Alexandre Blondin

Alexandre Blondin , Reportage-Interviews Presse écrite, Magazine, Web, Mutimédia.
Rédacteur, auteur, biographe, présentateur et conférencier. Alexandre pose un regard décalé sur le monde et les gens. Il écrit depuis de nombreuses années dans les domaines aussi variés que la mode, les arts, le spectacle, le sport, la politique, les sujets de société et la presse d'investigation. De sa plume singulière, il exprime sa polyvalence, privilégie dans ses rencontres une galerie de personnages qu'il sculpte, sublime ou égratigne au grès de ses passions maîtrisées.

Les articles de Alexandre Blondin

L'antisémitisme éclabousse les valeurs du sport

L'antisémitisme éclabousse les valeurs du sport

Natation Championnats du monde de Doha

L'antisémitisme éclabousse les valeurs du sport
Dans la continuité des amalgames d'une pensée publique, politique et médiatique édictée par la résurgence d'un courant antisémite qui se développe et s'amplifie sur tous les continents. On a assisté en direct de Doha au Qatar qui accueillait les 21èmes championnats du monde de natation, à une démonstration peu réjouissante de la haine antisémite du public envers l'unique nageuse israélienne médaillée d'argent sur l'épreuve très technique du 400m 4 nages.

Dans l'Aspire Dome de Doha, Anastasia GORBENKO, est devenue la première nageuse israélienne médaillée mondiale en grand bassin. Une performance historique ternie par des débordements inacceptables. et contraires aux valeurs universelles portées par la déclaration de mission d'un événement international à caractère sportif.
Accepter l'inacceptable

Comment peut-on accepter qu'une jeune nageuse de 20 ans, médaillée mondiale soit sifflée et
insultée lors de son interview et quelques minutes plus tard lors la cérémonie protocolaire de
remise des médailles ?

L'altération politique dans une compétition sportive a connut par le passé
des actes de sinistre mémoire !Qu'en sera-t-il lors des prochains Jeux Oympiques de Paris ?

Allons nous assister impuissants à un sombre remake des JO de Munich 1972 ?
Face à de telles réactions, on est en droit de se poser des questions ?
Il faut absolument encadrer et faire respecter avec la plus grande fermeté les valeurs universelles du sport dans les compétitions internationales. Des sanctions doivent être prononcées par la FINA sur la prévention des comportements à caractère raciste et antisémite dans le respect de l'éthique sportive.

Israël existe et continuera d'exister

Malgré ces remous discriminatoires qui l'ont certes émotionnellement touché, la vice-
championne du monde du 400m 4 nages a ignorer le mépris et l'indignation de certains. Sans se déstabiliser, avec courage et dignité, elle a répondu aux médias : "Je suis si heureuse d'être là et de représenter mon pays dans cette période difficile... cela signifie beaucoup pour moi et mon pays d'être présente avec le drapeau israélien."

"Ce n'est ni la première, ni la dernière fois." a t-elle souligné.
"J'ai travaillé dur pour gagner cette médaille. Je suis venu pour nager, c'est ce que je fais de mieux et je l'ai démontré. Je mérite d'être sur le podium, pas question de ne pas monter, ce serait donner raison qui pense le contraire."

La championne a ensuite dédié sa brillante médaille d'argent à une amie otage du Hamas.
Une leçon d'humanité dont certains bien-pensants devraient s'inspirer.
Israël existe et continuera d'exister. On ne refait pas l'histoire...

Alexandre BLONDIN, journaliste
Crédit photo : Oli SCARFF/AFP

Israël : Le faux procès de l'Occident ! D'Alexandre Blondin

Israël : Le faux procès de l'Occident ! D'Alexandre Blondin

Conflit israélo-palestinien

Réactions d'Alexandre BLONDIN, journaliste

Le faux procès de l'Occident !

Les attaques sanglantes et le massacre du 7 octobre dernier par le Hamas sur des civils en Israël ont soulevé en France et en Occident,  de vives réactions de la part de la presse, des médias, de l'opinion publique et de certains politiques censés être les représentants du peuple.

On accuse et on condamne sans discernement, on responsabilise l'État démocratique libéral d'Israël sur une contre-attaque légitime de protection de son pays, de ses valeurs et de son peuple  face à la barbarie des actes terroristes islamistes.

Mais dans quelle société vivons-nous ? Arrêtons d'inventer des suppositions et modeler des excuses illégitimes à l'inexcusable. Quelle place accordons-nous à la valeur des vies d'innocents sacrifiés, qu'ils soient Israéliens, Palestiniens, étrangers ?

Israël est en droit de se défendre et doit se défendre. La réponse à ces actes de violence condamnés  par la communauté internationale, doit être la plus ciblée possible  pour limiter les dégâts sur les populations civiles. Fait est de constater, qu'il n'existe jamais de conflit de civilisations qui n'implique malheureusement des dommages collatéraux et que la condamnation du peuple juif est une discrimination raciale abjecte et inacceptable.

Face aux nombreux actes antisémites qui se sont multipliés en France et en Europe, face  au silence de voix influentes concernées et à l'absence de tribunes pour condamner ces faits, on est en droit de se demander si nous allons assister sans réagir à un remake de la persécution du peuple juif  de l'époque du IIIe Reich. Le souvenir de l'histoire s'estomperait-il sous l'influence d'un courant de  pensée idéologique radical qui souhaite effacer un devoir de mémoire qu'il jugerait illusoire ?

Allez-vous céder à ces manipulations, vous laisser influencer par des actes qui ne sont pas les vôtres et qui ne vous ressemblent pas ?

Oserez-vous commettre l'irréparable sans honte et insulter, menacer et  dénoncer vos amis, vos voisins de confession juive ?

Pourrez-vous après cela vous regarder le matin devant votre glace qui vous renverra l'image de l'inimaginable violence humaine, de l'intolérance et de la haine de son prochain.

Comment expliquer que l'on peut  jeter au feu ceux que nous avons par le passé essayé de sauver du bûcher. La nature de l'homme est complexe, sa pensée et ses actes à double sens parfois surprenants et incompréhensibles comme par exemple  décrié aujourd'hui ce que l'on a encensé hier.

Il faut oser-le dire, l'homme est un instable prédateur dirigé par sa propre morale.

De ce constat, on peut se poser enfin les bonnes question avant que ne ressurgisse le spectre de la Shoah !

La montée en puissance du fondamentalisme islamiste qui plane sur l'Occident est la réalité d'une idéologie qu'il faut combattre et anéantir.

Il en va des valeurs de notre civilisation et de notre devenir.

Écrire  pour éveiller les consciences, écrire pour tuer le mensonge.

Écrire pour faire taire le silence, ce silence qui nous aveugle mais qui parle souvent mieux que les mots et devient par volonté ou par dépit complice d'une immobilité apparente et d'un manque de courage face à la cruelle réalité d'une société en perdition.

Aujourd'hui, j'ai enfin compris pourquoi j'écris.

 

Alexandre BLONDIN

Mick Micheyl Histoire d'une vie aux multiples reflets de lumière par Alexandre Blondin

Mick Micheyl Histoire d'une vie aux multiples reflets de lumière par Alexandre Blondin

MICK MICHEYL

PREMIERE FEMME SCULPTEUR SUR MÉTAL

Histoire d'une vie aux multiples reflets de lumière

par Alexandre Blondin

Le parcours artistique de Mick MICHEYL commence à l'École des Beaux-arts de Lyon en 1942.dont elle sortira lauréate en1945, Paulette Michey  de son vrai nom est une jeune fille gaie, enthousiaste, pleine de vie et douée d'un sens artistique inné qui ne vas pas tarder à se révéler.

Sans vouloir retracer la carrière exceptionnelle d'une artiste de renommée mondiale,  au-delà de ses incertitudes, de ses espoirs, de ses succès et de ses bonheurs partagés, Mick MICHEYL a relevé tous les défis et ce, sans doute grâce son courage, sa conviction et à cette foi qui au cours de sa vie ne l'ont jamais quitté.

Des escaliers du Casino de Paris... aux  aciers gravés de son atelier, la meneuse de revue a  domptél'acier et sculpté la lumière sur le métal. Le refrain de son inoubliable  gamin de Paris chanté par  Yves Montand, Patachou et tant d'autres artistes est devenu un standard de la chanson française et un succès international. Il est aussi le personnage emblématique de son univers artistique.

Mick Micheyl Histoire d'une vie aux multiples reflets de lumière par Alexandre Blondin

Mick Micheyl Histoire d'une vie aux multiples reflets de lumière par Alexandre Blondin

Femme de coeur, généreuse, persévérante et dévouée,  artiste d'exception elle a partagé sa passion entre la musique, la peinture et le dessin, différents modes d'expression  et de créativité qui lui permettront de connaître une reconnaissance artistique internationale.

Mick MICHEYL a écrit :

"Ne croyez pas que l'amitié m'aveugle car moi aussi j'aime la lumière."

Cette citation de l'artiste, s'harmonise parfaitement avec sa notion de l'amitié, une amitié sincère, sans artifices, qu'elle entretenait et partageait avec quelques habitués de "La smala", sa maison familiale de coeur à Montmerle-sur-Saône, une petite commune dans l'Ain à une cinquantaine de kilomètres de Lyon.

Pour en parler j'ai eu le plaisir d'échanger avec Bruno ROBERT, dit "FEU" qui a été pendant de nombreuses années très proche de l'artiste. Avec  émotion, respect et dignité il a évoqué quelques jolis souvenirs de bonheur et de passion partagée.

AB : Quel était votre rôle précis auprès de Mick MICHEYL ?

"J'étais son technicien-éclairagiste, son homme de main et le régisseur de ses expositions. Nous avions une grande complicité et une confiance réciproque .

En éclaireur, je visitais également les lieux des futures expositions, pour envisager et visualiser l'installation et l'éclairage précis des oeuvres.

Les 25 années que j'ai passées à ses côtés ont à jamais marquer ma vie et ce ne fut que du bonheur et de l'amour partagé, Je ne me souviens pas avoir eu une quelconque incartade avec Mick MICHEYL, qui était une femme admirable, attentive  pleine de bonté et de générosité, c'est hélas parfois ce qui l'a perdue."

