Menace djihadiste: cinq personnes en garde à vue à Lunel

Actualités, Antisémitisme/Racisme, International - le - par .
Transférer à un amiImprimerCommenterAgrandir le texteRéduire le texte
FacebookTwitterGoogle+LinkedInPinterest

Ce matin, un coup de filet anti-djihadistes a eu lieu à Lunel dans l'Hérault. Lunel, est la ville d'origine de vingt jeunes partis en Syrie rejoindre les rangs de l'Etat Islamique. Paradoxalement, elle est aussi hautement symbolique pour le judaisme, car c'est la première ville de France à avoir construit une synagogue.

 

Ce matin, cinq personnes on été placées en garde à vue, après une opération menée par les policiers du Raid et du GIPN à 6H30 dans le centre ville de Lunel. Les personnes ont respectivement 26, 31, 35 et 44 ans. Deux d'entre elles sont soupçonnées d'être parties en Syrie, tandis que les trois autres sont soupçonnées d'être des candidats au djihad.

«Plusieurs voitures banalisées sont arrivées. Des hommes en sont sortis encagoulés et ont défoncé les portes des appartements de l'immeuble», a raconté un habitant de l'immeuble qui dit avoir été lui même menacé.

«On m'a mis un fusil sur la tempe (... ) finalement ils ont interpellé le voisin du dessus, Saïd», a-t-il indiqué précisant «ne pas connaître son voisin plus que ça». Selon un autre témoin, dont le frère a été interpellé, «ils m'ont plaqué, m'ont mis par terre, m'ont tapé dessus . Ils ont embarqué mon frère», a-t-il dit.

Lunel située dans l'Hérault, compte 26 000 habitants. Au moins six d'entre eux auraient été tués en Syrie ces derniers mois. Ce n'est donc pas la première fois que la ville fait parler d'elle par rapport au djihad.

Hamza et Karim deux jeunes originaires de Lunel, partis faire le djihad en Syrie sont morts le mois dernier. Cela s'ajoute aux trois djihadistes de Lunel morts en Syrie en octobre.

La mairie, la préfecture et la mosquée ne savent plus comment gérer les radicalisations. Le maire demande aux services de l’Etat « d’agir au mieux et au plus vite ». Tandis que la préfecture, affirme avoir mis en œuvre plusieurs moyens pour palier la montée de la délinquance.

« On a l’impression que le maire est dans l’attente d’une intervention de l’Etat alors que la solution à ces problèmes se trouvera dans la cogestion", explique-t-on à la préfecture.

Caroline Haïat

D'après le Parisien et le Monde

Vos réactions

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

A voir aussi