Jérusalem : Une tombe hébraïque en dessous de leurs pas au cœur de la Cité de David -vidéo-

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Jérusalem : Une tombe hébraïque en dessous de leurs pas au cœur de la Cité de David -vidéo-

Découverte inattendue au cœur de Jérusalem antique

JÉRUSALEM – Une équipe d’étudiants effectuant des travaux de terrain sur le site archéologique de la Ville de David (חֲרוּבוֹת עִיר דָּוִד), au sud de la vieille ville de Jérusalem, est à l’origine d’une découverte qui a surpris jusqu’aux archéologues seniors responsables du projet.

Ce matin, alors qu’ils procédaient à des opérations de nettoyage dans une zone de circulation quotidienne, les jeunes participants ont appelé leurs superviseurs :
« Venez voir ce que nous avons trouvé ». Selon Haim Luo, coordinateur du chantier, les étudiants n’en croyaient pas leurs yeux. Dans le sentier même qu’ils arpentaient chaque jour, un vestige funéraire est apparu, visible à la surface du sol.

 

En retirant la terre, l’équipe est tombée sur une tombe ancienne comportant une inscription en caractères hébraïques, un élément suffisamment rare pour susciter une émotion palpable chez les participants. « Nous avons vu une petite stèle portant un nom que nous n’avons pas encore réussi à déchiffrer clairement, et le nom de famille ‘אלנקווה’ (Elankav) », a expliqué Luo. L’identification précise des inscriptions et de l’âge de la sépulture est en cours, mais il s’agit d’un témoignage direct d’une présence humaine ancienne à cet endroit, dans l’une des zones les plus stratifiées de la Jérusalem antique.

Un site au long passé archéologique

La Ville de David est depuis plus d’un siècle un des lieux les plus intensivement étudiés en Israël, considéré comme le noyau historique de l’ancienne Jérusalem, du Bronze ancien jusqu’à la période romaine. Les fouilles ont mis au jour des structures, des tunnels, des couches d’occupation successives et des artefacts datés de plusieurs millénaires, certains suggérant une continuité d’habitation dès le premier millénaire avant notre ère.

La localité est identifiée par de nombreux spécialistes à l’emplacement de l’ancienne cité de Jébus conquise par le roi David, bien que le débat scientifique sur l’interprétation exacte des vestiges se poursuive.

Dans ce contexte lourdement stratifié, la découverte d’un élément anthropologique ou funéraire, visible sans fouille systématique approfondie, est exceptionnelle. D’ordinaire, les sépultures et autres témoignages humains ne sont identifiés que lors de campagnes de fouilles méthodiques, souvent après avoir retiré plusieurs couches de vestiges plus récents ou perturbés.

Une expérience humaine pour les étudiants

Pour les étudiants impliqués dans les travaux, cette découverte a transformé une journée de corvée archéologique en une rencontre directe avec l’histoire humaine. « C’est un souffle qui nous est donné », a commenté l’un des superviseurs. « Nous étions engagés dans un travail difficile de nettoyage – poussière, tri, répétition – et soudain, le matin, ils trouvent des signes tangibles de leur travail : pas seulement de la poussière ou du tri, mais un lien avec la mort et notre histoire ».

La direction du projet prévoit maintenant de documenter, cartographier et analyser ce secteur précis, avec une équipe d’épigraphistes et d’archéologues spécialisés pour déchiffrer l’inscription et dater précisément la sépulture. Cette étape pourrait éclairer non seulement l’identité éventuelle des personnes inhumées, mais aussi la chronologie et les pratiques funéraires de cette portion méconnue du site.

Un site au centre d’enjeux historiques et politiques

Outre son intérêt strictement scientifique, la Ville de David constitue un carrefour de controverses archéologiques et politiques. Situé aujourd’hui au sein du quartier de Silwan (Wadi Hilweh), le site, géré en grande partie par des autorités israéliennes, a été le théâtre de débats intenses entre archéologues, historiens et responsables politiques sur l’interprétation des vestiges et leur signification symbolique pour les différentes communautés qui revendiquent Jérusalem.

La découverte récente par ces étudiants rappelle que, au-delà des polémiques et des lourdes analyses académiques, l’archéologie est aussi une fenêtre ouverte sur des vies humaines concrètes, enfouies depuis des siècles, qui continuent de surgir au hasard des pioches et des pelles pour nous raconter, pierre par pierre, ce que fut la vie à Jérusalem autrefois.

Enquête en cours : l’autorité archéologique israélienne confirme qu’une étude approfondie du vestige, incluant datation scientifique et lecture complète des inscriptions, devrait être publiée dans les prochaines semaines.

(En savoir plus sur l’histoire et les découvertes du site de la Ville de David : renseignements contextuels disponibles.)

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