Il poursuit : "Mick  était une artiste dotée d'une énergie et d'une créativité incroyable.

Dans son travail, elle était une femme de caractère qui savait ce qu'elle voulait et avec une vraie personnalité. D'ailleurs comment aurait-il pu en être autrement pour pouvoir ainsi pendant près de 40 ans, capturer cette lumière qui va surgir du métal et illuminer de son art des plaques d'acier inoxydables et inaltérables.

Pour l'anecdote, de transporter ses oeuvres d'une exposition à l'autre aux quatre coins de l'hexagone, était un véritable périple. Mick MICHEYL, avait à l'époque une Citroên CX de couleur grise, une grande routière à suspension hydropneumatique, capable de supporter la charge (parfois près d'une tonne) des nombreux aciers gravés qu'elle transportait."

AB :"Feu" quel est l'origine de votre surnom, titré par Mick Micheyl ?

"L'explication est très simple, comme j'étais son éclairagiste, elle a de suite évoqué les feux de la rampe d'où ce "Feu", Mick était une véritable artiste qui ne manquait ni d'inspiration, ni d'imagination. Elle était en constante ébullition de créativité, le titre de chacune de ses oeuvres, ses écrits et ses mémorables citations sont de véritables  pépites pour les amoureux de la langue française."

"L'art apporte une lumière à tous ceux qui savent la recevoir."

Cette citation de l'artiste évoque à elle seule le regard qu'elle portait sur l 'art.

Ne disait-elle pas aussi d'un ton légèrement amusé : "L'art est l'inutile indispensable."

La lumière avait pour Mick une importance capitale, il est vrai qu'elle est née à Lyon, la ville des Lumières !Croyante,  la lumière venue de là-haut était aussi céleste que certaines de ses oeuvres aux inspirations bibliques.

Perfectionniste dans l'âme, elle savait exactement les reflets qu'elle souhaitait voir s'illuminer sur le métal et donner ainsi un mouvement de vie à ses gravures.

"Je dessine avec LA LUMIÈRE.

Elle est piégée par des milliers de petites blessures que j'inflige au métal,

avec les abrasifs d'une ponceuse électrique.

Ce n'est ni de la peinture, ni de la sculpture, c'est mon expression."

AB : Que redoutait-elle le plus lors de ses expositions ?

"Que ces tableaux d'aciers gravés, qui étaient très lourds, restent bien accrochés !

Car il nous est arrivé rarement fort heureusement, quelques incidents de décrochage. suite aux gestes de visiteurs un peu maladroits. Mais  sa plus grande appréhension comme tous les artistes, c'était l'indifférence du public. Ce public qu'elle aimait et à qui elle vouait son art, allait-il apprécier et comprendre que sur la froideur des plaques de métal qu'elle blessait, elle exprimait tant de messages et de sentiments."

AB : Quel est votre plus beau souvenir avec Mick ?

"Pour l'anecdote, l'aventure la plus étonnante que j'ai vécue avec Mick, fut cette exposition  à l'occasion des  JO d'hiver d'Albertville en 1992, Mick voulait absolument accrocher un skieur en acier gravé en extérieur de la maison Perrier où avait lieu l'exposition. Seulement, la seule possibilité était de le fixer à une certaine hauteur à laquelle même avec une échelle l'on ne pouvait accéder ! Qu'à cela ne tienne, il n'en fallut pas plus pour que celle qui avait fait des acrobaties sur la scène du Casino de Paris me propose de monter sur mes épaules et qu'ainsi perché en haut de l'échelle, le problème serait résolu, C'était sans mesurer les risques car Mick MICHEYL même si elle était en pleine forme avait  alors 70 ans !

Le risque fut pris d'un commun accord, même si connaissant bien le personnage, sa décision était sans appel, Non sans mal, le skieur fut accroché et l'artiste comblée par cet épisode insolite. Elle était comme ça notre Mick, audacieuse, imprévisible et insaisissable."me dit "Feu" avec un filet d'émotion dans la  voix et une touchante sincérité.

J'ajouterais qu'elle avait une volonté de fer, un moral d'acier, des amitiés inaltérables et que comme ses oeuvres, elle brillait de chrome et  semblait à tout jamais inoxydable.

AB : Quelles expositions ont été  marquantes en France selon vous ?

En dehors de celles de la galerie de la Place Beauvau, chez Jean et Régine Minet qui accueillait le Tout-Paris et où Mick  avait une exposition permanente il y a eu celle de l'inauguration de l'espace Poste du CNIT à Paris La Défense en 1990, celle des JO d'hiver à Albertville en 1992 et aussi celle du centre commercial La Part Dieu en plein coeur de Lyon, Exposer dans le plus grand centre commercial d'Europe était un souhait de Mick qui souhaitait favoriser l'art populaire, accessible à tous. Ce fut une exposition gigantesque et une réussite totale qui eut lieu ensuite tous les 2 ans."

"Kiki "dame de qualité et dame de l'ombre

"Kiki" c'était Georges RIBET, femme du célèbre imprésario Roland RIBET qui fut outre l'agent de Charles AZNAVOUR, de DALIDA, Nana MOUSKOURI, Julio IGLESIAS, Line RENAUD,  Marie LAFORÊT... mais également celui de Mick MICHEYL pendant sa période de vedettariat dans le monde du music-hall et de la chanson.

"Kiki" a connu une carrière discrète de chanteuse sous le nom d'Anne MONACO.Très liée à Mick MICHEYL, elle a été très présente dans sa vie quotidienne, elle vivait à l'étage de "La smala"  jouant le rôle pas toujours facile de filtre face aux opportunistes et profiteurs de tous horizons qui abusaient bien souvent de la générosité populaire de Mick. Elle a été sa dame de compagnie, sa confidente et sa conseillère. Que ce message soit une pensée d'amour pour toute l'attention et le bonheur que "Kiki" a su lui apporter.

"L'art apporte une lumière à tous ceux qui savent la recevoir..."

Cette citation de l'artiste évoque à elle seule le regard qu'elle portait sur l 'art.

La lumière avait pour Mick une importance capitale, il est vrai qu'elle est née à Lyon, la ville des Lumières ! Croyante, la lumière venue de là-haut était aussi céleste que certaines de ses oeuvres aux inspirations bibliques.

Perfectionniste dans l'âme, elle savait exactement les reflets qu'elle souhaitait voir s'illuminer sur le métal et donner ainsi un mouvement de vie à ses gravures.

"Souvenirs métalliques"

Une exposition événement en Occitanie

www.spectable.com/exposition-retrospective-mick-micheyl-1922-2019/576513

A l'image d'un triptyque, l'univers artistique de Mick MICHEYL s'est joué sur trois tableaux : Les Beaux-Arts, le Music-Hall  et les Aciers Gravés.

Une exposition rétrospective de ses oeuvres

à l'occasion du cinquantenaire de sa première exposition à Paris en 1973

se déroule actuellement et jusqu'au 30 septembre dans le cadre

authentique et de caractère d'un immense domaine viticole ancestral

Le Domaine de Rombeau à Rivesaltes (66).

*Parce que l'art est une évasion que le temps n'atteint pas."

Propos recueillis par Alexandre BLONDIN, journaliste

L'encre de lavérité

Née en février 1922 à Lyon, l'artiste avait eu mille vies et s'était installée à Montmerle: chanteuse, productrice, meneuse de revue, sculpteur sur acier. C'est en 1974 que s'opère un tournant décisif dans la carrière de Mick Micheyl puisqu'elle renonce à toute activité dans le domaine du spectacle ou du divertissement pour devenir sculpteur. Artiste reconnue, certaines de ses oeuvres ont été acquises par des musées et des institutions privées. En octobre 2009, Mick Micheyl avait organisé à Paris, une exposition présentée comme la dernière. À cette occasion, l'artiste a révélé qu'elle était contrainte d'abandonner son art à la suite de plusieurs accidents de création qui lui ont fait perdre en partie la vue. 

De la peinture à la musique puis de nouveau à la peinture

Elle rencontre à cette époque Jean Nohain (animateur et parolier français) et Roland Ribet (imprésario). Puis, elle écrit sa chanson Un gamin de Paris, repris par Yves Montand. Elle enchaîne les tournées, les galas et les émissions de télévision en tant que productrice. Elle croise ainsi la route de Maurice Chevalier, Joséphine Baker, Jean Marais, Le Pape Jean-Paul II…

Malgré son succès artistique, elle décide de revenir à la peinture, ses premières amours, promesse faite à son grand-père, Jean Tournassoud.

Sa passion pour la peinture ne l’a jamais quittée, car lors de ses tournées, elle continuait cet art. Au cours d’une visite chez l’un de ses amis carrossier, elle découvre l’effet de la ponceuse sur une surface métallique. Elle acquiert la technique qu’elle va développer avec talent. Sa carrière est alors lancée, elle quitte les planches pour l’acier.

New-York, Belgique, Londres…

Elle expose ensuite ses œuvres dans des galeries parisiennes avant d’enchaîner les expositions internationales : Monte-Carlo, Londres, Téhéran, Dakar, Dallas, Shanghai, New-York… Désormais, ses créations ornent les murs de multiples institutions mondiales.

Pluralités de femmes singulières : Alexandra & Catherine DUHAMEL

Pluralités de femmes singulières : Alexandra & Catherine DUHAMEL

Chronique "Pluralités de femmes singulières" Alexandra & Catherine DUHAMEL

Amazones de l'art en ligne Elles ciblent les oeuvres que vous attendez et vous invitent à aimer celles que vous ignorer désirer

Habituellement j'esquisse dans ma chronique le portrait d'une femme.Aujourd'hui, exceptionnellement ce sont deux femmes que j'ai interviewé. Exception d'un duo mère- fille fusionnel qui partage professionnellement une passion commune : aller à la rencontre des artistes. Affinités électives, dualité intergénérationnelle de deux personnalités qui ont innové dès 2012, la visibilité de l'art sur la toile.

