret pour personne. Les candidats à l'alyah doivent avoir conscience qu'Israël les accueille certes, mais qu'il ne les attend pas... 

 

Faire l'Alyah, demeure un rêve pour beaucoup de juifs.

Par sionisme, par crainte de la montée de l'antisémitisme en France ou encore pour des raisons économiques, les juifs de France sont de plus en plus nombreux à franchir le pas de l'alyah. Pour ceux qui hésitent encore, bien souvent, la question financière est en jeu.

En effet, parmi ceux qui sont tentés par l'alyah, beaucoup vivent correctement en France, grâce aux aides sociales. Cependant, en Israël, ces aides n'existent pas ou peu. Comment faire alors lorsque l'on veut s'établir en Israël et qu'on a pas les moyens de s'acheter un appartement?

Israël demande de l'énergie, du dynamisme et du courage, beaucoup de courage pour joindre les deux bouts, certains cumulent jusqu'à trois emplois pour s'en sortir. Les candidats à l'alyah sont-ils vraiment au courant de la réalité du quotidien israélien, bien loin de celle des vacances du mois d'août?

Sont-ils prêts à apporter de la main d'oeuvre et des connaissances au pays, sans forcément attendre quelque chose en retour?  Les juifs français tentés par le départ doivent se poser les bonnes questions et estimer leur chance de "survie" en Israël avant de s'engager.

Certains ont tout à fait conscience du fait qu'Israël ne les assistera pas et s'en plaignent déjà:  Caroline B, déclare sur Facebook: "je suis outrée de ce que je viens de lire, Israël n'aiderait pas les personnes sans ressources .... et pourtant je suis sûre qu'il n y a pas que des personnes riches qui partent ça c est sûre ...alors comment font elles on m à dit qu il y avait des aides".

Une des candidates à l'alyah témoigne elle aussi:

"Si vous vous rendez aux réunions de l’Agence juive vous vous rendrez compte que tout n’est pas tout rose. Ils ne veulent que les juifs français « riches » qui ont de quoi acheter une maison, qui posent des questions pour savoir comment faire sortir leur argent et vous demandent expressément de donner une adresse en Israël.

Si vous n’avez pas de famille ou des amis pour vous accueillir, il vous faudra louer un appartement quelques mois avant votre alya et si vous n’avez pas les moyens de le faire, ils VOUS REFUSENT LA ALYAH.
Je suis dans ce cas, et c’est ce qu’ ils m’ont clairement dit. Si vous n’avez pas les moyens, vous n’avez qu’à rester en France et vous faire massacrer. Ils auront bonne conscience car ils diront qu’ils ont sauvé les riches."

Ceci n'est pas tout à fait vrai. Néanmoins, pour ouvrir un dossier au départ de France, l'Agence juive demande de fournir une adresse en Israël.

Qu'en est-il réellement?

Israël a t-il prévu de mettre en place un plan social pour aider les moins riches? Tout le monde a t-il concrètement les moyens de faire l'alyah?

Hai Assouline, le directeur du ministère de l'intégration l'affirme, quelqu'un qui ne travaille pas peut difficilement survivre grâce aux seules aides de l'Etat, qui sont minimes.
L'allocation familiale existe mais elle ne suffit pas à couvrir ses besoins, ou alors tout juste.

Il existe néanmoins un grand nombre d'aides dont les nouveaux immigrants bénéficient la première année. Il s'agit davantage d'accompagner les olims dans leur intégration que de les assister financièrement.

Depuis les années 2000, tous les nouveaux immigrants ont les mêmes droits, ils reçoivent un panier d'intégration pendant six mois et peuvent demander une allocation de subsistance pendant un an. Après, les droits peuvent être étendus.

Quels sont les droits et les avantages?

Il existe des logements sociaux, pour lesquels, les retraités, les handicapés et les familles monoparentales sont prioritaires dans la mesure des places disponibles. Il faut faire la demande auprès du ministère de l'intégration.

L'oulpan est gratuit pendant 5 mois et les olim peuvent demander de compléter leur apprentissage par un oulpan professionnel.

De plus, une partie des frais d'inscription aux stages pour passer les équivalences est prise en charge par l'Etat. Si les personnes necessitent une reconversion professionnelle, et que le coût est reconnu par l'état, il peut prendre en charge jusqu'à 80% de la somme.

Enfin, les olim ont des réductions d'impôt du travail pendant 36 mois.

Outre les aides, la motivation et le courage sont les clés d'une alyah réussie.

