Israël : pourquoi l’initiative du ministère de l’Économie israélien aggrave la crise des prix

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Israël : pourquoi l’initiative du ministère de l’Économie israélien aggrave la crise des prix

Critique du « panier de 100 produits » de Nir Barkat : un choix contesté

Le panier de 100 produits subventionnés promu par le ministre israélien de l’Économie et de l’Industrie, Nir Barkat, ne répond pas, selon des commerçants et experts du secteur, aux besoins réels des ménages israéliens confrontés à la hausse du coût de la vie. 

Un panier mal calibré, dominé par les grandes marques

Ce panier, censé offrir une alternative moins chère aux consommateurs, est composé pour la majorité de produits de grandes marques, dont une part importante est fortement sucrée et nutritivement discutable. Les critiques soulignent l’absence de produits de nettoyage essentiels, de dentifrice, de shampoing ou de légumes surgelés, ainsi que l’absence de produits carnés non congelés. 

Seuls deux produits de pain sont inclus (des pitot et du pain d’épeautre), tous deux de la marque Angel, et une grande partie des références vient d’Asem, souvent sous forme d’en-cas sans valeur nutritive élevée. 

Incohérences dans la sélection des produits

Au cœur des critiques, plusieurs choix surprenants : la présence de trois marques de bière et de boissons énergisantes, alors que des options sans gluten ou plus saines ont été écartées. Le panier inclut aussi des biscuits comme les Oreos ou des crackers aromatisés à la crème, au détriment de produits de base comme certains types de farine dits « sains ». 

Les commerçants s’interrogent aussi sur la logique derrière le choix des tailles de couches pour bébés retenues dans le panier, ou celui de certains produits de lessive et d’eau minérale, dont la sélection et la multiplicité de marques semblent arbitraires. 

Un budget concentré sur une seule chaîne : effet pervers sur la concurrence

Un autre point de désaccord réside dans l’utilisation du budget de 50 millions de shekels, qui, selon le plan gouvernemental, serait alloué à une seule chaîne de supermarchés. Pour les détaillants, ce modèle limite la concurrence, exclut des chaînes moyennes et empêche des producteurs locaux ou de plus petites structures d’y participer. 

Cette approche pourrait réduire l’impact réel de l’opération sur les prix à la consommation et affaiblir les efforts pour dynamiser un marché déjà sous pression. 

Professionnels et commerçants : une occasion manquée

Selon plusieurs responsables de réseaux de distribution interrogés par Ynet, cette initiative était une opportunité pour concevoir un panier plus équilibré, intégrant un tiers de produits populaires, un tiers de produits locaux ou de petits producteurs, et un tiers d’options plus saines. 

L’un d’eux résume ainsi : « Vous avez là une liste qui favorise les gros noms et les aliments transformés, sans vrai souci de nutrition ni de soutien aux producteurs locaux. » 

Des doutes sur l’efficacité du mécanisme

Les critiques avancent que la structure actuelle du panier et ses critères de sélection rendent sa mise en œuvre complexe. La nécessité pour les détaillants de négocier avec une trentaine de fournisseurs différents pourrait dissuader certaines chaînes de participer, limitant l’effet de concurrence sur les prix. 

Ils estiment que d’autres solutions, comme une réduction ciblée de la TVA sur des produits essentiels, auraient pu produire un impact plus significatif sur le pouvoir d’achat des ménages. 

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