Ouverture grand angle sur "L'art à vos mesures"

Alexandre Blondin - Catherine, le duo que vous composez avec votre fille Alexandra, devient dès lors un triptyque, si l'on y associe le troisième élément qu'est celui d'avoir été précurseur de présenter l'art en ligne.Comment est né cette initiative et qu'elle est l'origine de votre appellation ?

Catherine Duhamel - Après un parcours professionnel composé de différentes fonctions et de passions dans le domaine des arts, j'ai ressenti le besoin de présenter et de diffuser l'art sous toutes ses formes et au plus grand nombre. Mettre en relation les époques, les styles et faciliter la recherche d'une oeuvre, d'un artiste, d'un mouvement, aussi bien pour les amateurs que pour les collectionneurs. Exposer des oeuvres sur la toile, me semblait une évidence malgré le fait qu'en 2012, nous étions alors à contre-courant car ce n'était pas encore dans l'air du temps.

Le nom d'origine turco-tatare"les atamans"au masculin, vient de l'appellation des chefs des tribus Cosaques qui étaient choisis pour représenter avec fierté les valeurs et la liberté de leur peuple, Dès le 18ème siècle, ils ont été les premiers à constituer une véritable démocratie. De ce fait, la galerie "Les Atamanes" se positionne dans cette conduite de choix et de liberté."

AB- Alexandra, on dit que l'art procure du bonheur. Votre objectif est-il celui d'offrir une certaine idée du bonheur à la portée de tous ?

Alexandra Duhamel Ah oui, très clairement, avec internet c'est une vision très large de faire découvrir l'art au plus grand nombre. Notre volonté première est d'apporter une fusion qui soit trans-générationnelle, transporter le visiteur dans ses émotions, ses découvertes, ses envies, mais aussi l'aider à percevoir des oeuvres auxquelles a priori, il n'aurait peut-être pas pensé. C'est aussi cela notre vocation, guider le visiteur dans le juste choix de ses passions.
Cibler ce que le visiteur attend mais aussi lui permettre de découvrir ce qu'il n'attendait peut-être pas,

AB- Catherine, s'il est évident que l'environnement d'un artiste, conditionne son travail de création, il doit aussi accepter que celui du public influence son regard. Est-ce aussi cet attrait artistique que vous souhaitez exposer en ligne ?

CD- Effectivement, un artiste est influencé par ce qui l'entoure, par ce qu'il voit, par son époque bien entendu, il crée son oeuvre en accompagnement, en réaction, en opposition avec le courant artistique du moment et évidemment avec le regard que pose le public sur ses réalisations.

Grâce aux multiples possibilités technologiques qu'offre la créativité digitale et par l'aspect visuel d'internet, on peut plus facilement mettre en scène l'univers artistique de l'artiste, créer des associations, des perspectives, scénographié la visite virtuelle de son oeuvre et par là-même la rendre plus visible, plus vivante et plus accessible.
Rendre le regard du visiteur perceptible à ce que nous proposons par multiples voies de correspondances, c'est ouvrir le regard l'internaute qui devient alors un regardeur.

AB -  Alexandra, on dit que chaque oeuvre d'art à une histoire ?

AD - L'oeuvre a une histoire qui commence pendant son processus de création et selon l'époque pendant laquelle elle a été créé au gré de l'influence d'événements historiques qui ont eu lieu. Elle prend une deuxième dimension après sa création, parce qu'une oeuvre voyage, elle peut être mise en perspective dans une exposition, acquise par une galerie, un collectionneur, puis passer par un autre collectionneur et vivre ainsi plusieurs histoires, plusieurs parcours.Cette transmission de l'oeuvre par plusieurs mains, lui apporte une deuxième vie en quelque sorte.

AB - Catherine, exposer et vendre une oeuvre d'art c'est accepter l'idée qu'elle ne vous
appartient plus et que chacun est libre d'y trouver sa quête et un message particulier.
Avez-vous déjà ressenti cette déchirure de la séparation d'une oeuvre que vous affectionnez ou admirez particulièrement ?

CD - Vous savez, toutes les oeuvres qui sont proposées par "Les Atamanes", nous les aimons.
Donc bien sûr, les voir partir c'est toujours un petit pincement au coeur mais la galerie "Les
Atamanes"est avant tout un lieu de transmission, un lieu de passage qui fait circuler l'art.
Elle a pour vocation d'offrir à l'oeuvre de trouver sa place dans un nouveau foyer. Nous sommes ravis lorsque certains acheteurs, nous font parvenir une photographie de leur acquisition qui a trouvé sa place dans son nouvel environnement.

AB - Catherine, l'esprit, la matière, les formes, les couleurs et le temps, dénominateurs
communs des oeuvres d'art. On retrouve ces éléments dans votre vitrine de présentation en ligne. Vous y ajoutez la maîtrise des mots par une description précise et détaillée des artistes et de leurs oeuvres. Vous apportez parallèlement le regard de l'expert et l'ouverture à l'art populaire. Une volonté ou un acte spontané ?

CD - Au début, c'était un acte spontané, lorsque l'on voit une oeuvre, elle vous séduit, elle vous appelle, elle vous transporte et vous transmets un message. Notre mission est de redonner vie à des oeuvres d'artistes très talentueux, parfois oubliés pour des raisons de réserves, de guerre ou de décisions personnelles. C'est passionnant d'aller à la rencontre de personnes qui ont connu et croisé le chemin des artistes. Leurs souvenirs, leurs anecdotes associées à un travail de recherches et d'archivage, nous aident à refaire le chemin, trouver les mots justes qui vont traduire la perception et l'univers de chaque artiste et de son oeuvre.
Décrire une oeuvre c'est aussi quelque part la réanimer, lui offrir une nouvelle vie

AB - Alexandra, comment s'effectue le choix des oeuvres que vous représentez ?
Privilégiez-vous la créativité, l'originalité, l'exception, ou la notoriété de l'artiste ?
Offrez-vous une possibilité d'ouverture à de nouveaux talents ?

AD - Le choix des oeuvres s'effectue principalement sur le second marché, nous n'acquérons pas d'oeuvres directement auprès des artistes mais plutôt auprès de galeries et la correspondance dans le domaine des arts décoratifs. Ce qui est primordial pour nous, c'est l'originalité de la pièce, des matières, de son processus de création mais aussi de sa côte sur le marché Ma mère Catherine est une experte au regard affuté qui au premier regard détecte ce que l'on appelle dans le métier " la perle rare".

AB-  Catherine, Mick Micheyl, une artiste de votre sélection, que j'ai eue le plaisir d'avoir
comme amie disait que la cote d'un peintre n'est pas un hasard ou une décision fantaisiste et personnelle. La valeur est déterminée par l'offre et la demande et les galeries. C'est comme pour la mode, il y a le prêt-à-porter et la haute couture, tout est histoire de griffe ! Que vous évoque cette pensée sur la valeur de l'art ?

CD - C'est une pensée très juste et une vision très artistique que je ne peux que plébisciter. Mick
Micheyl, était une artiste incroyable, qui a inventé une nouvelle technique dont elle a d'ailleurs
déposé le brevet, la gravure sur acier inoxydable.Elle fut la première femme à graver le métal.

AB - Alexandra, en 2012 créé une galerie d'art en ligne, était un véritable défi, une aventure novatrice et atypique dans un domaine jusque-là strict et codifié. Vous étiez précurseur de cette nouvelle présentation de l'art en ligne ?

AD - En 2012, lorsque l'on a commencé, on sentait une certaine ébullition autour des nouvelles
technologies mises à disposition de l'art, mais le tournant n'avait pas encore été pris. Face à la
réaction de nombreuses personnes qui pensent qu'une oeuvre doit se voir de visu, se toucher a été pour nous un véritable défi. On s'est préalablement posé la question, quels étaient les moyens pour faire passer l'émotion à travers les images et le choix des mots.
Pouvoir utiliser de nouvelles opportunités d'échanges et de visibilité en y associant des fiches
descriptives précises des oeuvres et des artistes nous semblait être en phase avec notre volonté d'ouvrir une vaste vitrine artistique sur le monde. Aujourd'hui nous y ajoutons de la poésie et du mouvement avec la présentation des oeuvres en vidéo.

AB -  Catherine, mère et fille unies dans une même passion. Comment vit-on cette cohabitation professionnelle ?

CD - Pour être tout à fait honnête personnellement je trouve cela excitant. C'est en même temps un vrai bonheur et un véritable défi. Entre l'amour invincible d'une mère et les décisions arbitraires qui peuvent se présenter dans notre activité commune, la cohabitation ne manque parfois pas de piment, de discussions et de divergences de vue. Nous avons deux personnalités différentes mais très complémentaires et sommes fusionnelles sur de nombreux sujets ce qui facilite notre entente au quotidien.

AB- Alexandra, êtes-vous adeptes de créatifs dont les oeuvres singulières, ne ressemblent à aucune autre. Faut-il se méfier de l'étrangeté et de la folie créative ?

AD - Il y a toujours cette image de l'artiste maudit,pour lequel la création est le seul moyen de créer, de communiquer, ou d'exister,"Les Atamanes" se dirigent plus souvent sur des collaborations d'artistes qui ont des oeuvres cohérentes, qui ont un certain recul. Mais nous ne sommes pas fermés à l'ouverture sur des matières innovantes, des nouveaux procédés d'expression.

AB - Catherine, vous êtes Chevalier des Arts et Lettres, une distinction qui vous honore.
Comment avez-vous vécu cette récompense, cette reconnaissance émérite ?

