« Ils ont mangé le sang des Juifs, c’est la victoire » : le nom d’un restaurant libanais qui glorifie le 7 octobre

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« Ils ont mangé le sang des Juifs, c’est la victoire » : le nom d’un restaurant libanais qui glorifie le 7 octobre

Un nom qui heurte : confrontation autour de la « 7.10 »

Une vidéo devenue virale met en lumière un restaurant nommé « 7.10 » à Tripoli, au Liban, et suscite une vive réaction en Israël. Le contenu, publié par le créateur de contenu israélien Dan Shina, soulève une polémique autour de la signification de ce nom et de propos rapportés lors d’un échange téléphonique avec un employé de l’établissement. 

Une vidéo qui en dit long

Shina, 30 ans, professeur d’arabe et fondateur de l’école de langues « Danshi », a posté sur TikTok une vidéo qui a rapidement dépassé les 300 000 vues.
Dans celle-ci, il appelle le restaurant et demande la raison du choix du nom « 7.10 ». L’employé interrogé répond que cela fait référence à un « jour de victoire », alléguant que « les hommes de 7.10 ont mangé le sang des Juifs ». Cette réponse provoque consternation et indignation de la part de Shina et de nombreux internautes. 

Le témoignage du créateur

Dans sa déclaration, Shina explique qu’il réalise régulièrement des vidéos de sensibilisation en arabe, mêlant humour et débats sérieux. Il affirme avoir cherché en ligne un établissement lié à la date du 7 octobre, trouvant ce restaurant à Tripoli. Pour lui, il ne s’agit pas d’une action anecdotique mais d’un signalement de « la haine envers Israël » qu’il estime présente sur les réseaux sociaux. 

Objectif affiché : faire réagir

Shina justifie sa démarche : selon lui, attirer l’attention mondiale sur ce nom peut générer une pression publique, comme cela a été le cas pour d’autres restaurants dans le monde arabe qui ont dû changer d’appellation suite à des critiques. Il espère que la diffusion de la vidéo incitera les internautes à laisser des avis négatifs, à téléphoner au restaurant et à pousser sa direction à revoir sa position pour des raisons commerciales. 

Une viralité instrumentalisée

Au-delà de la polémique, Shina note combien les réseaux sociaux peuvent amplifier un message. Il dit avoir reçu des centaines de commentaires, des milliers de « likes » et de nombreux messages privés d’internautes qui l’encouragent et souhaitent apprendre l’arabe à ses côtés. Pour lui, cette expérience souligne l’importance de maîtriser la langue arabe afin de comprendre les contextes culturels et politiques qui entourent les relations entre Israël et ses voisins. 

Au-delà de la langue, un enjeu de perception

Shina conclut son propos en soulignant que comprendre l’arabe est essentiel non seulement pour communiquer, mais aussi pour mieux appréhender ceux qu’il qualifie de « nos opposants ». Il appelle à l’apprentissage de la langue comme outil de compréhension, tout en exprimant sa préoccupation face à ce qu’il perçoit comme une haine ouverte diffusée via des symboles tels que le nom de ce restaurant. 

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