Caroline Haiat

J'ai 23 ans, je suis originaire de la région parisienne et je viens de faire mon alyah à Tel-Aviv. Tout juste diplômée, je commence ma carrière de journaliste rédactrice. J'ai une formation littéraire, après avoir fait Hypokhagne/ Khagne, j'ai obtenu ma licence de lettres modernes et ma maitrise d'information-communication à la Sorbonne.
J'ai réalisé des stages dans le domaine rédactionnel en France et en Israël. Je porte un intérêt certain à l'actualité et à l'écriture, je me passionne pour la littérature romanesque et autobiographique et j'adore le cinéma.

Les articles de Caroline Haiat

Menace djihadiste: cinq personnes en garde à vue à Lunel

Ce matin, un coup de filet anti-djihadistes a eu lieu à Lunel dans l'Hérault. Lunel, est la ville d'origine de vingt jeunes partis en Syrie rejoindre les rangs de l'Etat Islamique. Paradoxalement, elle est aussi hautement symbolique pour le judaisme, car c'est la première ville de France à avoir construit une synagogue.

 

Ce matin, cinq personnes on été placées en garde à vue, après une opération menée par les policiers du Raid et du GIPN à 6H30 dans le centre ville de Lunel. Les personnes ont respectivement 26, 31, 35 et 44 ans. Deux d'entre elles sont soupçonnées d'être parties en Syrie, tandis que les trois autres sont soupçonnées d'être des candidats au djihad.

«Plusieurs voitures banalisées sont arrivées. Des hommes en sont sortis encagoulés et ont défoncé les portes des appartements de l'immeuble», a raconté un habitant de l'immeuble qui dit avoir été lui même menacé.

«On m'a mis un fusil sur la tempe (... ) finalement ils ont interpellé le voisin du dessus, Saïd», a-t-il indiqué précisant «ne pas connaître son voisin plus que ça». Selon un autre témoin, dont le frère a été interpellé, «ils m'ont plaqué, m'ont mis par terre, m'ont tapé dessus . Ils ont embarqué mon frère», a-t-il dit.

Lunel située dans l'Hérault, compte 26 000 habitants. Au moins six d'entre eux auraient été tués en Syrie ces derniers mois. Ce n'est donc pas la première fois que la ville fait parler d'elle par rapport au djihad.

Hamza et Karim deux jeunes originaires de Lunel, partis faire le djihad en Syrie sont morts le mois dernier. Cela s'ajoute aux trois djihadistes de Lunel morts en Syrie en octobre.

La mairie, la préfecture et la mosquée ne savent plus comment gérer les radicalisations. Le maire demande aux services de l’Etat « d’agir au mieux et au plus vite ». Tandis que la préfecture, affirme avoir mis en œuvre plusieurs moyens pour palier la montée de la délinquance.

« On a l’impression que le maire est dans l’attente d’une intervention de l’Etat alors que la solution à ces problèmes se trouvera dans la cogestion", explique-t-on à la préfecture.

Caroline Haïat

D'après le Parisien et le Monde

Le monde enseigne t-il l'Holocauste aux lycéens?

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Comment enseigne t-on l'Holocauste dans le monde? Seuls 57 sur 139 pays parlent de l'Holocauste en tant que fait authentique et unique de l'Histoire. L'étude montre que dans certains manuels scolaire, la Shoah est banalisée. 

Selon une étude, visant à comprendre la manière dont on enseigne l'Holocauste dans le monde, il a été constaté qu'au Japon, comme en Chine, les manuels scolaires n'utilisaient pas de langage spécifique à la Shoah.
Les termes employés sont les mêmes pour les massacres de Nanjing au Japon, les attaques à la bombe atomique d'Hiroshima et Nagasaki et l'Holocauste.

Dans 28 pays, la Shoah ne fait pas partie du programme scolaire.
Parmi eux, la Nouvelle-Zélande, l'Islande, la Bolivie, la Thaïlande, l'Égypte et l'Irak.

