JD Vance a-t-il trahi Israël ? La fuite qui a tué le plan secret du Mossad contre l'Iran

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JD Vance a-t-il trahi Israël ? La fuite qui a tué le plan secret du Mossad contre l'Iran

Trois mois. C'est le temps qu'il aura fallu pour que l'affaire éclate au grand jour.
Les faits remontent aux premières semaines de mars 2026, au moment précis où l'opération kurde fer de lance d'un plan secret du Mossad pour déstabiliser le régime iranien de l'intérieur était sur le point d'être déclenchée.

C'est alors, selon des sources du renseignement israélien, que le vice-président américain JD Vance aurait transmis les détails de ce plan ultra-confidentiel au président turc Erdoğan. Trump a mis son veto. L'opération est morte. Ce n'est qu'en juin 2026, à l'occasion du départ de David Barnea après cinq ans à la tête du Mossad, que Jerusalem Post et Maariv ont levé le voile sur ce qui pourrait constituer l'une des trahisons les plus graves de l'histoire de la coopération sécuritaire israélo-américaine.

La fuite qui fracture tout : Vance accusé d'avoir livré un plan secret du Mossad à Erdoğan

C'est l'affaire qui secoue les couloirs du renseignement des deux côtés de l'Atlantique.
Selon un rapport du Jerusalem Post, des sources des services de sécurité israéliens accusent le vice-président américain JD Vance d'avoir divulgué au président turc Recep Tayyip Erdoğan un plan opérationnel ultra-confidentiel du Mossad : mobiliser les forces kurdes pour provoquer un soulèvement interne en Iran et précipiter la chute du régime des mollahs.
L'opération, fruit d'années de préparation, n'a jamais eu lieu. Trump l'a mise au veto. Et selon Jérusalem, c'est Vance qui a actionné le mécanisme de sa destruction.

L'architecte : David Barnea

C'est à l'occasion de la fin de mandat de David Barnea, patron du Mossad pendant cinq ans, que le Jerusalem Post a révélé les détails de cette affaire explosive. Barnea était le promoteur acharné d'un plan dont l'ambition dépassait de loin la simple frappe militaire : mobiliser des millions de combattants kurdes comme levier de pression contre Téhéran, créant un défi interne majeur au régime iranien dans le cadre de la confrontation plus large entre Israël, les États-Unis et l'Iran.

Le plan reposait sur une logique militaire solide. Israël était prêt à fournir un appui aérien à toute opération terrestre kurde, leur donnant la capacité de contourner toute contre-offensive des forces terrestres iraniennes. Mieux encore : Israël était prêt à fournir aux Kurdes non seulement une zone d'exclusion aérienne, mais une puissance de feu aérienne continue pour les aider à progresser face à toute force iranienne tentant de bloquer leur avancée.

Sur le papier, l'argument était même conçu pour séduire Washington. Utiliser les Kurdes dans la guerre de 2026 aurait épargné aux États-Unis le déploiement et la mise en danger de leurs propres forces terrestres. Et selon des sources proches de Barnea, les Kurdes irakiens et iraniens étaient suffisamment entraînés et disposaient de capacités combattantes significatives.

La CIA dans la boucle

Ce que confirme Axios dès mars 2026 est capital : des miliciens de plusieurs factions kurdes iraniennes se préparaient à une possible offensive terrestre dans le nord-ouest de l'Iran, selon des responsables américains et israéliens et un haut responsable de l'une des factions. Ces factions kurdes avaient des milliers de soldats le long de la frontière irano-irakienne et contrôlaient des zones stratégiques.

Axios précise également que les milices kurdes iraniennes étaient soutenues par le Mossad et la CIA, selon deux responsables américains et israéliens et une troisième source ayant connaissance du dossier. CNN confirmera de son côté que la CIA négociait avec plusieurs groupes kurdes en vue de les aider à déclencher un soulèvement, avec pour objectif d'utiliser les Kurdes pour étirer les forces iraniennes, permettre des protestations populaires, ou les aider à s'emparer du nord de l'Iran et à créer un buffer pour Israël.

L'opération était donc bilatérale, sanctionnée au plus haut niveau, et en phase de préparation active. Ce qui rend sa sabotage d'autant plus fracassant.

