Une Alyah déterminée après l’horreur : Rachel et Ariel Simblisa choisissent Israël

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Une Alyah déterminée après l’horreur : Rachel et Ariel Simblisa choisissent Israël

Une visite bouleversée par la tragédie du 7 octobre

Rachel et Ariel Simblisa se trouvaient en Israël pour une visite culturelle lorsque la tragédie du 7 octobre 2023 éclata. La veille, ils participaient à une prière de Simhat Torah ; en sortant du synagogue à Ra’anana pour se rendre chez leur fille, ils furent surpris par des rues inhabituellemement désertes.
« Après la prière, nous sommes allés déjeuner et avons vu que les rues étaient vides », se souvient Ariel. « Parce que nous observons le shabbat, nous ne savions pas ce qui se passait. Quand nous sommes arrivés à la maison, les amis de notre fille nous ont expliqué ce qui avait eu lieu. Puis nous avons regardé les informations et compris l’immensité de l’événement. C’était horrifiant. » 

Un choix serein, inattendu

Face à l’instinct de fuite, ils n’ont pas cédé. « Non. Ce n’était même pas venu à l’idée. » Et pourtant, moins de deux ans plus tard, ils décidèrent de faire l’aliyah — de réaliser cet acte fondateur du futur de la diaspora.

Une aliyah spirituelle, presque chez eux

À l’été 2025, le couple s’est envolé à bord d’un vol charter « Nefesh B’Nefesh », dédié aux olim nord-américains. Plus de deux cents nouveaux immigrants les accompagnaient, tous animés d’un même sentiment :
« Nous avons un lien spirituel avec ce pays. L’antisémitisme en Amérique ne s’améliorera probablement pas », affirme Rachel  .
Depuis Brooklyn, où ils vivaient, ce couple âgé (72 ans lui, 69 ans elle), parents de deux enfants et récemment retraités, a troqué ses dollars contre des shekels pour concrétiser ce rêve. Ce n’est pas une renaissance, mais un retour à la maison, estime Rachel.
Le principal projet ? Faire davantage de baby-sitting, voyager, s’engager en bénévolat (davantage encore)  .

Veronica Zargovia : impulsion journalistique et vocation civique

Autre arrivée significative – la Colombienne d’origine, installée à Miami, Veronica Zargovia. Journaliste de 43 ans, jamais mariée, sans enfants, elle est revenue pour la première fois en Israël après le 7 octobre pour un engagement volontaire agricole, puis auprès de soldats blessés, et en décembre 2024 pour participer à un programme de volontariat d’un mois avec Magen David Adom. « Après ce qui s’est passé, je me suis dit que cette terre était la mienne et que je voulais m’engager et la soutenir », confie-t-elle  .

Elle ajoute : « J’ai souvent visité, mais jusque-là je me concentrais sur ma carrière. Je refuse de m’en vouloir un jour d’avoir pu faire l’aliyah et de ne pas l’avoir fait. C’est le moment. » Elle veut maintenant apprendre l’hébreu avec précision et poursuivre potentiellement des études, même si son avenir professionnel reste à définir  .

Contextualisation complémentaire

Le nombre d’olim nord-américains a connu une hausse notable depuis l’automne 2023, accentuée par un regain de solidarité après le traumatisme du 7 octobre.
Le ministre israélien de l’Aliyah et de l’Intégration (Ophir Sofer, du parti de la Sionisme religieux) souligne que beaucoup voient ce départ comme un « acte de solidarité ».
Quant à Tony Gelbart, cofondateur de l’organisation Nefesh B’Nefesh, il constate que beaucoup avaient mis leur projet de montée en attente mais l’ont repris après cet événement : « Vivre à Miami ou à New York, ce n’est pas grave en soi. Mais nous voulons faire partie de ce peuple-là »  .

La scène d’accueil à l’aéroport est impressionnante : orchestres, drapeaux, caméras, bâtons de joie (symboles de solidarité – balagan traditionnel!), danse de “Hava Naguila”, boissons et collation – autant de gestes qui soulignent à la fois la réjouissance et la gravité du moment  .

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