Une Israélienne accusée d’avoir servi la propagande du Hamas

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Une Israélienne accusée d’avoir servi la propagande du Hamas

Une Israélienne accusée d’avoir servi la propagande du Hamas

Rania Dandan, 51 ans, résidente de Kiryat Motzkin, chrétienne arabe a été arrêtée ces dernières semaines lors d’une opération conjointe de la police israélienne et du Shin Bet.

Elle est accusée d’avoir opéré au profit du Hamas sur les réseaux sociaux, dans le cadre d’activités relevant de la propagande et de la guerre psychologique contre la société israélienne, en pleine guerre.

Selon l’acte d’accusation, Dandan aurait notamment contribué à la diffusion de fausses informations destinées à semer la peur au sein de la population.

Elle est également soupçonnée d’avoir transmis des codes-barres permettant la prise de contrôle d’écrans d’information publics, notamment dans des stations de bus, afin d’y afficher des messages manipulés au bénéfice de l’organisation terroriste.

Un engagement idéologique assumé selon l’accusation

D’après les autorités israéliennes, Rania Dandan n’aurait pas agi par négligence ou par naïveté. L’acte d’accusation affirme qu’elle a opéré « par désir de soutenir la résistance contre l’État d’Israël dans le contexte de la guerre en cours, et ainsi participer à la promotion des objectifs du Hamas ». Les enquêteurs estiment que son implication s’inscrit dans une démarche idéologique consciente, prolongée et structurée

Un échec personnel évoqué comme élément de compréhension possible

Dans plusieurs comptes rendus médiatiques israéliens, les difficultés personnelles exprimées par Rania Dandan autour d’une tentative avortée de conversion au judaïsme sont évoquées comme un élément de contexte susceptible d’éclairer son évolution idéologique, sans être présentées comme un mobile suffisant..

Certaines sources sécuritaires estiment qu’il peut aider à comprendre le cheminement personnel ayant précédé son engagement présumé au service de la propagande du Hamas.

Telegram comme outil central de la guerre cognitive

L’enquête révèle que l’activité reprochée à Dandan s’est principalement déroulée au sein de plusieurs groupes Telegram liés à des réseaux pro-Hamas. Elle y aurait entretenu des contacts réguliers avec les administrateurs, tout en ayant des raisons sérieuses de soupçonner qu’ils agissaient pour le compte de l’organisation terroriste.

Selon l’acte d’accusation, elle aurait participé à l’édition, à la correction et à la traduction de textes destinés à être diffusés sur les réseaux sociaux via des profils fictifs. Elle aurait également rédigé des contenus originaux, transmis ces messages aux membres et administrateurs des groupes, et contribué à la définition de stratégies visant à renforcer la crédibilité de faux profils présentés comme des Israéliens authentiques.

Les services de sécurité israéliens soulignent que ce type d’activité relève pleinement de la guerre psychologique, un champ désormais central dans la stratégie du Hamas, visant à provoquer panique, désorientation et perte de confiance au sein de la population civile.

Une activité rattachée à l’« arène Cisjordanie » du Hamas

La police et le Shin Bet estiment que cette affaire s’inscrit dans une intensification plus large des opérations numériques du Hamas menées depuis l’étranger. Ces actions sont rattachées à ce que l’organisation désigne comme son « arène Cisjordanie », une structure qui ne se limite pas aux actions armées mais investit massivement la désinformation, la manipulation émotionnelle et l’intimidation psychologique.

Depuis le 7 octobre, les autorités israéliennes ont documenté une multiplication de ces campagnes numériques, principalement via des plateformes chiffrées, utilisées pour contourner les mécanismes de modération et toucher directement la population israélienne.

Des poursuites pénales lourdes devant la justice israélienne

L’acte d’accusation a été déposé par le parquet du district de Haïfa auprès du Haifa District Court. Rania Dandan est poursuivie pour contact avec un agent étranger et pour tentative de fourniture de services ou de moyens à une organisation terroriste.

L’accusation, portée par la procureure Shikma Nahmias, s’appuie sur une activité prolongée, documentée par des échanges numériques, des contenus diffusés et des interactions répétées avec des acteurs identifiés comme liés au Hamas.

La guerre de l’information comme front à part entière

À travers cette affaire, les autorités israéliennes réaffirment que la propagande numérique et la désinformation constituent aujourd’hui des menaces sécuritaires à part entière. Le Hamas, affaibli militairement sur plusieurs fronts, investit massivement le champ cognitif, cherchant à fracturer la société israélienne de l’intérieur par la peur et le mensonge.

En poursuivant une citoyenne israélienne soupçonnée d’avoir contribué à ces opérations, l’État entend envoyer un signal clair : dans cette guerre, les écrans, les récits et les mots sont devenus des armes, et toute collaboration, même numérique, avec une organisation terroriste relève désormais pleinement du champ pénal.

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