Epstein Files : Epstein, passeur politique entre Ehud Barak et Donald Trump

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Epstein Files : Epstein, passeur politique entre Ehud Barak et Donald Trump

Epstein Files : l’audio Barak déclenche une riposte religieuse pendant que Washington déverse 3,5 millions de pages

Barak–Epstein : la chronologie qui fait tomber le vernis

L’affaire ne se résume plus à une relation embarrassante révélée par des archives américaines. Elle s’inscrit désormais dans une chronologie précise, documentée, qui met en lumière une proximité durable entre Ehud Barak et Jeffrey Epstein, bien au-delà d’un simple échange intellectuel.

2013–2017 : une fréquentation documentée et assumée

Entre 2013 et 2017, Ehud Barak est photographié à plusieurs reprises entrant dans la résidence new-yorkaise de Jeffrey Epstein. Ces images, publiées à l’époque par la presse anglo-saxonne, n’ont jamais été démenties. Elles attestent d’une relation suivie, publique, dans un contexte où Epstein est déjà connu des autorités judiciaires américaines.

Septembre 2016 : l’intercession politique via Epstein

Un document rendu public début février 2026 révèle un élément totalement absent de la presse juive francophone : Ehud Barak sollicite Epstein pour obtenir une interview de Donald Trump, alors candidat à la présidence, au profit de médias israéliens.

Ce courrier, daté du 7 septembre 2016, montre Epstein non plus comme simple interlocuteur, mais comme intermédiaire politique et médiatique, un rôle jusqu’ici peu exploré.

Cette information est confirmée par des documents publiés dans le cadre des Epstein Files.

Conversation enregistrée : immigration, sélection et démographie

Dans l’audio désormais célèbre, Ehud Barak explique qu’Israël pourrait « absorber facilement un million d’immigrants russophones » et ajoute que l’État hébreu pourrait se permettre d’être « plus sélectif » qu’auparavant.

Ces propos, consignés noir sur blanc dans une transcription officielle, déplacent le débat du terrain personnel vers une vision politique et démographique d’Israël.

Une réaction religieuse rare, et lourde de sens

La publication de cet audio a déclenché une réaction inhabituelle dans le monde rabbinique international. Pinchas Goldschmidt, ancien grand rabbin de Moscou, a pris publiquement la parole après la diffusion de l’enregistrement.

Dans une déclaration reprise par la presse anglophone, il affirme :

« Je suis heureux que nous ayons arrêté cette initiative à l’époque. J’ignorais que ce sujet avait été discuté avec Epstein. »

Cette réaction est majeure pour deux raisons. D’abord parce qu’elle émane d’une autorité religieuse reconnue, non d’un opposant politique. Ensuite parce qu’elle conteste le fond même du propos, en remettant en cause l’idée qu’une « sélection » migratoire puisse être pensée dans ce cadre, et encore moins évoquée avec une figure comme Epstein.

Le silence politique israélien, nouvel angle mort

À ce stade, aucun démenti public détaillé d’Ehud Barak n’a été formulé concernant le contenu précis de l’audio ou la demande d’intercession auprès de Trump. Plusieurs médias anglophones soulignent ce silence, qui contraste avec la gravité des révélations successives.

Ce mutisme alimente une lecture désormais dominante dans la presse internationale : l’affaire Barak–Epstein n’est plus un simple embarras personnel, mais un révélateur des zones grises entre pouvoir, influence et décisions stratégiques.

Le cadre américain qui rend tout cela possible

Cette séquence n’aurait jamais émergé sans la publication massive orchestrée par le Department of Justice, dans le cadre de l’Epstein Files Transparency Act.

Depuis fin janvier, près de 3,5 millions de pages, incluant transcriptions, documents et métadonnées, ont été rendues accessibles au public, provoquant une onde de choc mondiale.

Le DOJ reconnaît lui-même que cette publication s’effectue sous tension, certains documents ayant été retirés après coup afin d’éviter l’identification erronée de victimes. Mais l’essentiel est là : les mots sont publics, et ils produisent désormais leurs effets politiques.

Pourquoi cet angle est inédit en francophonie juive

La presse francophone s’est jusqu’ici concentrée sur la relation Barak–Epstein en tant que scandale. Ce qui manquait, et que cette chronologie révèle, c’est la cohérence d’un système : fréquentations documentées, intercessions politiques, propos stratégiques enregistrés, puis réactions religieuses explicites.

C’est une séquence historique, dont les implications pour l’image d’Israël, de son élite politique et de son rapport à l’alyah commencent seulement à être mesurées.

 

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