L'étude, réalisée par l'Institut allemand de Georg Eckert a été publiée à l'occasion de la commémoration des 70 ans d'Auschwitz.

Les manuels scolaires chinois ou indiens se sont appropriés les termes utilisés pour décrire la Shoah et ont ainsi  "rendu tragique" leurs propres massacres.

Ceci est grave car la Shoah perd alors sa valeur de génocide humain, elle est ainsi "banalisée", car considérée au même titre que n'importe quel massacre, dans ces manuels.
L'absence de différence entre la Shoah et les massacres de guerre, conduit soit à l'oubli soit à la banalisation du fait. 

Un autre pays, utilise aussi un terme spécifique qui décrit d'Holocauste pour parler du génocide au Rwanda.

En Inde, les références à l'Holocauste varient selon le contexte politique dans lequel les manuels ont été publiés. Lorsque le gouvernement fédéral était sous le contrôle du Front de gauche, l'Holocauste n'a pas du tout été mentionné dans les manuels.

En revanche, dans 57 pays dont les États-Unis, le Canada, le Brésil, l'Allemagne, la Pologne, la France et la Turquie, l'Holocauste a sa place en tant que tel.
La "Shoah" est décrite selon un vocabulaire spécifique, qui ne s'attribue pas à d'autres massacres ou guerres.

Cinquante-quatre pays, comme la Norvège, l'Algérie et le Pérou, évoquent seulement le contexte dans lequel l'Holocauste peut être enseigné et font par exemple le lien avec la Deuxième Guerre mondiale. D'autres comme le Mexique, la Colombie ou l'Argentine, en parlent uniquement pour réaliser un projet éducatif qui n'est pas spécifiquement lié à l'Holocauste.

Traduction et réécriture d'Haaretz

Caroline Haïat

Commémoration: les 70 ans de la libération d'Auschwitz

Aujourd'hui, 70 ans après la libération du camp de concentration d'Auschwitz- Birkenau, l'heure est à la commémoration. Des dirigeants venus du monde entier vont se recueillir à Auschwitz en mémoire des victimes de la Shoah. Pour que jamais personne ne les oublie. 

Soixante-dix ans après l'holocauste,  l'heure est au recueillement. Cet après-midi, une cérémonie se tiendra à Auschwitz à 14h30, sur les lieux du camp d'extermination, en mémoire des 1.1 million de victimes des nazis.

Alors que la Shoah avait été organisée par les politiques nazis; aujourd'hui, la tendance s'inverse: les hautes personnalités venues du monde entier commémorent ensemble les soixante dix-ans de la libération du camp d'Auschwitz. Parmi elles, François Hollande,  le chef de l’administration présidentielle russe, Sergueï Ivanov, et le secrétaire américain au Trésor, Jack Lew, seront présents.

Quelques 300 survivants assisteront également à la cérémonie d'hommage.

Le camp d'Auschwitz, est réputé pour être le symbole de la Shoah, il accueille chaque année plus d'un million de visiteurs. Avant qu'Auschwitz ne devienne le lieu où le plus grand nombre de juifs ont été exterminés, c'était une ville polonaise, connue sous le nom d'Oświęcim, où la plupart des habitants étaient des médecins, des marchands et des avocats... juifs!

Quelques jours après les attentats qui ont touché la communauté juive de France avec l'assassinat de quatre juifs par Coulibaly dans l'HyperCasher de Vincennes, la commémoration de la Shoah fait réfléchir.

L'Histoire se répète t'elle? En 2015, on tue encore des juifs parce qu'ils sont juifs.

Roger Cukierman l'affirme "je suis ­inquiet pour la France. Les leçons d’Auschwitz n’ont pas été retenues."

Soixante-dix ans après, l'antisémitisme est toujours présent et il est en hausse. Cela provoque l'inquiétude des juifs d'Europe, mais surtout la révolte des dirigeants. Angela Merkel, la chancelière allemande déclarait:

"Il est honteux que des gens, en Allemagne, soient frappés, menacés ou attaqués parce qu'ils disent qu'ils sont juifs ou parce qu'ils prennent parti pour Israël".

