“On ne retrouve pas les corps” : le Hamas joue la montre avec les dépouilles des otages

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“On ne retrouve pas les corps” : le Hamas joue la montre avec les dépouilles des otages

“On ne retrouve pas les corps” : le Hamas joue la montre avec les dépouilles des otages

Entre ruines, chantage et diplomatie, Israël affronte un nouveau mur d’opacité à Gaza

Le porte-parole du Hamas, Hazem Qassem, l’a reconnu à demi-mot lors d’une interview à la chaîne qatarie Al-Araby : les corps de plusieurs otages israéliens ne sont toujours pas localisables.
« Il y a des zones entières qui ont été entièrement rasées dans la bande de Gaza, ce qui complique considérablement la récupération des corps », a-t-il déclaré, affirmant que son mouvement n’a plus « les moyens techniques, médicaux et logistiques » pour les retrouver.

Ce que Qassem ne dit pas, mais que tout le monde comprend en Israël, c’est que ces déclarations sonnent comme une nouvelle forme de chantage.
Car derrière les mots se cache une réalité insoutenable : certains corps d’otages seraient soit introuvables, soit utilisés comme monnaie d’échange ultime.

Une guerre dans les décombres, une négociation dans les cendres

Depuis l’annonce du cessez-le-feu négocié par les États-Unis, le Qatar et l’Égypte, les familles israéliennes oscillent entre l’espoir de revoir leurs proches et l’angoisse de ne récupérer qu’un nom sur une liste, un bracelet ou une dent. Le Hamas, lui, fait mine de coopérer tout en invoquant les destructions pour justifier ses lenteurs.

« Tous nos laboratoires d’analyse et nos moyens d’identification ont été détruits », a encore plaidé Qassem. Selon lui, le sujet a été abordé avec les médiateurs et les Américains, qui « comprennent la complexité de la situation ». Une manière habile de faire peser sur Israël — et les bombardements — la responsabilité de ce qui s’apparente à un non-retour des dépouilles.

Mais à Jérusalem, l’amertume monte. Un haut responsable sécuritaire, cité par la chaîne Kan, a déclaré : « Le Hamas fait durer le suspense pour renforcer sa position. Ils savent parfaitement où se trouvent les corps, mais ils gagnent du temps, et du pouvoir. »

Des otages morts, introuvables — ou dissimulés ?

Les services israéliens redoutent que le Hamas ne soit incapable ou refuse délibérément de restituer toutes les dépouilles. Selon Haaretz, une cellule de coordination a été mise en place entre les États-Unis, Israël, le Qatar, l’Égypte et la Turquie pour retrouver les corps, notamment dans les tunnels effondrés ou les quartiers rasés par les frappes.

Mais pour Israël, cette aide ne suffit pas. Il ne s’agit plus simplement de négocier, mais d’imposer des conditions. Tsahal envisage déjà des moyens techniques pour mener ses propres recherches, au besoin sans l’accord du Hamas.
« Nous ne laisserons pas le sort de nos morts entre les mains de ceux qui ont déjà prouvé qu’ils n’ont aucun respect pour la vie », confie un officier du renseignement militaire.

Une victoire en demi-teinte : le retour au nord de Gaza sous contrôle du Hamas

Dans le même temps, des milliers de Palestiniens ont commencé à regagner le nord de la bande de Gaza, désertée par l’armée israélienne. Le Hamas s’empresse de reprendre le contrôle : policiers dans les rues, affiches brandies, discours sur les “martyrs” et appels au calme. Hazem Qassem l’a dit sans détour : « Nous appelons les citoyens à préserver les biens publics et privés et à respecter les consignes. »

En d’autres termes, le Hamas entend reprendre la main, sur les vivants comme sur les morts. Et c’est bien ce qui inquiète Israël : derrière la façade humanitaire et la rhétorique victimaire, c’est une armée terroriste qui se réorganise dans les ruines, prête à rejouer la tragédie.

Le prix insupportable d’un accord bancal

Israël a signé, avec la douleur d’un parent et la discipline d’un État, un accord censé ramener ses enfants. Mais cet accord pourrait bien lui coûter davantage qu’il ne rapporte.
L’échange prévoit la libération de dizaines de prisonniers palestiniens, dont certains condamnés pour actes de terreur, en contrepartie d’otages israéliens dont tous ne reviendront peut-être pas vivants — et certains, jamais.

« Le Hamas joue sur les nerfs des familles, il manipule les émotions comme une arme de guerre », résume un proche du Premier ministre israélien. Pendant ce temps, les caméras se braquent sur Charm el-Cheikh, où une cérémonie solennelle est annoncée pour lundi. Donald Trump et Emmanuel Macron devraient y assister — et Trump prévoirait même une visite en Israël dans la foulée. Mais le retour sur le terrain, lui, s’écrit en lettres de cendres.

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