Inauguration à Toulouse d'un Mémorial de la Shoah

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memor.jpgPrès de 300 personnes, parmi lesquelles de nombreux responsables politiques, d'autorités civiles et de la communauté juive, ont assisté, dimanche à Toulouse à l'inauguration du Mémorial de la Shoah, le second en France après Paris, a constaté un journaliste .

Lors d'une cérémonie présidée par Nicole Yardeni, présidente du Crif Toulouse Midi-Pyrénées, les différents intervenants ont insisté sur le devoir de mémoire en ce jour anniversaire des 70 ans de la Nuit de Cristal, nom donné au pogrom contre les Juifs dans l'Allemagne nazie.

"Comment peut-on comparer la transparence du cristal et l'horreur la plus sombre ?" en référence à cette date, au cours de laquelle 300 synagogues avaient été incendiées en Allemagne, a déclaré Nicole Belloubet, adjointe au maire de Toulouse.

Président de la commission Mémoire du Crif Toulouse Midi-Pyrénées, Roger Attali a insisté sur "le souci de transmission, caractéristique d'un devoir politique citoyen" en présentant le monument composé de six portes métalliques hautes de 10 mètres placées sur un rond d'une dizaine de mètres.

"Nous avons voulu un tel monument car il complète le triangle de la mémoire", a rappelé à l'AFP Arié Semoun, ex-candidat à la succession de Roger Cukierman à la tête du Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif), avec le Monument à la Résistance et l'Allée des Justes.

Présent lors de la cérémonie, Martin Malvy, le président du Conseil régional de Midi-Pyrénées, l'une des collectivités partenaires de ce projet, a insisté sur la nécessité de se souvenir et d'écouter ceux qui veulent témoigner. "Nombreux sont ceux qui se sont tus face à l'indifférence", a-t-il rappelé.

"C'est l'indifférence qui a rendu possible l'extermination de millions d'hommes, de femmes et d'enfants", a-t-il déclaré avant d'ajouter: "Partout où souffre un homme ou une femme, la souffrance les dépasse et nous touche tous".

Plus de 2.000 membres de la communauté juive ont transité par les gares de la Haute-Garonne, "seuls 45 en sont revenus", a souligné le président du conseil général Pierre Izard.

La cérémonie s'est terminée par un morceau de Rachmaninov joué par le jeune violoniste israélien David Strongin, dont la famille originaire de Russie a été victime de l'Holocauste.

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