Bat Yam : esclavage sexuel en Israël — un bordel clandestin imposait 30 clients par jour

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Bat Yam : esclavage sexuel en Israël — un bordel clandestin imposait 30 clients par jour

Bat Yam : l’enfer caché d’un bordel israélien des femmes forcées à servir 30 clients par jour, certaines enceintes

Dans l’ombre d’une banlieue de Tel-Aviv, un bordel clandestin de Bat Yam révèle une réalité brutale : violences physiques, exploitation sexuelle, esclavage moderne. Derrière les façades anonymes, des femmes racontent une mécanique d’humiliation et de terreur que la justice israélienne tente aujourd’hui de juger.

Une maison close dirigée comme une entreprise d’esclavage

Le parquet du district de Tel-Aviv a déposé une lourde accusation devant le tribunal contre deux suspects, accusés d’avoir dirigé l’un des bordels « les plus cruels opérant en Israël ». 

La principale accusée, une femme de 31 ans originaire d’Abu Snan, et son complice de 27 ans d’Ar’ara, auraient exploité plusieurs femmes dans un appartement de Bat Yam, les contraignant à se prostituer dans des conditions extrêmes. 

Selon le témoignage d’une victime, les femmes devaient recevoir jusqu’à trente clients par jour, être disponibles à toute heure et accepter des rapports sexuels sans préservatif, même pendant leurs règles ou leur grossesse. « Ils nous obligeaient à avoir des relations avec 30 clients par jour… même quand j’étais enceinte », a-t-elle raconté aux enquêteurs. 

Les pourboires donnés par les clients étaient confisqués, et les femmes étaient condamnées à des amendes exorbitantes lorsqu’elles refusaient un client. 

Violences physiques, tentatives de suicide et détresse absolue

Une des victimes a tenté de mettre fin à ses jours en se jetant par la fenêtre après des sévices physiques et psychologiques répétés. « J’ai sauté par la fenêtre du bordel… je voulais mourir », a-t-elle confié aux policiers. 

Elle raconte avoir été contrainte d’avoir des rapports sexuels pendant sa grossesse, malgré les douleurs insupportables. 

Les femmes étaient punies par des amendes de milliers de shekels si elles refusaient de travailler, même pendant leurs règles, selon les témoignages recueillis par l’unité des mœurs de la police de Tel-Aviv. 

Des accusations multiples, dont viol et blanchiment d’argent

Les deux accusés sont poursuivis pour détention en esclavage, gestion de maison close, prostitution aggravée, violences graves, extorsion, blanchiment d’argent et fraude fiscale. 

Le complice est également accusé de viol. 

Les suspects ont nié les faits. La principale accusée affirme n’avoir été qu’une employée administrative et non la gérante du lieu, tandis que son partenaire assure n’avoir visité Bat Yam que rarement et ne pas connaître la plaignante. 

Le parquet réclame leur maintien en détention jusqu’à la fin du procès, compte tenu de la gravité des faits reprochés. 

L’ombre persistante de la traite sexuelle en Israël

Ce dossier rappelle brutalement que la prostitution forcée n’a pas disparu en Israël, malgré les lois récentes visant à pénaliser les clients et à lutter contre les réseaux. Dans les villes périphériques comme Bat Yam, la précarité sociale, l’immigration illégale et les réseaux criminels créent un terrain propice à ces structures clandestines.

Derrière les chiffres et les procédures, les témoignages évoquent une réalité glaçante : des femmes brisées, réduites au silence, dont certaines ont tenté de mourir pour échapper à l’enfer. La justice dira bientôt si leurs bourreaux seront condamnés. Mais l’affaire rappelle une évidence dérangeante : même dans un pays moderne, l’esclavage peut encore se cacher derrière une porte fermée.

Un quotidien d’esclavage et de terreur derrière les murs du bordel de Bat Yam

Ces femmes vivaient dans un système d’asservissement total.
Selon leurs témoignages recueillis par la police, elles étaient contraintes de recevoir jusqu’à trente clients par jour, à toute heure, sans possibilité de refuser, même lorsqu’elles étaient malades, menstruées ou enceintes.
Certaines ont raconté avoir été forcées d’avoir des rapports sans préservatif malgré les douleurs et les risques.
Les pourboires que leur donnaient les clients leur étaient confisqués, et toute résistance entraînait des amendes de milliers de shekels, des humiliations et des violences physiques. L’une d’elles, brisée par les sévices, a tenté de se suicider en sautant par la fenêtre du bordel. D’autres ont décrit un quotidien de peur, d’épuisement et d’isolement, enfermées dans un appartement de Bat Yam transformé en machine à exploiter leurs corps jusqu’à la limite de la survie.

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