Antisémitisme en France : Le “en même temps” de Macron Accueillir Gaza, surveiller les synagogues

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Antisémitisme en France : Le “en même temps” de Macron Accueillir Gaza, surveiller les synagogues

Antisémitisme : +340 %, et toujours aucune remise en question

Un fléau planétaire nourri par le déni

L’antisémitisme contemporain est devenu un phénomène mondial d’une ampleur sidérante. Depuis le 7 octobre 2023, les actes antijuifs se sont multipliés à une vitesse vertigineuse, atteignant une hausse de 340 % depuis 2022, selon un rapport conjoint de l’Agence juive pour Israël et de l’Organisation sioniste mondiale. En 2024, le nombre de signalements a doublé en un an.

Cette flambée ne connaît plus de frontières. Elle traverse continents et sociétés, en contaminant les démocraties occidentales à coups d’idéologie, de complaisance et de propagande.

L’Amérique du Nord n’est plus un rempart

Le Canada, pays réputé pour son multiculturalisme pacifique, affiche désormais un taux d’augmentation de 562 % d’actes antisémites en seulement deux ans. Dernier événement en date : un père de famille juif, simplement reconnaissable à sa kippa, roué de coups devant ses enfants à Montréal, sous les yeux d’une société qui peine à nommer le mal.

Aux États-Unis, l’influence du Hamas via les réseaux sociaux et certains relais politiques atteint des sommets d’indécence. Le 8 août, Iman Abdul, ex-collaboratrice de la députée Alexandria Ocasio-Cortez, a publiquement incité au meurtre d’enfants juifs en publiant l’adresse d’une école new-yorkaise accompagnée d’un message glaçant :

« Si quelqu’un cherche une école publique à attaquer pour n’importe quelle raison… Les amateurs d’Israël qui conduisent des Lexus étudient tous ici. »

Elle a depuis été interpellée, mais le mal est fait : la parole antisémite n’a plus besoin de masque.

L’Europe : pogroms symboliques et haine ordinaire

À Londres, des lignes de bus réservées aux Juifs ont été mises en place pour assurer leur sécurité. À Amsterdam, un pogrom anti-israélien a éclaté en marge d’un match de football. Et à Madrid, un groupe de jeunes Français a été expulsé manu militari d’un avion après avoir chanté en hébreu. Le message est clair : la judéité est devenue une provocation.

La France en pleine décomposition morale

Et la France dans tout ça ? Pire. Le pays des Droits de l’Homme est devenu un terrain d’expérimentation de l’aveuglement idéologique. Le dernier rapport des Assises de lutte contre l’antisémitisme (avril 2025) révèle un bond de 317 % des agressions dans le milieu scolaire en 2023-2024, passant de 400 à 1 670 actes.

Mais l’explosion la plus spectaculaire concerne l’ensemble du territoire national : +1 000 % en 2023. Et la tendance ne faiblit pas.

« Les Français juifs sont désignés comme coupables de ce qu’il se passe au Moyen-Orient », explique Jonas Pardo, formateur à la lutte contre l’antisémitisme.

Derniers exemples édifiants :

À Paris, une synagogue a été taguée en plein jour de prière. Les murs ont hurlé leur haine comme dans les heures les plus sombres de notre histoire.

À Strasbourg, des inscriptions comme “Hitler avait raison” ont été retrouvées sur les portes de garages appartenant à des familles juives.

À Nice, une femme juive a été suivie jusqu’à chez elle, insultée et menacée par un groupe d’individus scandant « Palestine vaincra ».

À Marseille, une école juive a reçu des menaces anonymes évoquant une attaque imminente. L’établissement a dû fermer pendant deux jours.

A Pavillons-sous-bois un homme de 65 ans battu par trois" jeunes"

A Nice , dans un restaurant une femme voilée , pro palestinienne armée de son smartphone filme des gens de confession juive en train de dîner et crie "Free Palestine"

Aéroport de Paris : un contrôleur aérien a crier dans son micro à une équipe de El-Al" Free Palestine"

Vandalisme contre la compagnie israélienne El Al à Paris (7 août 2025)

Le bureau parisien de la compagnie aérienne israélienne El Al a été tagué et ruisselant de peinture rouge, portant l’inscription « El Al genocide airline ». Aucune victime à signaler — le lieu était vide au moment des faits. L’acte est traité comme un vandalism motivé par haine raciale ou ethnique.