CD- C'était en 1988, je l'ai reçue des mains de François Léotard, alors Ministre de la Culture. J'étais très émue et aussi très impressionnée parce que ça correspondait à une période où j'avais une passion débordante de l'art et que cette marque de reconnaissance sur mon parcours m'ouvrait de nouveaux horizons et me permettait d'envisager une continuité plus affirmée dans mes projets.
"L'art : c'est l'inutile indispensable
Sans lui, ce regard détaché du temps, la vie serait sans échanges, sans émotions,
sans communication..." citation de l'artiste Mick Micheyl.
Quand le virtuel offre au réel la plénitude d'un instant dans lequel chacun peut se sentir très proche de l'essentiel :VENEZ PARTAGER NOTRE SECRET !
C'est le message illustré que vous propose la galerie en ligne "Les Atamanes"

Myriam BEN (1928-2001) Hommage à la femme de lettres, sous la plume d'Alexandre Blondin

Myriam BEN (1928-2001) Hommage à la femme de lettres, sous la plume d'Alexandre Blondin

Au regard des tensions sociales qui agitent la France et du climat sociétal qu'elle traverse,  il me semblait opportun de rendre hommage à une exceptionnelle femme d'action qui a laissé au travers de ses visions et de ses mots, des expressions, des toiles  et des textes qui aujourd'hui prennent le pas sur la réalité de notre quotidien.  Myriam Ben, parle avec le talent du conteur et la précision de l'historien, son oeuvre et ses luttes nous  éclairent sur certains mécanismes et évolutions géopolitiques dans notre société.

La raison pour laquelle je parle d' ELLE au présent, c'est parce que certains combats, hélas, malgré le temps qui passe, ne s'arrêtent jamais...

Myriam BEN (1928-2001)

Hommage à la femme de lettres, sous la plume d'Alexandre Blondin

"Elle est à elle seule une authentique page d'histoire de son pays.

"C'est parce qu'elle est témoin de la vérité  de  la véritable histoire de l'Algérie,

qu'elle tourmente et dérange l'opinion publique."

"Lorsque le réel devient irréel au regard des hommes."

Ben Haïm Marlyse (plus connue sous son pseudonyme littéraire Myriam Ben) est née le 10 octobre 1928 à Bab El Oued (« porte de la Rivière » en berbère) commune de la wilaya d'Alger et quartier populaire de la ville historique d'Alger situé sur la façade maritime nord de la ville.

Descendante par son père de la tribu des Ben Mochi, berbères judaïsés qui furent les premiers à quitter Constantine quand la ville fut prise par les Français en 1837 et trouvèrent refuge  dans les montagnes des Aurès pour y fonder la ville d'Aïn Beida.

Sa mère Sultana Stora est issue  d'une famille aisée judéo-arabe d’Andalousie, dont les ancêtres musiciens megorachim  (juifs originaires de la péninsule ibérique) avaient été chassés du royaume de Castille par Isabelle dite la catholique et avaient évidemment apportés la musique andalouse à la capitale algérienne.Le plus célèbre d'entre eux serait Moshe ben Maîmon plus connu en français sous le nom de Moîse Maîmonide, rabin séfarade du XIIe siècle, surnommé "L'aigle de le Synagogue", il est considéré comme l'unes des plus éminentes autorités rabbiniques du Moyen-Âge  à avoir influencé les mondes arabo-musulman et chrétien.

Ce serait l’administration coloniale qui aurait francisé le prénom initial de Meriem (repris plus tard en Myriam ) en Marlylise à sa  naissance, une pratique déjà  fréquente de déconfessionnaliser les prénoms.

Son père qui avait servi dans l'armée française en Russie, inculquera à sa fille les valeurs culturelles françaises et si la langue de Molière reste sa langue maternelle, Myriam Ben sera arabophone. Elle ne se rendra compte de sa judaïté  qu'à l'âge de 7 ans lorsqu'elle sera discriminée  et traitée de "sale juive" à l'école. Elle prend conscience d'avoir perdu son innocence à ce moment-là !

Au début de la Seconde Guerre mondiale, elle sera chassée de son  collège par le "numerus clausus", appliqué aux juifs par le gouvernement de Vichy puis adhérera aux Jeunesses communistes clandestines dont elle deviendra, à 14 ans, présidente du mouvement !

Elle réintégrera le Lycée  après le débarquement américain en 1942  à Alger et suivra une formation d'institutrice en parallèle avec des études de philosophie à l'université d'Alger.

Son combat pour les droits des indigènes commence ici et alors que ses proches et amis masculins sont enrôlés  dans l'armée française, elle choisit avec courage, malgré les menaces qui plane sur sa vie de rester en Algérie et de lutter avec le peuple algérien contre l'oppression.

Engagée au sein du Mouvement des femmes algériennes, Myriam Ben devient enseignante et instruit les élèves musulmans qui dans leur communauté, ne fréquentaient généralement pas l'école par faute de moyen. Elle va ainsi les aider les plus pauvres à s'acheter vêtements et chaussures pour pouvoir se rendre en cours et les encourager à comprendre  leur propre histoire, en contradiction à la version que leur a  imposée le régime colonial.

Pendant la Guerre d'Algérie, elle collabore au quotidien indépendant  "Alger Républicain" dans lequel a débuté un certain Albert Camus, puis devient agent de liaison dans le maquis d'Ouarsenis dit le "Maquis Rouge" (massif des montagnes du Nord-Ouest d'Algérie). Anti-colonialiste et membre actif  du FLN (Front de Libération Nationale), elle est  alors activement recherchée par la police et entre dans la clandestinité.

En 1958, Myriam BEN est condamnée par contumace à vingt ans de travaux forcés par le tribunal militaire  français d'Alger, Sa famille harcelée et menacée doit quitter l'Algérie pour se réfugier à Marseille.

Dès la fin de la guerre en 1962, elle est nommée maîtresse d'application par le nouveau gouvernement, puis conseillère pédagogique à l'École Normale. En 1964, suite à des problèmes de santé, elle part se faire soigner en France.

Sur décision du nouveau président Houari Boumédiène qui prend le pouvoir en 1965, les communistes algériens exilés à l'étranger ne peuvent revenir en Algérie.

De cet exil forcé, Myriam Ben va en faire une force et reprendre des études à l'Université de la Sorbonne, où elle apprend le russe, et obtient un doctorat  en histoire de l'art.

L'art, un domaine qui fait partie intégrante de sa vie et de son parcours.

Parmi la palette de ses nombreuses couleurs artistiques, la peinture a été  avec l'écriture, une expression libératrice par excellence, Pastels, huiles sur toiles et encres de Chine, Myriam Ben a réalisé des oeuvres très réalistes.

Par une vision peu commune, elle a  su transcender les origines de son passé pour rejoindre l'universel et pour parler de lendemains plus humains et éclairés.

Après l'indépendance, elle sera parmi les rares juifs algériens à obtenir la citoyenneté algérienne.

En 1974, elle retourne s'installer en Algérie. Pendant 15 ans, elle occupe la fonction de chef du département des Langues et Sciences Humaines à l'Institut National des Hydrocarbures (INH) à Boumerdès, ville universitaire à 50 km d'Alger.

Mais en 1991, éclate  la guerre civile algérienne et  Myriam Ben  fait le choix de revenir en France. C'est à cette époque que je l'ai rencontré par l'intermédiaire d'amis  communs en Provence dans le Lubéron où elle avait une petite maison  de vacances, près de Lacoste et du légendaire château du marquis de Sade, lieu d'inspiration littéraire !

Nous y croisions parfois au détour d'un sentier ombragé d'oliviers et parfumé de lavande, quelques illustres personnalités parisiennes, des écrivains et des historiens de renom, Jean- Paul Clébert, Jean Lacouture et sa femme Simonne (avec 2 n s'amusait-il à dire), M et Mme François Nourrissier en promenade avec  leur chienne Mazurka.
Je m'en souviens comme si c'était hier, j'étais fier et heureux d'échanger quelques bribes avec ces maîtres de la maîtrise des mots. Mais le temps nous rattrape...

Réfugiée en France comme de nombreux intellectuels algériens au cours de la "décennie noire", nos affinités électives sur les valeurs humaines et notre passion commune pour les arts et la littérature, nous ont rapidement rapprochés et confortés dans  notre pensée à suivre notre destin sur le chemin de nos pas (titre de son recueil de nouvelles).

Pendant plusieurs mois à ses côtés j'ai appris à observer, analyser, étudier cette personnalité complexe et si particulière qui conjuguait ses regrets, sa vie et ses projets  au passé, au présent et au futur. Comme sur un échiquier, elle plaçait ici et là de douloureux souvenirs qui s'éparpillaient et éclaboussaient les nuits de son existence.

Militante progressive, au coeur des terribles événements  et des drames qu'elle avait vécue, elle portait en elle le combat solitaire et singulier de ses blessures plurielles. Elle me racontait sa vie, ses rencontres, son amitié avec Simone de Beauvoir qui souhaitait faire publier ses poèmes et ses romans chez Gallimard, mais elle avait  déjà choisi les Éditions L'Harmattan, écritures arabes.

De sa complicité intellectuelle avec Jean-Paul Sartre auprès duquel elle trouvait le réconfort et le soutien de ce dernier à leur désir commun de l'indépendance du peuple algérien.

Son incroyable parcours, son engagement de chaque jour et sa conviction absolue de poursuivre ce difficile combat pour la liberté de son peuple à l'infini, me fascinaient.
a consacrée toute sa vie  à défendre "les effacés des droits de l'homme".

Écrivain, peintre, poéte, et musicienne, c'est à travers les mots, les couleurs et la musicalité que son éclectisme artistique est devenu son plus fidèle allié mais aussi un messager de l'espoir. Elle a publié notamment en 1982 "Ainsi naquit un homme", un recueil de nouvelles , en 1984 "Sur les chemins de nos pas", un recueil  de poèmes et en 1986 "Sabrina, il t'ont volé ta vie", roman qui évoquait l'absence d'amour et la privation de liberté des femmes algériennes.

Myriam BEN s'est éteinte en 2001, à l'âge de 73 ans.

De nos échanges, j'ai beaucoup appris et posé depuis, un regard différent sur le monde et les gens. J'ai à mon tour écrit pour essayer de "faire taire le silence et fuir l'intolérance, calmer la souffrance et tuer l'indifférence."

De ces quelques lignes, j'ai voulu poser sur papier, la délicate interrogation sur la destinée qui conduit le choix des peuples et le sort des hommes !

Un hommage, un recueil  de souvenirs mais aussi un devoir de mémoire que je souhaitais vous faire partager.