Caroline Haïat

L'antisémitisme en France n'est pas un mythe

antisémitisme en France

L'antisémitisme en France est en forte hausse, c'est une réalité, les chiffres le prouvent. En 2014, pas moins de 851 actes antisémites ont été enregistrés, selon le SPCJ.
Hier, lors de la commémoration des 70 ans d'Auschwitz, le président François Hollande a affirmé qu'il ne laisserait pas l'antisémitisme s'installer en France. 

 

La communauté juive de France est la plus importante d'Europe, elle comprend entre 500 et 600 000 personnes. Depuis l'affaire Halimi en 2006, l'antisémitisme progresse chaque année et il est de plus en plus violent. En 2014, 851 actes, soit plus de deux par jour, ont été rescencés. Par rapport à 2013, la hausse est de 101%.

Les violences physiques contre les Juifs ont également doublé, elles sont passées de 105 à 241 entre 2013 et 2014, soit une hausse de 130%. Le Crif estime que "le point critique a largement été dépassé".

L'antisémitisme en France ne cesse d'être évoqué, depuis les récents attentats qui ont notamment pris pour cible l'HyperCasher de Vincennes où quatre juifs ont été assassinés parce qu'ils étaient juifs.

Hier, à Auschwitz, avait lieu la cérémonie de commémoration des 70 ans de la libération du camp. Lors de son allocution, le président François Hollande a exprimé avec fermeté sa détermination dans la lutte contre l'antisémitisme:

"tout faire pour que les juifs soient pleinement chez eux en France, pour que jamais ils ne s'y sentent menacés ou isolés. Pour combattre un ennemi il faut d'abord le connaître et le nommer: l'antisémitisme. 

Il a changé de visage mais il n'a pas perdu ses racines, certains de ses ressorts n'ont pas changé, (...) aujourdhui il se nourrit aussi de la haine d'Israël, il importe les conflits du Moyen- Orient, il entretient les théories du complot, qui ont conduit dans le passé au pire"a t-il déclaré.

Quelle est la ville la plus touchée par l'antisémitisme?

Paris arrive en tête des villes les plus touchées par l'antisémitisme, avec 154 actes rescencés en 2014, vient ensuite Marseille avec 36 actes, puis Toulouse, 27, Sarcelles, 19, Nice 17 et Strasbourg 14, selon le SPCJ.

En réponse à la hausse de l'antisémitisme, beaucoup de juifs Français choisissent d'immigrer en Israël. Ils étaient environ 7000 en 2014 soit deux fois plus qu'en 2013. Le nombre de départs est estimé à 10 000, en 2015, selon l'Agence juive.

Caroline Haïat

Avec 20min, les Echos, Direct matin

Distribution du Coran à Paris

Le week-end dernier, à Paris, place d'Italie, l'association salafiste LIS a organisé une distribution gratuite du Coran.

La distribution gratuite du Coran à Paris a été lancée sur twitter «l'association LIS! partage le message de l'islam, place d'Italie. Allahu Akbar».

Place d'Italie, on pouvait donc se procurer un exemplaire du Coran gratuitement. Des hommes aux longues barbes se donnaient à coeur joie de distribuer leur "bible" aux passants. Cependant, ces derniers ont-ils conscience de la mouvance de l'association?
En effet, LIS est une association salafiste qui prône un islam radical. 

Selon le Figaro, LIS faisait déjà l'objet d'une surveillance extrême en Allemagne, pour avoir distribué le Coran dans la rue. LIS avait été identifiée comme étant un «groupe d'extrémistes salafistes».

LIS est née en Allemagne en 2011 et la distribution du Coran a entraîné des millers de conversions à l'Islam. L'organisation vise à s'étendre en Europe et notamment en France pour partager au maximum le message écrit dans le Coran et le rendre accessible à tous.

La laicité le permet-elle?

Le maire PS Jérôme Coumet a déclaré : "dans la période actuelle, le prosélytisme pour la religion musulmane interroge. Dire que ça m'enthousiasme, ce serait faux! Ils auraient quand même pu attendre un peu…»

 Ce n'est pas moi qui ai autorisé cela. Et puis la laïcité ne l'interdit pas! Il y a dans mon arrondissement une église qui fait une procession tous les ans, et au moment de la loi sur le mariage pour tous, il y a eu des prières dans les rues place Pinel. Ça ne m'a pas plu, mais je suis républicain." a t-il dit.

 

Caroline Haïat

Source: le Figaro et Valeurs actuelles