Violente agression contre le rabbin d’Orléans (22–23 mars 2025)

Le grand rabbin Arié Engelberg, revenant d’un office chabbat avec son fils de 9 ans, a été violemment agressé : coupé, mordu, et visé par des insultes antisémites. Le suspect, un mineur isolé arrivé récemment en France, a été arrêté et placé en établissement psychiatrique. Le président Macron a dénoncé ce « poison qu’est l’antisémitisme ».

Le rabbin, Lemel arborant kippa et barbe, a été violemment frappé au ventre par trois individus en état d’ivresse, en pleine rue, vers 15h30. Ils l’ont insulté dans une langue étrangère avant de s’enfuir. 

Une plainte a immédiatement été déposée. Le parquet de Lisieux a ouvert une enquête pour violence sans incapacité de travail à raison de la religion. Les trois suspects sont toujours activement recherchés. Le même rabbin le vendredi 6 juin , à la terrasse d’un café, un homme a jeté une chaise au visage du rabbin, le faisant tomber. Il a été transporté à l’hôpital avec un hématome, sans traumatisme crânien. L’incident a provoqué une ITT (interruption temporaire de travail) de 4 jours.

Tentative d’incendie à une synagogue à Rouen (17 mai 2024)

Un homme d’origine algérienne a lancé un cocktail Molotov à travers une petite fenêtre d’une synagogue, provoquant un incendie. Il a ensuite menacé les forces de l’ordre avec un couteau avant d’être abattu par la police. Heureusement, la Torah a été préservée, mais les dégâts matériels étaient importants. 

Viol collectif à caractère antisémite sur une fillette juive de 12 ans (juin 2024)

À Courbevoie, une fillette de 12 ans a été victime d’un viol collectif orchestré par trois adolescents âgés de 12 à 14 ans. L’attaque, perpétrée dans un ancien hangar, s’est accompagnée d’insultes antisémites — l’une des agresseurs aurait qualifié la victime de « sale Juive ». Un autre justifia l’agression en évoquant un commentaire critique vis-à-vis de la Palestine. 

Vandalismes massifs à Paris et Rouen (5–6 janvier 2025)

Au moins dix résidences, commerces et une synagogue ont été souillés de symboles antisémites — croix gammées, slogans glorifiant Hitler, messages haineux : « Juifs pédophiles, violeurs à gazer ». Ce lynchage symbolique a secoué les communautés concernées. 

Femme juive poignardée à Lyon (novembre 2023)

Une femme juive, blessée à son domicile à Lyon, a été poignardée en pleine nuit. Sur les murs de son appartement, les auteurs ont tagué une croix gammée. Les autorités évoquent une motivation antisémite probable. 

Cible d’agression physique pour « venger la Palestine » (Hauts-de-Seine)

Un homme soupçonné de menaces de mort ou d’agression contre une femme de confession juive aurait invoqué comme motivation de « venger la Palestine ».

Ces incidents, documents noirs d’une actualité maussade, ne relèvent ni du buzz ni de l’opinion publique : ils sont tangibles, violents, documentés. Ils renforcent l’urgence — tant journalistique que politique — de décrypter les causes du déni persistant.

L’État, la bouche pleine de principes… et les mains vides

Dans les discours, le gouvernement français se dit mobilisé. Trois axes seraient prioritaires : l’éducation, la formation des agents publics, et une meilleure définition juridique de l’antisémitisme. Mais ce verbiage ne masque plus rien.

Rien sur les importations culturelles antijuives, rien sur les prédicateurs islamistes qui pullulent en banlieue, rien sur les relais médiatiques de l’antisionisme, et rien — surtout — sur la décision ubuesque de la Cour nationale du droit d’asile, qui accorde désormais le statut de réfugié aux habitants de Gaza, territoire gouverné par une organisation terroriste dont la charte appelle à l’extermination des Juifs.

« Déclarer lutter contre l’antisémitisme tout en important des gens élevés dans la haine du Juif, voilà une bonne illustration du en même temps », ironise un cadre communautaire sous couvert d’anonymat.

Le symptôme d’une société en faillite morale

L’antisémitisme d’aujourd’hui n’est plus seulement un fait divers : c’est un symptôme national. Il révèle l’échec d’une société à transmettre ses valeurs, à affirmer ses repères, à défendre ses citoyens les plus menacés. Il prospère parce qu’il est instrumentalisé, excusé, banalisé.

À ceux qui affirment lutter contre la haine tout en ouvrant grand les portes à ses propagateurs, à ceux qui s’indignent mollement quand un Juif est agressé mais s’enflamment dès qu’un graffiti pro-palestinien est effacé, rappelons cette vérité simple :

On ne combat pas la haine en l’invitant à dîner.

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