Parcours pictural

"Les tableaux de Myriam Ben sont une réflexion mystique sur les souffrances humaines,

Sa potière aveugle prêche q'il ne suffit pas de voir le monde, il faut savoir le transformer."

Formation

Entre 1963 et 1967 : séjours d'études de l'art primitif italien à  Florence et à Sienne.

1966 : séjours d'études à Léningrad (URSS), musée de l'Hermitage

1967: séjours d'études de l'art byzantin dans différentes villes yougoslaves

Expositions

Myriam Ben a participé à de nombreuses expositions personnelles et collectives à Paris, notamment au Centre culturel algérien, à Beaubourg Centre national d'art et de culture Georges Pompidou, au Salon d'automne à Neuilly-sur-Marne...

En Algérie, 9 toiles de Myriam Ben, ont été acquises par le musée national des Beaux-Arts d'Alger. En 1987, elle expose pendant 2 mois au Palais de la Culture d'Alger en parallèle avec l'exposition "Picasso à Alger"

D'autres prestigieuses expositions personnelles en Allemagne lors de la "Semaine culturelle algérienne" en Hongrie, en Pologne et à Madagascar.

Invitée par les écrivains et peintres chinois à Pékin, et lors des voyages officiels du Président de la République algérienne à New York (EU) et Caracas (Vénézuela).

 

Alexandre BLONDIN

SÉRIES MANIA 2023 «Un festival de créativité et d'avenir»

SÉRIES MANIA 2023 «Un festival de créativité et d'avenir»

SÉRIES MANIA 2023 "Un festival de créativité et d'avenir"

Du 17 au 24 mars, la métropole de LILLE sera le théâtre d'un événement culturel de dimension internationale. L'édition 2023 du festival Séries Mania annonce une programmation exceptionnelle avec la présentation de 54 séries inédites et la participation de 24 pays dont 6 pays inédits (Grèce, Uruguay, Inde, Pakistan, Bénin et Sénégal).

Une occasion unique pour le public, les professionnels du secteur mais aussi les acheteurs et programmateurs de télévision, les journalistes et les médias de découvrir de nouvelles créations audiovisuelles du monde entier, partager des idées, échanger et déceler les talents des séries à succès de demain.

Au vu de l'affiche exceptionnelle des invités et de la sélection des oeuvres présentées cette année, le festival devrait obtenir une couverture médiatique optimale et le record d'affluence de l'édition 2022  (plus de 72000 participants) pourrait être largement dépassé.

Magique, tel est le qualificatif de  SÉRIES MANIA 2023, événement  qui contribue au développement touristique et économique de la région des Hauts-de France.

Grâce au dynamisme, au talent et à l'investissement d'une  équipe de 150 personnes sous la bienveillance et la direction générale de Laurence HERSZBERG Une pléiade d'acteurs et de comédiens talentueux

Gil ALMA,Yvan ATTAL, Emmanuelle BÉART, Claire BOROTRA, Zabou BREITMAN, Daphné BÜRKI, Clémentine CÉLARIÉ, Camille COMBAL, Olivia CÔTE,  Lou DOILLON, Audrey FLEUROT,Solène HÉBERT, Lucien JEAN-BAPTISTE, Samuel LE BIHAN,  Elsa LUNGHINI, Alix POISSON, Jean-Luc REICHMANN, Firmine RICHARD, Jean-Paul ROUVE,Bruno SANCHES, Tomer SISLEY, Danièle THOMPSON...

Une invitée d'honneur prestigieuse

Marcia CROSS, la flamboyante star américaine de l'incontournable série mondiale "Desperate Housewives" (Beautés désespérées), invitée d'honneur apportera par l'éclat de sa présence, l'envolée d'une manifestation qui occupe une place d'avenir dans le domaine de l'audiovisuel public et de l'évolution des préoccupations de notre société.

Ainsi parmi les tendances le déplacement des peuples, la préservation de la planète, la maîtrise de l'eau, le réchauffement climatique... seront des thèmes abordés au coeur des séries.

Le rôle des femmes, qui en véritables amazones des temps modernes, se taille la part du Lion et s'imposent en héroïnes dans une ère de reconquête féminine.

Retour vers le futur

Parce que le passé est aussi important que le présent pour se projeter dans l'avenir, SÉRIES MANIA 2023 nous propose un flash-back nostalgique et émotionnel avec des séries à l'esprit vintage et  qui reviennent sur des sujets forts de ces années-là comme la violence, l'avortement, les discriminations, l'épidémie du Sida... et démontrent que  malgré le temps qui passe et l'évolution des progrès sociaux de notre société, certains combats ne sont toujours pas gagnés !

Visions de la programmation

Parmi les nombreuses découvertes que vous offrira ce festival : conférences, expositions, forum, rencontres, show-cases, tables rondes  et masterclasses percutantes sur la perception, l'audience, la critique et la mutation des séries. Ce sera également 32 avant-premières mondiales, 10 premières internationales mais aussi des séries cultes que vous n'avez pas oubliées et qui font partie de la mémoire collective.

Ainsi, qu'elle  sera votre surprise de retrouver le comédien Jean-Claude DROUOT, inoubliable "Thierry la fronde" ce héros populaire de l'ORTF qui sur le petit écran en noir et blanc, nous apportait déjà  tant de couleurs !

Puisque nous parlons de nostalgie et de souvenirs, au détour de mes  recherches sur le web, un slogan m'interpelle "Réinventons notre jeunesse !" joli titre pour une jeune équipe de passionnés qui ont créé OXYGÈN'POP Academy avec plusieurs publications de magazines en ligne, une chaîne de télévision Youtube avec des interviews exclusives, une audience publique en pleine expansion sur les principaux réseaux sociaux mais aussi un partenariat avec plusieurs médias et réseaux de tv reliés.

Ils seront présents à Lille, caméra au poing pour vous faire vivre en direct les moments les plus intenses du festival et partagez avec vous leurs images et leurs rencontres. Alors comme me l'ont dit à l'oreille Laurent, Alexandre et Sébastien : "Attachez vos ceintures, le voyage dans le temps commence... maintenant !

Alexandre BLONDIN, journaliste

Pluralités de femmes singulières : « Je nage donc je suis » Florence FLOURAC défie le temps par le mouvement

Pluralités de femmes singulières : « Je nage donc je suis » Florence FLOURAC défie le temps par le mouvement

Chronique « Pluralités de femmes singulières » : « Je nage donc je suis »

Florence FLOURAC défie le temps par le mouvement. Sous la plume d’Alexandre BLONDIN

Son nom et prénom résonnent comme une victoire et des victoires, elle en a remporté au fil de l’eau…

Florence FLOURAC, partage sa vie entre une indispensable fusion affective familiale (elle est maman de 2 fils de 26 et 35 ans, sportifs également) et sa passion pour la natation, son sport de prédilection.

Sans artifices, elle ne cache pas son âge et à bientôt 59 ans, cette amazone des temps modernes défie le temps par le mouvement. Un engagement physique et mental de chaque jour. 

La championne mais aussi la femme, nous résume une carrière qui lui semble si naturelle et qui est pourtant exemplaire à l’image de sa fantaisie et de son humilité pour évoquer cette incommensurable passion qui permet à la femme de se surpasser et de s’épanouir dans la performance d’être et d’exister !

Rencontre avec une enfant de l’eau

Tout commence à Thonon-Les-Bains, capitale Chablaisienne, sur les bords du Lac Léman. Florence et son jeune frère Franck fréquente régulièrement la plage municipale et sa piscine olympique comme bon nombre d’enfants de leur âge. Leur père qui les accompagne, est un jour interpellé par l’entraîneur du club local qui a remarqué l’aisance aquatique de ses enfants et lui demande s’ils voudraient bien rejoindre le club.

La réponse ne se fait pas attendre « Écoutez, ils sont en âge de comprendre, allez leur demander directement, s’ils veulent ou pas s’inscrire au club, ce sont eux les premiers concernés. »

Comme se souvient Florence
" On a fait une séance, c’était ludique et on s’est dit pourquoi pas ?"

Puis l’ambiance, les copains, on a commencé à prendre nos marques et à réaliser quelques jolies performances. Je n’avais que 6 ans et à 7 ans je remportais ma première médaille !

La plongée dans le grand bain de la compétition viendra avec l’enchaînement des saisons, puisque le Club des Nageurs de Thonon (CNT) n’était qu’un club d’été qui fonctionnait de mai à septembre et ne disposait pas de bassin couvert.

A 14 ans, Florence FLOURAC est déjà une nageuse de niveau régional et une valeur montante dans le milieu de la natation haut-savoyarde où pointe déjà quelques éléments prometteurs dont une certaine Catherine PLEWINSKI qui deviendra quelques années double médaillée olympique !

AB : Si vous deviez vous présenter en 3 adjectifs ?

FF : « Je dirais que je suis une nageuse passionnée, une sportive courageuse et une femme têtue. Demandez à ceux qui me connaissent. »

AB : Vous partagez votre vie professionnelle et sportive entre les lignes, et vous pratiquez la natation sportive depuis toujours. Comment gérer vous ces activités parallèles avec votre vie personnelle ?

FF : « Tout est toujours question d’équilibre et d’organisation. Mon poste actuel est celui de responsable du Sport Santé à La Cité de l’Eau dans la commune de Publier située entre Thonon et Évian.

Mon travail est d’apprendre à nager et de gérer des cours d’aquagym mais aussi des activités complémentaires et qui ne sont pas obligatoirement natatoires.

J’ai la chance de pouvoir exercer professionnellement dans une piscine, je peux donc ainsi profiter pleinement de mon sport dans un environnement qui lui est dédié.

C’est une facilité et un confort d’entrainement appréciable. Lorsque j’ai une coupure dans mon planning, je n’ai qu’à me changer et à plonger dans l’eau pour faire mes longueurs… C’est sans doute cela la clé de la bonne gestion du triptyque profession, sport et vie privée, que j’assume parfaitement. »

AB : On connaît les exigences liées à la pratique d’un sport de haut-niveau. Pensez-vous avoir sacrifié votre vie de femme au service du sport ?