Le directeur du musée d'Auschwitz a souligné l'importance du témoignage des survivants de la Shoah : "C'est leur voix qui porte la mise en garde la plus forte contre notre capacité de pratiquer l'extrême humiliation, la haine et le génocide. Bientôt, ce sera à nous, les générations de l'après-guerre, de transmettre cet enseignement terrible et les leçons accablantes qui en découlent."

L'allié de l'autre camp

Rainer Hoess, petit fils de Rudolf Hoess, un des commandant qui dirigea le camp d'Auschwitz Birkenau, a lui aussi témoigné de l'horreur, perpétrée entre autres, par son grand-père.

Sur Europe 1, il déclarait: "petit, j'avais une veste grise en laine, très chic. Je l'ai retrouvée dans la liste des vêtements saisis aux déportés".

Petit-fils d'un barbare nazi, soixante dix ans après, il dénonce les crimes de son grand-père: "je le vois (mon grand-père) comme un monstre, je ne l'ai jamais vu autrement".

Caroline Haïat

Alliance avec AFP et Direct matin

Une photo du drapeau de l'EI devant l'Hypercasher

Une photo avec le drapeau de l'Etat Islamique et la légende "les loups solitaires revisitent le commerce juif qui a été attaqué avec l'aide d'Allah par le martyr Coulibaly dans le centre de Paris", a été diffusée sur twitter. La photo a été prise devant l'HyperCasher de Vincennes, où 4 juifs avaient été sauvagement assassinés par Coulibaly le 9 janvier dernier. 

 

La photo du drapeau de l'Etat Islamique, prise devant l'Hypercasher de Vincennes a été diffusée sur le forum djihadiste Shumoukh Al-Islam et sur Twitter: « #Coulibaly dans notre cœur ».

Il semblerait que le combattant français de l’EI, Abu Salman Al-Faransi en soit l'auteur.

Abu Salman Al-Faransi avait déjà fait parler de lui.
Le 19 novembre dernier, il apparaissait dans une vidéo de recrutement de l’EI. Il appelait notamment les Européens, à rejoindre l’EI ou à mener des attaques en France.

"Si vous êtes sincères envers Allah dans votre culte et votre croyance, et êtes incapables de faire la hijra, alors opérez en France. Terrorisez-les et tenez-les en éveil par la peur et l’horreur. Les armes et les voitures sont à disposition, et les cibles prêtes à être frappées.Tuez-les et crachez-leur au visage, et écrasez-les avec vos voitures. Faites ce que vous pouvez pour les humilier, car ils ne méritent que cela." disait-il dans la vidéo.

Son compte Twitter a été fermé puis réouvert. Sur son dernier compte, il avait écrit : " C’est la septième fois que les infidèles ont fermé mon compte, mais, par la grâce d’Allah, nous sommes de retour pour faire la dawa [diffusion du message] et le qital [combat]."

Il affirmait notamment: « je suis ici, de retour sur Twitter, Inch’Allah, de plus en plus violent. »

Caroline Haïat

Avec Memri

Un hyperchabbat en mémoire des victimes de l'Hypercasher

Les 6 et 7 février prochains, les juifs de France sont appelés à participer à "l'hyperchabbat" en mémoire des victimes abattues dans l'HyperCasher de Vincennes le 9 janvier dernier.

L'initiative a été lancée par le consistoire israélite de Paris, elle vise a créér un véritable élan de solidarité au sein de la communauté juive.

D'où vient l'idée ?
Le dernier Sms qu'avait envoyé Yoav Hattab, avant d'être sauvagement asssassiné par Coulibaly, demandait à un de ses amis de faire Chabbat.

Joël Mergui, le président du consistoire, a voulu "répondre à cette demande" en lançant un immense chabbat partout en France, " pour honorer la mémoire de quatre juifs assassinés parce qu'ils préparaient leur chabbat », a t-il écrit.