Vance : le sceptique devenu suspect

La figure de JD Vance est centrale dans cette affaire et son profil l'y prédispose. Vance n'a jamais caché son scepticisme à l'égard de l'implication américaine dans les guerres étrangères, et des sources indiquent que cette divergence a affecté sa relation avec le président. Selon le New York Times, Vance n'a pas formellement opposé son veto à des frappes, mais a "interrogé avec intensité" le chef d'état-major des armées, le général Dan Caine, et le directeur de la CIA John Ratcliffe lors d'une réunion de planification à la Maison-Blanche deux jours avant les attaques.

Vance était l'opposant le plus vocal à l'action militaire, mettant en garde contre le chaos régional, des pertes massives civiles et une trahison politique de la base anti-guerre de Trump. Cette posture isolationniste, bien documentée, constitue le terreau dans lequel les accusations israéliennes ont germé.

Des sources israéliennes ont pointé directement le vice-président américain comme responsable de la fuite du plan kurde à Ankara, juste à temps pour que des responsables américains ou le président turc Erdoğan convainquent Trump d'abandonner l'opération. 

La ligne rouge d'Erdoğan

La logique de la fuite tient en une équation géopolitique simple. La Turquie s'oppose depuis longtemps à toute organisation militaire kurde dans la région, et toute manœuvre israélienne visant à activer des forces kurdes même contre l'Iran aurait immédiatement été perçue par Erdoğan comme une menace stratégique directe. La ligne rouge d'Erdoğan est limpide : aucune force militaire kurde près des frontières turques.

En transmettant les détails du plan à Ankara, l'opération était condamnée avant même son déclenchement : des responsables israéliens cités dans le rapport estiment que la divulgation alléguée de Vance a contribué à tuer le plan en donnant à la Turquie une alerte précoce et en créant une pression sur Washington pour stopper l'initiative. L'opération conjointe de renseignement a été abandonnée par le président Trump sous la pression diplomatique intense du président turc Erdoğan.

Le démenti de la Maison-Blanche

Face à l'ampleur de la révélation, la réaction de l'entourage de Vance a été immédiate et cinglante. Luke Schroeder, assistant spécial et porte-parole de Vance, a déclaré : "Ce rapport est catégoriquement faux, et nous l'aurions dit à l'organe de presse en question s'il avait pris la peine de nous contacter pour un commentaire."

Une dénégation ferme mais qui n'a pas éteint l'incendie. Le fait que l'accusation provienne de sources du renseignement israélien, et non de cercles politiques adversaires, lui confère un poids particulier que les démentis de cabinet ne suffisent pas à dissoudre.

Un fossé israélo-américain désormais à ciel ouvert

L'affaire Vance-Mossad n'est pas un incident isolé. Elle s'inscrit dans une fracture plus profonde entre les ambitions stratégiques de Netanyahou et la doctrine prudentielle de l'administration Trump. Selon des reportages approfondis, le directeur de la CIA Ratcliffe avait qualifié les prédictions israéliennes de changement de régime de "farciques", et le secrétaire d'État Rubio avait répondu, selon les sources : "En d'autres termes, c'est du foutaise."

Le général Caine avait averti Trump qu'il avait été "survendu" par les Israéliens. Et pourtant le président avait lancé la guerre. Mais l'opération kurde le volet qui aurait pu, selon Barnea, véritablement ébranler le régime de l'intérieur a été neutralisée avant même d'être tentée.

Barnea estimait que renverser le régime pourrait facilement prendre un an ou plus après la fin de la guerre, mais que la guerre elle-même, incluant une opération terrestre kurde, renforcerait considérablement les conditions propices à un changement de régime. Cette vision stratégique de long terme a été court-circuitée. 

Ce que révèle cette affaire

Que Vance soit ou non l'auteur matériel de la fuite et il le nie formellement le tableau qui se dessine est celui d'une administration américaine profondément divisée sur la conduite de la guerre contre l'Iran. Une division dont Israël, qui misait sur une cohésion sans faille de son allié, fait aujourd'hui les frais.

Pour Jérusalem, le constat est amer : le plan kurde, pièce maîtresse d'une stratégie pensée sur plusieurs années, a été mis hors jeu non pas par une contre-offensive iranienne, mais par une fuite interne à la Maison-Blanche. Qu'on l'appelle trahison ou simple divergence de doctrine, le résultat est le même : Erdoğan a gagné, l'opération est morte, et la confiance entre les deux alliés a pris un coup dont les cicatrices ne seront pas près de disparaître.

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