« Je ne dirais pas cela car j’ai toujours su faire la part des choses. Ma famille, mes proches et mes amis, ont une place essentielle dans ma vie et dans mon cœur. Je pense qu’ils sont aussi le moteur de mes performances et de mon envie d’aller toujours et encore plus loin. Avec toute ma tendresse je les remercie pour leur accompagnement de chaque jour. » 

AB : Pratiquez-vous d’autres sports ?

FF : « Oui, pour ne pas saturer et garder aussi la tête hors de l’eau ! je pratique d’autres disciplines comme la randonnée, la course à pied, l’escalade parfois et le skating (ski de fond), là aussi j’ai la chance de vivre dans une région magnifique entre lac et montagnes où les stations de sports d’hiver sont légion.

Pour le mental, rien de tel que le golf, sport qui demande de la précision, de la concentration et de la technicité. C’est un sport qui même lorsque vous atteignez un certain niveau, ne vous mets pas à l’abri d’un mauvais score. Les contre-performances sont plus difficiles qu’en natation, ce qui forge le mental à savoir gérer son stress.

Là aussi je bénéficie à quelques kilomètres d’un magnifique parcours 18 trous (l’un des plus beaux d’Europe !) qui se situe à Évian et domine le lac. »

AB : Comment êtes-vous passé de la natation course à la natation masters ? Quel en a été le déclic ?

FF : « J’ai arrêté la compétition à l’âge de 24 ans après le Championnat de France de natation universitaire. J’avais besoin de décompresser, de lâcher prise en faisant un break et il y avait aussi l’arrivée de mon premier enfant et mes responsabilités de maman.

J’ai ensuite repris en catégorie master l’année de mes 40 ans grâce à un nageur Michel GUILLEMIN qui m’a demandé si je souhaitais revenir nager.

Je me suis donc inscrite aux Championnats de France masters et fait un deal avec Michel en lui disant que si je remportais une médaille, je replongerais dans le grand bain ! et je l’ai gagné ce podium qui m’a conduit à reprendre les entraînements que j’avais délaissé depuis 16 longues années… Tout s’est alors enchaîné, la machine s’est remise en marche progressivement avec le plaisir de nager, des performances et du dépassement de soi. »

AB : Quels sont vos plus belles rencontres et vos meilleurs souvenirs ?

FF : Il y en a forcément beaucoup et je ne voudrais blesser personne, tous ceux que j’ai rencontré dans le milieu aquatique mériterait une citation. La confiance que m’a accordée à l’époque Mme. LEGRAND, entraîneur du club d’Annemasse Natation qui avait l’exigence et l’analyse de décerner le potentiel physique et mental des nageurs.
Puis aussi Patricia QUINT venue en stage à Thonon avec le club de Villiers-Le-Bel qui m’avait remarquée et incitée à faire le stage avec son équipe.

Sans oublier les stages de perfectionnement avec l’entraîneur de renom Marc BEGOTTI, puis en section master avec le double champion olympique Alain BERNARD.

Parmi mes meilleurs souvenirs, les voyages, l’ambiance d’équipe, le plaisir collectif de la performance et du dépassement de soi, sont autant de joies partagées.

Sur le plan des résultats, ma participation aux Championnats du monde masters 2008 à Perth en Australie a été une merveilleuse aventure sportive et touristique, avoir été classée 9e nageuse de ma catégorie sur 100m dos aux championnats d’Europe masters 2009 à Cadix en Espagne, j’avais alors 45 ans sont des instants magiques gravés pour toujours dans ma mémoire. Si adolescente, on m’avait dit qu’un jour… je participerais à des championnats européens et mondiaux de natation master, je ne l’aurais jamais imaginé. Il suffit parfois de croire à ses rêves d’enfant pour qu’ils se réalisent, à tout moment la vie nous réserve de belles surprises. »

AB : Vers qui se tourne votre regard et votre admiration parmi les grands champions ?

FF :  Alexander POPOV, surnommé « la fusée russe » pour son charisme, son mental et ses performances, malgré les difficiles conditions d’entraînement qu’il a pu rencontrer à l’époque. L’impressionnant Michael PHELPS, nageur le plus titré de l’histoire et dont on ignore s’il sera un jour égalé.

Côté féminin, la suédoise Thérèse ALSHAMMAR et cette faculté de performé dans la longévité au plus haut niveau mondial. Elle a été finaliste olympique à 35 ans, sur 50m nage libre, un exploit unique en natation ! »

Une championne teintée d’humour

Ne vous fiez pas aux apparences, derrière la personnalité marquante de la nageuse à la parfaite morphologie sportive et au mental de fer, se cache une femme sensible, sincère, qui a beaucoup d’humour.

Si elle peut être drôle hors du bassin, elle est aussi une redoutable adversaire dans les lignes d’eau et brille sur les nombreux podiums des compétitions masters régionales, nationales et internationales.

Tous ses amis vous le diront à l’unanimité, Florence n’est pas la dernière pour la rigolade…

Elle est même un boute-en-train qui amuse la galerie avec des grimaces et des pitreries restées dans les annales des compétitions masters auxquelles elle a participé aux quatre coins de l’hexagone, en Europe et même jusqu’en Australie !

À son palmarès, pas moins de 78 médailles nationales à son actif et une 9e place au niveau européen en natation master. Un titre de championne de France master 2019 d’Aquathlon (épreuve de natation et de course à pied)

Florence FLOURAC est une nageuse complète en natation course et en eau libre.
Elle est licenciée au club master du Cercle des Nageurs de Thonon son club de toujours. Elle a également été pendant de nombreuses années membre de la section master du club Mont-Blanc Natation à Chamonix.

Elle excelle techniquement dans les 4 nages avec une aisance particulière en dos et en nage libre, ses épreuves favorites.  Sprinteuse mais pas que, car de nature aventurière, elle n’hésite pas à s’aligner sur des épreuves de fond, de demi-fond et de longues traversées en eau libre. L’eau est son élément et elle s’essaie dans toutes les épreuves de natation avec très souvent de brillants résultats.

Tout cela grâce à une hygiène de vie et quelques sacrifices maîtrisés, pour être en phase avec une discipline sportive exigeante, une école de la vie qui apprend la rigueur, le dépassement de soi, le respect et la gestion de ses émotions.

« Je nage donc je suis, pour encore et toujours aller plus loin… »

Florence FLOURAC, femme libre, active et épanouie entretient par la pratique du sport cette source d’énergie indispensable à la mouvance du corps et de l’esprit.

 

Alexandre BLONDIN

Claudine DOUILLET : pionnière de la presse en ligne avec Alliance

Claudine DOUILLET : pionnière de la presse en ligne avec Alliance

Claudine DOUILLET : pionnière de la presse en ligne

"L'aventure de l'info sur le web et la magie des mots sur la toile" sous le regard et la plume d'Alexandre Blondin, journaliste

Les médias de tous horizons ont depuis maintenant plus de 25 ans envahi le web et les réseaux sociaux,et ce, grâce aux fournisseurs d'accès qui leur ont ainsi permis d'augmenter leur audience et leur diffusion par une visualisation record à travers le monde.

Tous les grands titres de la presse papier ont créé leur site de publication en ligne et si cela semble être aujourd'hui une évidence, lorsque  l'on regarde dans le rétroviseur... créé un magazine en ligne en 1997 relevait de "mission impossible".

Une femme l'a fait et par le fruit du hasard je l'ai rencontré...

De SHALOM MADAME à la naissance d'ALLIANCE Magazine

Depuis toujours Claudine Douillet, voue une passion à l'écriture et à la nécessité d'apporter une parole juste à l'actualité  et un droit de réponse à la désinformation.

Son aventure rédactionnelle commence  avec un bonjour dans la presse papier magazine, grâce à sa participation à la création en 1993 de SHALOM MADAME, 1er  magazine féminin juif en France.

Malgré le succès rencontré lors de la sortie des premiers numéros, la rédactrice se rend vite compte que le lectorat de la presse magazine reste assez limité, que les coûts d'impression et de distribution sont onéreux pour un titre qui débute et qu'il est impossible de réagir en temps réel  sur papier ou de corriger une fois publié.

L'analyse de tous ses paramètres et l'émergence d'internet en France  propulsé par le fournisseur d'accès WoldNet qui lança FranceNet en juin 1994,  va lui offrir la possibilité d'envisager une solution à ces problématiques.

Mais  le projet d'un tel challenge n'était pas encore gagné, comme elle le précise : "L'idée d'un magazine sur le net  semblait à l'époque complètement utopiste et vouée à l'échec. J'avais près de 30 ans d'avance, nous en étions encore à l'heure du minitel, rendez-vous compte !
Personnellement,  je ne voyais que les avantages (images, sons, vidéos) qu'un tel support pouvait apporter en termes de  rayonnement et d'interactivité directe et sans filet. C'était l'opportunité de pouvoir proposer au grand public, une nouvelle façon de communiquer et une approche différente de l'information."

Claudine Douillet ne renonce pas, elle devra encore patienter... le temps que ce nouvel outil de communication s'installe et se positionne aux quatre coins de l'hexagone.

C'est ainsi qu'après de longs mois d'analyse, de réflexion, de préparation et de négociation, Claudine Douillet forte de sa première expérience en presse écrite,  va donner naissance le 21 janvier 1997, à ALLIANCE 1er magazine juif sur le net,  et ce,  bien avant Google qui apparaitra sur la toile  que le 4 septembre 1998.

Passionnée par la vie et les gens, débordante d'énergie et de créativité, Claudine Douillet va proposer sur le net, un magazine qui à pour vocation première  d'informer sur l'actualité juive et israélienne, sur le judaïsme et la culture juive.

Le magazine va progressivement aller à la rencontre de son public, lui-même confronté au tout début d'internet à cette innovation de lire, d'entendre et de  visualiser sur le net l'information.

Claudine Douillet se souvient de la question que lui avait posé l'illustre Shimon Peres, à l'issue de l'interview exclusive qu'il lui avait accordé en 1999 pour Alliance Magazine

"Mais qui va lire cet article sur internet ?