« En réponse aux assassins tueurs de juifs, montrons-nous solidaires pour défendre la liberté de conscience, la liberté d'être juif en France, de manger casher et de vivre notre identité ».

Le grand rabbin séfarade de Jérusalem, Shlomo Amar, a relayé un appel pour que
cet « hyperchabbat » ait lieu lors de « chabbat Yitro », celui de la lecture des Dix Commandements, correspondant à la clôture du mois de deuil des victimes enterrées en Israël le 13 janvier: Yoav Hattab, Yohan Cohen, Philippe Braham et François-Michel Saada.

Joël Mergui espère que l'initiative va amener les juifs à " faire partager ce chabbat à des personnes qui n'ont pas l'habitude de venir à la synagogue dans l'année".

« La communauté nationale a montré sa solidarité en achetant massivement le dernier numéro de Charlie Hebdo, notre communauté peut et doit manifester sa solidarité en organisant et en participant massivement à un hyperchabbat », souligne Joël Mergui.

« Nous n'oublions évidemment pas l'aspect sécuritaire (...), mais il est des moments où le retour à nos racines et à nos valeurs est aussi la réponse à ceux qui veulent nous détruire » a t-il conclut.

Caroline Haïat

Alliance avec AFP

Suède:un journaliste agressé pour avoir porté une kippa

Pour tester la sensation qu'un juif peut ressentir lorqu'il est confronté aux regards des autres, un journaliste suédois, s'est promené à Malmo avec une kippa sur la tête. La réaction ne s'est pas faite attendre, quelques instants plus tard, il s'est fait agressé et insulté par des passants. 

 

La scène était secrètement filmée par la télévision Sveriges. En quelques heures, le journaliste Petter Ljunggren s'est fait agressé par des passants pour la seule raison qu'il portait une kippa et une étoile de David.

L'histoire est véridique et elle est grave, les images montrent que l'homme était assis dans un café, quand plusieurs personnes ont commencé à proférer des insultes antisémites à son égard "le diable juif" "la merde juive" "sors d'ici" tandis que quelqu'un commençait à le frapper.

Un individu en scooter s'est même approché de Ljunggren lui conseillant de partir pour sa propre sécurité. Le journaliste s'est retrouvé encerclé par une douzaine d'hommes qui l'insultaient, et des oeufs lui on été lancés dessus, avant qu'il ne quitte les lieux.

Cette scène fait partie du documentaire intitulé "la Haine du juif à Malmo." En 2013, le journaliste Patrick Riley, avait déjà fait l'expérience de porter la kippa dans la rue mais il n'avait pas reçu de mencace quelconque, mis à part quelques regards.

Chaque année, la ville de Malmo enregistre des douzaines d'actes antisémites. La communauté juive se compose de quelques centaines de personnes.

Caroline Haïat

D'après Haaretz and i24 news

La France condamne l'assassinat de l'otage japonais M. Haruna YUKAWA

François Hollande condamne fermement l'assassinat de M. Haruna YUKAWA, le japonais enlevé et exécuté par les terroristes du Daech. Il appelle également à la libération du journaliste japonais M. Kenji GOTO, retenu en otage. 

Le président François Hollande a adressé ses condoléances aux proches de Yukawa, enlevé et assassiné par des membres du Daesh.

"Nos deux pays amis coopèrent ensemble contre les djihadistes. Le Japon peut compter sur la solidarité de la France dans cette épreuve" a t-il déclaré.

Samedi, Barack Obama a également condamné l'assassinat du japonais. "Nous renouvelons notre appel à la libération immédiate de Kenji Goto et de tous les autres otages. Nous nous tenons aux côtés de notre allié japonais et applaudissons son dévouement pour la paix et pour le développement dans une région loin de ses frontières», a t-il ajouté Obama.

Néanmoins, le Japon n'a pas encore confirmé l'exécution de l'otage. La vérification est actuellement en cours par le gouvernement japonais.

