L’Amérique latine recule : l’anti-israélisme devient un risque stratégique

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L’Amérique latine recule : l’anti-israélisme devient un risque stratégique

L’Amérique latine recule : l’anti-israélisme devient un risque stratégique

Le signal venu de Washington

L’arrestation spectaculaire de Nicolás Maduro par les États-Unis a provoqué une onde de choc en Amérique latine. Le message est limpide : Washington n’hésitera plus à agir directement contre les régimes jugés hostiles. Pour les gouvernements qui ont rompu avec Israël ou adopté une ligne ouvertement anti-israélienne, l’avertissement est brutal : l’idéologie peut désormais coûter très cher.

La Colombie en première ligne

La Colombie du président Gustavo Petro est aujourd’hui le pays le plus exposé.
Rupture diplomatique avec Israël, embargo sur le charbon destiné à l’État hébreu, discours virulents : Bogota cumule les signaux d’hostilité.
Or, après le Venezuela, la Colombie apparaît comme la prochaine cible politique de Washington. Les déclarations de Donald Trump, évoquant sans détour une possible action contre Petro, ont installé un climat de peur au sommet de l’État colombien.

Ces déclarations ont trouvé un écho favorable dans une région déjà inquiète de la résurgence d'une doctrine américaine résolument interventionniste, que Trump lui-même a ouvertement liée à la doctrine Monroe, allant même jusqu'à qualifier ironiquement sa version actuelle de « doctrine Don-Roe ».

L’anti-Israël devient un isolement

Dans les cercles diplomatiques latino-américains, le constat est désormais partagé : s’aligner contre Israël revient à s’isoler face aux États-Unis. Plusieurs pays ont discrètement réajusté leur position. L’Argentine, le Chili ou encore le Honduras ont renforcé ou rétabli leurs relations avec Israël, laissant Cuba et le Nicaragua seuls dans une posture idéologique devenue coûteuse et dangereuse.

Un basculement sous contrainte

Même le Brésil hésite. Sans rompre avec Israël, Brasilia temporise, consciente que la coopération économique, agricole et technologique avec l’État hébreu reste vitale. Le message est clair : l’anti-israélisme n’est plus une posture morale sans conséquence, mais un choix stratégique risqué.

La peur comme nouveau facteur diplomatique

L’Amérique latine ne se détourne pas d’Israël par conviction nouvelle, mais par crainte. Crainte des sanctions, de l’isolement, voire d’une intervention directe. Le camp anti-israélien, autrefois bruyant, se rétracte. Non par idéologie, mais par instinct de survie politique.

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