Aujourd'hui la tendance est inversée, si vous voulez être lu il faut être sur internet.

Forte de cette expérience rédactionnelle sur le web et en constante recherche de créativité dans le domaine de la communication digitale,Claudine Douillet crée en 1999 ALLIANCE-HOSTING LLC,

une "Web Agency" conceptrice de sites internet pour les entreprises et leur migration sur le net.

Elle y ajoute également une formation pour aider les chefs d'entreprises à se familiariser avec ces nouveaux moyens de communiquer, leur enseigne les procédés de positionnement et de référencement pour obtenir un rayonnement visuel optimal et le développement de leur activité sur le web.

Comme elle le souligne avec talent "Rendre réel ce monde virtuel, c’est l’alliance du savoir-faire et du faire savoir." Sa passion est née de la découverte, dès 1994, du plus important moyen de communication avec le monde, internet.

La radio... une oreille pour s'exprimer à l'écoute des autres

Des images et des mots qu'elle diffusait sur le net, il ne manquait que la parole pour être en contact direct et en parfaite osmose avec ses lecteurs et ses annonceurs. Claudine Douillet veut  explorer une nouvelle facette de ses innombrables talents en matière de communication originale. Grâce à ses moyens techniques, Alliance-Hosting LCC, va permettre la retransmission en direct des quatre radios juives de France 94.8 FM sur le net et ce,  dès 2000 et pendant 12 ans.

Ainsi  entre 2001 et 2017  'émission "INTERNET SANS PRISE DE TETE"qu'elle anime en direct chaque lundi matin sur les ondes de Radio Judaïques FM 98.4, devient rapidement le rendez-vous incontournable d'une information dédiée aux chefs d'entreprises afin de les familiariser aux nouvelles technologies, notamment les boutiques en ligne, les e-commerce.
Les commandes affluent de toute part, et pas seulement de l'hexagone " nous avions également inventé l'auto-gestion du contenu des sites pour nos clients.  Ils n'étaient plus pris en otage par les webmasters." ajoute-t-elle.

L'occasion pour cette femme de parole de s'exprimer sur des sujets qui lui sont chers, mais aussi d'aller à la rencontre par interview téléphonique de spécialistes dans les  domaines les plus variés, des experts dans leur spécialité comme elle aime le souligner.

Parlant d'expertise, revenons à ce moyen d'expression par excellence que sont l'écriture et la maîtrise des mots.

L'écriture permet de rendre accessible l'inaccessible

Sur une idée originale de sa fondatrice et directrice de publication, Alliance Magazine  se place comme le messager d'une actualité vérifiée, cohérente  et sans compromission.

Véritable lien entre la France et Israël, il est un vecteur d'information et de culture, qui rassemble la communauté juive vivant en France, en Israël et à travers le monde, mais aussi ouvert à tous ceux qui souhaitent partager une vision moderne et actuelle de la terre d'Israël et de ses perspectives.

Un esprit d'ouverture et de liberté, à la connaissance du judaïsme et du partage d'idées et de projets pour construire l'avenir.

"Israël est un  jeune pays, dynamique, fort et courageux, c'est une civilisation de lumière qui rayonne par la joie de vivre et l'humanité de son peuple.",s'exprime Claudine Douillet, avant d'ajouter "Notre volonté médiatique est de contribuer à éclairer la véritable dimension d'Israël. Le choix du titre ALLIANCE et les objectifs du 1er magazine juif sur le net, ne s'imposent pas sur la toile par hasard !"

Son combat contre l'antisémitisme et la désinformation, ses sujets d'articles parfois controversés et la publication d' informations  souvent occultées par les grands titres de la presse, font d'Alliance un média inclassable et à contre-courant  d'une information dite de" séduction".

Premier magazine de la communauté juive sur le net, Alliance Magazine sait choisir ses collaborateurs et s'entoure d'auteurs, rédacteurs, journalistes et hommes de lettres qui rejoignent le magazine pour contribuer par conviction personnelle à la richesse et à l'éclectisme de sa ligne éditoriale.

Une mise à jour quotidienne, une information en continu, 35 rubriques allant de la beauté, à la culture, en passant par la mode, le 7ᵉ  art, la cuisine d'ici et d'ailleurs... c'est aussi cela l'un des objectifs d'Alliance, être près de vous et aller à la rencontre des gens.

Et des rencontres, il y en a eu...

L'occasion par exemple  de croiser le chemin de Tomer Sisley, brillant comédien et humoriste haut en couleurs que le public connaît bien notamment pour son rôle de médecin légiste surdoué dans la  série policière télévisée à succès "Balthazar", qui revient actuellement sur nos petits écrans pour la saison 5

"Tomer Sisley,  oui  une  belle rencontre lors de son premier spectacle et à une interview sur Radio Judaïques FM  avec mon complice de l'époque Yoram Sultan. Je me souviens de  l’avoir cru sur parole dans "Mon Père est arabe et ma mère est juive"... un superbe stand-up !"

ALLIANCE Magazine en quelques chiffres :

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Une femme et une philosophie universelle

Lorsque je lui pose l'inévitable question : Vous partagez votre vie entre Paris et Tel Aviv, vos 2 villes de coeur mais aussi 2 cultures et 2 civilisations, vous arrivez à conjuguer les 2 ?

La réponse est claire, précise, directe et  spontanée.

"Lorsque je suis en France, je suis en France et lorsque je suis en Israël, je suis en Israël;

"Parisienne et juive de naissance, je ne mélange pas les cultures, je ne conjugue pas les traditions. Juive en France et française en Israël, je suis ce que je suis et j'ai ouvert tout naturellement cette porte de la pensée philosophique universelle"

Je n'ai jamais, jamais ressenti le besoin de me restreindre où de cacher mon identité. Jamais eu besoin de dissimuler que j'étais juive, que mes parents avaient vécus longtemps en Israël où que j'allais régulièrement en Israël. Je suis capable par déduction de m'adapter à n'importe quelle culture ou civilisation, c'est aussi cela l'ouverture sur le monde et la vision que l'on pose sur le devenir de l'humanité."

Sur la page titre d'Alliance, on peut lire Mots contre maux : "On a tort de croire que la bonté est naturelle, elle est un effort de chaque instant. Est méritant celui qui fait l'effort de compassion." Claudine Douillet

Une phrase qui résume à elle seule la philosophie d'une femme passionnée, intuitive, fiable et cultivée, qui de par ses qualités humaines et d'universalité, nous offre la réponse à cette interrogation ?
Claudine Douillet est-elle une femme exceptionnelle ou une femme d'exception ?

 

 

Alexandre Blondin

 

 

 

 

 

 

 

La nouvelle chronique d'Alliance d'Alexandre Blondin

Pluralités de femmes singulières d'Alexandre Blondin

2023 une nouvelle année commence

Alliance le premier magazine juif fête 26 ans d'existence !
Né le 21 janvier 1997, bien avant GOOGLE (4 septembre 1998) à l'initiative de Claudine Douillet.

Pour marquer cet anniversaire unique. Coup de projecteur sur cette femme de parole, experte en communication digitale, passionnée d'information, chroniqueuse radio, fondatrice et directrice de publication du 1er magazine juif sur le net.

Alexandre BLONDIN le journaliste qui esquisse le coeur des femmes inaugure ainsi la galerie de sa nouvelle chronique mensuelle "Pluralités de femmes singulières"

Une chronique qui a pour ambition d'aller à la rencontre de ces amazones des temps modernes, qui par leurs actions, leurs convictions et leurs combats s'engagent chaque jour pour une passion, une cause ou un défi.

Elles ont comme dénominateur commun la mission de faire avancer la raison de ce que nous sommes.

Portraits croisés de femmes EXCEPTIONNELLES ou d'EXCEPTION, qui dans différents domaines d'activité, apportent  leur contribution à l'épanouissement et à la lumière d'une société qui avance.

                                                                                                                                       Alexandre Blondin

Portrait de l'imitatrice Ludivine Valendro par Alexandre Blondin

Portrait de l'imitatrice Ludivine Valendro par Alexandre Blondin

Portrait de l'imitatrice Ludivine Valendro

par Alexandre Blondin

"Femme-caméléon, elle prend la couleur de ses personnages."

Ne vous fiez pas aux apparences, cette ravissante jeune femme et une femme aux apparences multiples et les couleurs de la palette de ses principaux personnages se conjugue au féminin pluriel. De Mylène Farmer à Madonna en passant par Amanda Lear, Nicoletta, Sylvie Vartan, Isabelle Adjani, Cristina Cordula, Michèle Laroque, Chantal Ladesou, Liza Minelli, Clara Luciani, Véronique Sanson, Dani, Barbara, Dalida, Édith Piaf... la liste est éloquente et non exhaustive à laquelle s'ajoutent quelques messieurs Elvis Presley, Charles Aznavour, Michael jackson... pour ne citer que les plus prestigieux.

Costumes personnalisés, perruques ajustées, maquillages artistiques, en quelques tours d'illusions dont elle détient seule le secret, l'artiste nous entraîne dans un tourbillon de stars de la chanson, du cinéma et de la télévision.

Sur scène, elle est, elle devient la copie conforme de votre vedette préférée offrant à son public "La Grande Métamorphose" : un spectacle qui surprend et qui séduit.

De l'emblématique Hôtel du Palais à Biarritz, en passant par Le Grand Casino La Mamounia à Marrakech, le Casino Royal d'Évian, l'Hôtel des Bergues à Genève, le Pavillon Baltard à Paris... les prestigieuses références se succèdent.

S'illustrant lors du Mondial de la Coiffure à Paris Porte de Versailles, mais aussi dans la presse magazine et intervenant  dans de nombreuses émissions de radio et de télévision, l'artiste n'en garde pas moins la tête froide consciente que cela n'est qu'une facette du miroir.

RENCONTRE

AB :Ludivine, vous incarnez à vous seule et avec talent toute une palette de personnalités et vedettes de la chanson, du cinéma et de la télévision. Quel est l'élément qui a validé votre voie artistique et cette spécificité ? 

