Ces Israéliennes écrivent le code qui sauve des vies et guide des satellites dans l'espace -vidéo-

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Ces Israéliennes écrivent le code qui sauve des vies et guide des satellites dans l'espace -vidéo-

Elles écrivent le code qui sauve des vies et guide des satellites dans l'espace

Des ingénieures au cœur de l'industrie de défense israélienne

L'avenir sécuritaire et technologique d'Israël se construit loin des champs de bataille, dans des laboratoires de développement où s'élaborent, ligne de code après ligne de code, les systèmes qui protègent le pays.
Des menaces toujours renouvelées, des cyberattaques, des armements de plus en plus sophistiqués chaque nouveau défi exige une réponse technologique à la hauteur.
Au cœur de cette réalité, l'Industrie aérospatiale israélienne (IAI) fait appel aux meilleurs cerveaux du pays. Parmi eux, des femmes. Des ingénieures, des cheffes de projet, des technicienne — dont chacune joue un rôle critique dans des programmes qui engagent directement la sécurité nationale. Naama et Bat-Chen en font partie. Elles ont accepté d'ouvrir une fenêtre sur leur quotidien.

"Le code que j'écris monte à bord de l'avion et protège le pilote"

Naama est ingénieure et responsable logicielle à l'IAI depuis douze ans. Elle a débuté dans les télécommunications avant de se spécialiser en avionique les systèmes embarqués des avions et hélicoptères de combat.
Son choix de carrière ? Une quête de sens autant que de créativité. «J'ai choisi l'ingénierie parce que je cherchais un équilibre entre créativité et imagination. Pour moi, l'ingénierie, c'est prendre une idée dans sa tête et la transformer en quelque chose de concret, qui fonctionne», explique-t-elle.

Ce qui la tient, douze ans après ses débuts, c'est précisément cette conscience que son travail ne reste pas dans un laboratoire. «La certitude qui me remplit, au fond, c'est que ce que je fais quitte les murs de l'entreprise. Le code que j'écris et les tests que j'effectue montent dans l'avion. Ils protègent le pilote dans l'accomplissement de sa mission, et nous protègent, à l'arrière, face aux menaces», dit-elle.

La nature classifiée des projets impose une discrétion de façade. Les moments de fierté se vivent à mi-voix, entre collègues. «Quand j'entends parler d'une mission réussie, je souris intérieurement en sachant que j'y ai contribué. C'est une fierté immense, un sentiment d'accomplissement profond.»

La guerre comme épreuve et comme ciment

L'opération «Rugissement du lion» n'a pas épargné l'équilibre personnel de Naama. Des enfants en bas âge à la maison, la peur, l'incertitude mais aussi une solidité nouvelle dans le lien avec l'organisation. «Avec toute la complexité les petits enfants à la maison, la peur, l'inconnu j'ai réussi à manœuvrer», dit-elle. Le milieu de travail lui a servi d'ancrage. «Le travail est vraiment ma deuxième maison. Il y a de vraies amitiés, une atmosphère bienveillante. J'aime me lever le matin pour aller travailler, et j'aime rentrer retrouver mes enfants. Cette combinaison est idéale pour moi.»

Son message aux femmes aux mères en particulier est sans ambiguïté : «Fixe-toi un objectif et avance vers lui par petits pas, clairs et courageux tu pourras certainement le conquérir. Aux mères parmi nous, je veux dire : on peut être la meilleure maman du monde et, en même temps, être une professionnelle engagée.»

"Le tir d'un satellite, c'est un moment difficile à décrire avec des mots"

Bat-Chen, elle, est ingénieure à la division spatiale de l'IAI. Son CV aligne plusieurs postes d'encadrement technique et managérial. Pour elle, le spatial est un univers sans fond et l'IAI, le foyer naturel de cette aventure. «L'Industrie aérospatiale israélienne est la maison du spatial israélien», affirme-t-elle sans hésiter. «C'est là que doivent se trouver les meilleurs cerveaux. Et en effet, nous sommes en apprentissage et en création permanents. On évolue sans cesse, on grandit, on ne reste pas sur place.»

Les moments de vérité, dans ce métier, ont un nom : le lancement. «Le tir d'un satellite, c'est un moment qu'il est très difficile de décrire avec des mots. Même en en parlant maintenant, j'ai des frissons partout», confie-t-elle.
«Des centaines de personnes investissent des années qui convergent vers l'instant où le satellite est propulsé et commence à rendre service à l'État d'Israël. Quiconque a vécu ce moment — où un projet auquel tu t'es donnée tout entière s'échappe dans l'espace — a vraiment décroché le jackpot.»

"Ce satellite, c'est le satellite de maman"

Sa spécialité provoque une forme de fascination dans son entourage. Difficile de tout expliquer, la confidentialité oblige, mais le simple mot «espace» suffit à changer l'atmosphère.
«À la sortie de l'école ou à la garderie, on ne peut pas raconter grand-chose. Mais dès que je dis que je travaille dans le domaine spatial, on voit les yeux s'ouvrir, les gens devenir captivés», dit-elle.

Sa plus grande fierté, pourtant, se trouve à la maison, auprès de son mari et de ses trois fils. «Voir mes enfants fiers, voir mes parents fiers, voir mon mari et tout mon entourage fiers et heureux c'est quelque chose qui me procure énormément de bonheur. Pour mes enfants, ce satellite, c'est le satellite de maman.»

Et au terme de chaque journée, c'est la conscience de participer à un effort national qui lui donne son élan. «Il n'y a pas d'objectif plus noble que celui-là. Et cela me remplit, bien sûr, de beaucoup de fierté et de bonheur

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