Pourtant, selon le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga, «des images présentant  Kenji Goto portant une photo de Haruna Yukawa apparemment tué ont été postées sur internet (...),"

«Les services de renseignement travaillent à l'authentification de cette vidéo», a déclaré le porte-parole adjoint du Conseil américain de sécurité nationale (NSC), Patrick Ventrell.

Le premier ministre japonais, Shinzo Abe, a quant à lui annoncé: «nous allons continuer de combattre le terrorisme, avec la communauté internationale».

Caroline Haïat

D'après le Figaro et BFM

France : Djihad qui en fait partie? Qui le combat?

Alors que 3000 djihadistes sont actuellement en France, d'autres sont partis dans le but de combattre l'Etat Islamique, et se sont fait piéger.
Qui sont-ils? Comment bascule t-on dans la spirale infernale du djihad?
Quelles sont les motivations des candidats qui partent pour combattre le djihad et celles des djihadistes?

En octobre dernier, le Parisien relatait l'histoire de deux français agés de 17 et 18 ans, partis
en Syrie, lutter contre le Daesh.

La révolte contre le Daesh

Depuis plusieurs mois, les deux jeunes Turcs d’origine, étaient révoltés contre les actions du Daesh. Après avoir visionné «des vidéos d’exactions de djihadistes contre les populations kurdes ou chiites», ils auraient tenus des propos «virulents à l’encontre de l’organisation de l’Etat islamique (EI)», d'après le journal.

Il semblerait que la décapitation du Français Hervé Gourdel, le guide de haute montagne de
55 ans, tué par le groupe Jund al-Khilafa, lié à l'organisation de l’EI, ait été l'élément déclencheur de leur départ.

Rien ne permet pourtant d'affirmer que les deux jeunes se trouvent en Syrie actuellement. Le jour de leur disparition, ils ont été localisés par la police à proximité du centre culturel kurde Ahmet-Kaya, situé dans le 10e arrondissement de Paris.

Des ex-militaires français rejoignent le djihad en Syrie et en Irak

Alors que quelques uns ,se risquent semble-t-il,  à combattre le Daesh, d'autres rejoignent quant à eux les rangs du djihad.

Selon RFI, dix ex-militaires français seraient partis rejoindre les rangs de l'Etat Islamique. Le ministre de la Defense a toutefois affirmé que les cas étaient "rares".

L'enrôlement des soldats dans le djihad est problématique: "l'un d'eux a mis ses compétences au service des autres djihadistes. Il est à la tête d'un groupe de français qu'il entraîne au combat», explique le journaliste David Thomson. «ces gens qui arrivent sont déjà des combattants », affirme-t-il. Cependant, les raisons qui poussent les soldats à partir faire le djihad ne sont pas clairement liées à l'armée.

Selon un récent sondage, 80% des français seraient favorable à un retour du service national.

Pour David Thomson, "insuffler l'esprit d'appartenance à la nation, la mixité sociale, le sentiment de fraternité de cette manière, pour empêcher que des jeunes aillent chercher cela dans le djihad, c'est intéressant. Simplement, je constate que des jeunes, qui ont connu ce cadre très structuré, sont malgré tout partis faire le djihad.» affirme t-il.

«Dans le contexte marqué par les récents attentats, des voix se sont élevées pour réclamer la recréation d'un service national», explique l'institut de sondage IFOP. Au total 40% des sondés se disent «tout à fait favorables» à un nouveau service national, «d'une durée de quelques mois» et «obligatoire pour tous les jeunes garçons et filles».

Caroline Haïat

Avec le Figaro et 20 minutes

Comment contrôler le Djihad en France?

Selon Manuel Valls, 3000 djihadistes seraient en France. Comment peut-on tous les surveiller?

Les djihadistes ont des profils très différents, certains sont d'anciens membres des filières irakiennes ou afghanes et ont été condamnés à la prison puis libérés. Ils ont néanmoins un rêve commun: rejoindre l'Etat Islamique. Pourquoi la surveillance des apprentis-djihadistes en France est- elle si compliquée ?