LV : Enfant dans mon petit village natal  proche de Vichy, je suis les cours de musique proposés par la municipalité, mais également des cours de poésie et de théâtre que l'on dit si joliment être l'école de la vie ! Cette première expérience d'éveil artistique a été l'élément qui a validé qui j'étais et qui inconsciemment je souhaitais devenir. C'est une suite logique des choses.

Adolescente et toujours en recherche de ma personnalité, j'ai découvert l'univers de la scène et du spectacle transformiste qui m'a convaincu de mon désir d'être et d'exister sur scène."

Portrait de l'imitatrice Ludivine Valendro  par Alexandre Blondin

Portrait de l'imitatrice Ludivine Valendro par Alexandre Blondin

AB : Combien d'imitations avez-vous à votre actif et lesquelles remportent le plus vif succès auprès du public et pourquoi selon vous ?

LV : Pour être honnête, je n'ai jamais réellement fait le calcul, mais je dirais approximativement une centaine d'imitations visuelles et une vingtaine d'imitations visuelles et vocales. Le succès vient du lieu, de l'événement et de l'âge moyen du public, mais indépendamment de cela, l'imitation qui accorde tout le monde et fait généralement l'unanimité est celle d'Édith Piaf (physique et vocale)."

Portrait de l'imitatrice Ludivine Valendro  par Alexandre Blondin

Portrait de l'imitatrice Ludivine Valendro par Alexandre Blondin

 

AB : Des imitations visuelles plus vraies que nature mais aussi vocales, c'est une véritable performance pour une artiste qui n'avait jamais chanté ? 

LV : On peut le dire oui, car je suis une débutante  dans le domaine de la chanson. En réalité mes imitations vocales sont assez récentes, il y avait longtemps pourtant que j'avais envie d'essayer de donner de la voix et plus de vie à mes personnages.

Lorsque j'imitais Piaf visuellement et en playback, j'avais l'impression qu'il manquait quelque chose,  j'avais l'impression d'être brimée, que l'on m'enlevait 80 % de moi, je voulais m'exprimer, offrir plus de vie,  dire au public "allez reprenez avec moi" et cela je ne pouvais jamais le faire.

J'ignorais que je pouvais être en mesure d'apporter une possibilité de chant qui soit intéressant dans sa forme d'interprétation. Mon premier essai vocal a été une chanson de Dalida "Paroles, paroles", titre symbolique pour offrir la parole à mes imitations visuelles.

Le travail du chant  a réellement commencée en fait en 2020 avec le confinement lié à la crise sanitaire. Comme beaucoup d'artistes, il fallait tuer le temps et profitez de cet arrêt de la scène pour expérimenter de nouvelles expériences et se réaliser à travers de nouvelles créations artistiques.

Lorsque j'imite vocalement je parle de couleurs, je prends la couleur de l'artiste et je retransmets mes émotions à travers elle. C'est ainsi que sont nées des voix... et que nous avons commencé avec mon mari Rodolphe à réaliser  et  à diffuser des vidéoclips sur la chaîne Youtube et sur les réseaux sociaux.

Devant l'accueil enthousiaste du public et un nombre inattendu de vues, nous avons décidé de poursuivre l'expérience. Rodolphe supervise la partie technique et visuelle de mes prestations (photos, vidéos). Photographe autodidacte et passionné, il est "magique" et à la hauteur de mes attentes; Très attentif et précis aux moindres détails. Les gestes, les situations, la lumière il sait exactement faire ressortir les particularités de mes imitations pour les rendre toujours plus saisissantes de vérité.

Nous sommes très complices, il est en quelque sorte mon conseiller artistique et il pose un regard critique et exigeant sur mon travail. Il est indissociable de mon succès.

Portrait de l'imitatrice Ludivine Valendro  par Alexandre Blondin

Portrait de l'imitatrice Ludivine Valendro par Alexandre Blondin

L'imitation visuelle prend une nouvelle dimension quand le talent s'affiche !

AB : "La grande métamorphose", titre évocateur de votre spectacle a-t-elle lieu sur scène ou dans votre vie ? "

LV : Sur scène uniquement, mon terrain de jeu a toujours été la scène et non pas la ville. Jouer dans la vie m'est arrivé vraiment par accident avec mon imitation très ressemblante de Cristina Cordula. C'était un nouvel exercice que de  me retrouver en ville dans ce "jeu de rôle", une expérience que je ne connaissais pas et la confusion que cette situation à provoquer chez les gens qui ne voyaient pas que je n'étais pas Cristina m'a fait très peur.

On peut laisser planer le doute, créer l'effet de surprise, mais l'on se doit ensuite d'être sincère avec le public et révéler la vérité, Je suis et je reste avant tout  Ludivine, au gré de mes imitations aussi réalistes soient-elles dans le regard de l'autre. On n'est pas au théâtre lorsque l'on est dans la vie."

AB : D'où vient  cette précision dans les moindres détails, la justesse des coiffures, des maquillages, des tenues et des accessoires ?

LV :  C'est un énorme travail de fond qui jour après jour, m'a demandé des efforts d'observation, de concentration, de répétitions des gestes et d'essais multiples pour essayer de me rapprocher au plus près de mes personnages car je suis une complète autodidacte dans les domaines de la coiffure, du maquillage et du stylisme. Je suis très exigeante avec moi-même, j'aime la perfection et je ne laisse pas de place à l'improvisation.

C'est aussi  l'enjeu de la performance que de vouloir atteindre l'inaccessible, être à la hauteur de sa démesure et ne pas décevoir son public puisque je ne suis qu'une copie de l'original et que naturellement je préfère l'original à la copie."

AB : Vous entrez corps et âme dans vos personnages, vous vous identifiez, vous êtes, vous devenez ? C'est à la fois stupéfiant de réalisme et d'audace !

LV : "Lorsque je sors de ma loge et que l'on commence à m'apercevoir, le mimétisme s'enclenche au plus profond de moi.

Comme un caméléon je rentre dans la peau d'Édith Piaf par exemple, je prends possession du personnage jusqu'à la fin de mon jeu de rôle. On peut parler réellement d'interprétation, et à ce moment précis je joue la comédie, peut-être même la comédie de l'existence! reste à savoir laquelle, celle de l'artiste ou de mon interprétation ?

La réussite de mes imitations va dépendre du lieu, du jour et de mes désirs, de mes angoisses parfois aussi. Les choses qui peuvent jouer se situent au niveau  technique et de la structure d'accueil (l'éclairage dans les loges pour le maquillage, le son et l'éclairage  sur scène).

Le but de mon imitation qu'elle soit visuelle ou visuelle et vocale, n'est pas de dire c'est elle ou ce n'est pas elle, selon le regard que l'on pose sur mon personnage, c'est de se rapprocher du désir de la personne à qui cela fait plaisir."

Portrait de l'imitatrice Ludivine Valendro  par Alexandre Blondin

Portrait de l'imitatrice Ludivine Valendro par Alexandre Blondin

Travail exceptionnel de l'expression, de l'attitude, on effleure l'excellence !

AB : Laquelle de vos imitations vous semble être le plus proche de vous, de vos ressentis, de votre personnalité ?

LV : Je ne pourrais vous dire sincèrement si elle est proche de ce que je suis, mais j'aime beaucoup interpréter le rôle de Dalida, artiste pour laquelle j'ai une grande admiration parce qu'elle incarne la féminité dans toute sa splendeur. N'avait-elle pas chanté "Je suis toutes les femmes".

Ses chansons résonnent dans la mémoire collective, et aujourd'hui encore remportent un immense succès auprès du public. C'est ce qui m'a convaincu de créer ce spectacle avec mon mari Rodolphe Petit "Sur les traces de Dalida" dans lequel  pendant près d'1h.30, je reprends ses succès en direct dans un tourbillon de costumes, de lumières et de paillettes.

Mais je ne suis que l'interprète de ses chansons et ce qui me plaît c'est de pouvoir  y associer ma sensibilité, mes émotions et ma personnalité sous l'apparence  de l'artiste. Le public ne s'y trompe pas et après le show, bon nombre de personnes me félicitent pour mes interprétations et non pas pour mon imitation de Dalida. C'est à ce moment là que je mesure que mon pari est gagné !

Portrait de l'imitatrice Ludivine Valendro  par Alexandre Blondin

Portrait de l'imitatrice Ludivine Valendro par Alexandre Blondin

AB : Quelles sont les réactions des personnalités que vous imitez ?

Amanda Lear qui a beaucoup d'humour, m'a adressé un très gentil message en me félicitant pour son "double réussi" et Jeane Manson en visionnant mon clip m'a dit que j'étais plus belle qu'elle !!! Quel compliment et quelle humilité de cette sublime chanteuse d'une éclatante beauté.

Pour d'autres... le reflet du miroir pose parfois un véritable cas de conscience sur la réalité que l'on perçoit de sa propre image. C'est toujours difficile d'accepter soit la caricature, soit l'imitation qui, si elle est parfaite, remet finalement en question l'originalité de leur talent !

AB : Quelle votre principale motivation ?

LV : Vouloir conquérir mon public, aller à leur rencontre aussi bien dans un petit village de campagne que dans un grand hôtel, un théâtre, un casino, telle est ma principale motivation. Le succès et la notoriété à tout prix, je laisse cela à d'autres, j'ai passé l'âge de me compromettre et pour conclure je reprendrais cette phrase d'une célèbre artiste "Le bonheur c'est de créer, l'essentiel c'est l'amour des autres."

Ludivine Valendro, l'imitatrice des stars offre un spectacle étonnant, détonant oserais-je dire dans lequel  de sacrées personnalités ont un subtil parfum de femmes ! Une  femme-caméléon et une artiste attachante dont le rêve le plus fou est celui, sans doute, de vouloir teinter de couleurs et de beauté l'interprétation de ses personnages.

La copie égale t -elle l'originale, c'est à vous de juger !

Rédaction : Alexandre BLONDIN

Photos : Rodolphe PETIT, Étienne COTIS