«La tâche est immense, et il ne faut pas croire que nous pourrons toujours parer tous les coups. Le fait d'être connus des services n'empêche pas des auteurs potentiels d'attaques de passer au travers des mailles des filets" annonce une source anti terroriste.

Pour augmenter la surveillance des terroristes, plus de 2680 postes seront créés. Il s'agira aussi de faire une liste des suspects, classés par ordre de dangerosité et de s'y référer en permanence.

«Au premier niveau, quand on a un nom, on commence par voir s'il apparaît dans d'autres enquêtes. Si c'est le cas, on le relie à un réseau. Si ce n'est pas le cas, on regarde les fichiers administratifs: il travaille ou pas? Il touche le chômage? Est-il sorti du territoire, combien de fois? On échange avec les alliés pour voir s'il apparaît dans des bases de données étrangères, on regarde son compte en banque...»

Quand intervient la mise sur écoute des suspects?

La surveillance accrue d'un potentiel djihadiste est difficile car elle necessite un grand nombre d'hommes mobilisés. Pour un seul suspect, pas moins de vingts policiers sont requis.

«Si le client semble sérieux, on peut passer aux écoutes. Et si on découvre des choses inquiétantes, on peut décider un suivi de terrain. Avec une limite évidente: il faut une vingtaine d'agents pour surveiller une cible 24 heures sur 24», selon la source.

Les écoutes ne sont pas fiables à 100% et les djihadistes savent très bien les détourner pour échapper à la surveillance de la police.

Les candidats au djihad ne cessent d'augmenter

Les français qui partent faire le djihad, sont souvent ceux que l'on n'attend le moins. En effet, parmi eux, on trouve des jeunes françaises, comme Emilie mère de deux enfants et convertie à l'Islam. Elle est partie en novembre 2013 pour rejoindre le front en Syrie "je suis dans un groupe de soeurs combattantes en Syrie" écrivait -elle sur les réseaux sociaux.

La tentation de l'enfer

Les lycéennes françaises qui partent faire le djihad sont nombreuses, proies faciles car vulnérables et influençables, elles sont recrutées sur les réseaux sociaux puis basculent dans une spirale infernale.

Attirées par des promesses de leurs recruteurs, les jeunes filles s'aperçoivent de la réalité du djihad trop tard: mariage forcé, violences, surveillance et souvent aucune chance de faire machine arrière.

Selon, Hans-Georg Maassen, chef des renseignements intérieurs allemands, « elles veulent épouser des martyrs. Il y a presque une obsession avec le paradis après la mort, qui se transforme en culte de la mort. »

Les femmes ne combattent pas, mais elles sont exposées à des bombardements de la coalition contre des groupes djihadistes en Irak ou en Syrie.

Le nombre de français impliqués dans le djihad a plus que doublé en un an, il passe de 555 à 1281.  Selon les services de renseignement, 190 djihadistes français sont revenus en France et 250 sont en «transit vers la zone».

Caroline Haïat

Avec AFP, Ouest-France et le Figaro

Valence :Un père enseigne le djihad à ses enfants

Un père de famille de 45 ans, soupconné d'avoir montré à ses enfants des vidéos faisant l'apologie du djihad a été mis en examen vendedi puis écroué selon le parquet de Valence.

L'homme a passé 48h en garde à vue puis a été mis en examen pour provocation à des actes de terrorisme, violence sur mineurs de 15 ans par ascendant et soustraction par parents à ses obligations légales."

L'homme habite Valence, il est divorcé et père de trois enfants, agés de 6 à 10 ans.
En novembre dernier, au retour d'un week-end chez leur père, les enfants se plaignent à leur mère: ils auraient subit des violences et avouent avoir été forcés de regarder des vidéos faisant l'apologie du terrorisme.

Un des enfants s'étant plaint à l'école des violences de son père tandis que sa mère avait déposé une plainte à la police.

Caroline Haïat

source Francetv info